Les plus gros fours du 78 (basé sur les montants déclarés par les keufs)
1) Plaisir, Valibout : 5 000 à 10 000€ / jour
2) Poissy, Beauregard : 2 000 à 3 000 € / jour
Plaisir. Un homme de 23 ans a été condamné, à une peine de dix-huit mois de prison dont un an ferme pour trafic de stupéfiant dans le quartier du Valibout – Crédits : LP/LMt
Les plus gros fours du 78 en détails
1) Valibout à Plaisir : 5 000 à 10 000 euros en 2022
En garde à vue, le jeune homme de 20 ans a expliqué qu’il était installé sur le point de deal depuis une semaine. Il vendait pour le compte d’un tiers qui lui apportait les substances. Il devait tenir la place de 10h à 23h, pour une rémunération de 200 euros. L’endroit était plutôt rentable, puisqu’il parvenait à brasser entre 5 000 et 10 000 euros au quotidien.
2) Beauregard à Poissy : 2 000 à 3 000 euros en 2016
Le point de deal, bien connu dans la cité, était ouvert 7 jours sur 7. « Il rapportait entre 2 000 et 3 000 € par jour », poursuit la même source. « Le trafic à la « barrière » de Poissy est un point de vente qui représente plus de cent ventes par jour »
La Verrière, le quartier du Bois-de l’Étang, le point de deal se trouvait près de la gare – Crédits : LP/Aurélie Foulon.
Quelques autres fours du 78
Val Fourré à Mantes-la-Jolie (secteur « Petite tour ») 1 500 euros en 2015
Les auteurs ont reconnu vendre tous les jours héroïne, cocaïne, herbe et résine de cannabis sans en mesurer le volume, mais pour un revenu journalier de 1.500 €, soit 270.000 € depuis le début de l’année.
Moser à Versailles : 1 000 euros en 2017
Les forces de l’ordre surveillent leurs lignes téléphoniques et leurs déplacements pendant plusieurs mois, mettent ainsi en évidence trois à quatre livraisons par jour à Versailles. Ils estiment le trafic à une centaine de grammes par semaine, pour un chiffre d’affaires de 7 000 €.
Square Henri Wallon à Trappes : 500 à 1 000 euros en 2020
Agé de 24 ans, le premier occupait l’appartement du square Henri-Wallon, où il avoue qu’il vendait de la drogue pour un chiffre d’affaires estimé de 500 à 1 000 euros par jour.
Coudraie à Poissy : 700 à 800 euros en 2010
Lors de l’arrestation, les forces de l’ordre ont mis la main sur 250 g de résine et environ 500 euros. Les surveillances et les auditions ont permis de comprendre que le trafic permettait aux jeunes gens de gagner entre 700 et 800 euros par jour sept jours sur sept.
Allée des Yvelines à Trappes : 500 euros en 2022
Un lycéen de 17 ans a été interpellé lors d’une opération antidrogue à Trappes. Il a reconnu se livrer à un trafic de stupéfiants qui aurait rapporté 500 euros par jour à son « donneur d’ordres »
Sartrouville : 400 à 500 euros (bénéfices*) en 2021
Lors de son audition, le suspect avait nié les faits qui lui étaient reprochés avant de les reconnaître. Il a affirmé avoir vendu près de 29 kg de cannabis, l’équivalent de 60 à 70 g par jour, depuis le mois de juin 2021, précise le journal local. Ses gains ont été estimés à 210 000 € environ, soit un bénéfice quotidien de 400 à 500 €.
Bougimonts aux Mureaux : 250 à 500 euros en 2020
Lors de son interrogatoire, le jeune homme a commencé, malgré tous ces éléments à charge, par nier être un dealer. Avant de reconnaître qu’il se livrait à la vente de cannabis depuis le mois de juillet. « Il a confié qu’il travaillait trois ou quatre fois par semaine dans le quartier. Son trafic lui rapportait de 250 à 500 euros par jour », précise une source proche de l’affaire. Son chiffre d’affaires, évalué depuis juillet, s’élevait à 15 000 euros pour un poids de 1,5 kg de cannabis vendu.
Petits Prés à Elancourt : 300 euros (bénéfices*) en 2019
Il estime avoir revendu du cannabis à une quinzaine de clients par jour durant cinq mois pour un bénéfice de 300 €. L’enquête se poursuit pour tenter de cerner l’étendue de son trafic d’ordonnances.
* il s’agit de bénéfices et non de chiffre d’affaires, donc le montant journalier doit être un peu plus élevé
Trappes. Les dealers menaient leur trafic depuis un appartement du square Henri-Wallon – Crédits : DR.
A savoir
Val Fourré à Mantes-la-Jolie
J’ai pas réussi à trouver beaucoup de chiffres sur le VF, mais là-bas y a beaucoup de fours et on trouve toutes sortes de drogues. Sans compter que c’est également une zone où y a des sistes-gro qui alimentent d’autres villesd’IDF et même de France.
Vaste opération de police contre l’équipe du plus gros point de deal du quartier du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Cinq trafiquants de drogue, âgés de 23 à 34 ans, ont été mis en examen, jeudi à Versailles avant d’être écroués. Ils sont soupçonnés d’animer « La centrale » un spot spécialisé dans le semi gros en cannabis et cocaïne, implanté dans la rue Maryse-Bastié.
La drogue, venue du Maroc ou arrivée par le port du Havre, transitait dans le quartier du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie, pour ensuite approvisionner différentes villes de France.
Les Mureaux
Saisie record de 2,4 tonnes de cannabis aux Mureaux.
Les Mureaux sont connus également pour être une zone de grossistes.
Les Mureaux : les policiers locaux félicités par Gérald Darmanin après la saisie de 2,4 tonnes de cannabis
Les Mureaux : les policiers locaux félicités par Gérald Darmanin après la saisie de 2,4 tonnes de cannabis – Crédits : LP/Stéphane Corby
Aubergenville
C’est une petite ville calme, mais y a eu de la vente en semi-gros ces dernières années.
Un réseau de semi-grossistes basé à Aubergenville (Yvelines) vient de tomber. Les membres présumés de ce trafic de drogue devaient comparaître ce 14 juin 2024 devant le tribunal.
Depuis Aubergenville (Yvelines), ils arrosaient le secteur en cannabis et cocaïne. Huit personnes, originaires pour la plupart d’entre elles de cette commune tranquille, ont été interpellées au saut du lit, lundi 10 juin 2024. Soupçonnées de se livrer à ce trafic depuis deux ans, elles ont été déférées ce vendredi, après quatre jours de garde à vue, pour être présentées à la justice.
Mantes-la-Jolie, mardi. Les journées d’été sont longues au Val-Fourré. Certains ont installé des hamacs pour se reposer mais selon des habitants, il s’agirait de dealers qui attendraient leurs clients au calme – Crédits : LP/Mehdi Gherdane
Conclusion
Le 78, on parle pas trop d’eux, mais y a des vraies zones où ça charbonne bien comme le Valibout à Plaisir qui tourne jusqu’à 10k.
Bien entendu, y a également le Val Fourré à Mantes-la-Jolie, pire zone des Yvelines, j’en ai déjà parlé juste au-dessus, pleins de fours, toutes sortes de gue-dro, vente en gros…
Les Mureaux, plusieurs secteurs, plusieurs points de deal, saisie de 2,4 tonnes de cannabis, zones de sistes-gros également…
La Coudraie à Poissy du temps de Turbo c’était du très lourd.
Considéré comme l’un des principaux trafiquants de drogue de l’Hexagone, il s’était spécialisé dans l’acheminement de cannabis au moyen de « go fast », ces convois de véhicules, voitures ou zodiacs, transportant leur chargement à grande vitesse – d’où son surnom, Turbo. « Il était capable de faire sortir une tonne de résine de cannabis du Maroc par jour », affirmait en 2021 un ancien policier dans Le Parisien.
Mais même aujourd’hui ça brasse encore à Poissy (Coudraie, Beauregard). Et c’est également une zone de sistes-gros.
Et puis y a également toutes les autres villes comme Guyancourt, Trappes, Sartrouville, Chanteloup-les-Vignes, Carrières-sous-Poissy, La Verrière…
J’ai pas trouvé de gros montants pour les fours du 78, à part pour le Valibout et Beauregard, le reste c’est des petits fours, y en a pleins, mais ils rapportent pas beaucoup. Après voilà j’ai pas tous les chiffres et je suis sûr que certaines zones brassent bien. Donc là c’est pas vraiment les plus gros fours des Yvelines, bien évidemment y en a d’autres mais on a pas les chiffres.
On parle pas beaucoup du 78, mais ils sont là. Faut pas croire que tout le 78 c’est la campagne, y a de vraies zones dans les Yvelines où c’est la rue et où ça charbonne dur.
Le trafic de drogue prospérait depuis plus d’un an au niveau de ce centre commercial des Mureaux (Yvelines) – Crédits : Fabien Dézé
Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise). Les trafiquants des Brouillards, comme ils appellent toujours leur quartier de Chennevières, ont été condamnés après dix-huit mois d’une enquête menée par le groupe «stups» de la sûreté urbaine de Cergy – Crédits : LP/Frédéric Naizot
Les plus gros fours du 95 en détails
1) Colombier (Impressionnistes) à Bezons, 13 000 euros en 2013
On estime que le chiffre d’affaires de ce trafic au Colombier était de 13 000 € par jour il y a encore un an. Aujourd’hui, il serait passé à moins de 3 000 €
2) Les Brouillards à Saint-Ouen-l’Aumône 11 450 euros en 2022 (bénéfices*)
Des vidéos promotionnelles sur les réseaux sociaux, des produits étiquetés : le point de vente du quartier de Chennevières, à Saint-Ouen-l’Aumône, engrangeait plus de 80000 euros de bénéfices par semaine. Douze prévenus ont été jugés, la plupart des amis d’enfance, et condamnés à des peines allant jusqu’à deux ans de prison ferme.
* il s’agit du bénéfice et non du chiffre d’affaire, donc le four doit brasser encore plus. Si ça se trouve il tourne encore mieux que les Impressionnistes.
3) Colonel-Fabien à Bezons, 6000 euros en 2016
La cité du colonel-Fabien, c’est un groupe d’immeubles enclavés, un lieu idéal pour les trafiquants qui peuvent très facilement déceler l’arrivée des forces de police. Depuis plusieurs mois, les lieux étaient dans le viseur des enquêteurs. Informés de la présence de revendeurs, ils ont multiplié les surveillances depuis l’automne, parvenant à détailler le rôle des principaux acteurs de ce trafic, Ils ont aussi estimé le chiffre d’affaires à environ 6 000 euros par jour
4) Chardonnerettes à Sarcelles, 6 000 euros en 2016
Une première vague d’interpellations est déclenchée par les policiers de Sarcelles. Parmi les suspects, quatre personnes qui reconnaissent revendre le cannabis sur la place et gagner 100 € la demi-journée ou 400 € la semaine. Un cinquième conteste tout, mais estime quand même le chiffre d’affaires du trafic à 6 000 € par jour.
5) Tête-de-Pont à Bezons, 5 000 euros en 2017
L’enquête de la sûreté urbaine d’Argenteuil s’était concentrée sur le hall du 132-134 de l’avenue Jean-Jaurès, juste en face du quartier du Colombier, ou les trafiquants s’étaient installés depuis de nombreux mois. Un quartier où les habitants s’étaient aussi mobilisés pour chasser les dealeurs. Au fil des surveillances, c’est un trafic de grande ampleur qui est découvert : 250 clients chaque jour arrivant pour la plupart en tramway des Hauts-de-Seine.Le point de vente perdure, malgré les opérations de police qui se succèdent. Ouvert sept jours sur sept, il se met en place en fin de matinée et reste ouvert jusqu’à 21 heures ou 22 heures, générant selon les policiers 5 000 € par jour.
6) Alcatraz à Bezons : 3 600 euros en 2015
L’enquête a débuté en avril dernier par un premier tuyau faisant état d’un trafic bien installé dans les immeubles de la rue Parmentier. Les planques menées sur le quartier l’ont rapidement confirmé. Entre 16 heures et 22 heures, le vendeur accueillait, toujours masqué, une clientèle nombreuse au 6e étage de l’immeuble, aidé par plusieurs guetteurs. Avec un chiffre d’affaires estimé à 600 euros par heure. Les enquêteurs, au fil des semaines sont parvenus à identifier ce vendeur masqué et à repérer l’appartement de la cité qu’il regagnait après les ventes.
Sarcelles, ce samedi 3 décembre 2016. Le petit centre commercial des Trois Noyers, dans le quartier des Chardonnerettes, où opéraient les dealeurs jugés à partir de ce lundi – Crédits : LP/Frédéric Naizot
A savoir
Sarcelles
800 kg de cocaïne d’une valeur de 24 millions d’euros en 2 ans (2023/2025). Alimente les semi-grossistes, les points de deal et centrales d’appel d’IDF.
Trafic de drogue : les pros des colis de Sarcelles auraient importé 800 kg de cocaïne en région parisienne
Comme une lettre à la Poste. C’était la méthode de ce réseau très actif de trafiquants de drogue. Quatre hommes et une femme, âgés de 21 à 28 ans, ont été mis en examen ce jeudi à Pontoise (Val-d’Oise) pour trafic et importation de stupéfiants et association de malfaiteurs. Ils sont soupçonnés d’avoir, entre 2023 et début 2025, importé par voie postale environ 800 kg de cocaïne, d’une valeur de 24 millions d’euros au prix de gros.
« Il n’est pas exclu que cette cocaïne alimente les semi-grossistes de la drogue, les points de deal et les centrales d’appel de la région parisienne », précise une source proche de l’affaire. Les bénéfices réalisés en deux ans d’activité de cette petite structure sont « gigantesques ».
Argenteuil
Saisie de 2,5 tonnes de cannabis
Près de 2,5 tonnes de cannabis ont été saisies dimanche à Argenteuil (Val-d’Oise) lors d’une opération qui a conduit à l’interpellation de trois trafiquants présumés, a indiqué mardi une source judiciaire qui confirmait une information du Parisien. La marchandise estimée à 5 millions d’euros selon le média.
Argenteuil et Bezons
Grossistes en Ile-de-France et en province (Haute-Savoie)
Un trafic de produits stupéfiants a été démantelé à Argenteuil. Les auteurs revendaient du cannabis et de la cocaïne en Île-de-France et en province. Ils ont été condamnés à des peines allant jusqu’à trois ans de prison ferme. L’organisateur opérait depuis sa cellule de Roanne où il était incarcéré pour tentative de meurtre.
Ils écoulaient du cannabis et de la cocaïne en Île-de-France mais aussi en province, prenant parfois la route de la Haute-Savoie pour revendre au détail ou parfois par kilos.
Les premières investigations menées à Argenteuil par le groupe stupéfiant de la sûreté départementale ont rapidement confirmé les premières informations : il y avait bien un trafic de stupéfiant dans le secteur du Val-Notre-Dame et du Val-Nord, structuré autour des deux suspects. Ces derniers, domiciliés à Argenteuil et à Bezons, ont fait l’objet d’une surveillance étroite, tant physique que technique, leur téléphonie étant également passée au crible.
Argenteuil (Val-d’Oise), hier. Dans la cité Champagne, le bailleur AB-Habitat a installé des portes à chaque palier , qui ne s’ouvrent que grâce au badge des locataires. Depuis, les trafiquants qui s’étaient installés au 11e étage sont partis – Crédits : LP/Arnaud Journois
Conclusion
Sur les 6 plus gros points de deal du 95, quatre sont à Bezons. C’est une ville stratégique, avec beaucoup de passages. Une ville « carrefour » entre le 78, le 92 et le 95 et qui est réputée pour ses fours, donc ce n’est pas étonnant de retrouver Bezons autant dans ce classement car la ville est une grosse plaque tournante de drogue.
