Les plus gros fours d’Ile-de-France

Top 20 des plus gros fours IDF
(basé sur les montants déclarés par les keufs)

1) Bagnolet (93), Capsulerie : 70 000€ / jour

2) Saint-Ouen (93), Michelet : 46 000€ / jour (1,4 millions d’euros par mois)

3) Aulnay-sous-Bois (93), Gros Saule : 34 000€ / jour

4) Sevran (93), Beaudottes : 30 000€ / jour *

5) Saint-Ouen (93), Charles-Schmidt : 30 000€ / jour

6) Champigny-sur-Marne (94), Boullereaux : 30 000€ / jour

7) Sevran (93), Cité Basse : jusqu’à 30 000€ / jour

8) Saint-Ouen (93), Boutte-en-Train : 15 000 à 30 000€ / jour

9) Melun (77), Quartier de l’Almont : 20 000€ / jour

10) Saint-Denis (93), DDF : 15 000 à 20 000€ / jour

11) Saint-Ouen (93), Emile Cordon : 15 000 à 20 000€ / jour

12) Stains (93), Clos Saint-Lazare : 18 290€ / jour (120 000 francs)

13) Saint-Ouen (93), Arago : 18 000€ / jour (le double le week-end)

14) Saint-Denis (93), Gabriel Péri : 17 000€ / jour

15) Saint-Denis (93), Pablo Neruda : 15 000€ à 17 000 / jour

16) Aulnay-sous-Bois (93), Mille Mille : 15 000€ / jour

17) Longjumeau (91), Rocade / Bel Air : 15 000€ / jour

18) Bezons (95), Colombier (Impressionnistes) : 13 000€ / jour

19) La Courneuve (93), 4000 : 12 000€ / jour

20) Saint-Ouen-l’Aumône (95), les Brouillards : 11 450€ / jour (80 000€ / semaine)

Bonus : Ivry-sur-Seine (94), Longs Sillons : 10 000€ / jour (900 000€ en 3 mois)

Bagnolet. Pour lutter contre le trafic de drogue à la Capsulerie, la ville réclame le renfort d’une brigade spécialisée de terrain – Crédits : LP/A.D.

Conclusion

Le 93 domine très largement ce top 20 des plus gros fours d’Ile-de-France puisque le top 5 est uniquement composé de fours du Neuf Trois.

Dans le top 10, il y en 8 et dans le top 20, il y en a 15. C’est dire la domination de la Seine-Saint-Denis dans ce classement.

Le tout avec une prédominance des fours de Saint-Ouen, Saint-Denis, Sevran et Aulnay-sous-Bois.

Devant un immeuble de la cité des Beaudottes, à Sevran (Seine-Saint-Denis), en 2013 – Crédits : FRED DUFOUR/AFP

Dans le top 10, on a également un four du 94 (Boullereaux à Champigny-sur-Marne) et un autre du 77 (Quartier de l’Almont à Melun).

Melun : à cause du deal dans l’Almont, un bailleur social réclame l’aide de l’Etat – Crédits : Archives/P.V/RSM77

Dans le top 20, il y a en plus un four du 91 (Rocade / Bel Air à Longjumeau), ainsi que deux fours du 95, les Impressionnistes à Bezons et « les Brouillards » à Saint-Ouen-l’Aumône.

En tant que bonus on retrouve un four du 94 avec les Longs Sillons à Ivry-sur-Seine.

Longjumeau, février dernier. Plusieurs opérations sont menées régulièrement par la police nationale et la police municipale dans le quartier de la Rocade-Bel-Air – Crédits : LP/Gérald Moruzzi

Pour finir, encore une fois, je précise que ce classement se base sur les chiffres déclarés par les condés dans les articles de presse, du coup évidemment y aura pas tous les plus gros fours d’IDF, mais bon, ça donne une idée globale. Je pense carrément que le top 5 est réel et que le top 10 est très proche de la réalité.

* il s’agit juste d’un four des Beaudottes et pas l’entièreté du tieks

Les plus gros fours du 77

Les plus gros fours du 77
(basé sur les montants déclarés par les keufs)

1) Melun, Quartier de l’Almont : 20 000€ / jour

2) Noisiel, Bois de la Grange : 3 000 à 10 000€ / jour

3) Champs-sur-Marne, Cité des Deux Parc : 5 000 à 8 000 € / jour

4) Meaux, Beauval : 4 000€ / jour

5) Le Mée-sur-Seine : 4 000€ / jour

6) La Ferté-sous-Jouarre, Square Montmirail : 4 000€ / jour (120 000€ / mois)

Melun. Les policiers ne ménagent pas leurs efforts pour tenter d’endiguer le trafic de drogue à Melun, notamment rue Claude-Bernard dans le quartier de l’Almont – Crédits : DR

Les plus gros fours du 77 en détails

1) Quartier de l’Almont à Melun : 20 000 euros en 2021

En décembre dernier, les policiers du commissariat d’agglomération de Melun Val de Seine, assisté du Raid, avaient déjà donné un grand coup de pied dans la fourmilière. Une dizaine de milliers d’euros ont été saisis, ainsi que plusieurs kilos de cannabis et des armes. « On estimait qu’il y avait 600 à 700 clients par jour pour un chiffre d’affaires quotidien de 20 000 euros, confie un policier. Aujourd’hui, il y a moins de clients et les quantités de drogues saisies sont moins importantes. C’est le signe que notre travail porte ses fruits. »

2) Bois de la Grange à Noisiel : 3 000 à 10 000 euros en 2018

A Noisiel, « le trafic s’est déplacé place des Genêts depuis la mise en place de la vidéoprotection cours des Roches. Il peut y avoir 100 à 150 consommateurs et un chiffre d’affaires entre 3 000 et 10 000 euros par jour », indique le commissaire divisionnaire, chef du district, Eric Slangen.

3) Cité des Deux Parc à Champs-sur-Marne : 5 000 et 8 000 euros en 2019

Sur ce point de deal très fréquenté, actif 7 jours sur 7, de 11 h 30 à minuit, le gramme de résine se vendait 5 euros et le gramme d’herbe 10 euros. Selon la police, la recette quotidienne pouvait grimper entre 5000 et 8000 euros. Et atteindre les 250 000 euros par mois.

4) Beauval à Meaux : 4 000 euros en 2023

Le lundi 20 mars, ces derniers ont la mauvaise surprise de se retrouver avec les menottes aux poignets. Lors des perquisitions menées dans la foulée, les forces de l’ordre saisissent une somme d’environ 3 500 euros, ainsi qu’une arme de poing et quelques centaines de grammes de cannabis. Selon leur estimation, le point de deal leur rapportait environ 4 000 euros par jour.

