Les cités sensibles de Paris des années 1980 / 1990 à 2007 (+ classement)

Les cités sensibles de Paris des années 1980 / 1990 à 2007

Afin de savoir quels quartiers étaient classés à l’époque parmi les plus sensibles en termes de délinquance, de guerres de bandes ou de drogue, j’ai repris ci-dessous quelques passages d’articles de presse ou d’extraits de livres qui détaillent les endroits où la violence et la drogue y étaient particulièrement concentrés.

Les bandes sensibles de Paris dans les années 1990

Le phénomène de bandes gagne la capitale

Par PHILIPPE BROUSSARD ET PASCAL CEAUX
Publié le 19 janvier 1999

LA BANDE de la Banane, la bande du Chevaleret, la bande du boulevard Brune, sans oublier celles de la place des Fêtes, des Epinettes ou de la cité Henri-Brisson : la capitale, à l’image de ses banlieues, vivrait-elle à l’heure des bandes ? Sans pour autant remonter aux « apaches » du début du siècle, le phénomène n’est pas vraiment nouveau. Le sujet revient même régulièrement sur le devant de la scène médiatique. Mais les policiers spécialisés dans ce type de délinquance notent une évolution importante depuis 1994. Les violences urbaines, longtemps confinées dans les départements voisins, se sont bel et bien immiscées dans Paris…

L’émergence des scènes ouvertes de la drogue à Paris dans les années 1980-1990.

Concernant Paris, les grandes scènes de la toxicomanie «visible» sont concentrées dans le nord-est: la rue Myrha, le quartier de Belleville, la place des Fêtes, la Cité Piat-Envierges, Barbès ou Bonne-Nouvelle. Les squats ne sont pas oubliés : rue Pajol, place de Torcy, rue de Tanger, le secteur de la Rotonde-La Villette, la rue d’Aubervilliers, le passage Goix

Après un mois d’interventions, près de 560 personnes ont été interpellées.

(source : « L’émergence des scènes ouvertes de la drogue à Paris dans les années 1980-1990 » par Alexandre Marchant)

Marché de l’héroïne à Paris dans les années 1968 à 2000

Premier trait tout d’abord, ces marchés illégaux extrêmement protéiformes ne cessent de varier. Les consommateurs en décrivent trois grands types. Ils distinguent des plans éphémères, volatiles à proportion de la vigilance policière, hébergés par un café, le recoin d’une grande gare, tel secteur d’un jardin public une ou deux heures par jour, ou un quai de métro qui s’anime le soir. Mais également des scènes fixes en activité continue, plus visibles, souvent bien connues de tous et ouvertes parfois 24h sur 24, comme le furent divers squats proches de Montparnasse dans les années 1970 (14e arr.), quelques voies fameuses de l’îlot Chalon au début des années 1980 (12e arr.) ou les squats de l’avenue de Flandre où pouvait se trouver du crack nuit et jour dix ans plus tard (19e arr.). Et chacun a connu ces quartiers entiers où l’on savait pouvoir trouver « en tournant », soit qu’on finisse par trouver dans un café ce qu’on cherchait, soit qu’on arpente les rues jusqu’à repérer un revendeur ou à défaut un « rabatteur » susceptible de vous y conduire. Belleville servit ainsi de scène de l’héroïne pendant près de quinze ans (1975-1990), Stalingrad de scène du crack la décennie suivante (1989-2003), et la Goutte d’Or a connu de longues années de marchés de rue, offrant différents produits, plus ou moins mobiles et plus ou moins discrets à mesure du temps.

Publiée dans Vacarme 83, printemps 2018, pp. 112-122.

En 2005, éclats de violence menés en bandes dans la capitale

Par Claudine Proust
Le 4 novembre 2005

Paris n’échappe pas toujours aux éclats de violence, menés en bande. Mais ces incidents, sans commune mesure avec la flambée qui embrase actuellement la Seine-Saint-Denis, sont rarement le fait de bandes ou de cités parisiennes. « Les casseurs dont la capitale peut souffrir n’en sont généralement pas issus », confirme un policier. Il y a bien régulièrement des bagarres entre bandes, du côté de la place des Fêtes, des expéditions punitives, frictions de territoire ou de « parts de marchés » liées à la drogue, sur les franges intérieures du périphérique…

En 2006, la préfecture veut sécuriser six secteurs

Le 5 décembre 2006

IL Y A UN AN, lors de la préparation du budget 2006, la préfecture de police de Paris a soumis à la ville un projet de « développement de la vidéo surveillance urbaine » en suggérant plusieurs nouveaux sites d’implantation pour la circulation, mais aussi pour la lutte contre la délinquance.