Il y a également Argenteuil qui a eut une saisie record de 2,5 tonnes de cannabis et qui est aussi une plaque tournante de la drogue en IDF, avec de la vente au détail et en gros.
Le plus gros four du Val-d’Oise est au Colombier (cité des Impressionnistes) à Bezons. Le second est aux Brouillards à Saint-Ouen-l’aumône. C’est deux fours qui génèrent beaucoup de gen-ar.
Dans ce classement, on retrouve aussi le quartier des « Chardo » à Sarcelles.
Bien évidemment, j’ai pas réussi à trouver tous les chiffres pour toutes les villes du Val-d’Oise, mais ça donne tout de même une idée. Néanmoins, il manque des villes comme Garges, Villiers-le-Bel, Gonesse, Argenteuil, Cergy, Pontoise, Goussainville… où ça brasse aussi. Ou même d’autres cités de Sarcelles.
Mais encore une fois, Bezons c’est vraiment la base niveau stup dans le Val-d’Oise, toute la ville brasse, y a même encore d’autres tess de Bezons dont j’ai pas trouvé les chiffres.
40 policiers interviennent avenue Jean-Jaures à Bezons, juste en face du Colombier pour démanteler à nouveau un trafic de stupéfiants – Crédits : LP/Frédéric Naizot
Les plus gros fours du 91 (basé sur les montants déclarés par les keufs)
1) Longjumeau, Rocade / Bel Air : 15 000€ / jour
2) Juvisy-sur-Orge, Jules-Ferry : 3 000€ / jour (bénéfices*)
3) Massy, Clos-de-Villaine : 3 000€ / jour
Longjumeau, le 16 octobre. Les agents de la police municipale passent quotidiennement à la Villa-Saint-Martin, connue pour abriter un point de deal – Crédits : LP/Thomas Diquattro
Les plus gros fours du 91 en détails
1) Rocade / Bel Air à Longjumeau : 15 000 euros en 2017
Au pied des immeubles, les guetteurs crient au passage de la voiture de police. La scène se répète tous les jours dans les quartiers de la Rocade et Bel Air à Longjumeau. Depuis plusieurs années, les habitants des 894 logements de ces quartiers subissent la présence de groupes de dealers. Selon la police, ce trafic rapporterait 15.000 euros par jour.
2) Jules-Ferry à Juvisy-sur-Orge : 3 000 euros (bénéfices*) en 2010
Il cache la drogue dans les bâtiments alentour et trouve même un remplaçant lors d’une semaine d’hospitalisation. En six mois, il aurait écoulé près de 4 kg de cannabis et fait 3 000 euros de bénéfices, selon la police.
* il s’agit de bénéfices et non de chiffre d’affaires, donc le four doit tourner un peu plus que 3 000€.
3) Clos-de-Villaine à Massy : 3 000 euros en 2011
C’est la compagne de la tête du réseau, qui conservait chez elle l’argent de la drogue, ainsi que le cannabis en attente d’être vendu. Agée de 20 ans au moment des faits, elle a assuré aux enquêteurs avoir vu circuler jusqu’à 100000 euros. Le « point de vente » du Clos-de-Villaine aurait rapporté 3000 euros par jour.
Évry-Courcouronnes (Essonne), ce mercredi 8 novembre. Une vingtaine de policiers ont été mobilisés pour cette opération menée dans le quartier du Canal – Crédits : LP/Florian Garcia
A savoir
La Grande Borne à Grigny
357 000 € / jour (2,5 millions / semaine) en 2015 *
La Grande Borne est l’un des hauts lieux de la vente de stupéfiants en région parisienne. « Une quinzaine de familles tiennent le marché. Plus de 500 kilos de cannabis sont vendus par semaine, ce qui représente quelque 2,5 millions d’euros de recettes hebdomadaires. On trouve toutes sortes de drogues dans cette cité », raconte Claude Carillo, le secrétaire départemental du syndicat Alliance de la police. « On dénombre quatre grands « fours » [points de vente fixes dotés de guetteurs équipés de portables dans les rues alentour, NDLR] de vente au détail de cannabis servant chacun environ 100 « clients » par jour, à côté des « fours » plus discrets de vente en gros et demi-gros », enchaîne le policier.
* je ne le compte pas dans le classement car ça ne concerne pas simplement un seul four. Apparemment ça inclus 4 fours + vente en gros et semi gros. Comme le montant paraît presque « irréel », je mets le lien de l’article où le keuf donne les chiffres pour la Grande Borne.
Un des fours de la Grande Borne à Grigny – Crédits : S.N. / Le Républicain
Conclusion
L’Essonne, qui est plus connu pour ses violences urbaines et ses guerres de bandes, brasse tout de même pas mal dans certaines zones.
Naturellement, la cité de la Grande Borne à Grigny, doit être le secteur où ça bibi le plus. On n’a pas les chiffres four par four c’est dommage, mais l’ensemble de la cité c’est vraiment du très très lourd.
Avec la mise en place des ZSP qui ont renforcé la présence policière aux Tarterêts, à la Grande Borne et à Grigny 2, certaines zones ont pu se développer aux niveau des stup, c’est notamment le cas du secteur Rocade / Bel Air à Longjumeau qui ont un four qui tourne vraiment bien.
J’ai pas réussi à obtenir les chiffres de beaucoup de tiékarts du 91, mais on voit qu’au niveau des narcotiques, ils ne sont pas en reste, ça bicrave bien.
La saisie a été réalisée dans la résidence Millepertuis, en face du quartier des Hautes Bergères, aux Ulis – Crédits : LP/B.S.
Les plus gros fours du 75 (basé sur les montants déclarés par les keufs)
1) Paris 18ème, Goutte d’Or : 8 000€ / jour
2) Paris 19ème, Cité Reverdy : 8 000€ / jour
3) Paris 20ème, La Banane : 6 700€ / jour (47 000 euros par semaine)
Rue de la Goutte d’Or (XVIIIe), malgré la mobilisation policière, le plan de réhabilitation 2019-2022 du quartier, les réunions entre mairie et riverains, l’espoir quitte peu à peu la Goutte d’Or – Crédits : DR
Les plus gros fours du 75 en détails
1) Goutte d’or à Paris 18ème : 8 000 euros en 2022
Les employés du four étaient organisés autour de deux groupes qui alternaient les vacations du matin et de l’après-midi. Ils ouvraient leur commerce de 10 heures à 2 heures du matin et accueillaient pas moins de cinq cents clients par jour pour un chiffre d’affaires quotidien estimé à 8 000 euros.
2) Cité Reverdy à Paris 19ème : 8 000 euros en 2018
Pendant des années, la cité a vu défiler jusqu’à trois cents clients par jour, toxicomanes, SDF, squatteurs mais aussi « extérieurs lambda ». Le point de vente, surnommé le « four », était un porche au 14, de la rue Pierre-Reverdy, géré par une famille malienne qui rapportait près de 8 000€ par jour. Des mineurs cagoulés, en situation précaire, sans papier et paumés, étaient employés comme dealeurs ou guetteurs. Les habitants vivaient un cauchemar. Par peur des représailles, ils n’osaient rien dire.
3) La Banane à Paris 20ème : 6 700 euros en 2022
Trois frères du quartier des Amandiers, dans le XXe, sont soupçonnés d’avoir monté une centrale d’appel téléphonique où les consommateurs commandaient des produits stupéfiants, livrés à domicile dans toute l’Île-de-France. Cette formule leur aurait rapporté 47 000 euros par semaine.
Dans la cité RIVP de la rue Reverdy à Paris (XIXe), des jeunes dealent devant les immeubles – Crédits : DR
A savoir
Rébeval à Belleville (19ème)
Saisie de drogue historique 1,3 tonne en 2009 :
C’est la plus « lourde » saisie de drogue de l’histoire de la police parisienne : 1,3 t de résine de cannabis a été retrouvée, hier, dans un parking de l’avenue Simon-Bolivar (XIX e ). Un butin lié au réseau de la petite cité Rébeval, enclavée entre le bas Belleville et les Buttes-Chaumont.
Saint-Blaise (20ème)
Le quartier alimentait les grossistes de la banlieue parisienne (Nanterre, Mantes-la-Jolie, Sarcelles, Villeneuve-la-Garenne) en 2002 :
Les uns braquaient les voitures, les autres assuraient les convois, d’autres encore redistribuaient la marchandise aux dealers parisiens et aux grossistes de banlieue venus la chercher, le tout sous l’oeil de guetteurs. Selon l’enquête, deux à trois convois seraient arrivés chaque semaine à destination finale des cités de Nanterre, Mantes-la-Jolie, Sarcelles ou Villeneuve-la-Garenne, en banlieue. La marchandise ne restait jamais 24 heures à Saint-Blaise. PARIS, HIER. Les policiers ont saisi cinquante mille cachets d’ecstasy, en provenance directe des Pays-Bas.
Place des Fêtes / Danube (19ème)
L’argent de la drogue saisie 1,2 M€ boulevard Sérurier, donc soit à Place des Fêtes (Niz), soit à Danube. Également lance-roquettes, kalach, pistolet-mitrailleurs…
Les six trafiquants de drogue ont été arrêtés en possession d’un lance-roquette et de 1,2 million d’euros.
Selon nos informations, les policiers ont découvert, dans un garage parisien du boulevard Sérurier (XIXe), plus de 1,2 M€ détenu en petites coupures, dans des valises remplies à ras bord, par le groupe de dealeurs présumés – des hommes âgés de 30 à 40 ans et déjà connus de la police.
Par ailleurs, les trafiquants avaient aussi amassé un véritable arsenal de guerre. Dans le garage du XIXe arrondissement, dans le coffre d’une Renault Laguna, les enquêteurs ont mis la main sur un lance-roquettes chargé, une Kalachnikov, plusieurs pistolets-mitrailleurs ainsi que des armes de poing.
Place des Fêtes (19ème)
Vente en semi-gros en 2023
Trafic de drogue à Paris : les dealers de la Place des Fêtes arrêtés avec 350 000 euros de cannabis.
Deux semi-grossistes et un client ont été arrêtés lundi en flagrant délit par la police judiciaire de Paris avec plus de 35 kg d’herbe et de résine de cannabis. Ils sont soupçonnés d’importer cette marchandise pour alimenter les détaillants du XIXe arrondissement.
Stalingrad (19ème)
Stalingrad, plaque tournante de crack
Reportage au cœur du quartier de Stalingrad, plaque tournante du trafic de cette drogue ultra-dure.
Riverains au bord de la crise de nerfs, commerces et terrasses désertées… Tapi depuis des décennies, le crack ravage plus que jamais le quartier de Stalingrad.
Porte de la Chapelle (18ème)
Le plus grand supermarché du crack de France
«Le plus grand supermarché du crack de France». Dans plusieurs vidéos postées sur Twitter, l’élu LR du XVIIIe arrondissement de Paris Pierre Liscia a dénoncé ces dernières semaines «la nette recrudescence du deal et de la consommation de crack», notamment dans le quartier de la porte de la Chapelle, au nord-est de la capitale. Près du périphérique, un terrain coincé entre deux échangeurs est même surnommé la «colline au crack».
Porte de la Chapelle – Crédits : LP/Philippe de Poulpiquet/Guillaume Georges
Conclusion
J’ai trouvé uniquement des chiffres pour 3 tiékarts donc il manque pas mal de tieks où ça bicrave bien comme Riquet / Stalingrad, Saint-Blaise, Orteaux / RDH, Python, Arcades / Paga, Danube, Place des Fêtes, Belleville, Cité Rouge, Porte de la Chapelle / Marx Dormoy / La Chapelle, Clignancourt, Cambrai et certaines cités du sud de la capitale comme Porte de Vanves, les deux cités de Balard ou encore certaines cités du 13ème.
Mais bon, j’ai tout de même les chiffres pour 3 grosses tess réputées dans les stupéfiants à Paris (Bezbar, cité Reverdy et la Banane), donc ça donne un ordre d’idée.
Après voilà, c’est incomplet, donc c’est pas vraiment les 3 plus gros fours du 75, on en sait rien en vrai, on fait avec ce qu’on a. Mais de toute façon, c’est sûr qu’ils font partis du top 10des plus gros fours de la capitale.
26 Novembre 2024, Place des Fêtes, secteur de la Niz. C’est dans cet immeuble de la rue de l’orme que les forces de l’ordre sont intervenues pour trafic de cocaïne et de cannabis – Crédits : Le Parisien
La cité des Côtes-d’Auty, boulevard du Général-de-Gaulle à Colombes, est connue pour être un point de deal depuis des années. Le réseau routier et la desserte par le tramway en font un spot facile d’accès – Crédits : LP/Olivier Bureau
Les plus gros fours du 92 en détails
1) Luth à Gennevilliers, 5 715 euros en 2000 (25 000 francs)
L’immense barre Gérard-Philipe, promise à la démolition en 2001, où ne résident plus que 80 locataires, servait de planque à un réseau fort bien rodé. Surveillée jour et nuit par un aéropage de guetteurs rémunérés par les dealers, la barre paraissait imprenable : à peine un uniforme mettait-il un pied dans le secteur que vendeurs et toxicomanes s’évaporaient dans la nature. Il aura fallu pas moins de 73 hommes de la Sûreté urbaine des Hauts-de-Seine et du commissariat de Gennevilliers, pour mettre fin à ce marché lucratif, qui rapportait quotidiennement près de 25 000 F à la bande, un groupe de jeunes d’une vingtaine d’années. Lors de leurs interventions, les policiers ont saisi 87 000 F en liquide, des armes de poings et 530 doses d’héroïne et de cocaïne.
2) Canibouts à Nanterre, 5 000 euros en 2001
Les enquêteurs ont établi que le trafic alimentait une partie de la capitale depuis Nanterre et qu’il durait depuis au moins un an. La dernière cargaison aurait dû leur rapporter environ 1 500 000 F (228 673,5 euros). Mais avant ce dernier voyage, les malfrats ont pu écouler au moins une tonne de résine, soit 12 000 000 F (1 829 388,2 euros). Les huit hommes ont été écroués en début de semaine. Les deux frères à la tête du trafic risquent jusqu’à vingt ans de prison.
3) Grèves à Colombes, 4 500€ (bénéfices*) en 2003
Une centaine de clients par jour, entre dix et quinze kilos de cannabis vendus, un bénéfice estimé à 4 500 euros (30 000 francs) par jour
* il s’agit du bénéfice et non du chiffre d’affaires, donc le four doit tourner un peu plus que 4 500€
4) Square de l’Avre à Boulogne-Billancourt, 4 000 euros en 2018
Aux éléments à charge que lui soumet la présidente, Samba répond presque toujours : « affabulation ». Il n’aurait donc « rien à voir » avec les centaines de barrettes servies chaque jour pour un chiffre d’affaires d’environ 4000 €.
5) Côtes-d’Auty à Colombes, 3 000 euros en 2022
il n’a jamais vendu de shit, n’a rien à voir avec le trafic et « n’explique pas » qu’on le désigne gérant du point de deal, qui réalisait quelque 90 000 euros de chiffres d’affaires par mois, selon les estimations policières.
Boulogne-Billancourt. Les réseaux de trafiquants se succèdent aux squares l’Avre et des Moulineaux – Crédits : LP/JEAN-BAPTISTE QUENTIN
Quelques autres fours du 92
Joliot-Curie à Nanterre, 1 700 euros en 2016
Les transactions avaient lieu dans le hall ou dans les étages. Elles rapportaient en moyenne 1 700 euros par jour. Tous les mis en cause sont déjà connus des services de police et de justice. Certaines faisaient déjà l’objet d’un contrôle judiciaire. Un seul est en situation de récidive légale. Tous ont nié leur participation à ce trafic.
