Les bandes sensibles du 75

Les bandes sensibles du 75 de 2016 à 2024

La Préfecture de Police a identifié les bandes et groupes sensibles de la capitale.

Les bandes :

9ème : Montholon
10ème : La Grange aux Belles
13ème : Porte d’Italie, Bourgon, La Brillat-Savarin, Impasse
14ème : Porte de Vanves
15ème : Falguière
16ème : Porte de Saint-Cloud, Boulainvilliers
17ème : Saussure, Jonquière
18ème : Marx Dormoy – La Chapelle
19ème : Riquet – Stalingrad, Cambrai, Cité Rouge (Chaufourniers)
20ème : Fougères, Saint-Blaise, Les Arcades

Les groupes sensibles :

9ème : Cadet, Milton, Anvers
10ème : Buisson-Saint-Louis (Belleville), Saint-Maur
11ème : La Roquette
12ème : Les Arcades, Pyramide (Marie Laurencin), Square Contenot, Les Cases (Tourneux, Fécamp), La Passerelle (Rozanoff)
13ème : Quai de la Gare, Place Souham, Chevaleret, Passage, Amiral Mouchez, Glacière, Croulebarbe
14ème : Moulin de la Vierge, Moulin des Lapins, Cité des Jonquilles, 156 Losserand, Rue des Plantes, Porte d’Orléans
15ème : Commerce, Cité Modigliani (Balard)
17ème : Curnonsky, La Fourche (Legendre – Davy)
18ème : Abbesses, Porte de Clignancourt
19ème : Ourcq, Danube, Place des fêtes, Porte d’Aubervilliers (Émile Bollaert)
20ème : Cité Piat (Belleville), Python

Cartes des bandes et groupes sensibles de Paris depuis 2017

Tandis que Le Parisien a recensé 16 bandes qui sont concentrées dans l’Est de Paris.

Les bandes sont dans les arrondissements suivants : 11ème, 12ème, 13ème, 14ème, 18ème, 19ème et 20ème

Depuis janvier 2016, la capitale a enregistré 225 rixes entre bandes rivales qui ont fait huit morts et de très nombreux blessés. Le dernier, un jeune homme de 18 ans, a reçu dimanche dernier un coup de couteau lors d’une bagarre dans le XVIIe, avec une bande de la porte de Saint-Ouen (XVIIIe). Au cours des seuls six premiers mois de 2018, 23 affrontements ont été recensés.

Depuis 2016, date de la création par le parquet d’un groupe local de traitement de la délinquance spécialisé dans les rixes, 162 jeunes impliqués ont été suivis… Et 91 % d’entre eux sont mineurs. 20 % sont domiciliés dans le XIXe et 49 % enfin, ont entre 13 et 15 ans.

En 2017, trois jeunes ont été tués dans ces guerres de territoires dont plus personne ne sait au juste ce qui les motive. 109 autres adolescents ont été blessés. C’est l’Est parisien qui est le plus impacté par ces rivalités de quartiers, qu’une simple étincelle suffit à ranimer et qui se soldent par des batailles rangées à coups de barre de fer ou de battes de base-ball. Parfois au couteau. Et laissent toujours traumatisés et abasourdis les habitants des quartiers concernés et les familles des intéressés.

Carte des bandes sensibles du 75 – Crédits : Le Parisien

Ci-dessous, la liste des rixes à Paris entre janvier 2020 et février 2021. Au total 24 rixes qui ont fait 3 morts. On peut constater que ce sont surtout des rixes au couteaux, battes de baseball, marteaux et barres de fer, très peu de rixes par armes à feu. L’arrondissement où il y a eu le plus de rixes comportant des victimes (blessés ou décès) est le 20ème arrondissement (4 rixes).

Rixes à Paris de janvier 2020 à février 2021 – Crédits : Le Parisien

Malgré la crise sanitaire et les deux confinements mis en place, l’année 2020 a généré un lourd bilan de la guerre des bandes à Paris. Comme le révèle Le Parisien, qui a consulté une note de synthèse de la cellule de suivi du plan bandes de la préfecture de police de Paris, les rixes entre jeunes ont causé la mort de 3 personnes et fait 280 blessés dans la capitale l’an dernier. Le quotidien souligne que l’arrondissement le plus touché en nombre de rixes a été le 13e, avec 21 faits recensés. Au total, 46 bandes ont été identifiées par les autorités dans la capitale et sa proche banlieue.

La bande des Orteaux-Haies-Réunion (20e), impliquée dans 11 affrontements en 2020, a été la plus active sur l’année écoulée, explique Le Parisien.

