Afin de se rendre compte des quartiers sensibles de la capitale selon les différentes périodes, je propose un récapitulatif des cités les plus sensibles de Paris à chaque période où il y a eu des changements dans la hiérarchie.
Bien entendu y avait d’autres quartiers sensibles, mais là on va s’attarder uniquement sur les tess les plus sensibles du 75 à chaque époque.
Les cités les plus sensibles du 75 selon les différentes périodes
De 1975 à 1989
1- Îlot Chalon (12ème)
2- Barbès / Goutte d’or (18ème)
3- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
4- 140 Ménilmontant (20ème)
5- La Brillat-Savarin (13ème)
Bonus : Place des Fêtes (19ème)

De 1990 à 1995
1- Barbès / Goutte d’or (18ème)
2- 140 Ménilmontant (20ème)
3- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
4- Place des Fêtes (19ème)
5- Riquet / Stalingrad (19ème)
Bonus : La Brillat-Savarin (13ème)

De 1996 à 1999
1- Barbès / Goutte d’or (18ème)
2- Place des Fêtes (19ème)
3- 140 Ménilmontant (20ème)
4- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
5- Porte de Vanves (14ème)
Bonus : Riquet / Stalingrad (19ème)
De 2000 à 2003
1- Place des Fêtes (19ème)
2- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
3- Barbès / Goutte d’or (18ème)
4- Porte de Vanves (14ème)
5- Saint-Blaise (20ème)
Bonus : Cambrai (19ème)

De 2004 à 2007
1- Barbès / Goutte d’or (18ème)
2- Place des Fêtes (19ème)
3- Riquet / Stalingrad (19ème)
4- La Banane (20ème)
5- Cambrai (19ème)
Bonus : Porte de Vanves (14ème)
De 2008 à 2013
1- Barbès / Goutte d’or (18ème)
2- Riquet / Stalingrad (19ème)
3- Cambrai (19ème)
4- Saint-Blaise (20ème)
5- La Banane (20ème)
Bonus : Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
De 2014 à 2016
1- Saint-Blaise (20ème)
2- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
3- Riquet / Stalingrad (19ème)
4- Barbès / Goutte d’or (18ème)
5- Cambrai (19ème)
Bonus : La Banane (20ème)

De 2017 à 2022
1- Riquet / Stalingrad (19ème)
2- Barbès / Goutte d’or (18ème)
3- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
4- Cambrai (19ème)
5- Porte de Saint-Ouen (17ème)
Bonus : Place des Fêtes (19ème)

De 2023 à aujourd’hui
1- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
2- Marx Dormoy / Porte de la Chapelle (18ème)
3- Barbès / Goutte d’or (18ème)
4- Riquet / Stalingrad (19ème)
5- Clignancourt (18ème)
Bonus : Saint-Blaise (20ème)

Voilà, on peut dire que tous les tiékarts qui apparaissent dans cet article sont les pires tieks que la capitale est connue, selon les différentes périodes.
Hormis l’îlot Chalon, la Porte de Vanves, la Brillat-Savarin et la Porte de Saint-Ouen, tous les tieks font partis du trio du Nord-Est parisien (18ème / 19ème / 20ème).
Bien entendu, la capitale regorge de tiékarts sensibles qui n’ont pas été cité et qui ont également contribué à faire la rue dans le 75. Mais là c’est vraiment les plus sensibles selon chaque période, grosso modo le top 5, cependant tous les tieks à avoir été top 10, top 15 ou top 20 restent très sensibles malgré tout. Je ne vais pas les citer car y en a trop, mais on les connaît.
Les quartiers sensibles de Paris à avoir été classé #1 le quartier le plus sensible du 75 à une période
– Îlot Chalon (12ème)
– Barbès / Goutte d’or (18ème)
– Place des Fêtes (19ème)
– Saint-Blaise (20ème)
– Riquet / Stalingrad (19ème)
– Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
On ne parle pas beaucoup de l’Ilot Chalon (12ème) qui était le pire quartier de la capitale des années 70 à 1984, année de la destruction du tiékart. Il était surnommé le « Bronx » parisien et était un véritable ghetto en plein cœur de Paris.