5) Le Mée-sur-Seine : 4 000 euros en 2014

Les policiers de la sûreté départementale de Seine-et-Marne ont démantelé un trafic de cannabis près de la gare RER du Mée-sur-Seine, qui aurait rapporté à ses auteurs environ 700.000 euros en six mois, a-t-on appris vendredi 10 octobre de sources concordantes.

Une dizaine de personnes ont été arrêtées au terme d’une enquête menée par un juge d’instruction de Melun, du guetteur aux organisateurs du réseau en passant par les vendeurs de rue. « Pas loin de 400 clients par jour » fréquentaient leurs points de vente, non loin du RER D, a déclaré une source policière. Le trafic leur rapportait environ 4.000 euros par jour.

6) Square Montmirail à La Ferté-sous-Jouarre : 4 000 euros en 2023

La présidente Florentin-Dombre et ses deux juges assesseurs ont consacré huit heures à y voir clair, avec minutie et attention. Valentine Géraud aussi qui, convaincue par l’enquête et l’ampleur d’un trafic « ayant rapporté 120 000 € par mois » selon les gendarmes, a requis de lourdes peines. Contre Kevin, cinq ans dont quatre ferme ; Jordan : 30 mois, 18 avec sursis. Et des amendes, respectivement de 10 000 et 7 000 €. Ils sont les instigateurs d’un « modèle économique, institutionnalisé. Ils sont ceux qui ont choisi ».

Noisiel. Une opération de police anti-drogue est menée par une quarantaine d’effectifs (police nationale, effectifs départementaux, canine et police municipale de Noisiel), Place des Genêts, dans la cité du Bois de la Grange – Crédits : DDSP77 LP/Julie Olagnol

Quelques autres fours du 77

Surville à Montéreau-Fault-Yonne : 3 333 euros (bénéfices*) en 2020

Écoutes, surveillances : les enquêteurs découvrent les contours de ce réseau qui apparaît comme l’un des plus actifs du département. « Le point de vente pouvait recevoir jusqu’à 300 clients par jour avec un bénéfice estimé à plus de 100 000 € par mois », souligne un enquêteur.

* il s’agit du bénéfice et non du chiffre d’affaires, donc le four doit brasser un peu plus que 3 333€

Grande Prairie à Chelles : 1 666 à 3 333 euros en 2021

Deux frères résidant Chelles, âgés de 26 et 30 ans, auraient mis en place ce trafic, qui selon la police a rapporté entre 50 et 100 000€ par mois.

Lagny-sur-Marne : 3 000 euros en 2023

Il aura fallu plus de trois mois de travail aux enquêteurs pour démanteler ce point de deal. Le 13 juin, six appartements ont été perquisitionnés et deux premiers individus interpellés. Plusieurs kilos de cannabis ont été saisis lors de cette intervention. Toujours selon “La Marne“, ce réseau a pu générer jusqu’à 3 000 euros par jour.

Quartier de l’Ocil à Pontault-Combault : 1 500 à 2 000 euros en 2019

La petite entreprise tourne bien : entre 1 500 et 2 000 € de chiffre d’affaires par jour. Sachant que le point de vente est ouvert tous les jours de l’année, de midi à minuit.

Square des Sorbiers « Bronxland » au Mée-sur-Seine – Crédits : La Rep 77/archives

A savoir

Surville à Montéreau-Fault-Yonne

Saisie de drogue (cannabis et cocaïne) d’une valeur de plus d’un million d’euros et aussi des armes… en 2024.

Au total, ce sont plus de 90 kg de cannabis et 4,7 kilos de cocaïne qui ont été saisis, ainsi que 218 540 € en espèces. Sans compter 5 armes de poing, 7 armes longues (dont plusieurs armes de guerre), ainsi que 7 véhicules et 2 motos au titre des avoirs criminels.

La valeur marchande de l’ensemble des stupéfiants saisis est estimée à plus d’un million d’euros !

Melun et Mée-sur-Seine

Grossistes IDF, saisie de 41 kilos de cannabis, de cocaïne et d’armes à feu en 2015.

Selon les enquêteurs, le trafic permettait découler entre 100 et 150 kilos de résine de cannabis par mois, et entre 1 kg et 1,5 kg de cocaïne. Il alimentait non seulement les quartiers nord de Melun et la ville du Mée-du-Seine, mais aussi plusieurs communes d’Île-de-France.

Montereau, ce mercredi. Une quarantaine de policiers ont procédé à une action coup de poing contre les trafiquants de drogue présumés du quartier de Surville – Crédits : DR

Conclusion

Le plus gros four du 77 se trouve à Melun, quartier de l’Almont et il brasse vraiment beaucoup (20 000€ / jour).

En dehors de Melun, y a d’autres fours qui tournent bien comme à Noisiel (Bois de la Grange) ou à Champs-sur-Marne (cité des Deux Parcs).

Y a aussi « Bronxland » au Mée-sur-Seine qui brasse bien, mais j’ai pas trouvé de chiffres.

Après y a d’autres fours encore où ça brasse pas mal de tals comme à Lagny-sur-Marne, Pontault-Combault (Ocil), Meaux (Beauval)…

On peut aussi rajouter des villes comme Lognes, Savigny-leTemple, Emerainville (Clos d’Emery), Gretz-Armainvilliers, Chelles, Nemours etc… dont j’ai pas trouvé de chiffres mais qui charbonnent aussi.

Sans oublier la ZUP de Surville à Montéreau-Fault-Yonne, j’ai pas trouvé le chiffre d’affaires journalier mais là-bas ça blague pas. Y a qu’à voir la saisie de drogue en 2024 avec pour valeur totale de plus d’un million d’euros.

Toute façon les « 3M » (Melun, Meaux, Montéreau) ça a toujours été les zones les plus sombres de la Seine-et-Marne, ça a fait la réput’ déjà depuis les années 90.

Dans le 77, on va pas se mentir y a beaucoup de campagne et une liste interminable de petits patelins, mais comme partout en IDF y a des vraies zones où c’est vraiment la rue et où ça charbonne vraiment bien. Les gens ont souvent tendance à sous-estimer le Sept Sept, mais franchement y a pas de quoi, y a des vrais bails là-bas aussi, aujourd’hui rien que Melun ça en met beaucoup à l’amende.