Ce projet, resté lettre morte, avait identifié plusieurs sites prioritaires pour un éventuel équipement en caméras : la place Jacques-Rueff pour surveiller la tour Eiffel et le Champ-de-Mars, l’esplanade de Beaubourg, le parvis du Sacré-Coeur, le croisement de l’avenue de Flandre et de la rue Riquet (XIXe), la place des Fêtes (XIXe), le boulevard de Belleville et le boulevard de la Villette (XIXe).

La bataille des cités à Paris en 2007 selon les Renseignements Généraux

Un rapport des Renseignements généraux dresse la liste des lieux où les jeunes s’affrontent en Ile-de-France. Malgré les derniers incidents, Paris semble plutôt épargnée.

Par Jean-Marie Pontaut et Publié le 12/09/2007 à 15:58

La capitale deviendrait-elle le «terrain de jeu», voire le «champ de bataille» des bandes de banlieue? C’est la question qui taraude les responsables de l’ordre public depuis la récente série d’incidents violents qui ont notamment opposé, à Paris, les GDN (Gare du Nord) aux Def’Mafia, place Pigalle et gare du Nord.

10% de la violence collective en Ile-de-France a lieu à Paris.
Un rapport confidentiel des Renseignements généraux de la préfecture de police de Paris (RGPP), dont L’Express a eu connaissance, se révèle plus nuancé. Selon les policiers des RGPP, très proches du terrain, les rixes de jeunes à Paris ont diminué, passant de «23 faits recensés pour les huit premiers mois de 2006 à 15 depuis le début de l’année».

10% des actes de violence collective enregistrés en Ile-de-France ont lieu dans la capitale, note le rapport, qui recense les endroits de Paris où les jeunes aiment se regrouper le soir ou en fin de semaine. Les Champs-Elysées, bien sûr. Mais aussi les Halles, dans le Ier, le quartier de la Goutte-d’Or, dans le XVIIIe, la place des Fêtes, dans le XIXe. Les gares, lieux évidents de passage, sont très prisées. Mais des établissements de nuit peuvent aussi servir de détonateur, comme l’a montré l’exemple des récentes bagarres qui ont démarré aux Folie’s Pigalle ou à la Casa 128, rue La Fayette (…)

Conclusion :

On peut voir que le quartier Place des fêtes (19ème) est cité dans pratiquement tous les articles ci-dessus et peut par conséquent être considéré comme étant un des quartiers les plus problématiques des années 1990 à 2007.

Ensuite il y a également 3 autres quartiers qui sont présents beaucoup plus que les autres : Belleville, Barbès / La Goutte d’or et Riquet / Stalingrad (la Rotonde, passage Goix…), et qui peuvent donc être considérés comme trois autres quartiers parisiens posant d’énormes difficultés durant ces années là.

Enfin, il y a d’autres quartiers qui sont également énumérés mais à moindre mesure comme Cambrai, La Banane, Chevaleret, la Porte de Saint-Ouen (Epinettes), la Porte de Clignancourt (Henri Brisson), Marx Dormoy / La Chapelle (place de Torcy, rue Pajol), Colonel Fabien / Jaurès (boulevard de la Villette) ou encore la Porte de Vanves (boulevard Brune).

Voilà, ça donne une petite idée des quartiers sensibles durant les années 1990 à 2007 environ. Bien sûr, toutes les cités sensibles de Paname n’ont pas forcément été cité, je pense notamment aux cités suivantes : 140 Ménilmontant (20ème), La Brillat (13ème), les Olympiades (13ème), Falguière (15ème) ou encore Danube (19ème) qui étaient également des quartiers emblématiques de la capitale dans les années 90.

Pour faire le classement ci-dessous, j’ai pris en compte les articles mentionnés plus haut mais surtout ma connaissance des cités sensibles de Paris durant cette période qui s’étend des années 90 à 2005.