Place de la Boule à Nanterre, 1 000 à 1 500 euros en 2010 (en 3 heures)
Le chiffre d’affaires tourne souvent entre 1 000 et 1 500 euros en trois heures. Au téléphone, les chefs font aussi le point sur le nombre de clients. Les bonnes et les mauvaises journées, quand les « ienclis » sont un peu moins nombreux. Mais la place de la Boule est une bonne adresse, presque un label.
Petit-Nanterre à Nanterre, 1 000 euros en 2017 (730 000€ en 2 ans)
Les vendeurs de shit jugés depuis jeudi et jusqu’à vendredi étaient à l’œuvre rue de l’Agriculture, au Petit-Nanterre, animant un point de vente appelé « Le Gouffre ». Point de vente dont les enquêteurs estiment le chiffre d’affaires à 730 000 € en deux ans, pour quelque 150 kg écoulés en petites barrettes. Pure vue de l’esprit si l’on suit les huit trafiquants présumés.
Colombes (Hauts-de-Seine), le 31 août 2023. La police municipale patrouille régulièrement dans la cité d’Estienne-d’Orves – Crédits : LP/V.M.
Conclusion
Quand on pense aux quartiers sensibles du 92, on pense tout de suite à la drogue, car c’est ce qu’on a toujours entendu depuis des décennies : le 92 c’est les stup.
Mais dans les faits, on se rend compte que les fours des Hauts-de-Seine rapportent beaucoup moins que ceux du 93 et même moins que ceux du 94 ou du 75. En gros, c’est le département de la petite couronne qui génère le moins de gen-ar sur les différents points de deal.
Après c’est vrai que j’ai pas réussi à trouver des chiffres vraiment parlant pour la cité desCanibouts à Nanterre qui était le plus gros four du département et qui alimentait à l’époque tout l’IDF et même au-delà, c’était vraiment une grosse plaque tournante de gue-dro.
De plus, j’ai pas trouvé de chiffres pour la cité Pablo Picasso où ça brasse bien également.
Nanterre. Trois hommes ont été interpellés, jugés et condamnés pour trafic de stupéfiant début janvier, dans la cité Pablo-Picasso – Crédits : LP/D.L.
Pareil j’ai pas toutes les tess de Colombes (Fossé Jean, Musiciens…), ni les Quartiers Nord d’Asnières, ni la Caravelle à VLG, le Pont de Sèvres à Boulogne, les Baconnets à Antony ou les cités de Bagneux (Tertres, Blagis…), donc tout ça est à relativiser.
Cependant j’ai tout de même trouvé les chiffres pour deux cités de Colombes (Grèves, Côtes d’Auty), le Square de l’Avre à Boulogne et le Luth à Gennevilliers donc ça donne une petite idée du biz de stupéfiants des Hauts-de-Seine.
Mais encore une fois, difficile de se faire une vraie idée sans tous les chiffres de l’époque 80’s 90’s aux Canibouts ainsi qu’à Pablo Picasso. Mais bon, on est obligé de faire avec les chiffres qu’on réussit à dénicher à droite à gauche.
Pour la cité du Luth j’ai finalement réussi à trouver les chiffres de l’époque de la barre Gérard-Philipe (les chiffres datent de 2000) donc j’ai modifié l’article avec les nouvelles données. Cependant, il faut garder en tête que 25 000 francs à l’époque revient à beaucoup plus que 5 715 euros aujourd’hui. On ne peut pas transposer les montants sans tenir compte des époques qui étaient différentes, tout coûtait moins cher avant. Si ça se trouve le montant en question doit être multiplié pour refléter la réalité. Cependant j’ai utilisé le convertisseur de l’INSEE qui soit disant prend en compte l’inflation et qui affirme que le pouvoir d’achat de 25 000 francs en 2000 est égal au pouvoir d’achat de 5 715 euros en 2024.
Pour les Canibouts à Nanterre les chiffres datent de 2001 et étaient indiqués dans l’article de presse, je n’ai donc pas eu besoin de convertir.
Pour les besoins de l’article, j’ai mis les chiffres du Luth et des Canibouts en euros, mais je trouve que ça ne reflète pas la réalité de la valeur du franc à l’époque. En vrai, c’était vraiment deux gros points de vente qui généraient des grosses sommes.
Pour finir, ce qu’il faut garder en tête, c’est qu’à l’époque, le 92 (surtout Nanterre) fournissait les autres cités de Paname et même la province, c’est pour ça que les Hauts-de-Seine ont été longtemps associé aux narcotiques. C’était les sistes-gro des cités de la région parisienne et ça brassait des grosses sommes avec la vente en gros.
Les Canibouts à Nanterre en 2001 :
A la limite de trois départements (Hauts-de-Seine, Yvelines et Val-d’Oise), à deux pas de l’autoroute A 86, la cité des Canibouts est devenue l’une des plaques tournantes du trafic de cannabis au niveau régional. Certains dealers viennent même de province pour s’approvisionner dans cette cité du Petit-Nanterre désormais sous haute surveillance.
Les plus gros fours du 94 (basé sur les montants déclarés par les keufs)
1) Champigny-sur-Marne, Boullereaux : 30 000€ / jour
2) Ivry-sur-Seine, Longs Sillons : 10 000€ / jour (900 000€ en 3 mois)
3) Villejuif, Moutier : 8 000€ / jour
4) Villejuif, Stade Gabriel-Thibault : 6 000€ / jour
5) Ivry-sur-Seine, Moulin : 4 000€ / jour
Ivry, place du 8-mai-1945, ce lundi matin. Autour de la rue Barbès, entre 250 et 300 clients viennent acheter chaque jour leur cannabis – Crédits : LP/Denis Courtine
Les plus gros fours du 94 en détails
1) Boullereaux à Champigny-sur-Marne, 30 000 euros en 2013
Deux frères dirigeaient le business depuis l’étranger. L’un d’eux était basé au Pays-Bas, d’où partaient les «go fast», ces livraisons de drogue par voitures rapides. Deux par semaine! La police avait pu en identifier une dizaine dans ce dossier depuis l’Espagne ou la Hollande. L’argent de la drogue coulait à flots aux Boullereaux: 30.000 euros de chiffre d’affaires par jour!
2) Longs Sillons à Ivry-sur-Seine, 10 000 euros en 2021
Situé à Ivry-sur-Seine, dans la cité des Longs Sillons, ce point de deal faisait un “chiffre d’affaires estimé, depuis juin, à 900 000 euros, ce qui est énorme”, commente une source policière.
3) Moutier à Villejuif, 8 000 euros en 2023
Ce point de deal surnommé « Caliterter », situé sur la place du Moutier à Villejuif, au sud de Paris, brassait « un chiffre d’affaires » estimé à « 8000 euros par jour » par les enquêteurs de la Sûreté territoriale du Val-de-Marne, expliquait le parquet au moment de la première grande salve d’interpellations, en juillet dernier.
4) Le « stade » Gabriel-Thibault à Villejuif, 6 000 euros en 2017
A la fin de sa journée, le bicraveur remet l’argent aux lieutenants. « Eux, ce sont les comptables même s’ils s’occupent aussi du conditionnement de la drogue, résume un connaisseur. Ce point de deal doit faire 6 000 € de chiffre d’affaire par jour. C’est beaucoup quand tu sais que tu n’as à payer ensuite que cinq de tes soldats. Il doit rester 3 000 € que se partagent les propriétaires du point de deal ».
5) Moulin à Ivry-sur-Seine, 4 000 euros en 2019
C’est le cas aussi au Moulin d’Ivry, le plus gros point de deal du département avec un chiffre d’affaires quotidien à plus de 4000 euros.
Quelques autres fours du 94
Barbusse à Choisy-le-Roi, 1 400 euros en 2020 (500 000€ / an)
Val-de-Marne : le point de deal faisait un demi-million d’euros de bénéfices par an. Une information judiciaire a été ouverte pour déterminer précisément l’organisation de ce trafic au chiffre d’affaires colossal. Selon nos informations, il générait plus d’un demi-million d’euros de bénéfice par an.
Bois l’Abbé à Champigny-sur-Marne et Chennevières-sur-Marne, 1 000 euros en 2018 (30 000€ / mois)
La drogue était ensuite écoulée dans plusieurs points de deal situés dans la cité du Bois-l’Abbé à Champigny, un « quartier de reconquête républicaine » où l’Etat a mis en place un plan d’action. « Le réseau fonctionnait en call center, précise un enquêteur. C’est-à-dire qu’une personne recevait les appels des clients pour que la drogue soit remise. »
Selon nos informations, ce réseau vendait en moyenne 750 g par mois pour un chiffre d’affaires avoisinant les 30 000 €. Près de 6 000 € et 35 000 $ ont été retrouvés en perquisition chez un septième homme qui est en fuite.
Villejuif, lundi. Le « four », plus gros point de deal du Val-de-Marne, a été démantelé en début d’année aux abords du stade Gabriel-Thibault. Épilogue d’un long travail d’enquête – Crédits : LP/Lucile Métout
Conclusion
On peut observer que sur les 5 plus gros fours du 94, deux sont à Ivry et deux autres à Villejuif. Il s’agit de deux villes aux portes de Paris réputées pour les stup.
Mais tout en haut du mont Olympes de la gue-dro dans le Val-de-Marne, on a la cité des Boullereaux à Champigny (surnommée « Shitland« ) qui brassait des grosses sommes, c’était un des plus gros fours d’IDF début des années 2010.
La cite des Boullereaux a Champigny – Crédits : PHOTOPQR/LE PARISIEN/Julien Solonel
11) Saint-Ouen, Arago : 18 000€ / jour (double le week-end)
12) Saint-Denis, Gabriel Péri : 17 000€ / jour
13) Saint-Denis, Pablo Neruda : 15 000€ à 17 000 / jour
14) Aulnay-sous-Bois, Mille Mille : 15 000€ / jour
15) La Courneuve, 4000 : 12 000€ / jour
Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). La cité alimente jusqu’à 1500 clients par jour, pour plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires par an. LP.
Les 15 plus gros fours du 93 en détail
1) La Capsulerie à Bagnolet, 70 000€ en 2014
La « Caps » reste un « four » majeur dans le département. En 2014, lors du procès de trafiquants, il avait été évalué que ce gros point de vente réalisait un chiffre d’affaires de 70 000 € par jour.
2) Michelet à Saint-Ouen, environ 46 000€ en 2020/2021
Avenue de Michelet, à Saint-Ouen, le juteux trafic de cannabis et de cocaïne a même connu un chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros seulement sur une courte période d’un mois de décembre 2020 à janvier 2021.
3) Gros Saule à Aulnay-sous-Bois, 34 000€ en 2013
Le trafic demeure et cela, Manuel Valls n’en disconvient pas. « C’est sans doute l’un des trafics les plus dur du département et donc d’Ile-de-France », admet-il en faisant allusion au 26-28 Schweitzer, une adresse où il n’a pas fait de halte hier. Selon nos informations, le point de deal continuerait de rapporter 34000€ par jour aux trafiquants.
4) Les Beaudottes à Sevran, 30 000€ en 2009 *
C’est un calme trompeur. En ce début de soirée à la cité des Beaudottes, des familles cultivent leur lopin de terre au pied des tours HLM. Des papys disputent une partie de pétanque sous un ciel cotonneux. Chacun profite du printemps… Ou presque. À cent mètres de là, au 1, allée de La Pérouse, un jeune fait le guet, dissimulé sous une capuche noire. Ici, glisse un voisin, « le trafic de cannabis, c’est les trois-huit, 24 heures sur 24 ». Fin décembre, les services de police estimaient qu’à cette adresse précise, les trafiquants réalisaient un chiffre d’affaires de 30.000 euros par jour!
5) Charles-Schmidt à Saint-Ouen, 30 000€ par jour en 2021
Un supermarché de la drogue « indéboulonnable » et « lucratif ». Le point de deal de la cité Charles-Schmidt, à Saint-Ouen, prospère depuis une trentaine d’années.La colère des habitants a redoublé dernièrement à la lecture d’un tweet du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui se félicitait du « démantèlement » du site, l’un des plus gros « fours » d’Île-de-France qui rapporte 30 000 euros par jour, selon une source policière locale.
6) Cité Basse à Sevran, jusqu’à 30 000€ en 2011
Sa ville est en état de siège. Depuis plus de dix ans, le trafic de drogue – du cannabis à 90% – prospère à Sevran, plaque tournante d’Ile-de-France. Tout se passe dans les halls d’immeubles de deux des quartiers nord de cette ville de 52 000 habitants au centre plutôt coquet: les Beaudottes et Montceleux. Certains coins, comme le 1, allée Lapérouse, ou le 4, rue Jan-Palach, peuvent dégager jusqu’à 30000 euros de chiffre d’affaires par jour.
7) Boutte-en-Train à Saint-Ouen, 15 000 à 30 000€ en 2018
Un marché local estimé par les enquêteurs entre 15 000 et 30 000 euros de chiffre d’affaires par jour. Soit entre 700 et 1500 clients journaliers, qui viennent acheter leur dose d’herbe ou de cannabis à 20 euros en moyenne. Soit encore un chiffre d’affaires annuel de dix millions d’euros !
8) DDF à Saint-Denis, 15 000 à 20 000€ en 2019
La police de sécurité du quotidien a recueilli de nombreuses plaintes d’habitants. Sur le terrain, les enquêteurs continuaient les investigations, interpellant les acheteurs d’abord, pour remonter le fil jusqu’aux organisateurs présumés. Montant estimé des ventes journalières : 15 000 à 20 000€.
9) Émile Cordon à Saint-Ouen, 15 000 à 20 000€ en 2015
Cette opération a permis de démanteler le réseau local qui alimente en drogue la cité Cordon », se félicite une source proche de l’enquête. Située en plein centre-ville et classée en zone de sécurité prioritaire (ZSP) depuis 2012, la cité Cordon, et plus largement Saint-Ouen, est une des plaques tournantes du trafic de drogue en Ile-de-France. Ce point de deal, considéré comme l’un des plus gros points de vente de Saint-Ouen, générait 15 000 à 20 000 euros de chiffre d’affaires par jour.
10) Clos Saint-Lazare, Stains, 18 290€ en 1995 **
Au milieu des années 90, quand Rico, le caïd, tenait le quartier, les services de police estimaient à près de 120 000 francs (18 290 euros) les profits quotidiens tirés de la revente de drogue. Chaque jour, 400 à 600 clients venaient chercher leurs doses d’héroïne, «pure à 98%» selon un laboratoire missionné par les stups. Les guetteurs qui travaillaient alors pour Rico gagnaient jusqu’à 30 000 francs (4 570 euros) par mois.
11) Arago à Saint-Ouen, 18 000€ en 2009
Dans cette même cité Arago de Saint-Ouen, le 26 septembre dernier, deux dealers se sont entretués à coups de pistolet automatique. Leurs clans se disputaient – et se disputent encore – ce marché en or (sale), plaque tournante majeure de la région parisienne, qui génère 18 000 euros de chiffre d’affaires et attire 600 clients par jour, le double le week-end.
12) Gabriel Péri à Saint-Denis, 17 000€ en 2015
les acteurs d’un trafic assez prospère à en juger par les estimations de son chiffre d’affaires : 17 000 € jour, nets d’impôts. Les clients, 200 toxicomanes venus de toute l’Ile-de-France, arrivaient dès le matin pour acheter cocaïne et héroïne presque exclusivement, à 40 ou 50 € le gramme. Ironie de la situation : le trafic se déroulait à moins de 500 m du commissariat de Saint-Denis.
13) Pablo Neruda à Saint-Denis, 15 000 à 17 000€ en 2015
Certains jours, surtout le week-end, des files d’attente se forment pour acheter les produits. En novembre dernier, suite à une importante opération policière, le trafic avait été estimé à 17 000 euros par jour à Péri (1). Selon une source, Neruda génère environ 15 000 euros.