Malgré l’arrestation de 13 personnes par la brigade de police des stupéfiants, les 18 et 19 janvier 2022 à Beauval B, le trafic continue deux mois après à Meaux – Crédits : Louis Gohin / La Marne

Les plus gros fours du 78

Les plus gros fours du 78
(basé sur les montants déclarés par les keufs)

1) Plaisir, Valibout : 5 000 à 10 000€ / jour

2) Poissy, Beauregard : 2 000 à 3 000 € / jour

Plaisir. Un homme de 23 ans a été condamné, à une peine de dix-huit mois de prison dont un an ferme pour trafic de stupéfiant dans le quartier du Valibout – Crédits : LP/LMt

Les plus gros fours du 78 en détails

1) Valibout à Plaisir : 5 000 à 10 000 euros en 2022

En garde à vue, le jeune homme de 20 ans a expliqué qu’il était installé sur le point de deal depuis une semaine. Il vendait pour le compte d’un tiers qui lui apportait les substances. Il devait tenir la place de 10h à 23h, pour une rémunération de 200 euros. L’endroit était plutôt rentable, puisqu’il parvenait à brasser entre 5 000 et 10 000 euros au quotidien.

2) Beauregard à Poissy : 2 000 à 3 000 euros en 2016

Le point de deal, bien connu dans la cité, était ouvert 7 jours sur 7. « Il rapportait entre 2 000 et 3 000 € par jour », poursuit la même source. « Le trafic à la « barrière » de Poissy est un point de vente qui représente plus de cent ventes par jour »

La Verrière, le quartier du Bois-de l’Étang, le point de deal se trouvait près de la gare – Crédits : LP/Aurélie Foulon.

Quelques autres fours du 78

Val Fourré à Mantes-la-Jolie (secteur « Petite tour ») 1 500 euros en 2015

Les auteurs ont reconnu vendre tous les jours héroïne, cocaïne, herbe et résine de cannabis sans en mesurer le volume, mais pour un revenu journalier de 1.500 €, soit 270.000 € depuis le début de l’année.

Moser à Versailles : 1 000 euros en 2017

Les forces de l’ordre surveillent leurs lignes téléphoniques et leurs déplacements pendant plusieurs mois, mettent ainsi en évidence trois à quatre livraisons par jour à Versailles. Ils estiment le trafic à une centaine de grammes par semaine, pour un chiffre d’affaires de 7 000 €.

Square Henri Wallon à Trappes : 500 à 1 000 euros en 2020

Agé de 24 ans, le premier occupait l’appartement du square Henri-Wallon, où il avoue qu’il vendait de la drogue pour un chiffre d’affaires estimé de 500 à 1 000 euros par jour.

Coudraie à Poissy : 700 à 800 euros en 2010

Lors de l’arrestation, les forces de l’ordre ont mis la main sur 250 g de résine et environ 500 euros. Les surveillances et les auditions ont permis de comprendre que le trafic permettait aux jeunes gens de gagner entre 700 et 800 euros par jour sept jours sur sept.

Allée des Yvelines à Trappes : 500 euros en 2022

Un lycéen de 17 ans a été interpellé lors d’une opération antidrogue à Trappes. Il a reconnu se livrer à un trafic de stupéfiants qui aurait rapporté 500 euros par jour à son « donneur d’ordres »

Sartrouville : 400 à 500 euros (bénéfices*) en 2021

Lors de son audition, le suspect avait nié les faits qui lui étaient reprochés avant de les reconnaître. Il a affirmé avoir vendu près de 29 kg de cannabis, l’équivalent de 60 à 70 g par jour, depuis le mois de juin 2021, précise le journal local. Ses gains ont été estimés à 210 000 € environ, soit un bénéfice quotidien de 400 à 500 €.

Bougimonts aux Mureaux : 250 à 500 euros en 2020

Lors de son interrogatoire, le jeune homme a commencé, malgré tous ces éléments à charge, par nier être un dealer. Avant de reconnaître qu’il se livrait à la vente de cannabis depuis le mois de juillet. « Il a confié qu’il travaillait trois ou quatre fois par semaine dans le quartier. Son trafic lui rapportait de 250 à 500 euros par jour », précise une source proche de l’affaire. Son chiffre d’affaires, évalué depuis juillet, s’élevait à 15 000 euros pour un poids de 1,5 kg de cannabis vendu.

Petits Prés à Elancourt : 300 euros (bénéfices*) en 2019

Il estime avoir revendu du cannabis à une quinzaine de clients par jour durant cinq mois pour un bénéfice de 300 €. L’enquête se poursuit pour tenter de cerner l’étendue de son trafic d’ordonnances.

* il s’agit de bénéfices et non de chiffre d’affaires, donc le montant journalier doit être un peu plus élevé

Trappes. Les dealers menaient leur trafic depuis un appartement du square Henri-Wallon – Crédits : DR.

A savoir

Val Fourré à Mantes-la-Jolie

J’ai pas réussi à trouver beaucoup de chiffres sur le VF, mais là-bas y a beaucoup de fours et on trouve toutes sortes de drogues. Sans compter que c’est également une zone où y a des sistes-gro qui alimentent d’autres villes d’IDF et même de France.

Vaste opération de police contre l’équipe du plus gros point de deal du quartier du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Cinq trafiquants de drogue, âgés de 23 à 34 ans, ont été mis en examen, jeudi à Versailles avant d’être écroués. Ils sont soupçonnés d’animer « La centrale » un spot spécialisé dans le semi gros en cannabis et cocaïne, implanté dans la rue Maryse-Bastié.

La drogue, venue du Maroc ou arrivée par le port du Havre, transitait dans le quartier du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie, pour ensuite approvisionner différentes villes de France.

Les Mureaux

Saisie record de 2,4 tonnes de cannabis aux Mureaux.

Les Mureaux sont connus également pour être une zone de grossistes.

Les Mureaux : les policiers locaux félicités par Gérald Darmanin après la saisie de 2,4 tonnes de cannabis

Les Mureaux : les policiers locaux félicités par Gérald Darmanin après la saisie de 2,4 tonnes de cannabis – Crédits : LP/Stéphane Corby

Aubergenville

C’est une petite ville calme, mais y a eu de la vente en semi-gros ces dernières années.

Un réseau de semi-grossistes basé à Aubergenville (Yvelines) vient de tomber. Les membres présumés de ce trafic de drogue devaient comparaître ce 14 juin 2024 devant le tribunal.