Le quartier Barbès / Goutte d’or (18ème) est le seul tiekart à avoir été numéro #1 à plusieurs reprises et il l’a été à 4 reprises c’est-à-dire à 4 périodes différentes. Il a toujours fait parti des plus sensibles de la capitale, peu importe la période, et ce depuis les années 50. C’est sans conteste, le tieks le plus emblématique et légendaire de Paris.
Concernant Place des Fêtes (19ème), c’est un tiékart qui a commencé à devenir très chaud dans les années 90 et qui trouve son apogée au début du millénaire avec les secteurs de la Rue des Bois (RDB) et de la cité Compans. Aujourd’hui encore, ça reste une tess solide, surtout le secteur de la Niz, même si globalement ça a un peu chuté.
On continue avec Saint-Blaise (20ème), une cité qui est en place depuis les années 90, mais qui commence à être vraiment chaud dans les années 2000 pour connaître son apothéose entre 2014 et 2016 où c’était une vraie zone de non-droit, surtout au square de la Salamandre.
En ce qui concerne le quartier Riquet / Stalingrad (19ème) très sensible depuis les années 90 et a toujours été un haut lieu du crack à Paname, mais qui devient vraiment hyper sensible à partir de 2008 (avec la guerre contre Cambrai) et qui trouve son apogée entre 2017 et 2022.
Pour finir, Belleville, un tiékart qui a pratiquement toujours été dans les pires tieks de Paname et ce depuis les années 80, surtout grâce au côté 20ème (Piat et Ramponeau en particulier). Aujourd’hui, en 2024, c’est pour moi le tiékart le plus sensible de Paris à peu près à égalité avec Porte de la Chapelle / Marx Dormoy (18ème).
Les autres tiékarts qui ont été parmi les plus sensibles à une époque
La cité 140 Ménilmontant (20ème) surnommée le « Karcent » a été une tess légendaire dans les années 90, obligeant l’Etat à détruire 8 bâtiments et créer une rue qui ouvre la cité sur le monde extérieur, car c’était à cette époque un véritable ghetto impénétrable et coupé du reste de la ville.
La cité la Brillat-Savarin (13ème) est une cité légendaire du 13ème arrondissement et était au début des années 90, une des pires zone de Paris, quasi « impénétrable » également.
La cité Cambrai (19ème) a toujours fait parti des quartiers les plus sensibles de la capitale. Déjà dans les années 90, c’était une tess sensible, mais elle est rentrée dans le top 3 / top 5, dans les années 2000, et aujourd’hui encore ça reste une des pires cités de Paris.
La Porte de Vanves (14ème) est un quartier très sensible depuis les années 90 jusqu’à aujourd’hui. Son apogée se situe grossièrement de 1995 à 2005, mais aujourd’hui encore ça reste un des quartiers les plus sensibles du 75. Ça a longtemps été le pire tieks du sud de Paname.
La cité de la Banane (20ème) est également sensible depuis les années 90. C’est une cité qui a toujours été parmi les plus sensibles de Paris et qui a atteint son paroxysme durant la guerre entre les « Benbou » et les Cheambi dans les années 2010.
Le quartier de Clignancourt (18ème) était un des tiékarts les plus réputés dans les années 90, quartier incontournable de l’époque, avec son célèbre marché aux puces. C’est aujourd’hui encore une des zones les plus sensibles de Paris.
L’ensemble Marx Dormoy / Porte de la Chapelle (18ème) est aujourd’hui une zone sinistrée et sensible du 75, une des pires zones de la ville lumière en 2024. Mais tout ça ne date pas d’hier, déjà dans les années 90, c’était un des tiékarts les plus glauques de Paname, mêlant des problèmes de prostitution et de crack. En plus de 30 ans, rien à changer.
Et pour finir la Porte de Saint-Ouen (17ème), un tiékart qui est en place depuis les années 90 / 2000 avec le célèbre secteur de « la Tour » (tour Borel, aujourd’hui détruite). C’est un quartier qui empire d’années en années, et qui reste très sensible de nos jours encore.
