Les 3 guerres de bandes les plus violentes de Paris

Dans cet article, je vais m’attarder sur les 3 guerres de bandes les plus violentes du 75 toutes époques confondues.

Top 3 des guerres de bandes les plus violentes de Paris

1- Riquet (19ème) vs Cambrai (19ème)

2- Porte de Vanves (14ème) vs 156 Losserand (14ème)

3- Place des Fêtes (19ème) vs Danube (19ème)

Gros plan sur les guerres de bandes les plus violentes de Paris

1- Riquet (19ème) vs Cambrai (19ème)

Une embrouille qui a certainement débuté au début du nouveau millénaire, mais qui a surtout pris une tournure dramatique à partir de 2008, même si il y avait déjà eu un mort avant cela, comme en témoigne l’article ci-dessous datant de l’an 2000.

Mai 2000 : mort de Sega et plusieurs coups de feu à Cambrai ainsi qu’à Riquet

Le drame s’est joué vers 0h30 avenue de Flandre où au moins deux coups de feu ont éclaté. Sega, un jeune homme domicilié près du métro Laumière, a été atteint à la tête d’une balle de petit calibre alors qu’il se trouvait à hauteur du numéro 154. Deux personnes se sont aussitôt enfuies à scooter, laissant derrière elles leur victime dans un état désespéré.

D’une gravité bien sûr sans équivalent, deux autres incidents ont émaillé la nuit dans ce secteur du XIXe, autour de la cité Curial-Cambrai. Une grosse demi-heure après le coup de feu mortel, plusieurs détonations ont été entendues rue Curial. Pas de blessé, mais un pistolet sera retrouvé, jeté sous une voiture. Nouvelle alerte et nouveaux coups de feu vers 4 heures du matin, à l’angle des rues Riquet et Archereau. On ignore encore si ces incidents, qui ont donné lieu à plusieurs arrestations, sont liés au meurtre de Sega.

Cité Curial-Cambrai (XIXe). « Cette guerre de quartier commence en 2008, dit la présidente. On parle de faits de 2017. On ne sait pas trop quand ça va s’arrêter… » (Illustration) LP/Paul Abran

Riquet vs Cambrai, c’est une embrouille de tess qui a été très médiatisée, et à juste titre, car c’est la guerre de cités la plus violente que le 75 ai pu connaître toutes époques confondues. Beaucoup de morts, beaucoup de fusillades et de rixes en tout genre. C’est vraiment une triste et sombre guerre opposant deux cités voisines du 19ème arrondissement.

Je vais essayer de retranscrire cette longue embrouille de quartier en me basant sur les articles de presse que j’ai pu dénicher, mais il s’agit là d’une partie de la réalité, car tout n’est pas relaté dans la presse. Après ça donne tout de même une idée générale de cette guerre sanglante.

Revenons en 2008, l’année où cette guerre de bandes a pris une autre ampleur.

Septembre 2008 : mort de Djamel et fusillade sur Moussa

Depuis environ un an, la situation semblait apaisée. Selon de nombreux habitants, elle a dégénéré il y a une douzaine de jours à la suite d’une violente bagarre. Cette rixe aurait éclaté à Curial-Cambrai, devant un bar très fréquenté par les ados du secteur, alors que des jeunes de Riquet passaient à proximité. On évoque de nombreux blessés, des coups de marteaux. Les jeunes de Curial-Cambrai auraient été particulièrement touchés. Les connaisseurs des arcanes du quartier voient donc dans la mort de Djamel, originaire de Riquet, une mesure de représailles. Et dans la fusillade ciblant Moussa, originaire de Curial-Cambrai, une riposte à ces « représailles ».

Série de règlements de comptes après la mort de Djamel.

Cette fusillade mortelle en pleine rue – dont on ignore encore les motifs – avait marqué le début d’une série de règlements de comptes entre les cités rivales du nord-est parisien, Orgues-de-Flandre (plus connue sous le nom de Riquet) et Curial-Cambrai.

Trois violentes agressions avaient suivi. Le 10 septembre, un jeune de 23 ans était blessé par balles à la jambe. Le 15, deux adolescents de 16 et 18 ans étaient poignardés par deux agresseurs (arrêtés trois jours plus tard). Enfin le 12 novembre, un jeune de 19 ans avait été pris pour cible au volant de sa voiture par des tireurs circulant à scooter. Atteint d’une balle au poumon, il a survécu à ses blessures.

Le 8 septembre 2008, vers minuit, Djamel, 23 ans, avait été pris pour cible par un tireur à moto à l’entrée de la rue Mathis. Il était mort quelques minutes plus tard dans un restaurant voisin où il s’était réfugié. Ce drame sur fond de rivalité entre cités avait marqué le départ d’une flambée de violences dans le XIX e qui s’était soldée par plusieurs blessés par balle.