14) Mille Mille à Aulnay-sous-Bois, 15 000€ en 2012
Par l’ampleur des profits illicites qu’il génère et par son mode d’organisation, ce trafic sape les bases même de notre société, il corrompt tout dans son sillage », s’emporte la magistrate en évoquant cette « entreprise de destruction froide et cynique de la jeunesse ». Et de rappeler quelques chiffres : « Un point de deal de hall d’immeuble peut rapporter jusqu’à 15000 € par jour. Les guetteurs mineurs sont rémunérés à hauteur de 100 € ou 150 € par jour… Comment écarter ces gamins du danger de ces profits immédiats et faciles? »
15) Les 4000 à La Courneuve, 12 000€ en 2009
Christian Lambert l’affirme: «Quelques gros bonnets de la drogue en Seine-Saint-Denis croient s’acheter une virginité de l’autre côté de la Méditerranée, mais nous ne les lâcherons pas», prévient-il. L’action ira-t-elle jusqu’à la saisie des villas ou des parts d’hôtels qu’ils détiennent en Algérie ou dans les pays voisins? Avec l’argent dépensé dans l’Hexagone par les «B», les «H» et leurs avatars, la police a déjà beaucoup à faire… Jusqu’à 12.000 euros par jour pour les trafiquants
Aux Beaudottes, plaque tournante du trafic de stupéfiants, les guetteurs se sont même installé un canapé – Crédits : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro
Conclusion
On peut voir que la majorité des plus gros points de deal du 93 sont concentrés d’un côté à Saint-Ouen et Saint-Denis, et de l’autre, du côté de Sevran et Aulnay-sous-Bois. Seulement 3 fours ne sont pas de ces 4 villes, la Capsulerie, le Clos Saint-Lazare et les 4000.
Malgré tout, le plus gros four de la région est à la Capsulerie à Bagnolet. Il est également considéré comme le plus gros four de France.
La Capsulerie à Bagnolet
Le 14 septembre 2017, « Complément d’enquête » sur l’industrie du shit en Seine-Saint-Denis. Un secteur florissant, avec ses supermarchés très bien achalandés… comme dans cet extrait. Bienvenue dans le plus gros « four » (point de vente) du 93… et de France.
Bagnolet, quartier de la Capsulerie. LP/T.P.
En ce qui concerne Saint-Ouen, sur les 15 plus gros fours du 93, la ville en a connu 5, c’est-à-dire qu’un tiers des plus gros point de deal de la Seine-Saint-Denis proviennent de Saint-Ouen. On peut dire que c’est la ville de la drogue de la région parisienne.
Saint-Ouen, samedi 7 mai. Le point de deal de l’avenue Michelet était ouvert 24 heures sur 24. Il en reste quelques traces écrites. LP/Nathalie Revenu
* il s’agit juste d’un four des Beaudottes et pas l’entièreté du tiékart.
** pour le cas du Clos Saint-Lazare, il faut se remettre dans le contexte, 120 000 francs en 1995 c’était vraiment énoooorme, ça valait beaucoup plus que 18 290 euros. On ne peut pas comparer deux époques différentes avec deux monnaies différentes, sans tenir compte de l’époque en question, de la hausse des prix, de l’inflation… Juste transposer la somme en euros n’a aucun sens. Tout coûtait beaucoup beaucoup moins cher avant, 100 francs (10 keus) pour ceux qui ont connu le franc, c’était déjà une belle somme, 500 francs (un scalpa) t’étais riche avec ça. 🤣 Alors je vous laisse imaginer 120 000 francs. Pour moi, il ne fait aucun doute que le business de Rico au Clos a été un des plus lucratif que le 9.3. est connu, toutes époques confondues. En vrai, c’est de la même trempe que la Caps ou de la cité Michelet.
Les 30 cités qui ont marqué le ghetto en Ile-de-France
1) Les 4000 – La Courneuve (93)
La cité des 4000 (qui doit son nom aux 4000 logements à la création de la cité) a été la tess la plus emblématique d’île de France. Avec ses immenses barres de 15 étages, cette impressionnante cité que l’on se prenait en pleine gueule lors d’un trajet en RER B, a tout simplement traumatisé toute une génération. Des histoires sombres et violentes à foison, elle sera la première cité à connaître des destructions dès 1986 (barre Debussy). Aujourd’hui la cité des 4000 n’existe pratiquement plus, elle a été détruite au fur et à mesure des années, mais tout le monde garde en mémoire le temps où elle alimentait sans cesse les légendes urbaines et la rubrique des faits divers. Malgré les destructions, les « 4keus » restent aujourd’hui encore une cité sensible, même si ça n’a plus rien à voir avec les années 80, 90 et 2000.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (cannabis)
Cité des 4000 à La Courneuve (93)
2) Le Val Fourré – Mantes-la-Jolie (78)
Le Val Fourré est une immense cité des Yvelines, certains affirment qu’il s’agit d’ailleurs de la plus grande cité d’Europe (on parle bien de cité, pas de quartier ou de grand ensemble). Véritable ghetto de la banlieue ouest parisienne, le « VF » est connu pour ses violences urbaines comme par exemple l’émeute mythique de Mai / Juin 1991 où une condée s’est fait canée. Divisée en plusieurs secteurs (Godeau, Frag, Garennes, Écrivains, Centrale, Phyz, Laurencin, Clems, Téref…), cette immense cité apparaît dans toutes les listes de l’Etat depuis les années 80. C’est aujourd’hui encore une des cités les plus sensibles d’IDF malgré les nombreuses destructions. Le Val Fourré est et restera à jamais une des pires tess que le ghetto français est connu.
Problème majeur du quartier : Violence urbaine
Le Val Fourré à Mantes-La-Jolie (78) – Crédits : Mémoire2ville
3) La Goutte d’or – Paris 18ème (75)
Le quartier de la Goutte d’or dans le 18ème arrondissement de Paris a été le premier tieks de France à connaître une émeute en 1955. « Bezbar » a également fait parti des premiers tieks classés en Politique de la Ville dès les années 80. Ça a longtemps été le pire tiékart de la capitale, avec beaucoup de logements délabrés et des histoires sombres comme dans les pires cités de la banlieue parisienne, oubliant même que c’était un quartier situé dans la ville lumière. La Goutte d’or a toujours été le point noir de la capitale avec des trafics en tout genre (dont du crack), vendeurs à la sauvette, contrebande de cigarettes, émeutes, prostitution et j’en passe. Besbar est un quartier légendaire d’IDF au même titre que les 4000, Bosquets, Francs-Moisins, Pierre-Co’, Tarterêts… et aujourd’hui encore, malgré toutes les réhabilitations, ça reste un des pires tieks de la région parisienne.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (crack) et violence urbaine
La Goutte d’Or (18ème)
4) Les Tarterêts – Corbeil-Essonnes (91)
La cité des Tarterêts est la cité interdite aux keufs par excellence. Véritable coupe gorge pour les forces de l’ordre, c’est une cité où les violences urbaines sont une normalité. Sur toutes les listes noires de l’Etat depuis les années 90 jusqu’à nos jours, le « Zoo » comme on l’appelle, a été durant des années la pire tess de la région parisienne, et reste aujourd’hui encore une des cités les plus sensibles d’IDF, malgré toutes les destructions dont les tours de la célèbre « rue de la mort ». Également connue pour son embrouille face à la cité des Pyramides d’Évry, qui a certainement été la pire guerre de tess en IDF toutes époques confondues, la cité des Tarterêts reste une référence du ghetto français.
Problème majeur du quartier : Violence urbaine
Les Tarterêts à Corbeil-Essonnes (91) – Crédits : Les40kartierslesplusdif2 (blog)
5) Les Bosquets – Montfermeil (93)
Grande cité de Montfermeil, la cité des Bosquets, a été décrite comme étant la cité la plus sensible de France au début du nouveau millénaire. C’était une cité totalement à l’abandon, avec des immeubles très délabrés tout comme les tess de la ville voisine Clichy-sous-Bois (Forestière, Chêne Pointu, Pama…) avec laquelle elle forme le Grand Ensemble de CSB / Montfermeil. Il faut l’avoir vu de ses propres yeux pour se rendre compte à quel point la misère avait élu domicile dans cette zone sinistrée. Ce n’est pas une coïncidence si les émeutes de 2005 sont parties de Clichy-sous-Bois / Montfermeil pour ensuite enflammer toute la France. Aujourd’hui, la cité des Bosquets, qui a énormément été détruite et réhabilitée, n’a plus rien à voir avec la cité terrifiante des années 1990 / 2000, mais ça reste le 93 et ça restera à jamais un grand nom du ghetto français.
Problème majeur du quartier : Violence urbaine et agression
Les Bosquets à Montfermeil (93) – Mémoire2ville (Twitter)
6) Les Francs-Moisins – Saint-Denis (93)
La cité des Francs-Moisins a connu une situation quasi identique à la cité voisine des 4000. Les deux cités, qui se trouvent à proximité l’une de l’autre, ont en effet partagé la même délinquance durant la même période. La cité des Francs-Moisins a été une des premières cités à être considéré comme un « ghetto urbain ». Aujourd’hui le quartier a connu des démolitions, la délinquance a chuté, mais c’est toujours une cité sensible de la région parisienne et « la grande époque du Franc » restera gravée dans la mémoire collective des mecs de tess.
Problème majeur du quartier : Vols avec violence
Les Francs-Moisins à Saint-Denis (93) – Crédits : Ph. Guignard / air-images.net – Plaine commune
7) Le Luth – Gennevilliers (92)
Cité emblématique des années 80/90, la cité du Luth a connu une époque très sombre du temps de la barre Gérard-Philipe surnommée « le Gérard ». Gros point de deal d’héroïne de la région parisienne, la cité a connu beaucoup de restructurations pour la désenclaver du reste de la ville avec entre autres la destruction de la barre Gérard-Philipe en 2001/2002 et le percement de plusieurs autres barres du quartier. Connu également pour son embrouille sanglante avec les Quartiers Nord d’Asnières, le Luth garde les stigmates d’une cité dangereuse des 80/90’s et reste aujourd’hui encore une tess sensible de la région parisienne.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (héroïne et cannabis)
Le Luth à Gennevilliers (92) – Crédits : MaxPPP
8) Les Indes – Sartrouville (78)
La cité des Indes à Sartrouville est la première cité de la banlieue parisienne à avoir connu une véritable émeute en Mars 1991. C’était une cité vraiment très violente dans les années 90, après ça s’est un peu calmé, même si aujourd’hui c’est toujours une tess déter en violences urbaines, habituée à faire des guet-apens sur les schtars ou à cramer des bus. Il y a eu pas mal de tours qui ont sautées, mais malgré ça, les Indes restent un tieks très sensible, respecté et légendaire des Yvelines.
Problème majeur du quartier : Violence urbaine
Les Indes à Sartrouville (78) – Crédits : Mémoire2cité
9) Pierre Collinet – Meaux (77)
Le quartier Beauval / Pierre Collinet a longtemps été le tieks le plus sensible de la Seine et Marne et la Pierre Collinet était le côté le plus sombre et ghetto du 77 et l’une des pires zones d’IDF dans les années 90 / 2000. Les agressions, guet-apens sur la police, violences urbaines, rodéos, voitures volées brûlées et j’en passe, rythmaient le quotidien de cette cité sensible qui était une véritable zone de non-droit, classée parmi les 20 cités les plus sensibles de France. À l’époque, les pompiers et les keufs se font caillassés systématiquement, SOS médecins ne se déplace plus, les feux tricolores deviennent clignotants pour éviter aux conducteurs d’être dépouillés au feu rouge, les agressions se systématisent. Telle était la réalité de cette cité légendaire de la Seine-et-Marne. De nos jours, le quartier n’existe plus, il a été entièrement détruit puis renommé pour tenter d’oublier son lourd vécu, mais la Pierre Collinet restera à jamais un grand nom du ghetto français.
Problème majeur du quartier : Vols avec violence
Pierre Collinet à Meaux (77) – Crédits : Pierre Berdoy
10) La Grande Borne – Grigny & Viry-Châtillon (91)
Grande cité emblématique du 91, la Grande Borne est une des cités les plus connues et sensibles de la région parisienne. Divisée en plusieurs sous-quartiers comptant différents secteurs, la GB est une cité qui a fait la mentalité du 91 (avec les Tarterêts) ambiance violences urbaines et anti-keufs à la mort, c’est une cité quasi impénétrable pour les schtars. Avec ses longs bâtiments en forme de serpentins, cette belle cité doit son architecture à Émile Aillaud qui a aussi réalisé les Courtillières, la Noé, l’Abreuvoir ou encore Pablo Picasso (Tours Nuages). Mais ne vous fiez pas à l’architecture, c’est une vraie zone de non-droit où la délinquance est quotidienne et omniprésente. Une des pires zones d’IDF et de France, la Grande Borne c’est la rue, la vraie.
Problème majeur du quartier : Violence urbaine
La Grande Borne à Grigny et Viry-Châtillon (91) – Crédits : Planet.fr
11) Les Lochères – Sarcelles (95)
Les Lochères est un immense quartier de Sarcelles regroupant de nombreux secteurs (Secte Abdoulaye, Cam city, Coop Killer, C4, MJC, 4 murs…). C’est un tieks légendaire de la banlieue nord et de l’Ile de France, avec une architecture qui ne passe pas inaperçue. Longtemps considérée comme l’exemple type de la « cité-dortoirs » et véritable zone de non-droit, la ville de Sarcelles et plus précisément les Lochères, ont toujours fait parti des listes des pires quartiers d’IDF et aujourd’hui encore malgré les rénovations, ça reste un des tiekarts les plus sensibles de la région parisienne.
Problème majeur du quartier: Vols avec violence
Les Lochères à Sarcelles (95) – Crédits : S. F. (Les Échos)
12) Les Beaudottes – Sevran (93)
La cité des Beaudottes a toujours été une cité sensible depuis les années 90, mais elle a pris une tournure encore plus dramatique à partir de la fin des années 2000 / début des années 2010, à l’époque de la tour de la Pérouse aujourd’hui détruite. Véritable plaque tournante de l’Ile-de-France, les « Dotbo » ont subit et subissent encore, de violents règlements de compte liés au trafic de drogues (3 morts en 48h en Mai 2024) comme au Clos ou dans les Quartiers Nord de Marseille. Le tieks des Beaudottes (composée de la cité Blanche, des Chalands et de la Roseraie) est également connue pour ses embrouilles violentes, notamment face aux Rougemonts ou aux 3000. Les Beaudottes est sans aucun doute une des pires tess de la région parisienne (voir même de France) à l’heure actuelle et sa réputation n’est plus à faire, c’est désormais une cité légendaire du 93.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (cocaïne et héroïne) et règlement de compte
Les Beaudottes à Sevran (93) – Mémoire2ville (Twitter)
13) Les 3000 – Aulnay-Sous-Bois (93)
Grosse cité du 9.3, la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois, a sans doute été la cité qui a causé le plus de dégâts lors des émeutes de 2005. Quartier connu de tout Paname, les « 3 keus » est une grosse cité sensible divisée en plusieurs secteurs (Edgar, les Snoop, KDF, la Bourd, RBS, Jupiter, Vini, la Paul 1, 2 et 3…). Même après avoir subit beaucoup de destructions, les 3000 restent un point noir de la région parisienne où la délinquance est omniprésente.