2022 à 2024 :

À Paris, des rixes entre bandes de plus en plus violentes : « Ils n’ont pas conscience qu’ils peuvent tuer »

Selon les chiffres de la préfecture de police de Paris, les nombres de blessés et de tués ont bondi respectivement de + 25 % et + 33 % entre 2022 et 2023, pour un nombre de faits quasi stable d’une année à l’autre. En cause, la banalisation du recours aux couteaux.

Classement des départements avec le plus de « bandes » (2012) :

« Composées de jeunes de plus en plus violents n’hésitant plus à attaquer frontalement les forces de l’ordre, pas moins de 313 bandes écument le pays. À l’origine d’une bataille rangée presque chaque jour en métropole, leur activisme croissant s’est soldé en 2011 par un bilan de six morts et 252 blessés. Nous avons éliminé les structures inertes pour ne retenir que les gangs vraiment actifs, articulés autour d’un noyau stable de “caïds” capables de passer à l’action pour contrôler leur quartier, se battre contre des rivaux ou les forces de sécurité intérieure… »

1- 91 Essonne : 38 bandes
2- 95 Val d’Oise : 36 bandes
3- 77 Seine et Marne : 20 bandes
4- 93 Seine St Denis : 17 bandes

5- 45 Loiret : 17 bandes
6- 75 Paris : 16 bandes
7- 76 Seine Maritime : 15 bandes
8- 78 Yvelines : 12 bandes
9- 38 Isère : 11 bandes
10- 83 Var : 10 bandes
11- 02 Aisne : 8 bandes
12- 92 Hauts de Seine : 7 bandes
13- 80 Somme : 7 bandes
14- 69 Rhône : 6 bandes
15- 94 Val de Marne : 6 bandes
16- 44 Loire : 6 bandes
17- 62 Pas de Calais : 6 bandes
18- 21 Cotes d’Or : 6 bandes
19- 13 Bouches du Rhônes : 5 bandes
20- 51 Marne : 5 bandes
21- 28 Eure et Loir : 5 bandes
22- 10 Aube : 5 bandes
23- 08 Ardennes : 5 bandes
24- 27 Eure : 4 bandes
25- 66 Pyrénnées Orientales : 4 bandes
26- 59 Nord : 3 bandes
27- 67 Bas Rhin : 3 bandes
28- 33 Gironde : 3 bandes
29- 06 Alpes Maritimes : 2 bandes
30- 34 Hérault : 2 bandes
31- 26 Drôme : 2 bandes
32- 29 Finistere : 2 bandes
33- 25 Doubs : 2 bandes
34- 30 Gard : 1 bandes
35- 17 Charente Maritime : 1 bandes
36- 89 Yonne : 1 bandes
37- 61 Orne : 1 bandes

On peut voir que le phénomène de « bandes » est très prononcé en région parisienne car les départements d’île-de-France trust le haut du classement. Le 91 et le 95 loin devant tout le monde, puis le 77, le 93, le 75 et le 78 tous dans le top 10, le 92 est 12ème tandis que le 94 est 15ème. Tous les départements d’IDF sont donc dans le top 15, 6 départements sont dans le top 10 et 4 dans le top 5.

Classement IDF des bandes

1- 91 Essonne : 38 bandes
2- 95 Val d’Oise : 36 bandes
3- 77 Seine et Marne : 20 bandes
4- 93 Seine St Denis : 17 bandes
5- 75 Paris : 16 bandes
6- 78 Yvelines : 12 bandes
7- 92 Hauts de Seine : 7 bandes
8- 94 Val de Marne : 6 bandes

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/02/23/01016-20120223ARTFIG00598-ces-313-bandes-qui-ecument-la-france.php

Avant de lancer ce plan, la préfecture de police de Paris estimait à environ 80 le nombre de bandes dans la capitale. Aujourd’hui, on en compte 46, clairement identifiées. «Nous avons recensé 44 bandes locales, c’est-à-dire de quartier, et 2 bandes régionales, qui elles sont mobiles et ont des ramifications en banlieue.» La plus grande s’appelle «Candy Shop». Constituée d’environ 300 membres, elle tire son nom d’une boutique de confiseries du Forum des Halles ou d’une chanson du rappeur Fifty Cent -les versions diffèrent. L’autre grande bande se surnomme «Les Tamouls». Ses membres, tous issus de la communauté sri-lankaise, sont réputés violents. Ces deux bandes se déplacent en règle générale beaucoup dans la capitale, et occupent notamment les gares, comme la gare du Nord, les lieux commerçants comme les Halles ou des quartiers emblématiques, comme Pigalle.