Novembre 2008 : nouveau coups de feu

Un jeune de 19 ans a été la cible de coups de feu, mercredi peu avant 19 heures, au niveau du 204, rue de Crimée, dans le XIXe arrondissement de Paris. Deux hommes qui circulaient à scooter sans casque ont ouvert le feu sur Nassila S., qui se trouvait au volant d’une voiture en compagnie d’un passager. La victime, atteinte au poumon, a parcouru une vingtaine de mètres, avant d’immobiliser son véhicule, une Clio bleu, à l’angle de la rue Archereau. Connu de la police pour des affaires de stupéfiants, cet habitant du XIXe était hier soir entre la vie et la mort à l’hôpital Bichat.

Avril 2009 : nouveau règlement de compte

Un nouveau règlement de comptes s’est produit hier soir dans la cité Curial-Cambrai (XIX e). Plusieurs coups de feu ont été entendus par les habitants du quartier. Selon un témoin, l’échange de tirs aurait fait au moins un blessé : un jeune homme, qui a disparu avant l’arrivée de la police au pied des tours. Le ou les auteurs des coups de feu n’ont pas non plus été retrouvés. D’importants effectifs de police sont restés présents toute la soirée aux abords du secteur Curial.

2016 : mort de Demba

Septembre 2017 : mort de Boubou (frère de Demba)

Au cours de la bagarre de vendredi, un jeune homme de 18 ans est mort après avoir été blessé par balle. Selon des proches de Boubou, le jeune homme décédé, la rixe n’aurait rien d’une bataille rangée entre gang, sous couvert de trafic de drogue. D’après eux, il s’agirait au contraire de querelles entre jeunes qui auraient dégénérées. La famille, parle d’un guet-apens dans lequel Boubou et ses amis seraient tombés. Un piège qui aurait été tendu par d’autres jeunes.

Selon la famille du jeune homme, dont le frère a aussi été tué il y a quelques mois, la tension serait montée depuis plusieurs jours dans le quartier. La famille aurait alors alerté la police pour prévenir d’éventuels débordements, mais aucune réponse n’aurait été apportée.

La mort de trop, celle qui a fait bouger les consciences, c’est celle de Boubou Yatera. Dans la nuit du 22 au 23 septembre 2017, ce jeune habitant de 18 ans du 19ème, décède d’une balle dans l’abdomen lors d’une rixe opposant une trentaine de jeunes de la cité des Flamands à d’autres jeunes de Curial-Cambrai près de la gare Rosa Parks. Et ce, près d’un an après le décès de son frère, Demba Yatera, alors âgé de 25 ans.

Dans la soirée du 22 septembre 2017, vers 23h45, une vingtaine de jeunes du quartier Riquet avaient essuyé des coups de feu de la part d’une bande rivale, issue du quartier Cambrai. Trois avaient été touchés dont l’un, qui venait d’avoir 18 ans, était décédé dans la nuit à l’hôpital. Kamel Zelloufi est jugé depuis lundi pour homicide volontaire, tentative d’homicide volontaire et association de malfaiteurs. Il encourt la prison à perpétuité.

Cette guerre entre le quartier Riquet et le quartier Cambrai dans le nord de Paris perdure « de génération en génération ». Un énième épisode était examiné par le tribunal correctionnel de Paris qui a relaxé, ce mardi, quatre hommes présents dans la rixe du 22 septembre 2017, qui a mené à la mort de Boubou Yatera. L’an dernier, la cour d’assises avait acquitté Kamel Z, accusé du tir.

Quelques faits divers de Riquet vs Cambrai :

https://www.leparisien.fr/paris-75/guerre-de-quartiers-a-paris-apres-la-mort-de-boubou-en-2017-quatre-hommes-relaxes-au-benefice-du-doute-20-03-2024-SHODIEHFOZCCLCL2NOGMRV7ZZE.php

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/meurtre-lors-d-une-rixe-a-paris-quinze-ans-de-prison-requis-contre-l-accuse-20230323

https://www.leparisien.fr/paris-75/guerre-des-bandes-a-paris-les-meurtriers-presumes-de-boubou-en-route-pour-les-assises-07-05-2021-5AISGMVFZ5AGDIU3ODYV5PCU2M.php

https://www.bondyblog.fr/societe/dans-le-19eme-arrondissement-de-paris-une-marche-pour-la-paix-entre-les-jeunes-des-quartiers

https://www.bfmtv.com/police-justice/paris-19e-un-jeune-homme-tue-dans-une-bagarre-victime-d-une-rivalite-entre-quartiers_AV-201709270037.html

https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75019/deja-un-meurtre-dans-cette-rue-26-05-2009-525975.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/meurtre-d-un-jeune-a-paris-trois-suspects-en-garde-a-vue-21-01-2009-382303.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/une-rivalite-a-l-origine-oubliee-16-09-2008-227707.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/un-jeune-mortellement-blesse-par-balle-16-05-2000-2001377976.php

2- Porte de Vanves (14ème) vs 156 Losserand (14ème)

Une des guerres de bandes les plus violentes de la capitale et de loin la pire du sud de Paris. C’est une embrouille qui trouve son origine à la fin des années 1970 et qui a duré jusqu’au début des années 2010, c’est dire la longévité et la ténacité de cette violente opposition entre la Porte de Vanves (10 boulevard Brune) à la petite cité HBM du 156 Losserand, une tess où réside une communauté gitane sédentarisée. Il s’agit de deux cités du 14ème arrondissement, très proche l’une de l’autre dans laquelle il y a eu beaucoup de fusillades causant plusieurs décès. Vraiment une triste et lugubre guerre de bandes qui est certainement la plus ancienne guerre de quartiers du 75.

