Surnom : RQT / Stalincrack Arrondissement : 19ème Classification : ZSP, QPV et QVA
Nombre de logements sociaux Riquet -Stalingrad : 4232 logements sociaux (chiffre : ITHEA). Nombre d’habitants : 14197 habitants (chiffre : SIG ville). Taux de pauvreté : 37,4% (chiffre : SIG ville)
Total logements Orgues de Flandre : 2130 logements dont 30% en copropriété (chiffre : APUR – Cité Michelet – Paroles d’habitants et évolution de la population de 1975 à 1999, page 30)
APURAPUR
Riquet
Riquet est la 2ème cité la plus sensible de Paris (juste derrière Barbès – La Goutte d’Or) mais aussi la plus sensible du 19ème arrondissement. Classée en ZSP, Riquet est également l’une des plus chaudes cités de France.
Le secteur Riquet – Stalingrad est le 3ème quartier le plus pauvre de la capitale.
Il fait également parti des 8 quartiers aux situations les plus défavorisées de Paris et possède la 3ème plus importante évolution de la part d’allocataires au RSA de Paris atteignant 3.7.
Très grande cité comprenant les Orgues de Flandre (ou « cité des Flamants ») composée de 4 grandes tours dont la Tour Prélude, de 39 étages et 123m de hauteur, qui est la plus haute tour d’habitations de la capitale. A cette tour s’ajoute la Tour Fugue de 35 étages, la Tour Cantate de 30 étages et la Tour Sonate de 25 étages.
La cité comprend également deux bâtiments de 15 étages (Orgues de Flandre V et VI) ainsi que d’autres bâtiments HLM.
Le quartier s’allonge aussi via la cité Rose, les « Bois« , les HLM rue Labois-Rouillon ou encore les batîments du 156 rue d’Aubervilliers, puis s’étend jusqu’à la cité Tanger et la cité du Maroc (deux cités de Stalingrad) en passant par les batiments de Paul Laurent pour terminer à Stalingrad, qui est la plus grosse plaque tournante de crack à Paris, surnommée Stalincrack.
Stalingrad – Riquet (19ème) – Crédits : APUR
Tour 1 (Prélude) : 1979 – 123 m – 39 étages – 524 logements Tour 2 (Fugue) : 1974 – 108 m – 35 étages Tour 3 (Cantate) : 1970 – 101 m – 30 étages – 180 logements Tour 4 (Sonate) : 1972 – 90 m – 25 étages Orgues de Flandre V : 1973 – 48 m – 15 étages – 30 logements Orgues de Flandre VI : 1980 – 48 m – 15 étages – 30 logements
Vue d’ensemble des tours de Riquet des Orgues de Flandre
Quand l’architecte allemand Martin Schulz van Treeck est choisi pour imaginer l’ensemble de logements sociaux, il décide de bâtir un projet en opposition avec le caractère monotone des habitations des années 50. Utilisant l’outil du relatoscope, il dessine les traits des 4 tours et des 2 bâtiments si particuliers qui occuperont les 6 hectares alloués à ce projet. Ainsi naissent, dans une démarche de verticalité postmoderne, les tours Sonate, Fugue, Cantate et Prélude, dont la dernière culmine à 123 mètres, faisant d’elle la plus haute tour résidentielle de Paris, et le 6e plus haut bâtiment de la capitale.
Les Orgues de Flandre – Crédits : Archdaily – Laurent Kronental
Mais la caractéristique insolite de tout l’ensemble est surtout due aux deux bâtiments de l’entrée du complexe, longeant l’avenue de Flandre. Conçus avec des gradins rentrants ou sortants, les édifices, très géométriques, se font face dans une symétrie parfaite permettant d’ailleurs de réaliser de superbes clichés.