Depuis Aubergenville (Yvelines), ils arrosaient le secteur en cannabis et cocaïne. Huit personnes, originaires pour la plupart d’entre elles de cette commune tranquille, ont été interpellées au saut du lit, lundi 10 juin 2024. Soupçonnées de se livrer à ce trafic depuis deux ans, elles ont été déférées ce vendredi, après quatre jours de garde à vue, pour être présentées à la justice.

Mantes-la-Jolie, mardi. Les journées d’été sont longues au Val-Fourré. Certains ont installé des hamacs pour se reposer mais selon des habitants, il s’agirait de dealers qui attendraient leurs clients au calme – Crédits : LP/Mehdi Gherdane

Conclusion

Le 78, on parle pas trop d’eux, mais y a des vraies zones où ça charbonne bien comme le Valibout à Plaisir qui tourne jusqu’à 10k.

Bien entendu, y a également le Val Fourré à Mantes-la-Jolie, pire zone des Yvelines, j’en ai déjà parlé juste au-dessus, pleins de fours, toutes sortes de gue-dro, vente en gros…

Les Mureaux, plusieurs secteurs, plusieurs points de deal, saisie de 2,4 tonnes de cannabis, zones de sistes-gros également…

La Coudraie à Poissy du temps de Turbo c’était du très lourd.

Considéré comme l’un des principaux trafiquants de drogue de l’Hexagone, il s’était spécialisé dans l’acheminement de cannabis au moyen de « go fast », ces convois de véhicules, voitures ou zodiacs, transportant leur chargement à grande vitesse – d’où son surnom, Turbo« Il était capable de faire sortir une tonne de résine de cannabis du Maroc par jour », affirmait en 2021 un ancien policier dans Le Parisien.

Mais même aujourd’hui ça brasse encore à Poissy (Coudraie, Beauregard). Et c’est également une zone de sistes-gros.

Et puis y a également toutes les autres villes comme Guyancourt, Trappes, Sartrouville, Chanteloup-les-Vignes, Carrières-sous-Poissy, La Verrière

J’ai pas trouvé de gros montants pour les fours du 78, à part pour le Valibout et Beauregard, le reste c’est des petits fours, y en a pleins, mais ils rapportent pas beaucoup. Après voilà j’ai pas tous les chiffres et je suis sûr que certaines zones brassent bien. Donc là c’est pas vraiment les plus gros fours des Yvelines, bien évidemment y en a d’autres mais on a pas les chiffres.

On parle pas beaucoup du 78, mais ils sont là. Faut pas croire que tout le 78 c’est la campagne, y a de vraies zones dans les Yvelines où c’est la rue et où ça charbonne dur.

Le trafic de drogue prospérait depuis plus d’un an au niveau de ce centre commercial des Mureaux (Yvelines) – Crédits : Fabien Dézé

Les plus gros fours du 95

Les plus gros fours du 95
(basé sur les montants déclarés par les keufs)

1) Bezons, Colombier (Impressionnistes) : 13 000€ / jour

2) Saint-Ouen-l’Aumône, les Brouillards : 11 450€ / jour (80 000€ / semaine de bénéfices*)

3) Bezons, Colonel-Fabien : 6 000€ / jour

4) Sarcelles, Chardonnerettes : 6 000€ / jour

5) Bezons, Tête-de-Pont : 5 000€ / jour

6) Bezons, Alcatraz : 3 600€ / jour (600€ / heure)

Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise). Les trafiquants des Brouillards, comme ils appellent toujours leur quartier de Chennevières, ont été condamnés après dix-huit mois d’une enquête menée par le groupe «stups» de la sûreté urbaine de Cergy – Crédits : LP/Frédéric Naizot

Les plus gros fours du 95 en détails

1) Colombier (Impressionnistes) à Bezons, 13 000 euros en 2013

On estime que le chiffre d’affaires de ce trafic au Colombier était de 13 000 € par jour il y a encore un an. Aujourd’hui, il serait passé à moins de 3 000 €

2) Les Brouillards à Saint-Ouen-l’Aumône 11 450 euros en 2022 (bénéfices*)

Des vidéos promotionnelles sur les réseaux sociaux, des produits étiquetés : le point de vente du quartier de Chennevières, à Saint-Ouen-l’Aumône, engrangeait plus de 80000 euros de bénéfices par semaine. Douze prévenus ont été jugés, la plupart des amis d’enfance, et condamnés à des peines allant jusqu’à deux ans de prison ferme.

* il s’agit du bénéfice et non du chiffre d’affaire, donc le four doit brasser encore plus. Si ça se trouve il tourne encore mieux que les Impressionnistes.

3) Colonel-Fabien à Bezons, 6000 euros en 2016

La cité du colonel-Fabien, c’est un groupe d’immeubles enclavés, un lieu idéal pour les trafiquants qui peuvent très facilement déceler l’arrivée des forces de police. Depuis plusieurs mois, les lieux étaient dans le viseur des enquêteurs. Informés de la présence de revendeurs, ils ont multiplié les surveillances depuis l’automne, parvenant à détailler le rôle des principaux acteurs de ce trafic, Ils ont aussi estimé le chiffre d’affaires à environ 6 000 euros par jour

4) Chardonnerettes à Sarcelles, 6 000 euros en 2016

Une première vague d’interpellations est déclenchée par les policiers de Sarcelles. Parmi les suspects, quatre personnes qui reconnaissent revendre le cannabis sur la place et gagner 100 € la demi-journée ou 400 € la semaine. Un cinquième conteste tout, mais estime quand même le chiffre d’affaires du trafic à 6 000 € par jour.

5) Tête-de-Pont à Bezons, 5 000 euros en 2017

L’enquête de la sûreté urbaine d’Argenteuil s’était concentrée sur le hall du 132-134 de l’avenue Jean-Jaurès, juste en face du quartier du Colombier, ou les trafiquants s’étaient installés depuis de nombreux mois. Un quartier où les habitants s’étaient aussi mobilisés pour chasser les dealeurs. Au fil des surveillances, c’est un trafic de grande ampleur qui est découvert : 250 clients chaque jour arrivant pour la plupart en tramway des Hauts-de-Seine. Le point de vente perdure, malgré les opérations de police qui se succèdent. Ouvert sept jours sur sept, il se met en place en fin de matinée et reste ouvert jusqu’à 21 heures ou 22 heures, générant selon les policiers 5 000 € par jour.