Classement des cités sensibles de Paris de 1990 à 2005

1- Barbès – La Goutte d’or (18ème)

2- Place des fêtes (19ème)

3- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)

4- Riquet – Stalingrad (19ème)

5- 140 Ménilmontant (20ème)

6- Porte de Vanves (14ème)

7- Danube (19ème)

8- La Banane (20ème)

9- Grange aux Belles (10ème)

10- La Brillat-Savarin (13ème)

11- Cambrai (19ème)

12- Porte de Clignancourt (18ème)

13- Les Olympiades (13ème)

14- La Chapelle – Marx Dormoy – Porte de la Chapelle (10ème et 18ème)

15- Falguière (15ème)

16- Chevaleret (13ème)

17- Porte de Saint-Ouen (17ème)

18- Ourcq – Laumière – Rue Petit (19ème)

19- Saint-Blaise (20ème)

20- Paganini « Tour du Pin » (20ème)

21- La Roquette (11ème)

22- Cité 15.9 (13ème)

23- Python – Fougères – Dulaure (20ème)

24- Porte d’Aubervilliers (18ème et 19ème)

25- 156 Losserand (14ème)

26- Jaurès / Colonel Fabien : Cité Rouge, 15keus, Rue de Meaux… (19ème)

27- Simone Weil (13ème)

28- Orteaux / Rue des Haies (20ème)

29- Marcadet-Poissonniers (18ème)

30- Joseph Bédier (13ème)

Bonus : Moulin de la vierge (14ème)

Légendes :

Niveau 1 : ultra sensibles

Niveau 2 : hyper sensibles

Niveau 3 : super sensibles

Niveau 4 : très très sensibles

Niveau 5 : très sensibles

Niveau 6 : sensibles

Cités impénétrables

Dans les années 90’s, il y avait des cités à Paris (75) qui étaient légendaires comme la cité 140 Ménilmontant aussi appelée cité Bonnier (20ème) qui était impénétrable et dans laquelle le trafic de drogue coulait à flot. Le « Karcent » disposait de 30 bâtiments de 6 étages et d’une entrée unique. Il a fallu détruire 8 bâtiments afin de créer une rue pour désenclaver la cité du reste de la ville.

La cité 140 Ménilmontant avant sa réhabilitation. On voit clairement la grille qui séparait la cité du monde extérieur et qui faisait du Karcent un labyrinthe impénétrable – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.
Plan de la cité Bonnier, 140 Ménilmontant avant et après sa réhabilitation – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.
La cité 140 Ménilmontant (20ème) surnommée le « Quarcent » après réhabilitation. On voit clairement la rue qui a été créée et qui passe désormais en plein milieu de la cité – Crédits : Paname-city-street (blog)

A nouveau sollicité par la ville, Bonnier est chargé de construire le plus grand ensemble de HBM (584 logements) de l’entre-deux-guerres. Les travaux durent de 1922 à 1928. Le projet n’est pas facile compte tenu du fort dénivelé de la parcelle de 12.000 m2. Autour d’un square central, une trentaine de bâtiments sont construits parallèlement à la rue de Ménilmontant et implantés en peignes pour une bonne circulation de l’air (...)

La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com

Malheureusement, l’architecte est tombé dans le piège d’avoir pensé un espace clos : les bâtiments sont cernés de murs et fermés par une grille ! Les habitants s’y sentent retranchés et isolés du reste du quartier.

La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com

« Dans l’univers fermé de Bonnier, les activités illicites avaient cours à l’abri de tous dans les innombrables culs-de-sac : pas de passants, pas de circulation automobile, pas de regards extérieurs à part ceux des habitants des lieux réduits au silence de peur de représailles. Pas de présence policière non plus puisqu’on était dans une enceinte privée. Pour entrer, la police avait besoin d’une autorisation expresse du bailleur », résume Michel Benoît, du cabinet Ausia, qui a restructuré la cité Bonnier, après être intervenu sur d’autres sites sensibles, notamment à Roubaix.

Dans ce groupe d’immeubles du haut de Ménilmontant, l’espoir en question a été éveillé par des travaux lourds de réhabilitation et une tentative de faire reculer l’insécurité par un traitement urbain «sur mesure». Le chantier a duré six ans. «Avant, on se sentait abandonnés à nous-mêmes, oubliés. La réhabilitation a fait du bien au moral des gens. Ils ont démoli des bâtiments, ouvert la cité, créé un square, installé des ascenseurs, modernisé les appartements», énumère Fatima, une femme d’une quarantaine d’années.