Problème majeur du quartier: Violence urbaine
Cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois (93)
14) Le Clos Saint-Lazare – Stains (93)
Le Clos Saint-Lazare est une cité qui a connu une période très sombre des années 90 à 2007. En effet, à la base la cité était gérée par Rico qui avait ramené l’héroïne du 19ème arrondissement jusqu’au Clos, où il avait formé « ses » petits soldats au business de l’héro. Mais un jour, ses tipeu l’ont tué pour reprendre le rainté et depuis la cité a connu une vendetta, c’est-à-dire une série de règlements de compte, faisant une trentaine de morts, pour le contrôle du trafic de drogue alimentant le quartier. De nos jours, même si ça s’est un peu calmé, la cité est parfois à feu et à sang, comme le prouve les homicides de 2014 et 2019. Cité interdite du 93, le Clos Saint-Lazare est une véritable zone de non-droit. C’est sans aucun doute la cité la plus meurtrière de la région parisienne.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (héroïne) et règlement de compte
Le Clos-Saint-Lazare à Stains (93) – Crédits : Nathalie Perrier / LP
15) Orgemont – Epinay-sur-Seine (93)
Orgemont est une grosse cité sensible d’Epinay-sur-Seine dans le 93, reconnaissable, entre autres, avec ses tours alignées et sa fameuse tour obélisque. Réputée depuis les années 90, la cité de Busta Flex, est surtout connue pour être un « supermarché de la drogue » du 9.3. où l’on trouve de tout, ainsi qu’une véritable plaque tournante d’héroïne, notamment à la rue de Marseille dite la « rue du crime ». Beaucoup de règlements de compte et de morts dû au trafic de drogue et aux rixes entre bandes rivales. La tess d’Orgemont est en guerre avec le quartier « Super M » de la même ville, une grosse embrouille qui dure depuis des années. La cité est également opposée aux Raguenets à Saint-Gratien (95) dans une guerre sanglante. Orgemont est de loin la pire té-ci d’Epinay et c’est également une des pires du Quatre-vingt treize.
Problèmes majeurs du quartier : Trafic de drogue (héroïne)
Orgemont à Epinay-sur-Seine (93) – Crédits : AM/Actu Seine-Saint-Denis
16) Pablo Picasso – Nanterre (92)
La cité Pablo Picasso aussi appelée « Tours nuages » ou « Tours Aillaud » (nom de l’architecte) est l’une des cités les plus sensibles du 92. Connue pour être la cité d’où sont parties les émeutes 2023, la cité Pablo Picasso est avant tout une tess réputée pour son trafic de stup’ depuis les années 90. Avec son architecture bien reconnaissable, on ne peut pas se tromper. Cependant, ne vous fiez pas à ces tours nébuleuses, ici c’est le côté sombre des Hauts-de-Seine.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue
Pablo Picasso « Les Tours Nuages » à Nanterre (92) – Crédits : Éric Beracassat / Hans Lucas via Reuters
17) ZAC du Roplat – Les Mureaux (78)
La ZAC du Roplat (5 quartiers) aux Mureaux est l’un des tiékarts à avoir posé le plus de problèmes durant les émeutes de 2005 (avec les 3000). Les 5 quartiers des Mureaux (Musiciens, Vigne Blanche, Bougimonts, Bècheville, Ile-de-France) ont été médiatisé suite à un guet-apens sur les forces de l’ordre (2009), une scène qui s’est depuis reproduite plusieurs fois au fil des années (2015, 2021) aux Mureaux. C’est une des zones les plus sensibles d’Ile-de-France et le 2ème tieks le plus dangereux des Yvelines derrière le Val Fourré à Mantes-la-Jolie.
Problème majeur du quartier : Violence urbaine
La Vigne Blanche aux Mureaux (78) – Crédits : Renaud Epstein
18) La ZAC – Villiers-le-Bel (95)
La ZAC à Villiers-le-Bel a connu une émeute vraiment hardcore en 2007, qui a causé beaucoup de dégâts (15 jours d’émeutes, 119 policiers blessés). Il s’agit de la 3ème plus grosse émeute d’IDF après les célèbres émeutes de 2005 et 2023 qui ont enflammé la France entière. L’émeute de VLB a été considéré comme étant une guerre déclarée aux forces de l’ordre. La ZAC est un tiékart à haut risque pour toute personne représentant l’Etat.
Problème majeur du quartier : Violence urbaine
La ZAC à Villiers-le-Bel (95) – Crédits : Mémoire2ville (Twitter)
19) 140 Ménilmontant – Paris 20ème (75)
La cité 140 Ménilmontant (20ème) surnommée le « Karcent » est une tess légendaire de la capitale. Jugée impénétrable dans les années 90, il a fallu détruire 8 bâtiments et créer une rue au milieu de la cité pour la désenclaver du reste de la ville, et ça dès les années 90. Une solution extrême comme pour les pires tess de banlieue de l’époque (4000, Bosquets, Pierre Collinet…). Véritable zone de non-droit et connu pour son trafic de stupéfiants, la cité 140 est aujourd’hui beaucoup plus calme, mais elle reste un grand nom du ghetto parisien.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue
La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.
20) La Noé – Chanteloup-les-Vignes (78)
Cité reconnue des Yvelines, la Noé est une tess très sensible depuis les années 90 où ses violences urbaines lui avaient valu le surnom de « Chicago-en-Yvelines ». C’est d’ailleurs les « émeutes » de Mars 1990 à CLV qui avait inspiré le film « La Haine » dont le tournage a justement été réalisé dans la cité de Chanteloup. Si la cité s’est fait connaître via un long métrage, ça réputation n’est pas usurpée, la Noé est une des tess les plus sensibles du 78 et de l’Ile de France. Malgré les destructions et les réhabilitations, la ZAC de la Noé reste aujourd’hui encore une cité très sensible de la région parisienne. Là-bas ça fait pas semblant, c’est la rue, la vraie.
Problème majeur du quartier : Violence urbaine
Zac de La Noé à Chanteloup-les-Vignes (78) – Crédits : Bistoukeight
21) La Banane – Paris 20ème (75)
La cité des Amandiers appelée plus couramment « la Banane » est une tess du 20ème arrondissement gangrenée par le grand banditisme. C’était déjà une cité sensible dans les années 90, mais ça s’est empiré début 2000, puis s’est monté encore d’un cran dans les années 2010 via la guerre sanglante entre les « Benbou » et les Cheambi qui s’est intensifiée. Aujourd’hui encore, les morts continuent de s’empiler, Novembre 2024, Mounir Chérifi, figure du grand banditisme, s’est fait cané dans un hall d’immeuble de la Banane. C’est vraiment une cité à part dans Paname et c’est aussi ce qui fait sa réputation. Une tess qui connaît des histoires aussi sombres que les 4keus à sa grande époque, mais en plein Paris. Ca peut paraître surprenant. Quoiqu’il en soit, la Banane entre dans la légende par la grande porte. « Bienvenue à la Banane, ici ça vend d’la came, ici ça tire, ça t’pète ton crâne« . Tout est dit.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue et règlement de compte
Rue des Panoyaux à la Banane (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
22) Balzac – Vitry-sur-Seine (94)
Dans les années 90 / 2000, le 94 était réputé pour être le pays des braquos, Vitry était sa capitale et Balzac son épicentre. Dans cette cité, on formait aux braquages dès le plus jeune âge et naturellement c’est de Balzac d’où sortait les plus gros braqueurs. La tess a été entièrement détruite comme bon nombre de cités sensibles de cette époque. Mais aujourd’hui encore, tous les vrais connaissent le vécu qui a fait la réputation de cette cité vitriote. « Tout l’monde lève les bras. Considérez ça comme un cage-bra« .
Problème majeur du quartier : Braquage
Balzac à Vitry sur Seine (94) – Crédits : Devillers et associés
23) Les Baconnets – Antony (92)
La cité des Baconnets dans le quartier du Noyer Doré était la partie la plus sensible du grand ensemble de Massy-Antony. Avec son emblématique bâtiment surnommé « le grand L » (car il était en forme de L), la cité des Baconnets, située à Antony, entra dans la légende des quartiers sombres des années 90. Ce bâtiment était le lieu central du trafic de drogue dans le quartier, bâtiment ghetto et impénétrable, aucune descente ni des autres quartiers, ni des condés. Agressions, vols, stup, meurtres, le « grand L » était un bâtiment long de plusieurs centaines de mètres avec des longues coursives qui couraient tout le long du bâtiment, et dans lesquelles ça faisait du cross jour et nuit à l’intérieur même du bâtiment. Aujourd’hui le « Grand L » n’existe plus, il a été détruit (askip on aurait retrouvé des cadavres dans le chantier à sa démolition) mais tous les vrais connaissent l’histoire de ce bâtiment hors norme qui semait la terreur dans ce secteur.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue et rodéos sauvages
Les Baconnets à Antony (92) – Crédits : Noobax (j’ai pas trouvé de photo du Grand L)
24) Riquet / Stalingrad – Paris 19ème (75)
Le quartier Riquet / Stalingrad a toujours fait parti des tieks les plus sensibles du 75, mais c’est surtout dans les années 2000 (vers 2007/2008) qu’il est devenu encore plus dangereux, avec la guerre sanglante face à la cité voisine Cambrai (19ème). En dehors de la guerre de tess face à Cambrai, le tiékart Riquet / Stalingrad est réputé pour être une grosse plaque tournante de crack depuis les années 90. On appelle d’ailleurs le quartier de Stalingrad « Stalincrack », ça veut tout dire. Aujourd’hui encore, l’ensemble Riquet / Stalingrad fait parti des tieks les plus durs de la capitale, c’est une zone qui n’a rien à envier aux pires tess de la banlieue parisienne, les vrais savent.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (crack)
Riquet (19ème) – Crédits : Christophe Jacquet – Ville de Paris
25) Les Tilleuls – Blanc-Mesnil (93)
La cité des Tilleuls est une grande cité de Blanc-Mesnil divisée en plusieurs secteurs (Vachet, Architectes, Barrière, Azur, Espace, Bournonville…). La gare de « Blankok » était une des pires gares de la région parisienne dans les années 90 et la cité des Tilleuls a toujours eu une grosse réputation dans le 93. Les Tilleuls ont été en embrouille avec d’autres tess de la ville (212, 4 tours, KZA…) et également face au 3000, aux tess de CSB, au 4keus ou face aux Beaudottes. La cité des Tilleuls a toujours été opé et là-bas ça blague pas, c’est la vraie rue, c’est le 9.3.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue
Les Tilleuls au Blanc-Mesnil (93) – Crédits : Romain Mailliu / Prendstadose.fr
26) Dame Blanche – Garges-lès-Gonesse (95)
La cité de la Dame Blanche à Garges est considérée d’après l’Insee comme faisant partie du grand ensemble des Lochères de Garges-Sarcelles. Mais pour tout le monde c’est une tess de Gegar. Il s’agit du tiékart le plus grand et le plus sensible de la ville, et également l’un des plus sensible d’Ile-de-France. La cité est divisée en plusieurs secteurs : Zone 4, West Park, CDI… Quartier réputé depuis les années 90 pour sa délinquance, il a été un des principaux épicentres de plusieurs émeutes : 1994, 2005 et surtout 2007 avec de nombreuses tentatives de meurtres par armes à feu contre les forces de l’ordre. La Dame Blanche est également un haut lieu du trafic de drogue dans la région. Pas la peine de s’éterniser ni de déblatérer, tout le monde sait que la zone Garges-Sarcelles est la pire zone du Val d’Oise et une des pires d’IDF. Et aussi que « les rates aiment les lascards, lascards de Celles-sar, lascards de Ge-gar » mais ça c’est un autre sujet.
Problèmes majeurs du quartier : Violence urbaine
La Dame Blanche à Garges-lès-Gonesse (95) – Crédits : Cité de France (Twitter)
27) Bois l’Abbé – Champigny-sur-Marne & Chennevières-sur-Marne (94)
La cité du Bois l’Abbé a toujours été l’une des zones les plus sensibles du 94. Grand quartier, qui est en majeure partie sur la commune de Champigny, le Bois l’Abbé est aujourd’hui le tieks le plus sensible du Val-de-Marne. C’est d’ailleurs le seul tiékart du 94 à être classé en QRR. Grosse réputation dans la rue depuis les années 90, le Bois l’Abbé est surtout connu pour être un important point de deal de la région. Il a longtemps été en guerre face à la cité des Hautes Noues à Villiers-sur-Marne, une guerre violente qui a duré plus de 20 ans, mais qui est aujourd’hui terminée. Au Bois l’Abbé, ça rigole pas, c’est le côté sombre du 94 en 2024 et c’est une des cités les plus sensibles d’IDF à l’heure actuelle.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue et guerres de bandes
Le Bois l’Abbé à Champigny-sur-Marne et Chennevières-sur-Marne (94) – Crédits : DR / Le Parisien
28) Les Merisiers – Trappes (78)
Le quartier des Merisiers à Trappes est divisé en plusieurs secteurs qui sont des squares (Maurice Thorez, Léo Lagrange, La Commune, Castiglione, Henri Wallon, Gérard Philippe, Yves Farges, Paul Langevin, Henri Barbusse…). Tous les squares de Trappes ne sont pas solidaires entre eux, sinon ça ferait des dégâts. Malheureusement c’est tout le contraire, beaucoup de guerres entre certains squares avec de violents règlements de compte. Trappes est l’une des villes les plus jeunes de la région parisienne et également l’une des plus sensibles. La ville de Trappes s’était fait remarquer en 2013 suite à un contrôle abusif sur une femme portant un niqab et ça avait ensuite embrasé les Merisiers durant plusieurs jours d’émeutes. Aujourd’hui c’est le square Léo Lagrange qui est le plus sensible des Merisiers, mais tous les squares sont sensibles, que ça soit le square de la Commune, le square Henri Wallon, le square Maurice Thorez ou encore le square Yves Farges. Grosse cité réputée dans tout l’IDF, les Merisiers et ses squares n’ont pas volé leurs réputations, là-bas c’est la rue, la vraie.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue
Les Merisiers à Trappes (78) – Crédits : Renaud Epstein
29) Val d’Argent – Argenteuil (95)
La cité du Val d’Argent est une énorme cité d’Argenteuil composée du Val d’Argent Nord et du Val d’Argent Sud, le tout divisé en un tas de secteurs (la Dalle, les Musiciens, la Haie, FLG, Coudray, Sisley, 4 tours, Clémenceau, Henri Wallon, Cité Jaune, PF, Cité Carter, SAP, Cité Bleue, Cité Marron, la Poste, Cité des Roses…). C’est l’une des cités les plus sensibles du Val d’Oise depuis les années 90 jusqu’à aujourd’hui. Souvent appelé à tord « Val d’Argenteuil », son nom est bien le « Val d’Argent ». Ne pas confondre la ZUP et le nom de la gare du Val d’Argenteuil. Grand ensemble, grosse réputation, grosses équipes, ici c’est la rue, la vraie. Bienvenue dans la ZUP.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue
Le Val d’Argent à Argenteuil (95) – Crédits : Renaud Epstein
30) Les Courtillières – Pantin (93)
La cité des Courtillières conçue par Émile Aillaud est composée d’un long serpentin de plus d’un kilomètre de long, de 16 tours en étoiles et de 6 bâtiments bas. Grosse cité du Neuf Trois réputée pour son trafic de stupéfiants avec notamment le four du « 36 », la cité des Courtillières a toujours fait parti des tess les plus dures du 93. En guerre durant des années face au quartier Hoche à Pantin, les « Courti » c’est un tiékart dangereux depuis les années 90 et là-bas ça fait pas semblant, c’est vraiment la rue.
Problème majeur du quartier : Trafic de drogue
Les Courtillières à Pantin (93) – Crédits : Renaud Epstein
J’ai fait le choix de mettre ces 30 cités, mais franchement à partir de la 20ème place, ça aurait pu être d’autres cités. Y a beaucoup de cités qui ont fait le ghetto parisien, mais dans un classement on est obligé de faire des choix. Quoiqu’il en soit, les vrais tieks on les connaît.
