Les 172 « cités interdites » de France en 1999/2000
Le Figaro Magazine du 17 juin 2000 avait publié une liste de 172 « cités interdites » recensées par les Renseignements généraux en 1999.
LES VIOLENCES URBAINES
Selon les Renseignements Généraux, les violences urbaines peuvent être définies comme des actes juvéniles collectifs commis de manière ouverte ou provocatrice et créant dans la population un fort sentiment d’insécurité. Ils peuvent être commis contre des personnes, des biens, les symboles des institutions par un groupe généralement jeune, qu’il soit structuré ou non. Ces actes ont souvent lieu sur un territoire donné et revendiqué par ce groupe comme étant sous sa domination.
CLASSIFICATION
C’est le Commissaire BUI-TRONG (qui dirige la section « Villes et Banlieues » à la Direction Centrale des Renseignements Généraux) qui est à l’origine d’une échelle qui porte son nom et qui sert à quantifier le degré de violence atteint dans les cités.
Ci-dessous, l’échelle des six degrés de violences urbaines de la classification du commissaire Lucienne Bui-Trong.
Il existe six degrés :
- Degré 1 : Racket, coups et blessures, rixes, règlements de compte, dépouille, vols avec violence, razzias visant les commerçants, incendies de voitures, de conteneurs à ordure, de locaux communs des immeubles des cités, etc… *
- Degrés 2 et 3 : Amplification du 1er degré : mêmes violences mais exercées en réunion et de plus en plus souvent.
- Degré 4 : Lapidation des véhicules de police et attroupements hostiles aux forces de l’ordre.
- Degré 5 : Violence physique aggravée contre les policiers
- Degré 6 : Emeutes
* Ces violences de première catégorie ont augmentées (en valeur absolue) de 1 000 % entre 1993 et 1998
REMARQUE
Il faut qu’il y ait eu au moins cinq faits de même nature dans l’année pour que les R.G. classent un quartier dans l’un des degrés ci-dessus.

LES LIEUX
70 % des actes de violence connus affectent 11 départements :
Nord, Oise, Rhône, Seine-Maritime, Seine et Marne, Yvelines, Essonne, Hauts de Seine, Seine Saint Denis, Val de Marne, Val d’Oise.
C’est dans ces départements que les niveaux 4 à 6 de violences urbaines sont atteints dans certains quartiers.

Liste des 172 « cités interdites » en France en 1999/2000
Province
Amiens : Nord – Flesselles – Pigeonnier – Fafet
Angoulême : Basseau
Arras : Blancs Monts – Baudimont
Audincourt : Champs Montants
Avignon : Monclar
Avion : République
Bayonne : Hauts de Sainte-Croix
Beauvais : Saint-Jean
Belfort : Résidences
Blois : Zup de Blois
Bourg-en-Bresse : Centre
Bourges : Gibjoncs – Chancellerie
Caen : La Guérinière
Carcassonne : La Conte
Castres : Laden – Petit Train
Chalon-sur-Saône : Cité du Stade – La Fontaine aux Loups
Charleville-Mézières : Houillère – Ronde Couture
Chartres : Beaulieu
Châteaudun : Beauvoir
Châteauroux : Zup Saint-Jean
Châtellerault : Plaine d’Ozon
Colmar : Zup Pasteur-Europe
Dijon : Grésilles
Dreux : Lièvre d’Or – La Croix Tiénac -Bâtes – Chamards-Oriels
Elbeuf : Puchot – Mont Duve
Evreux : La Madeleine – Netreville
Givors : Les Vernes
Grenoble : Mistral
Hem : Hauts Champs
La Ricamarie : Le Montcel – Puits des Combes
La Rochelle : Villeneuve – Les Salines – Mireuil – Port Neuf
La Seyne-sur-Mer : Zup de Berthe
Le Chambon-Feugerolles : Romière – Bouchet
Le Havre : Mont Gaillard
Lille : Fives – Moulins – Belfort
Lyon : Jean Mermoz – La Duchère
Marignane : Florida Parc – Chaume
Marseille : Font Vert – Bel Air
Maubeuge : Epinette
Méru : La Nacre
Metz : Borny – Hauts de Blémont
Mons-en-Baroeul : Zup Nouveau Mons
Montataire : Les Martinets
Montbéliard : Petite Hollande
Montélimar : Ouest – Nocaze
Montpellier : Grand Mail-Paillade
Mulhouse : Zup des Coteaux -Bourtzwiller – Brossollette
Nantes : Dervallières-Zola – Malakoff
Nice : Les Moulins – Ariane
Niort : Le Clou-Bouchet
Nogent-sur-Oise : La Commanderie
Orange : Fourchevieilles
Orléans : La Source – Argonne
Pau : Ousse des Bois
Reims : Orgeval – Wilson – Pont-Witry – Sainte-Thérèse
Rennes : Zup Le Blosne
Roanne : Parc des Sports
Roubaix : Epeule – Alma-Gare
Rouen : Lombardie – Le Châtelet – La Grand-Mare
Saint-Claude : Avignonnets
Saint-Dizier : Vert-Bois
Saint-Etienne : La Cotonne – Montchovet – Montreynaud
Saint-Herblain : La Harlière
Saint-Jean-de-la-Ruelle : Les Salmoneries
Sedan : Zup du Lac
Sens : Champs Plaisants
Strasbourg : Cronenbourg – Neuhof – La Meinau – Hautepierre
Toulouse : Faourette – Bordelongue – Bagatelle – Empalot – Mirail-Bellefontaine – Mirail-Reynerie
Tourcoing : Pont Rompu
Troyes : Chartreux
Uckange : Grand Ensemble – Tilleul
Valentigney : Les Buis
Vannes : Kercado
Venissieux : Les Minguettes
Vernon : Valmeux – Boutardes
Vernouillet : Tabellionne
Wittelsheim : Thur
Woippy : Saint-Eloy