Deux ans après l’achèvement des travaux, les problèmes de fond liés aux trafics et à l’économie illégale demeurent. Mais le percement d’une rue pour désenclaver la cité a atténué le sentiment d’insécurité. «Quand on rentre chez soi, on arrive par la rue. Ça rassure un peu», explique une autre locataire. La réhabilitation a permis de ressusciter un tissu associatif moribond. «Ici, c’est l’avenir de nous tous qui est en jeu», affirme Fatima Hebal. Son association tente de recréer des liens, en organisant des réunions d’habitants, des ateliers de dessin ou de peinture pour les plus petits.

La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com

Dédale. «Avant» (les travaux), la Cité Bonnier ressemblait à une forteresse avec ses immeubles disposés en forme de labyrinthe et un réseau complexe de ruelles intérieures. Une seule entrée desservait cette petite ville dans la ville, 597 logements regroupant plus de 2 000 habitants. Encore aujourd’hui, les gens du quartier désignent Bonnier par cette entrée unique en parlant du «140, rue Ménilmontant».

La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com

Il y avait également la cité Brillat-Savarin (13ème), entièrement composée de logements HBM, qui était une cité connue de tout Paname dans les années 1990 avec uniquement 2 accès pour y entrer / sortir et qui était en quelque sorte impénétrable.

La cité Brillat-Savarin (13ème) composée de logements HBM – Crédits : Paname-city-street (blog)

La capitale regorgeait aussi d’endroits vraiment coupe-gorges comme la rue des Bois (RDB) et la cité Compans à Place des fêtes, la cité Piat (rue Piat, rue des Envierges… ) et la zone de Ramponeau (Ramponeau, Bisson, Alphonse Allais…) à Belleville, le quartier de Stalingrad ou encore celui de la Goutte d’or.

Les HBM de la Rue des Bois à Place des fêtes (19ème). La RDB est composée de logements HBM et HLM.
Une partie de la cité Compans à Place des fêtes (19ème).
La cité Piat (20ème) à Belleville – Crédits : Paname-city-street (blog)

Certaines cités étaient réputées comme la GAB (Grange aux Belles), Danube (Solidarité, Gaston-Pinot), la Porte de Vanves (boulevard Brune), Falguière ou bien encore la cité des Olympiades. Certaines de ces cités ce sont aujourd’hui bien calmées, d’autres sont toujours très sensibles.

Source (Textes, photos et plan sur la cité 140) :

https://paris-promeneurs.com/les-hbm-de-la-rue-de-menilmontant/

https://www.liberation.fr/week-end/2001/05/26/la-cite-policee_366096/

Lapierre (Eric), Guide d’architecture Paris 1900-2008, Paris, Pavillon de l’Arsenal, 2008.
Martin (Hervé), Guide de l’architecture moderne à Paris, Paris, Alternatives, 2010.

Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.

45 commentaires sur « Les cités sensibles de Paris des années 1980 / 1990 à 2007 (+ classement) »

  1. je trouve que la zone pavillonnaire du 93 (Bondy, Drancy, Bobigny) elle est de plus en plus sous coté

    j’entends souvent des gens parler de Drancy comme une ville tranquille alors que y’a 15 ans c’était très respecté avec la CDN surtout mais y’a aussi d’autres cités Salengro, La Muette, Gagarine la mairie qui font pas trop de bruits mais qui sont deter

    Bondy c’est sous coté alors que pour moi c une des pires villes du 93 , y’a Bondy Nord qui est très sensible, après le côté Blanqui , Babeu Delattre CDF ça s’est calmé avec les démolitions mais ça reste du très sérieux même en terme de stup c une ville très active

    Bobigny ça s’est calmé avec la gentrification de Pablo, la rénovation urbaine de Karl Marx qui était très sensible à l’époque , Paul Eluard ça s’est un peu calmé mais ça reste du très sérieux, pareil pour l’Abreu les gens disent que c devenu éteins mais c un quartier très sensible

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    1. Pourquoi t’appelles ça zone pavillonnaire alors que tu parles des cités ?