Je vais essayer de retranscrire cette longue embrouille du mieux que possible en me basant sur les différents faits divers que j’ai pu trouver ici et là. Bien entendu, tout ne sera pas relater, mais on aura tout de même une petite idée de ce qu’a pu être cette embrouille qui a duré des dizaines et des dizaines d’années.

Octobre 1998 : fusillade lors d’un mariage gitan rue Raymond Losserand

Il n’est pas loin de 17 h, vendredi, en l’église Notre-Dame-du- Rosaire, rue Raymond-Losserand, dans le XIVe arrondissement de Paris. Lilan, 19 ans, épouse Kelly, 20 ans, devant une bonne trentaine de personnes, dont toute la famille gitane qui vit un peu plus haut, dans la même rue. On a garé la belle limousine Lincoln blanche de location, pour les mariés. Pendant l’office, le curé remarque un groupe de jeunes gens qui s’agitent au fond de son église. Tout à coup, une porte claque, la vitre est brisée, puis sans doute trois hommes entrent à Notre-Dame-du- Rosaire. L’un d’eux tient un fusil à pompe noir, à crosse de pistolet, l’autre une arme de poing à grenaille, et ils tirent dans le tas. L’homme au fusil tire des balles Brenneke, utilisées pour la chasse au sanglier. Un jeune homme de 20 ans, qui n’est pas du quartier (il vit, lui, à Malakoff, dans les Hauts-de- Seine), est sérieusement blessé à la jambe, mais ses jours ne sont pas en danger. Deux autres personnes ont été légèrement blessées par arme blanche.

Le fusil a été retrouvé quelques heures plus tard par les enquêteurs de la 6e division de police judiciaire, chargée de l’enquête, qui ont un peu de mal à reconstituer les faits. Tout s’est passé très vite, et les descriptions des agresseurs sont assez contradictoires. Reste que la fusillade est sans doute un nouvel épisode de la guerre de tranchées que se livrent d’une part les familles de gitans sédentarisés du 156, rue Raymond-Losserand, et les habitants du 10, boulevard Brune, une cité où vit «le melting-pot habituel des cités de petite ceinture», Blacks, Blancs, Beurs.

Selon certains témoignages, deux heures avant la messe, il y a eu une bagarre devant le boulevard Brune, et les représailles auraient suivi jusqu’aux portes de l’église. Pour les autres, les gitans se seraient accrochés sur le parvis avec leurs agresseurs, venus animer un peu la cérémonie. Les perturbateurs auraient pris la fuite avant de revenir avec des armes à feu. La Lincoln a essuyé au moins un coup de feu, qui a étoilé une vitre teintée sur un côté et crevé un pneu.

Le tireur présumé, un jeune homme de 25 ans, interpellé au printemps, n’est autre que le frère aîné d’un des trois jeunes condamnés en décembre dernier à cinq ans de prison, pour avoir mitraillé en octobre 1998 les convives d’un mariage gitan célébré en l’église Notre-Dame-de-Rosaire, rue Raymond-Losserand. Son cadet, Jerôme, 20 ans, avait fait un blessé grave et trois légers en tirant dans l’assistance au fusil à pompe avec des balles pour sanglier.

Mars 2000 : fusillade du Bar des Boulistes, un mort et un blessé

Une chaussure de sport, pointure 45. C’est l’un des indices qui aura permis aux enquêteurs d’identifier les auteurs présumés de la fusillade du Bar des Boulistes le 13 mars dernier. Ce soir-là, un vieillard de 84 ans était tué et un quinquagénaire grièvement blessé par deux hommes à moto qui avaient fait feu dans ce café de la rue Vercingétorix (XIVe).

L’enquête accrédite une des hypothèses de départ, celle d’un énième épisode sanglant de la véritable vendetta entre certains Gitans sédentarisés du 156, rue Raymond-Losserand et des jeunes du 10, boulevard Brune (XIVe).

Au Bar des Boulistes, où les Gitans avaient leurs habitudes, le duo sur la Honda 850 volée a également utilisé du calibre de chasse. Si la volonté de tuer n’est pas établie, le tireur a fait feu sur les consommateurs, à hauteur d’homme, et à trois reprises. Auguste, un octogénaire, a pris une balle en plein thorax. Michel, un autre consommateur, a été atteint au ventre. Ces deux habitués des Boulistes étaient étrangers aux rivalités entre les deux cités. Les tueurs ont pris la fuite à pied, leur moto ayant percuté une voiture.