Les quartiers les plus réputés d’IDF (classés par département et par ordre alphabétique)
75 140 Ménilmontant (20ème) Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème) Cambrai (19ème) Goutte d’or (18ème) La Banane (20ème) Place des Fêtes (19ème) Porte de la Chapelle (18ème) Porte de Vanves (14ème) Riquet / Stalingrad (19ème) Saint-Blaise (20ème)
77 Dammarie-les-Lys : Plaine-du-Lys Emerainville : Clos d’Emery Meaux : Beauval, Pierre Collinet Melun : Quartier Nord Monterault-Fault-Yonne : ZUP de Surville Savigny-le-Temple : Droits de l’Homme Torcy : Le Mail
78 Chanteloup-les-Vignes : La Noé Les Mureaux : 5 Quartiers Mantes-la-Jolie : Val Fourré Poissy : Beauregard, Coudraie Sartrouville : Les Indes Trappes : Merisiers Versailles : Bernard de Jussieu
91 Athis-Mons : Noyer Renard Corbeil-Essonnes : Montconseil, Tarterêts Courcouronnes : Canal Etampes : Plateau de Guinette Évry : Pyramides Grigny : Grande Borne, Grigny 2 Les Ulis : Quartiers Ouest Massy : Grand ensemble Montgeron : Prairie de l’Oly Sainte-Geneviève-des-Bois : Saint-Hubert
92 Antony : Les Baconnets Asnières-sur-Seine : Quartiers Nord Bagneux : Blagis, Tertres Boulogne-Billancourt : Pont de Sèvres Clichy-la-Garenne : Sanzillon Colombes : Fossé Jean, Grèves Gennevilliers : Le Luth Nanterre : Canibouts, Pablo Picasso Villeneuve-la-Garenne : La Caravelle, Sablière
93 Aulnay-sous-Bois : 3000 Blanc Mesnil : Les Tilleuls Bondy : Quartier Nord Clichy-sous-Bois : Forestière Épinay-sur-Seine : Orgemont La Courneuve : 4000 Montfermeil : Les Bosquets Neuilly-sur-Marne : Les Fauvettes Pantin : Les Courtillières Pierrefitte-sur-Seine : Cité Rose Saint-Denis : Francs-moisins Sevran : Beaudottes Stains : Clos-Saint-Lazare
Dans cet article, je vais mettre des captures d’écran des différentes cartographies de l’APUR délimitant les quartiers sensibles du 75 pour chaque arrondissement. Il s’agit là uniquement des quartiers les plus en difficultés de la capitale.
Parmi eux, on retrouve trois groupes : les QPV (Quartiers Politiques de la Ville), les QP (Quartiers Populaires) et les SDV (Secteurs De Veille).
10ème
QPV / QP du 10ème arrondissement de Paris
Grange aux Belles / Buisson Saint-Louis
QP Grange aux Belles / QPV Buisson Saint-Louis (10ème)
Le secteur en QPV concerne la cité du Buisson Saint-Louis (Belleville côté 10ème) tandis que la zone en QP comprend la cité de la Grange aux Belles et une délimitation de Belleville plus étendue, allant de BSL au secteur de la rue Sainte-Marthe.
A première vue, la délimitation du Quartier Populaire peut paraître un peu exagérée, mais elle est justifiée par la délinquance rue Jean-et-Marie-Moinon dans le secteur Sainte-Marthe.
Grange aux Belles (10ème)
Grange aux Belles (10ème)
Grange aux Belles (10ème)
Buisson Saint-Louis (10ème)
Buisson Saint-Louis (10ème)
Buisson Saint-Louis (10ème)
Rue Jean et Marie Moinon (10ème)
Rue Jean et Marie Moinon (10ème)
Louis-Blanc / Aqueduc
QP Louis-Blanc / Aqueduc (10ème)
La zone « Louis-Blanc / Aqueduc » regroupe le quartier de la Chapelle (côte 10ème), le tieks RCL / Stalingrad, ainsi que la zone Louis-Blanc / Aqueduc.
Côté délinquance, ça reste assez calme, à part le quartier de la Chapelle qui part en vrille depuis quelques années avec des problèmes de rixes entre gangs tamouls, du crack, de la vente à la sauvette, agressions en tout genre et j’en passe.
La Chapelle (10ème)
La Chapelle (10ème)
Stalingrad (10ème)
Stalingrad (10ème)
RCL / Stalingrad (10ème)
RCL / Stalingrad (10ème)
RCL / Stalingrad (10ème)
Aqueduc (10ème)
Aqueduc (10ème)
11ème
QPV / QP / SDV du 11ème arrondissement de Paris
Belleville / Fontaine au Roi
QP / QPV Belleville / Fontaine au Roi (11ème)
La zone en QPV correspond essentiellement à la cité de l’Orillon et des rues limitrophes dont une partie de la rue de la Fontaine au Roi.
Tandis que le secteur en QP est beaucoup plus étendu et comprend également la cité du 137 Oberkampf.
Néanmoins, je trouve que cette zone est beaucoup trop large par rapport à ce qu’il s’y passe au quotidien.
Cité de l’Orillon, rue Robert Houdin (11ème)
Cité de l’Orillon, rue Robert Houdin (11ème)
Cité de l’Orillon, rue Robert Houdin (11ème)
Cité de l’Orillon, rue Robert Houdin (11ème)
Fontaine au Roi (11ème)
Fontaine au Roi (11ème)
Fontaine au Roi (11ème)
137 rue Oberkampf (11ème)
Rue Jean-Pierre Timbaud (11ème)
Cité Durmar (11ème)
Rue Victor Gelez (11ème)
Roquette
SDV Roquette (11ème)
Le Secteur de Veille de la Roquette concerne naturellement la cité de la Roquette. Les délimitations vont de la rue Duranti à la rue de la Folie Régnault.
HLM de La Roquette, rue Léon Frot (11ème)
HLM de La Roquette, rue Léon Frot (11ème)
Rue Mercoeur (11ème)
HLM Rue de la Folie-Régnault, La Roquette (11ème)
HBM rue de la Folie-Régnault (11ème)
Rue Duranti (11ème)
Rue Servan (11ème)
12ème
QP / SDV du 12ème arrondissement de Paris
Porte de Vincennes
QP Porte de Vincennes (12ème)
Le secteur de la Porte de Vincennes (côté 12ème) classé en QP correspond à la partie 12ème de la cité des Arcades.
Les délimitations comprennent l’ensemble du quartier allant des Ours (avenue Lamoricière) aux HBM Saint-Mandé en passant par la grande barre de l’autre côté du périphérique surnommée le « 24 ».
C’est une zone qui aurait dû être un QPV au vue des statistiques. C’est un coin qui se dégrade d’années en années.
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème)
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème)
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) secteur « les Ours » dans le 12ème
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) rue Fernand Foureau (12ème) – Crédits : Q_DC
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) secteur « 24 » dans le 12ème – Crédits : Q_DC
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) secteur « 24 » dans le 12ème
HBM « groupe Saint-Mandé » (12ème)
HBM « groupe Saint-Mandé » (12ème)
HBM « groupe Saint-Mandé » (12ème)
Erard
SDV Erard (12ème)
Le Secteur de Veille « Erard » correspond à la cité de la Passerelle. Son nom officiel est « l’Îlot Saint-Eloi ». Le quartier s’articule autour du square Saint-Eloi et de la rue du Colonel Rozanoff.
Passerelle (12ème)
Passerelle (12ème)
Passerelle (12ème)
Passerelle (12ème)
Vallée de Fécamp
SDV Vallée de Fécamp (12ème)
Les délimitations du SDV de la « Vallée de Fécamp » correspondent grossièrement à la cité des Cases et au Square Contenot. Les rues principales du secteur sont les rues Claude Decaen, de Fécamp et Édouard Robert.
Square Contenot – Crédits : Belairsud (blog)
Square Contenot (12ème)
Square Contenot (12ème)
Square Contenot (12ème)
Les Cases (12ème) – Crédits : architecture-art-déco.fr
Les Cases (12ème) – Crédits : Coda architectes
Les Cases (12ème)
Villiot / Bercy
SDV Villiot / Bercy (12ème)
Le Secteur de Veille « Villiot / Bercy » correspond comme son nom l’indique à la cité Villiot ainsi qu’à une petite zone de Bercy rue Henri Desgrange. C’est un coin assez calme dans l’ensemble, mais que l’on entend de plus en plus, surtout la RV (Rue Villiot).
Le QP / QPV « Bédier / Boutroux / Oudiné / Chevaleret » fait référence à deux cités du 13ème : Chevaleret d’un côté, Joseph Bédier de l’autre.
Les délimitations sont un peu mal foutues pour Bédier, car on peut voir qu’une grande barre de la cité n’est pas comprise dans le QPV, mais elle est néanmoins dans le QP.
Pour les deux cités, on peut également remarquer que les bâtiments HLM sont généralement dans le QPV (Chevaleret et Bédier) tandis que les HBM sont en QP (Oudiné et Boutroux) bien qu’une partie de Boutroux soit en QPV également. La cité Chevaleret est aujourd’hui une des cités les plus sensibles du 13ème et Bédier est une cité respectée.
Vue aérienne de la cité Chevaleret – Crédits : Ph.Guignard / Air – images
Cité Chevaleret (13ème)
HLM Oudiné
HBM Oudiné (13ème)
Vue d’ensemble de la cité Joseph Bédier – Crédits : Ph.Guignard / Air – images
HLM Bédier
HLM Bédier
HLM Bédier
HBM Boutroux
Kellermann / Paul Bourget
QP / QPV Kellermann / Paul Bourget (13ème)
Le QPV « Kellermann / Paul Bourget » correspond à l’ensemble Brillat-Savarin / Impasse d’un côté, et à la cité Paul Bourget de l’autre. Tandis que la zone en QP est beaucoup plus large et s’étend jusqu’à la cité de l’Amiral Mouchez, les HBM du quartier de l’Impasse, la cité HBM Keufer et le secteur de la Barrière.
En gros, c’est une zone qui s’articule autour de la Porte d’Italie (Keufer, la Barrière, Paul Bourget) et qui s’élargit à d’autres tiékarts (Brillat, Impasse, Amiral). Gros secteur regroupant beaucoup de cités et disposant de grosses équipes.
Le QP concerne le quartier Masséna et correspond en gros à la quinzaine de tours de la Porte de Choisy.
Tandis que le QPV a une zone plus restreinte puisqu’elle concerne précisément le secteur de la Villa d’Esté. Il s’agit d’un ensemble de 4 tours en face de la cité des Olympiades. On y retrouve surtout des problèmes de prostitution.
Le QP « Nationale » fait référence à la cité 15.9 mais aussi aux bâtiments de la rue Nationale à la rue Jeanne d’Arc.
La cité 15.9 est une cité avec des logements HBM au 159 rue du Château des Rentiers, mais également deslogements HLM collés aux HBM. C’est un tiékart en association avec la cité des Olympiades.
Cité 15.9 au 159 rue du Château des Rentiers (13ème)
159 rue du Château des Rentiers (13ème) – Crédits : Clement Dorval/Ville de Paris
Cité 15.9 (13ème)
Cité 15.9 (13ème)
Rue du Château des Rentiers (13ème)
Rue du Château des Rentiers (13ème)
Rue Nationale (13ème)
Rue Nationale (13ème)
Rue Nationale (13ème)
Rue Nationale (13ème)
Jeanne d’Arc (13ème)
Jeanne d’Arc (13ème)
Olympiades
SDV Olympiades (13ème)
Le Secteur de Veille « Olympiades » correspond tout naturellement à la cité des Olympiades, une cité mythique du 13ème et selon moi la zone la plus sensible du 13 actuellement. C’est là-bas où il y a le plus de faits divers et c’est aussi dans cette cité où il y a eu le plus de dégâts durant les émeutes de 2023 en ce qui concerne le 13ème arrondissement.
Tout comme les Arcades, je pense que la cité des Olympiades aurait clairement méritée d’être en QPV. C’est un choix un peu incompréhensible de la mettre en SDV au même titre que des cités beaucoup moins problématiques.
Le quartier des Olympiades comprends également les bâtiments en briques rouges de la rue Nationale.
Vue d’ensemble de la cité Les Olympiades (13ème) – Crédits :Vivre Paris
Les Olympiades (13ème) – Crédits : Paristoric
Olympiades (13ème) – Crédits : Jacques Leroy / Ville de Paris
Rue Nationale (13ème)
14ème
QPV / QP du 14ème arrondissement de Paris
Didot / Porte de Vanves
QP / QPV Didot / Porte de Vanves (14ème)
Le QPV « Didot / Porte de Vanves » correspond naturellement à la Porte de Vanves et comprend la cité du Square de la Porte de Vanves, le 10 boulevard Brune et une partie des HBM de la Porte de Vanves que l’on nomme « Humbert« .
Le QP concerne approximativement la même zone, mais est un tout petit peu plus étendu et couvre les HBM jusqu’à la Porte Didot.
Le 10 boulevard Brune, le QG de Porte de Vanves (14ème)
HBM Porte de Vanves (14ème)
HBM Porte de Vanves (14ème)
Cité du Square de la Porte de Vanves (14ème)
Cité du Square de la Porte de Vanves (14ème)
Plaisance / Pernety
QP Plaisance / Pernety (14ème)
Le QP « Plaisance / Pernety » comprend la cité des Jonquilles, les HBM du 156 Losserand, la cité du Moulin de la Vierge et se termine à hauteur du square du Cardinal Wyszinski.
Cites des Jonquilles (14ème)
Cité des Jonquilles (14ème)
Cité des Jonquilles, rue Vercingétorix (14ème)
Entrée de la cité 156 Losserand (14ème)
156 Losserand – Crédits : Leptitludeparlemonde
Moulin de la Vierge (14ème)
Moulin de la Vierge (14ème)
MDLV – Rue Vercincétorix (14ème)
MDLV – Passage de Gergovie (14ème)
Porte d’Orléans
QP Porte d’Orléans (14ème)
Le QP de la Porte d’Orléans couvre une très grande superficie puisqu’il comprend les HBM de la cité Ernest Reyer à la Porte d’Orléans, mais également les HBM de la Porte de Chatillon.
C’est un quartier qui devient de plus en plus problématique avec beaucoup de règlements de compte en 2023 / 2024.
Porte d’Orléans (14ème)
Avenue Ernest Reyer (14ème)
Porte d’Orléans, rue Gustave Le Bon (14ème)
Porte d’Orléans (14ème)
Porte d’Orléans, boulevard Brune (14ème)
15ème
QPV / QP / SDV du 15ème arrondissement de Paris
Porte Brancion / Périchaux
QP / QPV Porte Brancion / Périchaux (15ème)
Le QP comprend la cité des Périchaux et le secteur de la Porte Brancion. Cependant, il est intéressant de constater que le QPV compte uniquement la Cité Blanche (barres HLM Porte Brancion de couleur blanche) et une partie des HBM de la Porte Brancion.
La cité des Périchaux ne fait bizarrement pas partie de la délimitation du QPV. 😵
Porte Brancion (15ème)
Porte Brancion (15ème)
HBM Brancion (15ème)
HBM Brancion (15ème)
Cité des Périchaux (15ème)
Cité des Périchaux (15ème)
Falguière
QP / QPV Falguière (15ème)
La zone du QPV Falguière comprend uniquement l’ensemble des bâtiments Falguière / Maillol.
Le QP est, quand à lui, un peu plus étendu, puisqu’il regroupe également le secteur Bargue / Procession ainsi que d’autres bâtiments du quartier.