      Autant je suis d’accord avec toi pour Drancy, c’est une ville sous-côté. Autant je trouve pas que Bobigny et surtout Bondy, soit sous-côté.

      Bondy nord, aujourd’hui c’est toujours dans le top 10 du 93. Blanqui ça reste une cité connue de cette zone. Les autres je connais pas j’avoue. Mais en tout cas, Bondy c’est pas sous-côté.

      Boboche, c’est une ville qui est littéralement remplie de tess donc je vois pas comment ça pourrait être sous côté où alors c’est ne rien connaître des cités du 93. L’Abreuvoir connu et reconnu par tout le monde, Karl Marx, Paul Eluard… Et en ce moment on entend beaucoup parler de Bobigny avec tous les règlements de compte, même la cité du Chemin vert.

      Pour moi y a que Drancy qui est vraiment sous-côté, et pourtant si ma mémoire est bonne, la cité de la Muette est la première cité de France. Rien que pour ça, c’est respectable. Après pareil que Bobigny c’est une ville qui est remplie de cités. On en parle pas trop car y a tellement de villes sensibles dans le 9.3 que Drancy passe en second voir troisième plan.

      Mais tout ceux qui connaissent le 93 savent que Drancy, Bondy et Bobigny c’est la zone.

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      1. Pck c’est un côté du 93 un peu + pavillonnaire et moins dense que Saint Denis Saint Ouen , Auber etc

        j’entends des gens même du 93 qui disent que Bondy c’est calme, à Drancy y’a rien, L’abreu c devenu éteins

        C’est la ou je voulais en venir, on peut même rajouter Clichy qui font pas trop parler d’eux mais c très sensible,

        par contre Montfermeil y’a toujours cette réputation de ville ghetto alors que 80% c des zones pavillonnaires bien calme et les Bosquets ca a été presque entièrement rasé

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      2. Ah ouais je vois ce que tu veux dire, c’est vrai qu’il y a pas mal de pav’ mais même Aulnay y en a pas mal aussi en vrai. Et Montfermeil aussi comme t’as dit.

        Bondy rien que ça tire là-bas en ce moment. Je sais pas comment ils peuvent dire que c’est calme.

        Clichy ça reste une ville remplie de cités même si y a eu beaucoup de réhabilitations pour améliorer la qualité de vie de la population.

        C’est chelou que Montfermeil garde cette réputation de ville ghetto car effectivement ça n’a plus rien à voir avec les années 2000. Comme tu dis les Bosquets ont été pratiquement entièrement détruit. Et le reste de la ville y a pas grand chose hormis Lucien Noël.

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      3. après aussi nous on est d’une autre géné mais moi je parle avec des petits des fois genre Bondy, Blanc Mesnil Boboch ça sera pris à la légère comparé à Stains Auber, St Denis etc

        après ça reste subjectif

        ça me fait penser à un truc jsp si c’est possible de faire des sondages comme à l’ancienne dans les skyblogs

        Bondy c en mode le nord c chaud le reste c trkl, je caricature un peu mais en gros c’est ça une cité comme Blanqui elle sera sous estimé

        Bobigny à part Chemin Vert/ Salv ou y’a un terrain là-bas qui débute L’Abreu ça commence à être sous coté alors que c la cité qui met Bobigny sur la carte , l’étoile ça s’est calmé mais ça reste la jsp si tu vois le délire

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      4. C’est normal, aujourd’hui ceux qui ont la plus grosse réputation dans le 93 ça va être Saint-Denis, Auber, Sevran, Aulnay, Stains… Du coup des villes comme Bondy, Blankok ou Boboche ça va être en dessous. Mais ça reste du sérieux quoiqu’il en soit. T’façon le 9.3 y a trop de villes tendues, même NLS, Montreuil, Epinay, Villepinte, CSB etc… c’est pas à sous-estimé.

        Pour les sondages, c’est compliqué avec WordPress, j’avais regardé ça au début, j’avais rien compris. Mais je vais voir ça à nouveau. Tout est compliqué sur WordPress.

        Ouais pour Bondy t’as raison c’est totalement ça aujourd’hui. En tout cas à mon époque on entendait autant parler de Bondy nord que de Blanqui.