La brigade criminelle s’est orientée sur des familiers du 10, boulevard Brune pour remonter jusqu’au tireur. Il restait à identifier le propriétaire de la basket perdue lors de la fuite. La PJ pense l’avoir retrouvé. Il s’agirait du conducteur de la moto, un jeune de 20 ans, incarcéré à Fleury-Mérogis pour une affaire de violences aggravées. Il a été mis en examen fin juillet dans l’affaire des Boulistes. Deux autres jeunes auraient encore été mis en cause pour avoir volé et maquillé la moto.

Janvier 2004 : coups de feu rue Losserand, un blessé

Hier, leur lutte a fait un blessé. Au beau milieu de l’après-midi, vers 16 h 30, des coups de feu retentissent entre les immeubles rue Raymond-Losserand, mais aussi devant l’hôpital Saint-Joseph, qui est situé à quelques centaines de mètres. Les policiers de la brigade anticriminalité, arrivés sur place, coursent à pied deux jeunes hommes qui s’enfuient. Ils rattrapent l’un des deux, William, 38 ans, et l’interpellent. L’autre, Stéphane, 37 ans, se réfugie chez lui, dans la cité, et se débarrasse de son arme, un pistolet automatique avec une cartouche chambrée, en la jetant par la fenêtre. Il est également arrêté.

Mais, pendant ce temps-là, comme le racontent des témoins, un groupe s’arrête à l’hôpital Saint-Joseph voisin et y dépose un des siens, blessé. Mais a-t-il entendu les sirènes qui débarquent dans le quartier ? Toujours est-il que le blessé, qui ne devait l’être que légèrement selon la police, décide de ne pas rester à l’hôpital et prend également la fuite dans la foulée, à bord d’une voiture…

Les policiers retrouvent une arme devant l’hôpital, un pistolet à balles de caoutchouc et deux cartouches calibre 12.

Dans la cité, si les habitants constatent tous que « cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas fait parler d’eux », ils commentent malgré tout cette nouvelle rixe avec lassitude. « Une de plus, soupire une dame qui habite là depuis seize ans. On entend souvent des coups de feu ou des bagarres comme ça. Maintenant mes enfants sont grands, mais je vous assure qu’il y a des moments où, quand ils étaient petits, j’avais très peur. »

Mai 2004 : mort d’Amine et un blessé (Omar)

Samedi dernier, pour la première fois, c’est un enfant de « Brune » qui est mort des rivalités qui opposent depuis des années la cité proche de la porte de Vanves à certains habitants du 156, rue Losserand, à trois cents mètres de là.

Il était 18 h 30, le 1er mai, lorsque Amine est passé en voiture avec Omar, 31 ans, et une troisième personne à l’angle de la rue de Gergovie et de la rue Raymond-Losserand.

« Il allait boire un verre à Montparnasse et a eu le tort de passer au mauvais endroit au mauvais moment », disent ses proches. Ce carrefour, lorsqu’il ne pleut pas, est un point de ralliement des membres de la communauté d’origine gitane, implantée il y a plus de cinquante ans rue Raymond-Losserand et qui ont essaimé au-delà, dans le quartier de Plaisance.

Chez ceux de Losserand, justement, on pense, au contraire, que ce passage en voiture n’avait rien de fortuit.

Provocation ou vengeance : une semaine après les faits, la troisième division de police judiciaire enquête toujours pour démêler le déroulement du drame au terme duquel Amine s’est effondré sur le trottoir, touché d’un coup de couteau mortel au thorax, tandis que Omar, 31 ans, sorti de prison depuis peu et qui n’a pas souhaité porter plainte, était blessé et conduit à l’hôpital Saint-Joseph.

Avril 2011 : Deux morts et un blessé grave

Deux hommes ont été tués et un autre grièvement blessé jeudi soir lors d’un règlement de comptes à l’arme automatique, rue d’Alésia (XIVe).

Selon les premiers éléments de l’enquête, la scène se déroule vers 22h30. Trois jeunes hommes sont attablés à la terrasse du Café Plaisance. Soudain, deux hommes armés de Kalachnikov font irruption. Immédiatement, ils font feu en direction des trois clients.

Un homme regarde des traces de sang devant le café Plaisance, rue d’Alésia à Paris le 22 avril 2011 – Crédits : Mehdi Fedouach / AFP
Les impacts de balles de gros calibre sur la vitre du café Plaisance, rue d’Alésia à Paris le 22 avril 2011 – Crédits : Mehdi Fedouach / AFP

Six à sept impacts de balle ont été relevés par une journaliste du Parisien.fr sur la devanture du café, toujours fermé ce vendredi matin. Après les faits, les assassins présumés repartent calmement en voiture. Ils n’ont pas été retrouvés, confirme la préfecture, qui évoque un possible «règlement de comptes». Une Audi et une moto de grosse cylindrée vraisemblablement utilisées par les tueurs ont, elles, été découvertes, dans la nuit de jeudi à vendredi, brûlées Porte de Vanves, non loin du lieu du crime.

Sur place, un homme a déclaré qu’une des victimes était son cousin germain et qu’il appartenait à la communauté des gens du voyage. Les trois victimes sont domiciliées rue Raymond-Losserand, dans une cité de briques rouges, non loin du bar où ils ont été abattus. Elles étaient connues des services de police. La personne blessée a été admise à l’hôpital et son état est jugé sérieux, selon la préfecture de police.