Région parisienne
Antony : Grand Ensemble (92)
Argenteuil : Orgemont – Joliot Curie – Val d’Argent Nord (95)
Athis-Mons : Noyer-Renard-FFF (91)
Bagneux : Blagis – Tertres – Fontaine -Pervenches (92)
Beaumont-sur-Oise : Boyenval (95)
Cergy : Croix Petit – Saint-Christophe (95)
Chanteloup-les-Vignes : Zac de la Noé (78)
Colombes : Paul Bert – Europe – Petit Colombes – Grèves – Canibouts (92)
Corbeil-Essonnes : Montconseil – Les Tarterêts (91)
Courbevoie : Louis Blanc (92)
Dammarie-les-Lys : La Plaine du Lys (77)
Ecquevilly : Résidence du Parc (78)
Epinay-sur-Seine : Orgemont (93)
Etampes : Plateau de Guinette – Croix de Vernailles – Emmaus – Saint Michel (91)
Evry : Champtier du Coq – Pyramides – Agora – Parc aux Lièvres (91)
Fontenay-sous-Bois : Zup Larris-Bois-Cadet (94)
Garges-lès-Gonesse : Dame Blanche Nord – La Muette (95)
Gennevilliers : Luth (92)
Gonesse : Saint-Blin – Orly Parc (95)
Goussainville : Cité Ampère – Les Grandes Bornes (95)
Grigny : Grande Borne (91)
Le Kremlin-Bicêtre : Hauts Martinets (94)
Le Plessis-Robinson : Résistance – Léon Blum (92)
Les Mureaux : Bougimonts – Vigne Blanche – Les Musiciens (78)
Mantes-la-Jolie : Val Fourré (78)
Massy : Grand Ensemble-Alger (91)
Meaux : Pierre Collinet (77)
Melun : Nord – Mezereaux – Almont – Montaigu (77)
Montereau-Fault-Yonne : Surville (77)
Montfermeil : Bosquets (93)
Montgeron : Prairie de l’Oly (91)
Nanterre : Fontenelles – Lorilleux (92)
Neuilly-sur-Marne : Les Fauvettes (93)
Orly : Pierre au Prêtre – Le Domaine- Gaziers – Aviateurs (94)
Persan : Le Village (95)
Poissy : Beauregard – Coudraie (78)
Pontoise : Hauts de Marcouville (95)
Saint-Denis : Francs-Moisins (93)
Saint-Gratien : Les Raguenets (95)
Sainte-Geneviève-des-Bois : Saint-Hubert (91)
Sarcelles : Chantepie – Rosiers (95)
Sartrouville : Cité des Indes (78)
Sevran : Beaudottes (93)
Trappes : Merisiers (78)
Versailles : Bernard de Jussieu (78)
Villejuif : Alexandre Dumas (94)
Villeneuve-la-Garenne : Sablière -Caravelle (92)
Villetaneuse : Salvador Allende (93)
Villiers-sur-Marne : Hautes-Noues (94)
Vitry-sur-Seine : Balzac – Marronniers (94)

Répartition des cités interdites IDF en 1999/2000
77 : 4 cités interdites
78 : 8 cités interdites
91 : 8 cités interdites
92 : 8 cités interdites
93 : 6 cités interdites
94 : 5 cités interdites
95 : 10 cités interdites

Sources :
Figaro Magazine du 17 Juin 2000
vsfmil.chez-alice.fr et royalistesfrancais.fr
aucune cité considéré comme « interdite » dans le 75?
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Non aucune, c’est chelou. Après dedans y a certaines cités j’ai jamais entendu parler et à côté de ça y a pas les 4000. C’est bizarre en vrai. Mais cette liste elle est basée sur les violences urbaines et sur Paris y a moins de violences urbaines qu’en banlieue. Y a qu’à la Goutte d’or où il y a régulièrement des émeutes.
Et puis t’as vu à Paris c’est des rues, d’une rue à l’autre tu changes de décor, c’est pas comme en banlieue. A cette époque (1999/2000) la Goutte d’or c’était quelques rues et le square Léon, PDF c’était surtout la rue des Bois et la rue Compans, PDV c’était le 10 bd Brune, Belleville c’était rue Piat, rue Ramponeau, rue Tourtilles, rue Bisson… la Banane c’était rue Duris, rue des Panoyaux… Saint-Blaise pareil ça va être certains squares (surtout Vitruve à cette époque) et Mouraud…
En banlieue ça va être toute la cité qui est interdite, à Paname c’est rarement le cas, c’est plus des quartiers ou des rues que des cités cloisonnées comme en banlieue. À part les Orgues (Riquet), Cambrai ou encore le Karcent pour ne citer qu’eux. Mais à cette période le 140 c’était déjà détruit, Cambrai c’était pas aussi sensible, Riquet non plus, même si ça restaient des tieks sensibles quand même, dans le top 10 on va dire, pour donner un ordre d’idée, mais c’était pas top 3 des plus sensibles du 75.
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