6) Alcatraz à Bezons : 3 600 euros en 2015

L’enquête a débuté en avril dernier par un premier tuyau faisant état d’un trafic bien installé dans les immeubles de la rue Parmentier. Les planques menées sur le quartier l’ont rapidement confirmé. Entre 16 heures et 22 heures, le vendeur accueillait, toujours masqué, une clientèle nombreuse au 6e étage de l’immeuble, aidé par plusieurs guetteurs. Avec un chiffre d’affaires estimé à 600 euros par heure. Les enquêteurs, au fil des semaines sont parvenus à identifier ce vendeur masqué et à repérer l’appartement de la cité qu’il regagnait après les ventes.

Sarcelles, ce samedi 3 décembre 2016. Le petit centre commercial des Trois Noyers, dans le quartier des Chardonnerettes, où opéraient les dealeurs jugés à partir de ce lundi – Crédits : LP/Frédéric Naizot

A savoir

Sarcelles

800 kg de cocaïne d’une valeur de 24 millions d’euros en 2 ans (2023/2025). Alimente les semi-grossistes, les points de deal et centrales d’appel d’IDF.

Trafic de drogue : les pros des colis de Sarcelles auraient importé 800 kg de cocaïne en région parisienne

Comme une lettre à la Poste. C’était la méthode de ce réseau très actif de trafiquants de drogue. Quatre hommes et une femme, âgés de 21 à 28 ans, ont été mis en examen ce jeudi à Pontoise (Val-d’Oise) pour trafic et importation de stupéfiants et association de malfaiteurs. Ils sont soupçonnés d’avoir, entre 2023 et début 2025, importé par voie postale environ 800 kg de cocaïne, d’une valeur de 24 millions d’euros au prix de gros.

« Il n’est pas exclu que cette cocaïne alimente les semi-grossistes de la drogue, les points de deal et les centrales d’appel de la région parisienne », précise une source proche de l’affaire. Les bénéfices réalisés en deux ans d’activité de cette petite structure sont « gigantesques ».

Argenteuil

Saisie de 2,5 tonnes de cannabis

Près de 2,5 tonnes de cannabis ont été saisies dimanche à Argenteuil (Val-d’Oise) lors d’une opération qui a conduit à l’interpellation de trois trafiquants présumés, a indiqué mardi une source judiciaire qui confirmait une information du Parisien. La marchandise estimée à 5 millions d’euros selon le média.

Argenteuil et Bezons

Grossistes en Ile-de-France et en province (Haute-Savoie)

Un trafic de produits stupéfiants a été démantelé à Argenteuil. Les auteurs revendaient du cannabis et de la cocaïne en Île-de-France et en province. Ils ont été condamnés à des peines allant jusqu’à trois ans de prison ferme. L’organisateur opérait depuis sa cellule de Roanne où il était incarcéré pour tentative de meurtre.

Ils écoulaient du cannabis et de la cocaïne en Île-de-France mais aussi en province, prenant parfois la route de la Haute-Savoie pour revendre au détail ou parfois par kilos.

Les premières investigations menées à Argenteuil par le groupe stupéfiant de la sûreté départementale ont rapidement confirmé les premières informations : il y avait bien un trafic de stupéfiant dans le secteur du Val-Notre-Dame et du Val-Nord, structuré autour des deux suspects. Ces derniers, domiciliés à Argenteuil et à Bezons, ont fait l’objet d’une surveillance étroite, tant physique que technique, leur téléphonie étant également passée au crible.

Argenteuil (Val-d’Oise), hier. Dans la cité Champagne, le bailleur AB-Habitat a installé des portes à chaque palier , qui ne s’ouvrent que grâce au badge des locataires. Depuis, les trafiquants qui s’étaient installés au 11e étage sont partis – Crédits : LP/Arnaud Journois

Conclusion

Sur les 6 plus gros points de deal du 95, quatre sont à Bezons. C’est une ville stratégique, avec beaucoup de passages. Une ville « carrefour » entre le 78, le 92 et le 95 et qui est réputée pour ses fours, donc ce n’est pas étonnant de retrouver Bezons autant dans ce classement car la ville est une grosse plaque tournante de drogue.

Il y a également Argenteuil qui a eut une saisie record de 2,5 tonnes de cannabis et qui est aussi une plaque tournante de la drogue en IDF, avec de la vente au détail et en gros.

Le plus gros four du Val-d’Oise est au Colombier (cité des Impressionnistes) à Bezons. Le second est aux Brouillards à Saint-Ouen-l’aumône. C’est deux fours qui génèrent beaucoup de gen-ar.

Dans ce classement, on retrouve aussi le quartier des « Chardo » à Sarcelles.

Bien évidemment, j’ai pas réussi à trouver tous les chiffres pour toutes les villes du Val-d’Oise, mais ça donne tout de même une idée. Néanmoins, il manque des villes comme Garges, Villiers-le-Bel, Gonesse, Argenteuil, Cergy, Pontoise, Goussainville… où ça brasse aussi. Ou même d’autres cités de Sarcelles.

Mais encore une fois, Bezons c’est vraiment la base niveau stup dans le Val-d’Oise, toute la ville brasse, y a même encore d’autres tess de Bezons dont j’ai pas trouvé les chiffres.

40 policiers interviennent avenue Jean-Jaures à Bezons, juste en face du Colombier pour démanteler à nouveau un trafic de stupéfiants – Crédits : LP/Frédéric Naizot

Les plus gros fours du 91

Les plus gros fours du 91
(basé sur les montants déclarés par les keufs)

1) Longjumeau, Rocade / Bel Air : 15 000€ / jour

2) Juvisy-sur-Orge, Jules-Ferry : 3 000€ / jour (bénéfices*)

3) Massy, Clos-de-Villaine : 3 000€ / jour

Longjumeau, le 16 octobre. Les agents de la police municipale passent quotidiennement à la Villa-Saint-Martin, connue pour abriter un point de deal – Crédits : LP/Thomas Diquattro

Les plus gros fours du 91 en détails

1) Rocade / Bel Air à Longjumeau : 15 000 euros en 2017

Au pied des immeubles, les guetteurs crient au passage de la voiture de police. La scène se répète tous les jours dans les quartiers de la Rocade et Bel Air à Longjumeau. Depuis plusieurs années, les habitants des 894 logements de ces quartiers subissent la présence de groupes de dealers. Selon la police, ce trafic rapporterait 15.000 euros par jour.

2) Jules-Ferry à Juvisy-sur-Orge : 3 000 euros (bénéfices*) en 2010

Il cache la drogue dans les bâtiments alentour et trouve même un remplaçant lors d’une semaine d’hospitalisation. En six mois, il aurait écoulé près de 4 kg de cannabis et fait 3 000 euros de bénéfices, selon la police.