        C’est ça t’as capté, l’Abreuvoir c’est la cité qui représente Boboche à la base. Mais c’est vrai que le secteur du Chemin vert on en entend beaucoup parler aujourd’hui. D’ailleurs je crois que c’est là-bas le plus gros four de Bobigny ces dernières années.

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    2. et là je parle de Bondy sud je suis conscient que ça s’est calmé mais Blanqui babeu 2LT c du très serieux

      mais Bondy Nord pour y avoir été plusieurs fois récemment c’est vraiment la jungle

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    1. C’est un blog tout récent apparemment. C’est bien, il faut qu’il y en ait de plus en plus. Le frérot il a listé toutes les cités du 92, 93 et 94. Dommage j’arrive pas à voir les tofs, ça fonctionne pas.

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    1. Clignancourt Force ça me dit vaguement quelque chose.
      Stoppeurs Gang jamais entendu parler.
      Tu sais quoi sur ces crews ?
      Vu que tu as l’air de connaître un peu les gangs de l’époque, tu as des infos sur les Asnays ? On trouve pas grand chose sur eux.

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    1. Ouais mais c’est pas pareil. Tu peux pas faire des articles détaillés sur TikTok. Ça va forcément être des trucs à l’arrache… Bref c’est comme ça. Si mon blog peut donner l’envie à d’autres d’en faire pour le 77 78 91 92 93 94 95 ça serait cool.

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    1. Cimer pour l’article frérot. Je vais voir ça mais je te promets rien. En vrai je vois pas trop ce que je pourrais dire à part faire un classement des tess de 2010. Sinon je vais ressasser les mêmes quetru ZSP, QPV… Je vais y réfléchir. Mais pour l’instant je suis déjà en train de préparer un article sur les cités HBM qui me prend du temps.

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      1. Ptdrrrrr tu rigoles mais c’est vrai que je suis seul-tout maintenant 🤣🤣🤣 Non mais sérieusement je kifferai voir d’autres blogs sur les autres départements d’idf mais je crois que c’est dead. Aujourd’hui c’est TikTok vidéos etc…

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  2. D’accord avec toi d’ailleurs dans le 13 t’avais aussi QDG entre les rues Fulton et Bellievre qui a été entièrement détruite pour le coup durant le projet de réaménagement autour de la Bibliothèque François-Miterrand. C’était pas un gros quartier mais les mecs du 13 disent qu’il y avait pas mal de tête là-bas à l’époque

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      1. qui pourrait m’expliquer les rivalités passées et actuelles dans le grand Belleville, c est à dire de la Gab à la banane en passant par rue piat jusqu à la roquette.

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      2. La GAB et la Roquette ça fait pas parti du Grand Belleville. Ça fait parti des délimitations des Quartiers Populaires (QP) mais pas des Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV).

        Le Petit et le Grand Belleville c’est des QPV. En gros Petit Belleville c’est Buisson Saint-Louis (Belleville 10e) et Grand Belleville c’est Fontaine au Roi, Orillon, Piat, Couronnes et Ramponeau (donc Grand Belleville = Belleville 11e et 20e).

        La Banane avant c’était dans le Grand Belleville mais maintenant en 2024 ils ont séparé, la Banane c’est à part (les Amandiers).

        Sinon ce que tu demandes frérot c’est trop mdr carrément là faut faire un article pour te repondre 🤣🤣

        Va voir mon article « les embrouilles des cités sensibles de Paris (75) » ça te donnera déjà une idée des différentes embrouilles. 😉

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  3. Le Karcent jusqu’à 2014 voir 2017 ça continuais à être une assez grosse plaque tournante quand même et puis ça se limite plus à la rue Hélène Jakubowicz t’as la rue Henri Poincaré et une partie de Saint Fargeau avec eux ça compense un peu.

    Et je te rejoints sur Simone Weil c’est à peu prêt la même trajectoire que la Brillat très très chauds pendant la guerre des contre les skins et puis plus rien après.

    Je suis d’accord avec toi concernant Falguière mais dans le 10ème je mets personne devant la GAB c’est beaucoup trop massif comparé aux autres quartiers de l’arrondissement comme terrage ou le Buisson Saint Louis il y a aucun de ces quartiers qui pourraient tenir une guerre comme ils le font avec la Cité Rouge.