PLC
MAX DORMOY
LA CHAPELLE
Communauté Afganne
La Mafia Afganne rachète les commerces de la rue Max Dormoy , La…
https://www.europe1.fr/societe/la-mainmise-afghane-sur-les-commerces-dune-rue-a-paris-rend-la-vie-infernale-pour-les-riverains-4265907
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PLC
MAX DORMOY
LA CHAPELLE
Communauté Afganne La Mafia Afganne rachète les commerces de la rue Max Dormoy , La rue Max Dormoy surnommé le Petit Kaboul
La mainmise afghane sur les commerces d’une rue à Paris rend la vie infernale pour les riverains Alexis de la Fléchère / Crédits photo : GILLES TARGAT / PHOTO12 VIA AFP 09h46 . le 6 septembre 2024 – Mis à jour le 12/01/2025 à 22:27 . 1 min
Très présente dans le nord de Paris, la communauté afghane à la mainmise, notamment dans la rue Marx Dormoy dans le 18ᵉ arrondissement où le quartier se transforme en théâtre violent. Comme la semaine dernière, deux gangs se sont affrontés en plein jour à coups de machette et de bâtons. Des bagarres d’une violence inouïe qui rendent la vie tout simplement impossible aux habitants du quartier et des commerçants.À Paris , dans le 18ᵉ arrondissement, une rixe entre une quarantaine de ressortissants Afghans a éclaté samedi entre le métro La Chapelle et Marx Dormoy. Deux gangs se sont affrontés sur fond de trafic à coup de bâtons et de palettes. Des machettes ont aussi été retrouvées par les forces de l’ordre. Sept blessés au total dont un grave et ce n’est pas la première fois que des bagarres entre Afghans éclatent dans le secteur. Une situation qui pourrit la vie des commerçants et des habitants.
« C’est usant » »Le trottoir est pris par ceux qui vendent des baskets et des cigarettes. Il y a des luttes de clans et on se demande quand ça va s’arrêter. » Difficile pour ce riverain de se projeter et de vivre sereinement entre le trafic permanent et le risque de voir de nouvelles bagarres éclater.
Le sentiment partagé par un patron de supermarché dans le quartier. « C’est usant. Ça fait des années que ça dure, cette histoire de violence. On n’arrive plus à travailler sereinement. J’ai des caissières qui ont subi des agressions sexuelles. Je vous assure qu’on vient avec la boule au ventre », livre-t-il au micro d’Europe 1.
Des commerçants qui ont peur et qui soupçonnent une mafia afghane de vouloir blanchir de l’argent en rachetant en cash des boutiques de la rue Marx Dormoy. « C’est un discours qu’on entend dans le quartier. Tout le monde est au courant de cette histoire de cash. Il y a des commerçants qui ont été approchés. Il y a une histoire d’argent, ça vient de trafic », raconte ce même commerçant.Dans ce contexte, une grande partie des commerçants de la rue Marx Dormoy ont confié à Europe 1 vouloir, s’ils le peuvent, vendre au plus vite et quitter le secteur gangrené par le trafic.
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1984 : L’îlot Chalon, quartier de la drogue à Paris | Archive INA
INA Paris Vintage
http://bit.ly/InaParis…Journaux télévisés | Antenne 2 et FR3 | 1984-1986 Dans les années 80, l’îlot Chalon situé dans le 12e arrondissement de Paris, à proximité de la gare de Lyon, défrayait la chronique à cause de ses trafics de drogue. Depuis plusieurs décennies, ce petit quartier concentrait aussi de nombreuses communautés issues de l’immigration. En 1984, plusieurs descentes de police d’envergures seront menées dans le quartier, provoquant la colère de ses habitants, avant d’être entièrement démantelé. Il faudra attendre 1986 pour que le quartier soit rénové et change de nom. Images d’archive INA Institut National de l’Audiovisuel http://www.ina.fr#INA #Parishttps://m.youtube.com/watch?v=OTYurfV-9QU https://youtube.com/watch?v=OTYurfV-9QU&feature=shared
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frro par contre de 1995 a 2016 environ la banane sa a tjr ete top 5. Et de 95 a 2007 on va dire place des fetes, riquet bezbar et la banane c t les 4 tiekarts de paname les plus sensibles. La guerre a la banane elle a commence depuis les années 90, on a carrement la date precise de quand sa a commencé, survenu apres un drive by. Les humains de la banane carrement penser que c t leur ennemis de bezbar alors que pas du tout… des fois tes ennemis dort a cote de chez toi..
https://www.leparisien.fr/faits-divers/vendetta-a-la-banane-nono-le-barge-gorille-titi-depuis-25-ans-la-longue-liste-sanglante-des-clans-rivaux-20-05-2023-CTH3OC6VJZCGLC5IJ6ILIWRXHI.php
dans la vague des quartiers sensibles d’idf qui arrive dans les années 90, la banane faisait partit de ces quartiers avec des réelles meurtres, vendetta sous fond de drogue comme le clos, les 4000 ect…
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T’inquiète frérot je connais les grandes lignes de la guerre à la Banane. Mais même si ça a commencé en 1997, la Banane c’était pas au niveau des autres tiékarts (dans les années 90 début 2000) que j’ai mis dans l’article.