* il s’agit de bénéfices et non de chiffre d’affaires, donc le four doit tourner un peu plus que 3 000€.

3) Clos-de-Villaine à Massy : 3 000 euros en 2011

C’est la compagne de la tête du réseau, qui conservait chez elle l’argent de la drogue, ainsi que le cannabis en attente d’être vendu. Agée de 20 ans au moment des faits, elle a assuré aux enquêteurs avoir vu circuler jusqu’à 100000 euros. Le « point de vente » du Clos-de-Villaine aurait rapporté 3000 euros par jour.

Évry-Courcouronnes (Essonne), ce mercredi 8 novembre. Une vingtaine de policiers ont été mobilisés pour cette opération menée dans le quartier du Canal – Crédits : LP/Florian Garcia

A savoir

La Grande Borne à Grigny

357 000 € / jour (2,5 millions / semaine) en 2015 *

La Grande Borne est l’un des hauts lieux de la vente de stupéfiants en région parisienne. « Une quinzaine de familles tiennent le marché. Plus de 500 kilos de cannabis sont vendus par semaine, ce qui représente quelque 2,5 millions d’euros de recettes hebdomadaires. On trouve toutes sortes de drogues dans cette cité », raconte Claude Carillo, le secrétaire départemental du syndicat Alliance de la police. « On dénombre quatre grands « fours » [points de vente fixes dotés de guetteurs équipés de portables dans les rues alentour, NDLR] de vente au détail de cannabis servant chacun environ 100 « clients » par jour, à côté des « fours » plus discrets de vente en gros et demi-gros », enchaîne le policier. 

* je ne le compte pas dans le classement car ça ne concerne pas simplement un seul four. Apparemment ça inclus 4 fours + vente en gros et semi gros. Comme le montant paraît presque « irréel », je mets le lien de l’article où le keuf donne les chiffres pour la Grande Borne.

https://www.lesechos.fr/2015/03/la-grande-borne-le-reve-brise-dune-cite-modele-1105999

Un des fours de la Grande Borne à Grigny – Crédits : S.N. / Le Républicain

Conclusion

L’Essonne, qui est plus connu pour ses violences urbaines et ses guerres de bandes, brasse tout de même pas mal dans certaines zones.

Naturellement, la cité de la Grande Borne à Grigny, doit être le secteur où ça bibi le plus. On n’a pas les chiffres four par four c’est dommage, mais l’ensemble de la cité c’est vraiment du très très lourd.

Avec la mise en place des ZSP qui ont renforcé la présence policière aux Tarterêts, à la Grande Borne et à Grigny 2, certaines zones ont pu se développer aux niveau des stup, c’est notamment le cas du secteur Rocade / Bel Air à Longjumeau qui ont un four qui tourne vraiment bien.

J’ai pas réussi à obtenir les chiffres de beaucoup de tiékarts du 91, mais on voit qu’au niveau des narcotiques, ils ne sont pas en reste, ça bicrave bien.

 La saisie a été réalisée dans la résidence Millepertuis, en face du quartier des Hautes Bergères, aux Ulis – Crédits : LP/B.S.

Les plus gros fours du 75

Les plus gros fours du 75
(basé sur les montants déclarés par les keufs)

1) Paris 18ème, Goutte d’Or : 8 000€ / jour

2) Paris 19ème, Cité Reverdy : 8 000€ / jour

3) Paris 20ème, La Banane : 6 700€ / jour (47 000 euros par semaine)

Rue de la Goutte d’Or (XVIIIe), malgré la mobilisation policière, le plan de réhabilitation 2019-2022 du quartier, les réunions entre mairie et riverains, l’espoir quitte peu à peu la Goutte d’Or – Crédits : DR

Les plus gros fours du 75 en détails

1) Goutte d’or à Paris 18ème : 8 000 euros en 2022

Les employés du four étaient organisés autour de deux groupes qui alternaient les vacations du matin et de l’après-midi. Ils ouvraient leur commerce de 10 heures à 2 heures du matin et accueillaient pas moins de cinq cents clients par jour pour un chiffre d’affaires quotidien estimé à 8 000 euros.

2) Cité Reverdy à Paris 19ème : 8 000 euros en 2018

Pendant des années, la cité a vu défiler jusqu’à trois cents clients par jour, toxicomanes, SDF, squatteurs mais aussi « extérieurs lambda ». Le point de vente, surnommé le « four », était un porche au 14, de la rue Pierre-Reverdy, géré par une famille malienne qui rapportait près de 8 000€ par jour. Des mineurs cagoulés, en situation précaire, sans papier et paumés, étaient employés comme dealeurs ou guetteurs. Les habitants vivaient un cauchemar. Par peur des représailles, ils n’osaient rien dire.

3) La Banane à Paris 20ème : 6 700 euros en 2022

Trois frères du quartier des Amandiers, dans le XXe, sont soupçonnés d’avoir monté une centrale d’appel téléphonique où les consommateurs commandaient des produits stupéfiants, livrés à domicile dans toute l’Île-de-France. Cette formule leur aurait rapporté 47 000 euros par semaine.

Dans la cité RIVP de la rue Reverdy à Paris (XIXe), des jeunes dealent devant les immeubles – Crédits : DR

A savoir

Rébeval à Belleville (19ème)

Saisie de drogue historique 1,3 tonne en 2009 :

C’est la plus « lourde » saisie de drogue de l’histoire de la police parisienne : 1,3 t de résine de cannabis a été retrouvée, hier, dans un parking de l’avenue Simon-Bolivar (XIX e ). Un butin lié au réseau de la petite cité Rébeval, enclavée entre le bas Belleville et les Buttes-Chaumont.

Saint-Blaise (20ème)

Le quartier alimentait les grossistes de la banlieue parisienne (Nanterre, Mantes-la-Jolie, Sarcelles, Villeneuve-la-Garenne) en 2002 :

Les uns braquaient les voitures, les autres assuraient les convois, d’autres encore redistribuaient la marchandise aux dealers parisiens et aux grossistes de banlieue venus la chercher, le tout sous l’oeil de guetteurs. Selon l’enquête, deux à trois convois seraient arrivés chaque semaine à destination finale des cités de Nanterre, Mantes-la-Jolie, Sarcelles ou Villeneuve-la-Garenne, en banlieue. La marchandise ne restait jamais 24 heures à Saint-Blaise. PARIS, HIER. Les policiers ont saisi cinquante mille cachets d’ecstasy, en provenance directe des Pays-Bas.