Falguière, rue Aristide Maillol (15ème)
Falguière / Maillol (15ème)
Falguière / Maillol (15ème)
Falguière, rue André Gide (15ème)
Falguière, rue Bargue (15ème)
Falguière, rue de la Procession (15ème)
Amiral Roussin
SDV Amiral Roussin (15ème)
Le Secteur de Veille « Amiral Roussin » correspond à la citéCommerce surnommée « Mersko » dont la rue principale est la rue de l’Amiral Roussin.
Commerce (15ème)
Commerce (15ème)
Commerce (15ème)
Commerce (15ème)
Commerce (15ème)
Commerce (15ème)
Commerce (15ème)
Balard
SDV Balard (15ème)
Le SDV « Balard » représente la cité Modigliani dans le quartier de Balard, avec pour rues principales, les rues Modigliani et Saint-Charles.
Cité Modigliani, rue Modigliani (15ème)
Cité Modigliani (15ème)
Cité Modigliani, rue Saint Charles (15ème)
Cité Modigliani, rue Saint Charles (15ème)
Rue Varet (15ème)
Dupleix
SDV Dupleix (15ème)
Le Secteur de Veille « Dupleix » correspond à la partie HLM de la ZAC Dupleix. Il s’agit d’un ensemble de 500 logements sociaux donnant sur les rues Desaix, Edgar Faure et George Bernard Shaw.
Dupleix, rue George Bernard Shaw (15ème)
Dupleix, rue George Bernard Shaw (15ème)
Dupleix, rue Desaix (15ème)
Dupleix (15ème)
Frères Voisin
SDV Frères Voisin (15ème)
Le Secteur de Veille « Frères Voisin » correspond à la Cité Bleue. L’appellation « Frères Voisin » est le nom officiel de la cité du 15ème arrondissement.
C’est une cité qui est à la limite d’Issy-les-Moulineaux (92) et dont les rues principales sont l’allée des Frères Voisin et la rue du Colonel Pierre Avia.
Cité Bleue (15ème) – Crédits : patrickw
Cité Bleue (15ème)
Cité Bleue (15ème)
Cité Bleue (15ème)
Quatre Frères Peignot
SDV Quatre Frères Peignot (15ème)
Le Secteur de Veille « Quatre Frères Peignot » fait tout naturellement référence à la cité HBM rue des Quatre Frères Peignot dont le surnom est RD4 ou encore 4FP.
C’est un secteur qui s’étend normalement jusqu’à la dalle de Beaugrenelle, mais pour le SDV ils ont choisi d’inclure uniquement la cité HBM.
Rue des Quatre Frères Peignot (15ème)
RD4 (15ème)
RD4 (15ème)
RD4 (15ème)
17ème
QPV / QP du 17ème arrondissement de Paris
Porte de Saint-Ouen / Porte Pouchet / Porte de Clichy
QP / QPV Porte de Saint-Ouen / Porte Pouchet / Porte de Clichy (17ème)
La partie concernée par le QPV correspond à la Porte de Saint-Ouen, tandis que le secteur du QP est beaucoup plus élargi puisqu’il regroupe la Porte de Saint-Ouen (en incluant tous les secteurs : les HBM et HLM de PSO mais aussi le secteur du Passage Saint-Ange « la Centrale ») ainsi que la Porte de Clichy / la Jonquière.
Porte de Saint-Ouen, tour Borel surnommée « la Tour » (aujourd’hui détruite) – Crédits : Atd démolition
Porte de Saint-Ouen, tour Bois-le-Prêtre après réhabilitation
HBM Porte de Saint-Ouen (17ème)
HBM Porte de Saint-Ouen (17ème)
Passage Saint-Ange (17ème)
Passage Saint-Ange (17ème)
Porte de Clichy (17ème)
Porte de Clichy (17ème)
Rue Ernest Roche (17ème)
HBM rue Ernest Roche (17ème)
Rue de la Jonquière (17ème)
Porte de Clichy (17ème)
Rue Gauthey (17ème)
Porte d’Asnières
QP Porte d’Asnières (17ème)
Le QP « Porte d’Asnières » regroupe d’un côté la cité du 164 Saussure, les bâtiments Pisan / Paray, la résidence des Tapisseries, les HBM blancs surnommés « Labyrinthe » et les HLM des Hauts-de-Malesherbes, puis de l’autre côté la cité Curnonsky.
164 Saussure (17ème)
164 Saussure (17ème)
164 Saussure (17ème)
164 Saussure (17ème)
Square Paul Paray (17ème)
Rue Christine de Pisan (17ème)
HBM Porte d’Asnières « Labyrinthe » (17ème)
HBM Porte d’Asnières « Labyrinthe » (17ème)
Curnonsky (17ème)
Curnonsky (17ème)
Curnonsky (17ème)
Curnonsky (17ème)
18ème
QPV / QP du 18ème arrondissement de Paris
Porte de Montmartre / Porte des Poissonniers
QPV Porte de Montmartre / Porte des Poissonniers (18ème)
Le QPV « Porte de Montmartre / Porte des Poissonniers » représente d’un côté les HBM de Clignancourt et de l’autre le secteur des 3 tours / Tour des Poissonniers. Tout ça fait parti du quartier de Clignancourt.
HBM Porte de Clignancourt / Porte de Montmartre (18ème)
Porte de Montmartre (18ème)
Porte de Montmartre (18ème)
Porte de Montmartre (18ème)
Les 3 Tours, rue Jean Cocteau (18ème)
Tour des Poissonniers (18ème)
Blémont / Moskova
QP / QPV Blémont / Moskova (18ème)
Les délimitations du QP / QPV « Blémont / Moskova » correspond à la cité HBM Blémont ainsi qu’au quartier de la Moskova qu’on appelle aussi le Talus. Mais bizarrement, ils ont mis la Moskova en QPV tandis que le Talus avec son épicentre Bernard Dimey est en QP uniquement. C’est un bordel pas possible. 🤯 La cité Blémont, quand à elle, est en QPV.
Les délimitations s’étendent de la Porte de Saint-Ouen jusqu’à la Porte de Clignancourt en passant par la rue Championnet. Tous ces secteurs font partis du quartier de Clignancourt.
HBM cité Blémont (18ème) – Crédits : Jacques Mossot
HBM cité Blémont (18ème) –Crédits : Jacques Mossot
HBM cité Blémont (18ème) –Crédits : Jacques Mossot
Rue Bernard Dimey « le Talus » (18ème) – Crédits : Chabe01
Rue Bernard Dimey « le Talus » (18ème)
Rue Bernard Dimey « le Talus » (18ème)
Rue Bernard Dimey « le Talus » (18ème)
Moskova (18ème)
Rue Firmin Germier (18ème)
Square Leibniz (18ème)
La résidence Damrémont / Championnet
Amiraux / Simplon
QP / QPV Amiraux / Simplon (18ème)
Le QP « Amiraux / Simplon » correspond à une zone couvrant le tiékart Marcadet-Poissonniers et une partie du quartier de Clignancourt, allant de la rue Belliard à la rue Championnet.
Les délimitations du QP s’étendent du boulevard Ornano, jusqu’à la Porte des Poissonniers puis descendent jusqu’à la rue Ordener.
Le QPV, quand à lui, correspond uniquement à la cité « Marca » (Marcadet-Poissonniers).
Le tiékart de la Goutte d’or est en QPV / QP et les délimitations du QPV sont complètement schizophréniques 🤣🤣🤣 on dirait que c’est un psychopathe qui a tracé les limites du QPV mdrrr.
Bref, sinon ça représente tout simplement le quartier de la Goutte d’or, de Barbès à Château Rouge, en passant par le Square Léon et la rue de la Goutte d’or.
La Goutte d’Or (18ème)
Rue de la Goutte d’Or (18ème)
Goutte d’Or (18ème)
Goutte d’Or (18ème)
Barbès (18ème)
Rue des Poissonniers (18ème)
La Chapelle / Évangile
QP / QPV La Chapelle / Évangile (18ème)
Le QP / QPV « La Chapelle / Évangile » correspond en réalité à la Porte de la Chapelle et à la cité Marx Dormoy. Je ne comprends pas pourquoi ils l’ont appelé « La Chapelle » et non pas « Porte de la Chapelle » c’est vraiment n’importe quoi.
Et en plus, étrangement, ils n’ont pas pris en compte la cité principale à Marx Dormoy dans les delimitations du QPV, ils l’ont inclus dans le QP 🤨 mais en QPV ils ont tout de même mis les autres bâtiments du quartier. Bref, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple 😆
Porte de la Chapelle (18ème)
Porte de la Chapelle (18ème)
Porte de la Chapelle (18ème)
Porte de la Chapelle (18ème)
Porte de la Chapelle (18ème)
Marx Dormoy (18ème)
Marx Dormoy (18ème)
Marx-Dormoy (18ème)
Quartier Marx-Dormoy (18ème)
Porte de la Chapelle / Charles Hermite
QP / QPV Porte de la Chapelle / Charles Hermite (18ème)
La zone « Porte de la Chapelle / Charles Hermite » est trompeuse car elle ne concerne pas tout le quartier de PLC. En réalité, elle prend uniquement en compte la cité Valentin Abeille à la Porte de la Chapelle et la cité Charles Hermite à la Porte d’Aubervilliers.
La cité Valentin Abeille est une petite cité de l’autre côté du périphérique à PLC (impasse Marteau), tandis que la cité Charles Hermite correspond bien évidemment aux HBM de la Porte d’Auber.
HBM de la cité Charles Hermite – Porte d’Aubervillliers
HBM de la cité Charles Hermite – Porte d’Aubervillliers
La Chapelle Sud
QP / QPV La Chapelle Sud
Les délimitations couvrent le quartier de la Chapelle côté 18ème, du boulevard de la Chapelle, à la rue Pajol, en passant par la rue Marx Dormoy et en remontant jusqu’à la rue Marc Seguin. Le périmètre s’étend même jusqu’aux Jardins d’Éole.
La Chapelle (10ème et 18ème) – Crédits : Cécile Beaulieu (Le Parisien)
Le quartier La Chapelle – Crédits : Cécile Beaulieu (Le Parisien)
La Chapelle (18ème)
La Chapelle, rue Marx Dormoy (18ème)
La Chapelle, rue Marx Dormoy (18ème)
19ème
QPV / QP / SDV du 19ème arrondissement de Paris
Stalingrad / Riquet / Flandre
QP / QPV Stalingrad / Riquet / Flandre (19ème)
Le QP / QPV « Stalingrad / Riquet / Flandre » représente évidemment le quartier Riquet / Stalingrad et comprends d’un côté les Orgues de Flandre, les « Bois » et la cité Rose, puis de l’autre côté la cité Tanger, la cité du Maroc et les bâtiments du secteur Paul Laurent.
Mais bizarrement, ils ont mis les « Guezor » en QP mais pas en QPV 🧐 c’est des oufs 🤣🤣
Riquet (19ème) – Crédits : Emma Ruffenach via immobilier le figaro.
La cité Rose (19ème)
Cité Tanger (19ème)
Cité Tanger (19ème)
Cité du Maroc (19ème)
Cité du Maroc (19ème)
Michelet / Alphonse Karr / Rue de Nantes
QP / QPV Michelet / Alphonse Karr / Rue de Nantes (19ème)
Le QP / QPV « Michelet / Alphonse Karr / Rue de Nantes » concerne grosso modo la cité Cambrai, les HBM d’Alphonse Karr, la cité RDN (Rue de Nantes) et la tess du 156 Aubervilliers qui théoriquement fait partie du quartier Riquet.
Alphonse Karr au premier plan. Cambrai en arrière plan (19ème) – Crédits : Memoire2Ville (Twitter)
Cité Cambrai (19ème)
Cité Cambrai (19ème)
Cité Cambrai (19ème)
HBM Alphonse Karr (19ème)
HBM Alphonse Karr (19ème)
RDN (19ème)
Cité du 156 rue d’Aubervilliers (19ème) – Crédits : hypermur.com
Le QPV concerne le quartier Danube qui regroupe la cité Blanche (rue de la Solidarité) et de nombreux HBM divisés en plusieurs secteurs : Gaston Pinot, avenue de la Porte Brunet, Rue de Toulouse ou encore le Square d’Aquitaine.
Le QP comprend une zone élargie qui s’étend jusqu’à la grande barre du quartier de la Marseillaise à la Porte de Pantin. C’est un tieks qui ne fait pas parti de Danube à proprement parlé.
Danube – cité Blanche (19ème)
HBM Danube (19ème)
HBM Danube (19ème)
HBM Danube, rue de Toulouse (19ème)
Avenue de la Porte Brunet (19ème)
Rue de la Marseillaise (19ème)
Algérie / Potain / Compans
QP / QPV Algérie / Potain / Compans (19ème)
Le QP comprend 3 sous-quartiers de Place des Fêtes, à savoir la Niz, la RDB (Rue des Bois) et la cité 247. La zone couvre également la grande barre rue du Docteur Potain.
Tandis que le QPV concerne uniquement le secteur de la Nizarette surnommée la Niz.
HLM de la Niz (19ème)
HLM de la Niz, rue de l’inspecteur Allès (19ème)
HBM de la Niz boulevard Sérurier (19ème) 50 boulevard Sérurier
HBM de la Niz (19ème)
HLM de la RDB (19ème). Cet immeuble est situé juste en face des logements HBM.
HBM de la RDB – Cette entrée, située rue des Bois, est le QG de la RDB
HBM de la RDB
HBM de la RDB depuis l’entrée rue du Docteur Potain
La grande barre rue du Docteur Potain.
Cité 247 (19ème)
Cité « 247 » rue de Belleville (19ème)
Chaufourniers
QP / QPV Chaufourniers (19ème)
Le QP / QPV « Chaufourniers » représente les HBM de la Cité Rouge. Elle tire son surnom de la couleur rougeâtre de ses bâtiments. Son nom officiel est la cité des « Chaufourniers« .
Entrée de la cité des Chaufourniers appelée aussi « Cité Rouge » dans le 19ème – Crédits : Caroline Piquet (Le Parisien)
Cité Rouge (19ème) – Crédits : Anne Hidalgo (Twitter)
Cité Rouge (19ème) – Crédits : Cjp95
Rosa Parks
QP Rosa Parks (19ème)
Le QP « Rosa Parks » comprend une zone allant de la Porte d’Aubervilliers jusqu’à la Porte de la Villette, et descend également jusqu’aux limites de la cité Cambrai au niveau de la rue Gaston Tessier où se situe la gare Rosa Parks.
Gare Rosa Parks – Crédits : SNCF – AREP – Photographe Mathieu Hurbault
Rosa Parks (19ème) – Crédits : Cyrille Weiner
Rosa Parks (RER E), Paris 19eme arrondissement (Dec. 2015) – Crédits : SNCF – AREP – Photographe Mathieu Hurbault
Le quartier Rosa Parks qui borde la cité Cambrai (19ème) – Crédits : Groupe Arcane
Place des Fêtes
SDV Place des Fêtes (19ème)
Le Secteur de Veille « Place des Fêtes » correspond à la cité Compans ainsi qu’aux tours donnant sur la Place des Fêtes (hors tour Occident et tour Orient).
Place des fêtes (19ème) – Crédits : APUR
Place des fêtes (19ème)
Cité Compans (19ème)
Cité Compans (19ème)
Ourcq Léon Giraud
SDV Ourcq Léon Giraud (19ème)
Le Secteur de Veille « Ourcq Léon Giraud » représente évidemment la cité Léon Giraud que l’on appelle couramment la cité Ourcq et qui est surnommée de nos jours « 22 bats« .
Ourcq (19ème)
Ourcq (19ème)
Ourcq (19ème)
Ourcq (19ème)
Rébeval
SDV Rébeval (19ème)
Le Secteur de Veille « Rébeval » correspond naturellement à la cité Rébeval qui se trouve à Belleville côté 19ème.