Un peu plus tôt ce vendredi, une source proche de l’enquête avait évoqué l’éventualité d’une «rivalité entre bandes» entre cités HLM du XIVe arrondissement, récurrentes dans ce quartier depuis de nombreuses années notamment à la cité dite du 156, rue Raymond Losserand.

L’origine de la guerre

La « guerre », comme on l’appelle dans ce quartier populaire proche de la porte de Vanves où l’on est fier d’être né, personne ne sait plus pourquoi elle a commencé. « Des broutilles, des histoires de filles », hasardent certains, sans même savoir à quand elle remonte, dix, trente ou quarante ans…

Mais régulièrement, elle oppose des « gars de Brune » à des membres de la communauté d’origine gitane de Losserand, autre cité de l’Opac, à 300m à peine.

Une vendetta « qui ne concerne que dix ou quinze gars de part et d’autre ». La police, qui arrête par ailleurs régulièrement des habitants de l’une ou de l’autre impliqués dans des trafics, ne compte plus les épisodes où l’on « se pique » à coups de couteau.

« Le quartier Plaisance, c’est un village ! », s’exclame l’un des coiffeurs de la rue Losserand, installé depuis trente ans, passionné par le quartier et son histoire. C’est pourtant dans ce secteur de l’ouest de Paris que se joue depuis des années la plus ancienne des guerres de « bandes » de la capitale.

Plus personne ne sait à quand remonte la rivalité, pas même le plus ancien des policiers du commissariat du XIVe. « A la fin des années soixante-dix », estime un patriarche de la communauté gitane. « Je l’ai toujours connue », réfléchit Nadia. « ça existait avant que je naisse », dit un habitant, ancien délinquant quadragénaire qui s’inquiéte pour ses enfants : « Il faut que ça s’arrête, il n’y aura pas de gagnants… ». « C’est devenu un truc primaire de territoire »

L’origine ? « Un West Side Story qui a mal tourné », résume Luc, porte de Vanves.

Au début il y aurait eu une jeune fille d’origine maghrébine, de Brune, un jeune Gitan de Losserand…

La guerre s’alimente toute seule depuis, comme une vendetta : « Maintenant, c’est devenu un truc primaire de territoire, il suffit de ne pas s’en mêler », dit Jean, commerçant arrivé dans le quartier il y a un an. « Même ceux qui se battent ne savent même plus pourquoi ! Les enfants ont grandi en entendant la haine des parents, ils reprennent à leur tour », déplore Marie-Odile

Quelques faits divers de Porte de Vanves vs 156 Losserand :

https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-la-double-execution-peut-etre-liee-a-une-rivalite-entre-bandes-22-04-2011-1418588.php

https://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-n-echappe-pas-a-la-guerre-des-bandes-03-12-2004-2005507483.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/le-dialogue-pour-batir-la-paix-entre-cites-19-05-2004-2004994122.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/amine-avait-22-ans-08-05-2004-2004966755.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/course-poursuite-et-coups-de-feu-entre-bandes-rivales-26-01-2004-2004710181.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/les-tueurs-du-bar-des-boulistes-arretes-19-09-2000-2001638765.php

https://www.liberation.fr/societe/1998/10/06/balles-a-sangliers-au-mariage-gitan-vendredi-deux-hommes-ont-tire-lors-de-la-fusillade-dans-une-egli_250051

3- Place des Fêtes (19ème) vs Danube (19ème)

Place des Fêtes vs Danube, c’est une des guerres de cités les plus hardcore de la capitale. Cette embrouille était connue pour être la pire embrouille de Paris dans les années 90. C’était en effet, une des plus violentes, avec celle dont j’ai parlé juste au dessus, entre la Porte de Vanves et la cité 156 Losserand.

Cependant on ne trouve pas beaucoup de faits divers s’y rapportant, j’en ai trouvé seulement trois en ce qui concerne les années 1990 / début 2000. A l’ancienne, les fusillades, rixes et règlements de compte n’étaient pas aussi médiatisés qu’aujourd’hui avec internet et les réseaux sociaux. Tout va plus vite de nos jours et surtout tout se sait. D’ailleurs pour l’embrouille entre la Porte de Vanves et le 156 Losserand, c’est pareil, on ne trouve aucun faits divers avant 1998 alors que la guerre a débuté fin des années 70. Idem pour les cités difficiles des années 90 comme le Karcent (140 Ménilmontant), la Brillat, la Grange aux Belles et d’autres encore, on ne trouve aucun faits divers, aucune trace de cette époque, comme si ça n’avait jamais existé. Bref, petite aparté terminée, revenons à l’opposition entre Place et Danube.

PDF vs Danube, c’est une embrouille qui a commencé au début des années 90 et qui a été intense jusqu’au début des années 2000. Après ça s’est calmé, même si les deux tiekarts n’ont pas fait la paix pour autant, comme en témoigne la dernière altercation entre les deux quartiers en Mars 2024 à la Porte des Lilas.