Place des Fêtes / Danube (19ème)

L’argent de la drogue saisie 1,2 M€ boulevard Sérurier, donc soit à Place des Fêtes (Niz), soit à Danube. Également lance-roquettes, kalach, pistolet-mitrailleurs…

Les six trafiquants de drogue ont été arrêtés en possession d’un lance-roquette et de 1,2 million d’euros.

Selon nos informations, les policiers ont découvert, dans un garage parisien du boulevard Sérurier (XIXe), plus de 1,2 M€ détenu en petites coupures, dans des valises remplies à ras bord, par le groupe de dealeurs présumés – des hommes âgés de 30 à 40 ans et déjà connus de la police.

Par ailleurs, les trafiquants avaient aussi amassé un véritable arsenal de guerre. Dans le garage du XIXe arrondissement, dans le coffre d’une Renault Laguna, les enquêteurs ont mis la main sur un lance-roquettes chargé, une Kalachnikov, plusieurs pistolets-mitrailleurs ainsi que des armes de poing.

Place des Fêtes (19ème)

Vente en semi-gros en 2023

Trafic de drogue à Paris : les dealers de la Place des Fêtes arrêtés avec 350 000 euros de cannabis.

Deux semi-grossistes et un client ont été arrêtés lundi en flagrant délit par la police judiciaire de Paris avec plus de 35 kg d’herbe et de résine de cannabis. Ils sont soupçonnés d’importer cette marchandise pour alimenter les détaillants du XIXe arrondissement.

Stalingrad (19ème)

Stalingrad, plaque tournante de crack

Reportage au cœur du quartier de Stalingrad, plaque tournante du trafic de cette drogue ultra-dure.

Riverains au bord de la crise de nerfs, commerces et terrasses désertées… Tapi depuis des décennies, le crack ravage plus que jamais le quartier de Stalingrad.

Porte de la Chapelle (18ème)

Le plus grand supermarché du crack de France

«Le plus grand supermarché du crack de France». Dans plusieurs vidéos postées sur Twitter, l’élu LR du XVIIIe arrondissement de Paris Pierre Liscia a dénoncé ces dernières semaines «la nette recrudescence du deal et de la consommation de crack», notamment dans le quartier de la porte de la Chapelle, au nord-est de la capitale. Près du périphérique, un terrain coincé entre deux échangeurs est même surnommé la «colline au crack».

Porte de la Chapelle – Crédits : LP/Philippe de Poulpiquet/Guillaume Georges

Conclusion

J’ai trouvé uniquement des chiffres pour 3 tiékarts donc il manque pas mal de tieks où ça bicrave bien comme Riquet / Stalingrad, Saint-Blaise, Orteaux / RDH, Python, Arcades / Paga, Danube, Place des Fêtes, Belleville, Cité Rouge, Porte de la Chapelle / Marx Dormoy / La Chapelle, Clignancourt, Cambrai et certaines cités du sud de la capitale comme Porte de Vanves, les deux cités de Balard ou encore certaines cités du 13ème.

Mais bon, j’ai tout de même les chiffres pour 3 grosses tess réputées dans les stupéfiants à Paris (Bezbar, cité Reverdy et la Banane), donc ça donne un ordre d’idée.

Après voilà, c’est incomplet, donc c’est pas vraiment les 3 plus gros fours du 75, on en sait rien en vrai, on fait avec ce qu’on a. Mais de toute façon, c’est sûr qu’ils font partis du top 10 des plus gros fours de la capitale.

26 Novembre 2024, Place des Fêtes, secteur de la Niz.
C’est dans cet immeuble de la rue de l’orme que les forces de l’ordre sont intervenues pour trafic de cocaïne et de cannabis – Crédits : Le Parisien

Les plus gros fours du 92

Les plus gros fours du 92
(basé sur les montants déclarés par les keufs)

1) Gennevilliers, Luth : 5 715€ / jour (25 000 francs)

2) Nanterre, Canibouts : 5 000€ / jour (1 829 388 euros / an)

3) Colombes, Grèves : 4 500€ / jour (bénéfices*)

4) Boulogne-Billancourt, Square de l’Avre : 4 000€ / jour

5) Colombes, Côtes-d’Auty : 3 000€ / jour (90 000€ / mois)

La cité des Côtes-d’Auty, boulevard du Général-de-Gaulle à Colombes, est connue pour être un point de deal depuis des années. Le réseau routier et la desserte par le tramway en font un spot facile d’accès – Crédits : LP/Olivier Bureau

Les plus gros fours du 92 en détails

1) Luth à Gennevilliers, 5 715 euros en 2000 (25 000 francs)

L’immense barre Gérard-Philipe, promise à la démolition en 2001, où ne résident plus que 80 locataires, servait de planque à un réseau fort bien rodé. Surveillée jour et nuit par un aéropage de guetteurs rémunérés par les dealers, la barre paraissait imprenable : à peine un uniforme mettait-il un pied dans le secteur que vendeurs et toxicomanes s’évaporaient dans la nature. Il aura fallu pas moins de 73 hommes de la Sûreté urbaine des Hauts-de-Seine et du commissariat de Gennevilliers, pour mettre fin à ce marché lucratif, qui rapportait quotidiennement près de 25 000 F à la bande, un groupe de jeunes d’une vingtaine d’années. Lors de leurs interventions, les policiers ont saisi 87 000 F en liquide, des armes de poings et 530 doses d’héroïne et de cocaïne.

2) Canibouts à Nanterre, 5 000 euros en 2001

Les enquêteurs ont établi que le trafic alimentait une partie de la capitale depuis Nanterre et qu’il durait depuis au moins un an. La dernière cargaison aurait dû leur rapporter environ 1 500 000 F (228 673,5 euros). Mais avant ce dernier voyage, les malfrats ont pu écouler au moins une tonne de résine, soit 12 000 000 F (1 829 388,2 euros). Les huit hommes ont été écroués en début de semaine. Les deux frères à la tête du trafic risquent jusqu’à vingt ans de prison.

3) Grèves à Colombes, 4 500€ (bénéfices*) en 2003

Une centaine de clients par jour, entre dix et quinze kilos de cannabis vendus, un bénéfice estimé à 4 500 euros (30 000 francs) par jour

* il s’agit du bénéfice et non du chiffre d’affaires, donc le four doit tourner un peu plus que 4 500€

4) Square de l’Avre à Boulogne-Billancourt, 4 000 euros en 2018

Aux éléments à charge que lui soumet la présidente, Samba répond presque toujours : « affabulation ». Il n’aurait donc « rien à voir » avec les centaines de barrettes servies chaque jour pour un chiffre d’affaires d’environ 4000 €.