    Pour PSO c’est les quartiers maudits du Nord parisien lol. Je les mets dans le même sac que CliCli ou PCL/Porte d’Auber tu peux détruire et reconstruire tant que tu veux rien ne vas changer!

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    1. Tout à fait d’accord avec toi.
      Oui le Karcent ça reste sensible même aujourd’hui encore mais bon c’est plus la tess impénétrable des années 90. Effectivement c’est en asoce avec Télégraphe Saint Fargeau donc ça fait du monde.

      Ouais c’est ça exactement, c’était chaud pendant la guerre des skins La Brillat, Simone Weil, Olymp, 15.9 des vraies tess durant cette période. Aujourd’hui ça a régressé à part aux Olymp où il se passe encore des choses.

      Pour la GAB c’est clair que si on parle de guerre de bandes, ils sont devant large. Mais si on parle de tiekarts sensibles, de pauvreté, etc… c’est BSL qui est devant. BSL c’est un QPV, la Grange non.

      Les portes des quartiers nord sont maudits c’est clair !

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  4. C’est quand même fou à quel point la Brillat est passé d’une cité légendaire qui pouvait rivaliser en terme de réputation avec les plus gros quartiers de Paname à littéralement … rien du tout! Je pense pas que il y ai un autre exemple d’une cité limite top 1 de son arrondissement qui chute autant en plus j’ai pas l’impression qu’il y ait eu beaucoup de destructions par rapport à d’autres quartiers comme PSO qui malgré tout reste très sensible

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    1. C’est clair, c’est vrai que c’est assez fou comment ça s’est calmé là-bas.

      Après dans le même genre, on pourrait citer le karcent qui a grave régressé aussi mais là-bas c’est surtout dû à toutes les destructions de bâtiments, l’ouverture de la cité etc… Ça a tout changé. Et malgré ça, ça reste une tess sensible aujourd’hui.

      Après dans le 13, y a aussi la cité Simone Weil qui était très sensible dans les années 90 et aujourd’hui c’est tout calme, pire que la Brillat encore.

      On pourrait citer aussi la GAB (Grange aux Belles) dans le 10ème ou Falguière dans le 15ème, qui étaient des tess qui contrôlaient leur arrondissement respectif dans les années 90 et qui ont chuté par la suite, même si ça reste des tess sensibles aujourd’hui encore.

      PSO c’est à mon sens, à l’heure actuelle, un des tiekarts les plus sensibles de Paris et ça malgré toutes les destructions et rehabilitations… Et c’est le 2ème quartier le plus pauvre du 75 !

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    2. Pas sûr que ce soit pour ça mais la brillat, le peu de gars qui tournent mal dans la cité ils sont avk l’amiral comme les deux tieks sont quasi collés ils ont pas leur équipe à eux ils vont avk la ralmi

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  5. Même si j’imagine que sa prendrait beaucoup de temps, vu le travail que sa demande. Je te cache pas que un classement de tess par arrondissement serait très très intéressant. Les seuls classements de tess par arrondissement qu’on a sur internet sont sur des anciens sites et sa commence vraiment a dater. Y’en a aucune d’actualité genre 2023. Par exemple Olympiades, je nie pas, c’est une cité légendaire du 75. Mais je suis pas sur que sa soit toujours la cité la plus chaude du zeutrei aujourd’hui en 2023 comme certain site le dise… Je pencherais plus sur Chevaleret. La meilleure des choses serait peut-être de faire un classement par arrondissement de 90 à 2007 et aujourd’hui. Mais par contre sa c’est vraiment pas obligatoire, genre je comprends tout a fait que sa soit trop demander. C’est juste histoire de clarifier un peu les choses quoi.

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    1. T’as clairement raison. D’ailleurs dans mon classement des tess j’ai mis Olympiades / Massena derrière Chevaleret / Bédier, La Brillat… Pour moi aussi Chevaleret est tout devant aujourd’hui. C’est une bonne idée ce que tu proposes mais ça demande beaucoup de travail, je vais y réfléchir. Et aussi j’ai un problème c’est que je suis un ancien donc je suis plus sur le rainté du coup y a des tess qui ont monté et d’autres descendu. On me dit par exemple que Danube c’est devant PDF aujourd’hui mais j’ai dû mal à croire ça. Et aussi pour Saint-Blaise, c’était chaud de ouf de 2012 à 2015 quand y a eu les ZSP mais aujourd’hui on entend plus parler, j’entends plus parler de la Banane et Belleville que Saint-Blaise. Du coup, c’est compliqué car si je me base sur les ZSP et QPV, Saint-Blaise est premier mais si j’en crois les faits divers je mettrai la Banane, ensuite Belleville et après Saint-Blaise. Bref tout ça c’est compliqué.