La Banane c’était en dessous de Bezbar, PDF, PDV, Riquet, Karcent, Belleville dans les années 90. La Banane c’était chaud, mais moins que ceux que je viens de citer. Au quotidien c’était le feu à Bezbar et Place des Fêtes, le Karcent c’était impénétrable même les keufs rentraient pas là-bas avant qu’ils détruisent et percent la cité en créant une rue. Belleville rue Piat, Ramponeau c’était chaud de ouf aussi, et y avait en plus Rébeval et l’Orillon à cet époque qu’on entendait beaucoup parler. Porte de Vanves ça tirait dans tous les sens face aux gitans du 156. Ensuite Riquet ils étaient aussi en place, grosse équipe, plaque tournante de crack etc… on entendait beaucoup parler d’eux. La Banane la guerre venait de commencer et ça dealait bien rue Duris… on entendait aussi parler d’eux, je vais pas mentir, mais c’était moins le faya que dans les autres tiékarts durant cette période.
Et début 2000 c’était en dessous de Bezbar, PDF, Belleville et PDV. Même Saint-Blaise on entendait plus parler que LBN au quotidien. La Banane c’était du même niveau que Cambrai on va dire. J’aurais pu les mettre en bonus à la place de Cambrai de 2000 à 2003. Après je sous-estime pas, c’était quand même un des pires tieks et c’était la rue mais moins chaud que Bezbar, PDF, Belleville et PDV.
De 2004 à 2007 je les ai mis 4ème.
De 2008 à 2013, c’est l’époque des ZSP donc Bezbar, Riquet, Cambrai et Saint-Blaise. La Banane est juste derrière en 5.
Edit : je me suis rappelé d’un article qui corrobore mes propos. L’article date de 2000.
« Deux secteurs semblent particulièrement sensibles dans le XXe : les alentours du parc de Belleville avec les rues Bisson, Tourtille, Ramponneau, Envierges, Piat, et de l’autre côté de l’arrondissement, autour des cités Saint-Blaise et Patrice-de-la-Tour-du-Pin. »
https://www.leparisien.fr/paris-75/les-bandes-s-arment-dans-le-xxe-11-11-2000-2001753937.php
Effectivement j’avais zappé mais début 2000 la cité de la Tour du Pin (Paganini) posait beaucoup de difficultés également.
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Il y aussi pas mal de quartiers dans la période 75-89 comme Chatelet/Rue Saint Denis, Gare Montparnasse/Gaîté ( mêmes problèmes qu’à l’Îlot Chalon), Strasbourg Saint Denis, Place de Clichy, Rue de Lappe/Bastille dans lesquelles il y avait beaucoup de prostitutions, de trafics d’héroïne et d’autres formes de criminalité et délinquance.
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Ouais y avait également pas mal de squats en ce temps là.
Extrait d’un article :
L’émergence des scènes ouvertes de la drogue à Paris dans les années 1980-1990.
« Concernant Paris, les grandes scènes de la toxicomanie «visible» sont concentrées dans le nord-est: la rue Myrha, le quartier de Belleville, la place des Fêtes, la Cité Piat-Envierges, Barbès ou Bonne-Nouvelle. Les squats ne sont pas oubliés : rue Pajol, place de Torcy, rue de Tanger, le secteur de la Rotonde-La Villette, la rue d’Aubervilliers, le passage Goix…
… divers squats proches de Montparnasse dans les années 1970 (14e arr.), quelques voies fameuses de l’îlot Chalon au début des années 1980 (12e arr.) ou les squats de l’avenue de Flandre où pouvait se trouver du crack nuit et jour dix ans plus tard (19e arr.)…
…Belleville servit ainsi de scène de l’héroïne pendant près de quinze ans (1975-1990), Stalingrad de scène du crack la décennie suivante (1989-2003), et la Goutte d’Or a connu de longues années de marchés de rue, offrant différents produits, plus ou moins mobiles et plus ou moins discrets à mesure du temps. »
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