Au final, la plupart de ces groupes identitaires se concentrent au nord-est de Paris. On compte ainsi seize bandes dans les Xe, XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements. Quelques-unes sont également signalées dans les XIIIe et XIVe. Selon les forces de police, aucun groupe n’est recensé dans l’Ouest. Et en banlieue, la Seine-Saint-Denis compte a elle seule seize bandes. Suivent derrière les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. Tous ces groupes, violents, se déplacent souvent armés: lors d’interpellations, les policiers retrouvent régulièrement, en plus des armes blanches, des bâtons, des casques, voire des tringles à rideaux. «Tout ce qui peut servir pour se battre», confie une source policière.

Sources :

https://www.leparisien.fr/faits-divers/a-paris-des-rixes-entre-bandes-de-plus-en-plus-violentes-ils-nont-pas-conscience-quils-peuvent-tuer-17-03-2024-2H736HMT3ZBI7NN45AOCTW24CY.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/3-morts-et-280-blesses-le-terrible-bilan-de-la-guerre-des-bandes-a-paris-en-2020-22-02-2021-8425782.php

https://www.lepoint.fr/societe/paris-le-bilan-alarmant-des-rixes-entre-jeunes-en-2020–22-02-2021-2414962_23.php#11

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/01/12/01016-20120112ARTFIG00377-pres-de-50-bandes-violentes-sevissent-encore-dans-paris.php

Un avis sur « Les bandes sensibles du 75 »

  1. j’ai vu un commentaire sur Gonesse ça parlais des embrouilles des Marronniers zone pavillonnaire et petits ensembles et de Saint-Blin (Orly Parc) 594 logements zone de non droit sensible agressions descentes 2 meurtres stups . 1990 à Année 2000 (2014) saint Blin Orly Parc c’était la cité la plus sensible du département 95 pour agressions etc au niveau des chiffres .

    Ca été classés en 2004
    Tableau des 172 cités « interdites » en France
    (Classement par ordre alphabétique)
    PROVINCE (ci-dessous)
    PARIS / Région parisienne 49 CITÉS
    http://dvkq.free.fr/saintdenis93/zones_urbaines_sensibles.htm
    http://dvkq.free.fr/saintdenis93/zones_urbaines_sensibles.htm

    Suite à une descente de Orly Park Saint-Blin aux marronniers de trois voitures un seul n’as pas pu s’enfuir il à été poignardés .la mairie à placé la ville en couvre feu interdits les mineurs de circuler jusqu’à 5h00 . Toute la ville à été placé en zsp Saint-Blin les marronniers et la ZUS ZRU de la Fauconière 2196 logements. après jusqu’à aujourd’hui 2 quartiers sont en QPV les Marronniers et Saint-Blin ZRU .

    2013 descente 1 mort marronniers Saint-Blin
    Le Parisien
    https://www.leparisien.fr
    Gonesse : mort à 20 ans dans une rixe entre bandes
    5 juil. 2013 — Mohamed est décédé mercredi à la suite d’un nouvel affrontement entre jeunes des quartiers des Marronniers et Saint-Blin à Gonesse
    https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/mort-a-20-ans-dans-une-rixe-entre-bandes-05-07-2013-2955775.php

    La Fauconière et les Carreaux Villiers le Bel.
    Un adolescent blessé par balle à Gonesse lors d’une rixe
    2006 20 minutes

    Publié le 02/11/2006 à 00h00 • Mis à jour le 07/11/2006 à 08h31

    Un mineur de 17 ans a été blessé par balle mardi soir au cours d’une rixe opposant entre 30 et 50 jeunes à Gonesse (Val-d’Oise). L’homme a été atteint dans le dos, pendant l’affrontement qui opposait deux bandes, l’une provenant de la cité de la Fauc…
    https://www.20minutes.fr/paris/118264-20061102-adolescent-blesse-balle-a-gonesse-lors-rixe

    Vidéo. Val-d’Oise. La police met fin à une rixe entre bandes rivales à Gonesse
    Samedi 18 septembre, les policiers ont été pris à partie alors qu’ils intervenaient pour un affrontement entre plusieurs individus dans le quartier de la Fauconnière, à Gonesse.
    https://actu.fr/ile-de-france/gonesse_95277/video-val-d-oise-la-police-met-fin-a-une-rixe-entre-bandes-rivales-a-gonesse_45041197.html

    Rixes
    Marronniers et Saint-Blin.
    Marronniers et la Fauconière.
    La Fauconière et Les Carreaux Villiers le Bel.

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