Il s’agit d’une confrontation entre deux cités du 19ème arrondissement, et encore une fois, de deux quartiers voisins, très proche l’un de l’autre.

Je vais essayer de retranscrire ce que j’ai pu trouver dans les trois articles de presse, mais il faut garder en tête que c’est juste un échantillon de cette guerre de tess. Il n’y a pas forcément eu beaucoup de morts, mais je sais en revanche qu’il y a eu beaucoup de blessés. Plus que sanglante, cette embrouille aura marqué son emprunte par son intensité, car ça se tirait dessus ou ça faisait des descentes vraiment très régulièrement, et cela durant des années.

Les articles de presse ne reflètent pas toujours la réalité, par exemple, on va trouver plus d’articles concernant les embrouilles entre Place des Fêtes et Belleville (11ème et 20ème) début 2000, mais l’embrouille entre ces deux tiekarts n’avait rien de comparable avec l’embrouille de PDF contre Danube, c’était vraiment d’une autre intensité, c’est ça dont il faut avoir conscience.

Cette guerre de tess me rappelle indubitablement un morceau de rap à l’ancienne, « Les gens savent » d’Oxmo Puccino et Bauza, deux anciens rappeurs de Danube, Oxmo disait dans son texte : « Équipés de guns, les contentieux, se règlent aux silencieux, cagoules à la gueule, c’était y a deux semaines dans ma tess. Devant le papa, 4 balles dans le dos, colonne sectionnée, le doc dit rien même si on le questionne ». Et à la fin de la chanson, il dédicace « à Sophian et Rachid ». Sophian, on va justement en reparler dans le premier fait divers. Quand on connaît l’histoire, on se rend compte que ces paroles étaient une retranscription d’un acte de cette violente guerre.

Place des fêtes (19ème) – Crédits : LP/B.H.

Maintenant, place au récapitulatif des faits divers trouvés sur Le Parisien.

Mai 1998 : coup de feu à Danube, Sophian handicapé à vie

Un jeune homme de vingt-six ans a été déféré à la justice mardi soir, dans le cadre de l´enquête sur le coup de feu qui a grièvement blessé un garçon de quinze ans dimanche soir, devant le 32 de la rue de la Solidarité (XIXe). Karim, domicilié dans le quartier de la place des Fêtes et déjà connu des services de police, aurait été formellement reconnu par des témoins comme l´un des membres du petit groupe d´individus cagoulés qui ont fait feu, apparamment sans raison, sur Sophian, dont le seul tort a été de ne pas avoir couru assez vite pour se réfugier dans le hall de son immeuble.

L´adolescent a écopé de cinq plombs, vraisemblablement de la chevrotine, dans le dos et dans la jambe. Si les jours de Sophian ne sont pas en danger, les médecins ne sont pas certains qu´il retrouve entièrement l´usage de ses membres…

Septembre 1998 : descente à Danube, coups de feu tirés…

Une dizaine de jeunes « encapuchonnés » qui bondissent d´une camionnette blanche. Quelques coups de feu tirés. Couteaux et battes de base-ball brandies. Une voiture saccagée…

La scène s´est déroulée vers 1 heure dans la nuit de mardi à mercredi à la hauteur du 136, boulevard Sérurier (XIXe). Aucun blessé n´est à déplorer.

On ignorait hier la raison de cette expédition punitive qui pourrait constituer le énième épisode de la guéguerre que se livrent régulièrement les bandes rivales de l´arrondissement.

Novembre 2002 : coups de feu au lycée Bergson (lycée où sont scolarisés la majorité des gars de Danube)

Mais dans l’après-midi, vers 16h15, trois nouveaux coups de feu sont tirés, cette fois devant les grilles du lycée. Les policiers retrouvent quatre douilles sur les lieux. Toujours aucun blessé à déclarer mais trois personnes, ayant entre 16 et 18 ans et ne faisant pas partie du lycée, sont interpellées.

Mars 2024 : un blessé grave

Enfin, le 16 février, les quartiers Place des Fêtes et Rhin-et-Danube (XIXe) se sont confrontés à la porte des Lilas. Bilan : un blessé grave, à coups de couteau, et une enquête ouverte pour « tentative de meurtre », confiée à la ST 75. L’étincelle qui a mis le feu aux poudres ? Un futile vol de casquette.

Quelques faits divers de Place des Fêtes vs Danube :

https://www.leparisien.fr/faits-divers/a-paris-des-rixes-entre-bandes-de-plus-en-plus-violentes-ils-nont-pas-conscience-quils-peuvent-tuer-17-03-2024-2H736HMT3ZBI7NN45AOCTW24CY.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/des-coups-de-feu-au-lycee-bergson-13-11-2002-2003567049.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/expedition-punitive-sur-le-boulevard-serurier-09-07-1998-2000152159.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/une-marche-silencieuse-pour-dire-non-a-la-violence-07-05-1998-2000054781.php

Conclusion

On peut voir que les trois embrouilles les plus violentes de Paris sont à chaque fois des embrouilles entre cités voisines. C’est une caractéristique qui revient très souvent dans les embrouilles de tess, même si parfois certains quartiers éloignés peuvent s’embrouiller aussi, mais c’est assez rare.