Crédits : Nicolas Oran
Vu sur la Tour Fugue au premier plan et sur les bâtiments V et VI des Orgues de Flandre (en bas à droite). Crédits photo : Emma Ruffenachvia immobilier le figaro.Vu des autres immeubles de l’îlot Riquet. Crédits photo : Emma Ruffenachvia immobilier le figaro.Vu sur la Tour Prélude (à gauche) la plus haute tour du complexe des Orgues de Flandre (38 étages) et le plus haut immeuble d’habitations de Paris. A sa droite, la Tour Sonate haute de 25 étages. Crédits photo : Emma Ruffenach via immobilier le figaro.Les Orgues de Flandre – Crédits : Instagram @ad_visuals
Entre les deux immeubles de l’entrée se cache un autre élément qui interpelle : en rupture totale avec l’architecture avoisinante, un portait en pierre se tient là, comme perdu dans le temps. Car oui, avant la construction des Orgues de Flandre se trouvait en ces lieux la cité des Flamands, un ensemble ouvrier établi en 1850. Quand a été amorcé le chantier en 1973, l’ensemble de la cité était alors menacé. C’était sans compter sur l’historien de l’art François Loyer, qui décida de se battre pour conserver un petit quelque chose de l’ancien ensemble. Il demanda alors que cette petite porte en pierre de style classique soit conservée.
La Porte des Flamands, avec son portail qui date de l’ancienne cité ouvrière, La Cité des Flamands et qui fût édifié vers 1850. Crédits photo : Emma Ruffenach via immobilier le figaro.
L’inscription “Porte des Flamands” qui trône sur l’encadrement supérieur nous donne immédiatement un indice sur son origine. Il s’agit du portail de la Cité des Flamands, ancienne cité ouvrière établie à cet endroit au milieu du XIXe siècle. On estime que la porte a été dressée là dès l’ouverture de la cité et date donc des années 1850. Les logements étaient alors composés, non pas de hauts-immeubles comme aujourd’hui, mais de petits édifices de cinq ou six étages.
Déplacée d’une quarantaine de mètres afin de s’accorder au mieux avec les constructions modernes qui l’entoure, la porte des Flamands a survécu et se dresse désormais fièrement au milieu des édifices modernes.
Sur une surface d’environ 6 hectares, elles sont constituées de quatre tours de logements, de deux bâtiments de 15 étages en gradins sortants ou rentrants sur l’avenue de Flandre et d’autres immeubles plus bas répartis sur un terrain de 6 hectares. Elles comptent un total de 1950 logements.
Les tours Sonate et Prélude, ainsi que les immeubles Orgues de Flandre V et VI sont gérés par le bailleur social I3F. La tour Prélude contient ainsi 524 logements sociaux.
Les tours Fugue et Cantate sont pour leur part des copropriétés.
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
Riquet (19ème)
La cité Rose « CR »
La cité Rose est une petite cité qui fait partie de Riquet et qui comprend 3 bâtiments HLM de teinte rosée d’où elle tire son nom.
Construction : 1980
L’ensemble du 11-15, rue Curial se compose de 3 immeubles conçus par l’architecte Jean Ginsberg.
La cité rose (19ème)
La cité rose (19ème)
La cité rose (19ème)
La cité rose (19ème)
La cité rose (19ème)
La cité rose (19ème)
La cité rose (19ème)
La cité rose (19ème)
Cité Rose (19ème) – Crédits : Paris Habitat
Cité Rose (19ème) – Crédits : Paris Habitat
La cité rose (19ème) – Crédits : Mathis
La cité rose (19ème) – Crédits : Mathis
La cité rose (19ème) – Crédits : Mathis
156 rue d’Aubervilliers « 156 »
Nombres de logements : 250 Construction : 1971 Architecte : Noël
Il s’agit d’un ensemble de 3 bâtiments situé au 146-156 rue d’Aubervilliers.