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      1. Aujourd’hui les quartiers les plus parlé du 20 sont Belleville, La Banane et Saint-Blaise. Saint-Blaise comme quartier à un peu cette réputation de « Big Boss » du 20, mais c’est plus vraiment la pire cité du 20, en ce moment pour moi Belleville est la pire. Après la Banane, y’a toujours beaucoup d’affaires de drogue la bas. Par contre, vu que l’histoire entre les 2 ennemis une fois meilleur amis s’est finit, apparemment le quartier s’est « totalement apaisé », comme cette article du Parisien le dirait : https://www.leparisien.fr/faits-divers/vendetta-a-la-banane-comment-le-quartier-parisien-a-tourne-la-page-21-05-2023-JUXIITYRKFBHLBX2Q3S4BD4B7M.php

        Bon… J’ai du mal à croire cela. C’est vraiment compliqué à cerner.

        À l’heure actuelle, je pense que Place Des Fêtes est moins sensible que Danube. En tout cas y’a l’air d’avoir plus de faits divers à propos de Danube que PDF. Tout ça est dur a cerner.

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      2. Cimer pour les précisions.
        On est d’accord pour Saint-Blaise c’est plus vraiment la pire, c’est ce que je me disais. J’hésitais entre Belleville et la Banane mais t’as raison la Banane ça s’est calmé un peu mais c’est vrai que c’est difficile à cerner comme tu dis.
        Bah PDF et Danube c’est pareil c’est difficile à cerner aussi. A Danube y a eu un mort dernièrement, y a tous les chouaras de Rolex, y a la drogue… A PDF y a eu une fusillade dernièrement et pendant les émeutes ça a fait plus de bruits à Place des fêtes où dès magasins ont été vandalisé et le bar tabac brûlé. Danube j’ai rien vu de particulier. Donc je sais pas.

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    1. Je connais bien les Arcades (côté 20ème) j’y ai pas mal traîné car j’avais beaucoup de potes qui venaient de là-bas. C’est une bonne cité y a rien à dire mais c’était pas aussi sensible que les autres dont j’ai parlé. Cimer pour l’article en tout cas. C’est vrai que les Arcades est un peu sous-estimé mais c’est aussi parce qu’il y a des cités vraiment chaudes dans le 20ème comme la Banane, Saint-Blaise ou Belleville. Même le karcent à l’époque. Du coup les Arcades passent en second plan. Si les Arcades étaient dans le sud de Paris, on en entendrait beaucoup parler mais dans le nord est c’est chaud y a trop de tess opé. Mais force aux Arcades, une vraie cité.

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      1. Y’a pas de souci pour l’article mon frère. Pour revenir sur ton commentaire, je suis tout a fait d’accord avec toi. Non seulement il y a 4 cités légendaires dans le 20, tu rajoutes a sa Python, Orteaux et Fougères, qui sont toutes des bonnes cité du 20 et sa en fait beaucoup. À l’heure actuelle, Les Arcades(qui s’élargit jusqu’à Paganini et qui a un côté 12 également) est pire que le Karcent, Fougères et Python…. Je mettrais cette cite juste en dessous de Orteaux. Et encore au dessus Saint-Blaise, Belleville et la Banane(qui c’est calmé on va pas s’mentir, mais toujours sensible).

        En tout cas tu fais du très, très bon boulot. J’aime beaucoup tes articles. Tu vas en refaire ou c’était le dernier ?

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      2. Merci refré.
        Tout à fait d’accord avec toi.
        Ouais Arcades et Paganini ça roule ensemble. A l’époque c’était en embrouille contre les Cases dans le 12ème.
        Normalement le blog est fini là mais t’as vu des fois je pense à un truc et je le rajoute comme pour les émeutes 2023. On verra, si y a un truc ou pas que je rajouterai. Peut-être que je ferai un classement des tess par arrondissement, je pensais à ça dernièrement.

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