Riquet contre Cambrai, c’est la pire guerre de tess de Paris. Une guerre vraiment sanglante et d’une grande intensité, beaucoup de rixes, de fusillades, de blessés et malheureusement de décès.

Porte de Vanves versus 156, c’est une embrouille d’une longévité exceptionnelle, de la fin des années 1970 jusqu’au début des années 2010, près de 30 / 40 ans de guerres de bandes, c’est à peine croyable tellement c’est dingue. Bien entendu, cette histoire a eu son lot de blessés et aussi un bon nombre de décès.

Enfin Place des Fêtes face à Danube, c’est la guerre de tess du 75 avec la plus grosse intensité (avec Riquet vs Cambrai également). C’est-à-dire qu’il y avait vraiment beaucoup de descentes et de fusillades. Il y a eu beaucoup de blessés à déplorer, des personnes devenues handicapées, sûrement des morts également. Mais apparemment ça ne tirait pas forcément pour tuer comme dans les deux autres embrouilles, cependant ça se tirait dessus très régulièrement, c’était quasi quotidien à certaines périodes et c’est en ça que cette guerre a été terrible, c’est au niveau de la fréquence des descentes et des règlements de compte.

Voilà j’ai retracé les 3 embrouilles de tess les plus violentes de Paris, mais bien entendu il y a eu beaucoup d’autres guerres de bandes dans la capitale qui ont été violentes avec des morts et des blessés. Y en a trop pour toutes les citer mais je pense notamment à Riquet (19ème) vs Barbès et Marx Dormoy (18ème), la Cité Rouge (19ème) face à la Grange aux Belles (10ème), Python (20ème) vs Fougères (20ème), Porte de Vanves (14ème) face aux Périchaux (15ème), Chevaleret (13ème) vs Olympiades (13ème), Porte de Clignancourt (18ème) vs Porte de Saint-Ouen (17ème), Python (20ème) face à Saint-Blaise (20ème), Porte de Saint-Ouen (17ème) vs Porte d’Asnières (17ème), Barbès (18ème) face à la Banane (20ème), Riquet (19ème) vs la Roquette (11ème), Place des Fêtes (19ème) face aux Fougères (20ème), Saint-Blaise (20ème) versus Orteaux (20ème), Les Arcades / Paganini (12ème et 20ème) vs Passerelle (12ème), Dupleix (15ème) vs Commerce (15ème) et pleins d’autres encore.

Pour voir la liste de toutes les embrouilles de cités du 75 c’est ici.

Toutes ces guerres de tess sont tristes car c’est souvent, comme je l’ai déjà dit, entre quartiers voisins et même si on vient pas de la même cité, généralement on se connaît, on est souvent du même arrondissement… Mais il y a comme une frontière invisible qui nous sépare et une animosité qui se transmet de génération en génération, on s’affronte mais on ne sait même plus pourquoi. Trop de mères pleurent leurs fils, c’est vraiment triste. Les membres des différentes bandes sont de plus en plus jeunes, la violence est de plus en plus banalisée, mais il ne faut pas oublier qu’une vie enlevée ne peut pas se racheter, on garde ça sur la conscience toute sa vie, y a pas de retour en arrière. Une pensée à tous les disparus lors de ces guerres de cités, de Paris ou d’ailleurs.

25 commentaires sur « Les 3 guerres de bandes les plus violentes de Paris »

    1. Waouhhh franchement top 10 je sais pas, faut que je réfléchisse. Top 3 ça va, top 5 ça va aussi je pense. Après ça devient un peu plus compliqué. Mais ça peut faire une bonne idée d’article. Je vais voir ça.
      Et toi frérot tu dis quoi ?

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      1. comme tu l’a dit c vrmt très dur. pour moi, quand on parle d’embrouille sur paris, les gens pensent a ces embrouilles la…

        1- riquet cambrai

        2- pdv 156

        3- pdf danube

        4- gab vs cite rouge

        5- riquet vs bezbar

        6- st blaise orteaux

        7- kadzar strel

        8- la banane bezbar (à l’ancienne)

        9- python fougères

        10- cheche olp

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      2. Ouais dans ma tête j’avais à peu près le même top.

        Y a aussi Clicli vs PSO, PDV vs Périchaux, PSO vs Porte d’Asnières, Python vs Saint-Blaise…

        Edit : je suis finalement en train de faire un top 20, il est bientôt terminé. Tu connais, ça sera pas exactement comme ton classement, mais t’inquiète, j’ai fait ça bien.

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    1. Pourquoi pas mais c’est pas évident car y en a pas tant que ça et c’est pas des grosses embrouilles en général.

      Y a RD4 vs Vanves où y avait eu un mort. Sinon les autres embrouilles que je connais c’est PDV vs Malakoff, 156 vs Pantin, Cité Bleue vs Épinettes à Issy, Bédier vs Hoche à Ivry… Il me semble que Cambrai ils s’étaient embrouillés avec des gars du 93 mais je sais plus trop.