Cité Rébeval (19ème)
Cité Rébeval (19ème)
Cité Rébeval
Cité Rébeval
20ème
QPV / QP / SDV du 20ème arrondissement de Paris
Belleville 20e
QP / QPV Belleville 20e (20ème)
Le QPV comprend d’un côté la cité Piat / Envierges, et de l’autre la zone Ramponeau / Bisson / Tourtille.
Tandis que le QP complète Belleville côté 20 avec la cité Couronnes.
Cité rue Piat (20ème) – Crédits : Benoît Hasse
Rue Piat (20ème)
Rue des Envierges (20ème)
Rue Ramponeau (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Ramponeau, Place Alphonse Allais (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Couronnes (20ème) – Crédits : APUR
Cité Couronnes (20ème)
Amandiers
QP / QPV Amandiers (20ème)
Le QP / QPV « Amandiers » représente la cité de la Banane, qui a pour nom officiel la « cité des Amandiers« . La zone définie par le QPV correspond à la grande barre rue Duris et aux bâtiments rue des Panoyaux.
Tandis que le QP couvre une zone plus étendue en incluant les autres bâtiments du quartier comme les deux tours rue Sorbier, le « carré » ou encore le grand bâtiment incurvé rue des Amandiers qui a donné son nom au quartier.
Rue des Amandiers (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rue Duris (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rue des Panoyaux (20ème)
Rue des Panoyaux (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Le carré, rue Jacques Prévert (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
La Banane (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Les 2 tours de la rue Sorbier (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Fougères / Le Vau
QP / QPV Fougères / Le Vau (20ème)
Le QPV « Fougères / Le Vau » représente la cité des Fougères ainsi que les HBM Dulaure.
Tandis que le QP a une délimitation un peu plus large et comprend également le reste des logements HLM récents de la cité des Fougères.
Par contre, j’ai pas compris pourquoi ils ont pas pris en compte les tours de la cité des Fougères dans les délimitations, c’est incompréhensible 🤨 ils font vraiment des trucs chelou des fois 😂
Cité des Fougères (20ème)
La cité des Fougères (20ème)
Cité des Fougères (20ème)
HBM cité Dulaure (20ème)
HBM cité Dulaure (20ème)
HBM cité Dulaure
Python Duvernois
QP / QPV Python Duvernois (20ème)
Le QP / QPV « Python Duvernois » représente naturellement la cité Python, mais également les logements HBM de la Porte de Bagnolet.
Vue aérienne de la cité Python – Crédits : Jacques Leroy / Ville de Paris
La cité Python-Duvernois à gauche, les HBM à droite
HBM porte de Bagnolet (20ème)
Porte de Montreuil Nord
QP / QPV Porte de Montreuil Nord (20ème)
Le QP / QPV « Porte de Montreuil Nord » représente grossièrement la cité Félix Terrier. C’est une cité HBM délimitée par la Porte de Montreuil, le boulevard Davout et la cité Python.
Les délimitations comprennent également une partie de la Porte de Montreuil.
HBM de la cité Félix Terrier
Cité Félix Terrier (20ème)
Cité Félix Terrier (20ème)
Cité Félix Terrier (20ème)
Tour du Pin / Porte de Montreuil Sud
QP / QPV Tour du Pin / Porte de Montreuil Sud (20ème)
Ce qu’ils appellent « Tour du Pin / Porte de Montreuil Sud » correspond à l’ensemble Paganini / les Arcades côté 20ème.
Le secteur en QPV est celui de Paganini avec notamment la cité de la Tour du Pin, tandis que la zone en QP prend en compte la cité des Arcades côté 20.
Paganini (20ème)
Paganini « Cité de la Tour du Pin » (20ème)
Paganini « Cité de la Tour du Pin » (20ème)
Paganini « Cité de la Tour du Pin » (20ème)
Les Arcades (20ème)
Les Arcades (20ème)
Les Arcades (20ème) secteur « Cristino »
Les Arcades (20ème) secteur « Godin »
HBM Les Arcades (20ème)
Saint-Blaise
QP / QPV Saint-Blaise (20ème)
Les délimitations du QPV de Saint-Blaise sont incompréhensibles 🤯 ils ont juste pris une petite superficie située entre la rue du Clos, la rue des Orteaux, la rue Saint-Blaise et le boulevard Davout. Exit le square de la Salamandre et le square des Cardeurs, c’est vraiment du n’importe quoi.
En ce qui concerne le QP, les délimitations ont beaucoup plus de sens, puisqu’on y retrouve le square de la Salamandre, celui des Cardeurs et même le square Vitruve. Il y a également le secteur Mouraud qui est inclus dans le périmètre.
Square de la Salamandre (20ème)
Square de la Salamandre (20ème)
Square de la Salamandre (20ème)
Square des Cardeurs (20ème)
Square Vitruve (20ème)
Saint-Blaise (20ème)
Mouraud (20ème)
Mouraud (20ème)
Porte des Lilas
SDV Porte des Lilas (20ème)
Le Secteur de Veille « Porte des Lilas » comprends un ensemble HBM à la Porte des Lilas côté 20ème, ainsi que des bâtiments plus récents.
HBM Porte des Lilas (20ème)
HBM Porte des Lilas (20ème)
HBM Porte des Lilas (20ème)
140 Ménilmontant
SDV 140 Ménilmontant (20ème)
Le Secteur de Veille « 140 Ménilmontant » correspond naturellement à la cité 140 Ménilmontant (surnommée le « Karcent« ). C’est une cité HBM qui a connu beaucoup de destruction durant les années 90.
Autrefois, elle disposait d’une entrée unique au 140 rue de Ménilmontant, ce qui lui a valu son surnom « 140« . Aujourd’hui elle est traversée par la rue Hélène Jakubowicz.
La cité 140 Ménilmontant (20ème) après réhabilitation – Crédits : Paname-city-street (blog)
140 Ménilmontant (20ème)
140 Ménilmontant (20ème)
140 Ménilmontant (20ème)
Rigoles / Métra
SDV Rigoles / Métra (20ème)
Le Secteur de Veille « Rigoles / Métra » représente la cité des Rigoles, située entre la Place des Fêtes et le métro Jourdain. Elle est délimitée par les rues Olivier Métra, de l’Ermitage, des Rigoles et Frédérick Lemaitre.
Quand on évoque la rue des années 80 et 90, on en revient systématiquement à parler des gangs qui ont sévi dans la capitale, dans un premier pour la chasse aux skins puis dans un second temps, à travers ce qu’on pourrait appeler la guerre des gangs.
Cet article n’a pas pour vocation de résumer ou d’approfondir le sujet, mais uniquement de lister grossièrement les gangs et les quartiers en IDF où ces gangs étaient basés. D’ailleurs, cette liste n’est pas exhaustive, loin de là, il y a très certainement des oublis.
Pour ceux qui veulent en savoir plus, y a des livres et des DVD qui en parlent plus en détails. Il suffit juste de chercher un peu.
Les gangs de Paris IDF dans les années 1980-1990 :
Simone Weil / Olympiades / La Brillat-Savarin – 13ème (75) : Les Bourreurs, Ducky Boys, Red Warriors
Place des Fêtes – 19ème (75) : Les Asnay
Riquet / Cambrai – 19ème (75) : Requins Vicieux
La Villette – 19ème (75) : Vikings, Panthers
Chelles (77) : ZWK
Achères (78) : CAF
Chanteloup-les-Vignes (78) : Requins Juniors
Les Mureaux (78) : Les Gremlins
Mantes-la-Jolie (78) : Mendhi
Sartrouville (78) : Requins Vicieux
Trappes (78) : Les Black Spider
Corbeil-Essonnes (91) : Fight Boyz
Évry (91) : Les S.O.C
Grigny (91) : Fight Boyz
Clichy-la-Garenne (92) : Maniaque Posse
La Défense (92) : Black Dragon
Drancy (93) : CRS
Épinay-sur-Seine (93) : NTM
Montfermeil (93) : ZWK
Noisy-le-Grand (93) : Black Fist
Saint-Denis (93) : NTM
Ivry-sur-Seine (94) : Requins Vicieux, Black Fist
Vitry-sur-Seine (94) : Little Mc
Argenteuil (95) : Black Dragon, Dernier Salauds
Cergy (95) : CAF
Garges-lès-Gonesse (95) : Secte ABDULAÏ
Sarcelles (95) : CKC, Secte ABDULAÏ, Mendhi, Fresh Boy
Villiers-le-Bel (95) : Secte ABDULAÏ
Carte des gangs de Paris des années 1980-1990 – Crédits : France Soir
En réponse au grand nombre d’actes racistes perpétrés par des groupuscules issus de la mouvance skinhead xénophobe (boneheads…) au début des années 80, une première génération de bandes émerge dans la banlieue parisienne.
Les Bousnes, Asneys -ainsi qu’une section française des Black Panthers– organisent la riposte. Ces premières « chasses » anti-skins coïncident avec l’éveil de la jeunesse française à la « conscience Black » et aux balbutiements du mouvement Hip Hop.
C’est dans ce contexte que les Black Dragons se forment en 1983. Le mouvement ne tarde pas à faire parler de lui et fédère rapidement de nombreux jeunes (pour la plupart passionnés d’arts martiaux) autour de Yves « le vent », fondateur et chef incontesté.
A son âge d’or, le gang compte plus de 600 membres. Leur territoire : le quartier de La Défense et une partie des Hauts-de-Seine (92). Le « crew » s’échappe régulièrement vers le Forum des Halles, point chaud du Paris des eighties. Un centre névralgique où les affrontements sont fréquents avec les « boneheads » du Nazi Klan, des Tolbiacs Boys ou les membres des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, fondées et dirigées par le militant d’extrême-droite Serge Ayoub, plus connu sous le nom de Batskin, en raison de son amour des bates de baseball.
Entre 1988 et 1991, les gangs parisiens ne font plus cause commune et s’entredéchirent dans une longue guerre fratricide. Tous se lancent à la conquête de la rue. Territoire, argent, drogues… c’est l’escalade de la violence et le début des dérives criminelles.
(source : Le Nouvel Obs)
Gilles Elie Cohen rencontre les « Vikings » à la Villette, banlieue au nord de Paris. Il se lie d’amitié avec ce gang de gamins que l’on appellerait « cats » en argot américain. « Cats » signifie « mec cool », c’est comme ça qu’on les décrit car ils aiment la fête, la danse et la mode. Ils voulaient représenter les années 50 avec leur soif de vivre et surtout leur envie de régner sur le quartier. Ils tirent ce nom de « Vikings » en référence au groupe « The Del-Vikings », premier groupe de Rock’n’Roll mélangeant les noirs et les blancs. La discrimination raciale est exclue – ils sont un peu les antifas (antifascites) d’aujourd’hui.
Peu à peu, le photographe les suit et capture leurs instants de vie. Il rencontrera ensuite les « Panthers » autre gang de la Villette. Les « Panthers » eux tirent leur nom d’un mouvement afro-américain : les « Black Panthers »Ils aiment les sports de combats et arborent fièrement leurs blousons de l’US force pour se distinguer. Rivalité sans querelles, les deux gangs se partagent le territoire et règnent en maîtres. Les photographies exposées sont uniques et traduisent l’ambiance de ces années et la singularité de ces groupes de potes aux mêmes valeurs.
(source : Openminded)
Vikings et Panthers – Gilles Élie Cohen
Nous partons à la rencontre des célèbres « Zoulous », gang bien connu au début des années 90 pour les agressions et les vols qu’ils pratiquaient en rentrant en nombre dans les centres commerciaux. Ils nous expliquent comment on peut les identifier en regardant simplement les vêtements qu’ils portent. Et ce nom de zoulous, ils le perçoivent mal, car ils ne s’identifient pas vraiment à ce mouvement hip-hop né dans les années 80, lancé à New York par le DJ Afrika Bambaata, dondateur de la Zulu Nation.
1990 reste dans notre mémoire pour les rixes géantes qui opposaient la bande des Blacks Dragons contre celle des Mendy’s, 200 jeunes qui se battent en plein quartier d’affaire de la Défense, au milieu de l’Esplanade, sous le regard des nombreux touristes et qui laissera sur le sol le corps inanimé du jeune de 19 ans, Oumar Touré.
Déjà en début d’année 1990 deux bandes rivales de Chanteloup-les-Vignes et d’Achères s’affrontent à coups de barres de fer et de battes de base-ball, la ville sera surnommée « Chicago-en-Yvelines » dans le journal télévisé de France 3. Ce sont ces évènements qui inspireront Mathieu Kassovitz pour son film « La haine ».
Quelques années plus tard, en mars 1994, au parc de La Courneuve, Philippe Huynh est attiré dans un traquenard et exécuté de deux balles dans la tête par un chef de bande pour une histoire de fille. Le meurtrier est rattrapé par les jeunes de Garges, passé à tabac, puis livré à la police.
En janvier 2001, comme une répétition de ce qui s’était passé en 1990, plus de 400 jeunes, venus de cités des Yvelines envahissent le quartier de La Défense, pillant les commerces du Centre commercial des Quatre Temps, puis s’affrontant avec des haches et de couteaux.
Tout ceci pour nous rappeler que depuis le milieu des années 80 les phénomènes de bandes avec la violence, les vols et le racket défrayent régulièrement la chronique, suscitant à chaque fois une vive émotion avec des nombreuses prises de positions et des mesures politiques qui jusqu’ici n’auront pas su enrayer ce climat d’insécurité et des drames qui se succèdent.
(source : Grand Paris Métropole)
L’anti-fascisme incarné par les Black Dragons
Venu des Etats-Unis, le gang anti-skinheads des Black Dragons débarque en France au début des années 1980 sur les épaules de son fondateur, Yves Madichon dit « Le Vent ». Le crédo de la bande (qui luttait à l’origine aux côtés des Blacks Panthers contre les actions racistes du KKK) se trouve dans la discipline des arts martiaux et la culture hip-hop pour combattre la brutalité désorganisée et aveugle des skinheads.
Black Dragons – Crédits : Yan Morvan
De bastons ponctuelles pour le contrôle des rues dans la capitale vers le combat antifasciste permanent, le groupe s’élève à un peu moins de 1000 membres et comportait en son sein d’autres gangs. Côté nanas, les Miss Black Dragons étaient de vraies guerrières servant de relais vers la communauté féminine pour servir la cause des Dragons.
Skinheads contre anti-fascistes
A partir des années 1970 commencent à se former des groupes racistes comme les bandes de bikers qui arboraient fièrement croix gammées et insignes de la Wehrmacht, comme les Hell’s de Répu, et les rockers comme les Vikings, Teddy Boys et Rebelles de Tolbiac.
En même temps, les bandes de rockeurs noirs (lesAsneys, Bounce 45) sortaient également pour affronter les blancs du côté des puces de Clignancourt.
S’y ajoutent les skinheads, groupuscules les plus violents comme Nomad 88, auteur d’une rixe à la mitraillette dans l’Essonne mais aussi le Nazi Klan ou les Tolbiac’s Toads, tous liés aux groupuscules d’extrême droite. En 1984, ils occupent le centre de Paris et la place du Châtelet notamment, jusqu’à se faire déloger par les commandos de Redskins (mouvement d’extrême gauche prônant l’anti-racisme radical). Parmi eux, les Ducky Boys fondés en 1982, les Red Warriors en 1985 mais aussi les Félins, les Ruddy Fox ou les Green Berets, tous anti-racistes proches du mouvement SHARP (Skinheads Against Racial Prejudice).
Plus tard, les bandes influencées par les Black Panthers (dont les Black Dragons et de la Mafia Z) sont supplantées par des Gangs Units des cités dans les années 2000, de plus en plus violentes comme les Blacks Sans Pitié de Grigny, les Mafia Negro de Corbeil-Essonnes ou les Black Power Junior de Sarcelles.