Cité du 156 rue d’Aubervilliers (19ème) – Crédits : patrickw (PSS-archi)
Cité du 156 rue d’Aubervilliers (19ème) – Crédits : hypermur.com
Cité du 156 rue d’Aubervilliers (19ème) – Crédits : hypermur.com
Les « Bois »
Riquet « les Bois » (19ème)
Riquet « les Bois » (19ème)
Riquet « les Bois » (19ème)
Riquet « les Bois » (19ème)
Riquet « les Bois » (19ème)
Riquet « les Bois » (19ème)
Stalingrad
Cité Tanger
La cité Tanger est une cité qui fait partie du quartier de Stalingrad. Elle se compose de nombreux bâtiments HLM et donne d’un côté sur la rue Tanger et de l’autre sur la rue Riquet. Elle est collée à la cité du Maroc.
Cité Tanger (19ème)
Cité Tanger (19ème)
Cité Tanger (19ème)
Cité Tanger (19ème)
Cité Tanger (19ème)
Cité Tanger (19ème)
Cité Tanger (19ème)
Cité du Maroc
La cité du Maroc est un ensemble de block HLM qui est collé à la cité Tanger. Elle fait partie du quartier Stalingrad associé à Riquet et se situe rue du Maroc.
Cité du Maroc (19ème)
Cité du Maroc (19ème)
Cité du Maroc (19ème)
Cité du Maroc à gauche et cité Tanger à droite.
Cité Tanger au premier plan et cité du Maroc en arrière plan.
Cité du Maroc en arrière plan.
Paul Laurent
Paul Laurent (19ème)
Paul Laurent (19ème)
Paul Laurent (19ème)
Paul Laurent (19ème)
Paul Laurent (19ème)
Paul Laurent (19ème)
Paul Laurent (19ème)
La Place de la Bataille-de-Stalingrad
La rotonde de Stalingrad – Crédits : unjourdeplusaparisPlace de la Bataille-de-Stalingrad (XIXe). Difficile à entretenir, propice aux trafics de drogue, refermée sur elle-même, la place de Stalingrad pourrait bénéficier d’un profond réaménagement. – Crédits : Le Parisien
Plusieurs locataires de cette cité avaient organisé un trafic de drogues, certains appartements servaient de refuge – Crédits : LE PARISIEN/MAXPPP
Laumière (19ème)
Laumière (19ème)
Laumière (19ème)
Laumière (19ème)
Laumière (19ème)
Dans la cité RIVP de la rue Reverdy à Paris (XIXe), des jeunes dealent devant les immeubles – Crédits : Le Parisien – DR
Laumière (19ème)
Laumière (19ème)
Cité Reverdy (XIXe), lundi soir. Les dealers de crack qui sont revenus dans les environs de la petite résidence, dont ils avaient pourtant été expulsés, coupent fréquemment l’éclairage public pour opérer plus discrètement – Crédits : LP/Benoit Hasse
3 commentaires sur « Riquet – Stalingrad – Laumière »
J’ai grandi tour Cantate de 1973 à 1998, et je venais y rendre visite à mes parents jusqu’en 2012. Je n’ai eu aucun problème, ma sœur non plus. C’est vrai que les crakeux sont un vrai problème, car ils sont ingérable lorsqu’ils sont en manque.
Si vous ne provoquez pas les gens, et si vous ne vous mêlez pas de trafic, vous réduisez considérablement le risque d’avoir des problèmes.
J’ai grandi tour Cantate de 1973 à 1998, et je venais y rendre visite à mes parents jusqu’en 2012. Je n’ai eu aucun problème, ma sœur non plus. C’est vrai que les crakeux sont un vrai problème, car ils sont ingérable lorsqu’ils sont en manque.
Si vous ne provoquez pas les gens, et si vous ne vous mêlez pas de trafic, vous réduisez considérablement le risque d’avoir des problèmes.
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une très belle architecture impressionnante ,
photo réussie , les citée utopiques des années 60 qui était rèvolutionnaire pour l’époque ,
bonne documentation pour les études sociologie …
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Oui c’est clair que les Orgues de Flandre est une très belle réussite architecturement parlant. Une des plus belle de Paris.
Mais effectivement le doux rêve que l’on proposait à l’époque s’est transformé en cauchemar dès les années 90.
Merci 😉
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