      Y a quoi d’autres encore ? Si y en a qui ont des infos ou des faits divers je suis preneur. Ça peut être un article intéressant c’est vrai. Si j’ai assez de matières, je pourrais faire un article dessus.

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      1. Azi en vrai le fait que tu rajoutes ta ptite touche a la fin comme sur l’article des guerres de bandes sa rajoute un ptit truc en vrai. Sa serait bien que tu le refasse sur le prochain article

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    1. Wesh mon reuf tu te rends pas compte du boulot que ça demanderai de faire un tiekart par semaine ! J’ai pas le temps frérot, j’ai une vie en dehors de ce blog 😂

      Et puis, je compte mettre en avant uniquement les tiekarts en QPV comme je l’ai toujours fait. Donc là si je devais le faire, je ferai juste les 2 tieks du 15ème qui sont passés QPV cette année : Falguière et Périchaux. Mais avant de les faire, je vais attendre les données de l’APUR…

      Là je suis en train de préparer un article sur les tieks en QP en me basant sur la carte officielle des Quartiers Populaires car ils tardent trop à donner les infos, y en a marre d’attendre.

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  1. moi j’ai peut être quelques idées :

    -Les surnoms des quartiers ou partis de

    quartiers et à quoi elles font référence ( par exemple « RD4 » ou « BM » ou encore plus intéressant les surnom que seulement les têtes du quartier dise entre eux )

    -Les bar ou tabac où se regroupe une cité où on peut retrouver des articles la dessus

    -Les rivalités entre cités par rapport à la drogue et non aux embrouille

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    1. Ouais j’avoue c’est intéressant, je vais y réfléchir. J’aime bien tes propositions. Par contre je te mens pas c’est pas évident à faire frérot.

      Les surnoms des quartiers ça je connais mais les blazes qui sont connus uniquement de ceux du tiekart c’est tendu sah. J’en connais quelques uns mais pour tous les connaître c’est chaud. Mais je pense que je vais le faire cet article, ça me tente bien.

      Les bars tabac si y a des articles dessus pourquoi pas, sinon je pourrais pas tous les lister. J’en connais quelques uns aussi mais je connais pas tous les bars tabac de Paname 🤣 où ça se regroupe.

      Pour les rivalités liées à la drogue, pareil je vais pas tout savoir c’est pas évident. Je pourrais en nommer quelques unes mais toutes les guerres c’est chaud en vrai.

      Après si tu peux m’aider (ou d’autres personnes) à les faire pourquoi pas.

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      1. oee surtout que desfois ça par d’une simple embrouille et pour trouver un motif pour continuer ça passe à la drogue

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    2. C’est interressant les surnoms des quartiers (je ne suis pas celui qui a proposé l’idée). Et justement des fois ils changent par exemple j’ai l’impression que les nouvelles générations de rd4 un moment ils disaient plus 4pf (4 freres peignot). Pareil j’ai toujours voulu savoir pourquoi le surnom de l’impasse dans le 13eme c’est IBM.

      Pour les bar tabac c’est une idée interessante mais c’est dur. Comme ça je pense à celui à côté de cité rouge le navigateur je crois, celui à porte de choisy et le havane à porte de saint cloud mais en soit dans chaque tieks ya un bar carbo.

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      1. Ouais c’est vrai que des fois les blazes ils changent, je vais mettre des annotations pour expliquer les choses. J’avoue je sais pas non plus pourquoi ça s’appelle IBM, c’est chelou.

        Ouais c’est intéressant aussi les bars tabac, mais c’est compliqué, y en a plus ou moins dans chaque quartier en vrai. Y a ceux que tu as dit, on peut aussi rajouter celui de Python par exemple, y en a tellement.

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  2. pour de futurs articles, merci de considerer les idees suivantes:

    a-les rappeurs et les cites de Paris

    b-les footballeurs et les cites de Paris

    c-l’argot et les cites de Paris

    d-mode et les cites de Paris

    e-graff/tag dans Paris

    f-les autres bandes ( pas celles des cites) dans Paris

    C.R

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    1. Cimer C.R pour les propositions d’articles mais je ne pense pas que je vais faire d’articles dessus.

      a-les rappeurs tout le monde en parle, donc je ne vois pas l’intérêt.

      b-les footballeurs c’est pas mon délire

      c-l’argot c’est intéressant mais c’est trop compliqué frérot. Chaque tiékart a son argot, ses expressions etc franchement je saurais pas le retranscrire. Mais j’avoue que c’est intéressant.

      d-la mode bof tout le monde s’habille pareil à Paname en vrai, je vois pas l’intérêt. Je veux dire qu’il y a pas une mode spécifique à chaque tiekart t’as vu.

      e-graff et tag ça n’a pas forcément de rapports avec les cités parisiennes, c’est plus des crews à part etc du coup c’est un peu hors sujet.

      f-les autres bandes c’est-à-dire ? Genre les GDN, Def mafia etc ? Franchement je vois pas quoi dire dessus. En plus c’est pas spécialement quelque chose que je maîtrise bien.

      Si t’as d’autres idées n’hésites pas à me les proposer, on sait jamais.

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