5) Côtes-d’Auty à Colombes, 3 000 euros en 2022

il n’a jamais vendu de shit, n’a rien à voir avec le trafic et « n’explique pas » qu’on le désigne gérant du point de deal, qui réalisait quelque 90 000 euros de chiffres d’affaires par mois, selon les estimations policières.

Boulogne-Billancourt. Les réseaux de trafiquants se succèdent aux squares l’Avre et des Moulineaux – Crédits : LP/JEAN-BAPTISTE QUENTIN

Quelques autres fours du 92

Joliot-Curie à Nanterre, 1 700 euros en 2016

Les transactions avaient lieu dans le hall ou dans les étages. Elles rapportaient en moyenne 1 700 euros par jour. Tous les mis en cause sont déjà connus des services de police et de justice. Certaines faisaient déjà l’objet d’un contrôle judiciaire. Un seul est en situation de récidive légale. Tous ont nié leur participation à ce trafic.

Place de la Boule à Nanterre, 1 000 à 1 500 euros en 2010 (en 3 heures)

Le chiffre d’affaires tourne souvent entre 1 000 et 1 500 euros en trois heures. Au téléphone, les chefs font aussi le point sur le nombre de clients. Les bonnes et les mauvaises journées, quand les « ienclis » sont un peu moins nombreux. Mais la place de la Boule est une bonne adresse, presque un label.

Petit-Nanterre à Nanterre, 1 000 euros en 2017 (730 000€ en 2 ans)

Les vendeurs de shit jugés depuis jeudi et jusqu’à vendredi étaient à l’œuvre rue de l’Agriculture, au Petit-Nanterre, animant un point de vente appelé « Le Gouffre ». Point de vente dont les enquêteurs estiment le chiffre d’affaires à 730 000 € en deux ans, pour quelque 150 kg écoulés en petites barrettes. Pure vue de l’esprit si l’on suit les huit trafiquants présumés.

Colombes (Hauts-de-Seine), le 31 août 2023. La police municipale patrouille régulièrement dans la cité d’Estienne-d’Orves – Crédits : LP/V.M.

Conclusion

Quand on pense aux quartiers sensibles du 92, on pense tout de suite à la drogue, car c’est ce qu’on a toujours entendu depuis des décennies : le 92 c’est les stup.

Mais dans les faits, on se rend compte que les fours des Hauts-de-Seine rapportent beaucoup moins que ceux du 93 et même moins que ceux du 94 ou du 75. En gros, c’est le département de la petite couronne qui génère le moins de gen-ar sur les différents points de deal.

Après c’est vrai que j’ai pas réussi à trouver des chiffres vraiment parlant pour la cité des Canibouts à Nanterre qui était le plus gros four du département et qui alimentait à l’époque tout l’IDF et même au-delà, c’était vraiment une grosse plaque tournante de gue-dro.

De plus, j’ai pas trouvé de chiffres pour la cité Pablo Picasso où ça brasse bien également.

Nanterre. Trois hommes ont été interpellés, jugés et condamnés pour trafic de stupéfiant début janvier, dans la cité Pablo-Picasso – Crédits : LP/D.L.

Pareil j’ai pas toutes les tess de Colombes (Fossé Jean, Musiciens…), ni les Quartiers Nord d’Asnières, ni la Caravelle à VLG, le Pont de Sèvres à Boulogne, les Baconnets à Antony ou les cités de Bagneux (Tertres, Blagis…), donc tout ça est à relativiser.

Cependant j’ai tout de même trouvé les chiffres pour deux cités de Colombes (Grèves, Côtes d’Auty), le Square de l’Avre à Boulogne et le Luth à Gennevilliers donc ça donne une petite idée du biz de stupéfiants des Hauts-de-Seine.

Mais encore une fois, difficile de se faire une vraie idée sans tous les chiffres de l’époque 80’s 90’s aux Canibouts ainsi qu’à Pablo Picasso. Mais bon, on est obligé de faire avec les chiffres qu’on réussit à dénicher à droite à gauche.

Pour la cité du Luth j’ai finalement réussi à trouver les chiffres de l’époque de la barre Gérard-Philipe (les chiffres datent de 2000) donc j’ai modifié l’article avec les nouvelles données. Cependant, il faut garder en tête que 25 000 francs à l’époque revient à beaucoup plus que 5 715 euros aujourd’hui. On ne peut pas transposer les montants sans tenir compte des époques qui étaient différentes, tout coûtait moins cher avant. Si ça se trouve le montant en question doit être multiplié pour refléter la réalité. Cependant j’ai utilisé le convertisseur de l’INSEE qui soit disant prend en compte l’inflation et qui affirme que le pouvoir d’achat de 25 000 francs en 2000 est égal au pouvoir d’achat de 5 715 euros en 2024.

Pour les Canibouts à Nanterre les chiffres datent de 2001 et étaient indiqués dans l’article de presse, je n’ai donc pas eu besoin de convertir.

Pour les besoins de l’article, j’ai mis les chiffres du Luth et des Canibouts en euros, mais je trouve que ça ne reflète pas la réalité de la valeur du franc à l’époque. En vrai, c’était vraiment deux gros points de vente qui généraient des grosses sommes.

Pour finir, ce qu’il faut garder en tête, c’est qu’à l’époque, le 92 (surtout Nanterre) fournissait les autres cités de Paname et même la province, c’est pour ça que les Hauts-de-Seine ont été longtemps associé aux narcotiques. C’était les sistes-gro des cités de la région parisienne et ça brassait des grosses sommes avec la vente en gros.

Les Canibouts à Nanterre en 2001 :

 A la limite de trois départements (Hauts-de-Seine, Yvelines et Val-d’Oise), à deux pas de l’autoroute A 86, la cité des Canibouts est devenue l’une des plaques tournantes du trafic de cannabis au niveau régional. Certains dealers viennent même de province pour s’approvisionner dans cette cité du Petit-Nanterre désormais sous haute surveillance.

Les Canibouts à Nanterre (92) – Crédits : Noobax

Les plus gros fours du 94

Les plus gros fours du 94
(basé sur les montants déclarés par les keufs)

1) Champigny-sur-Marne, Boullereaux : 30 000€ / jour

2) Ivry-sur-Seine, Longs Sillons : 10 000€ / jour (900 000€ en 3 mois)

3) Villejuif, Moutier : 8 000€ / jour

4) Villejuif, Stade Gabriel-Thibault : 6 000€ / jour

5) Ivry-sur-Seine, Moulin : 4 000€ / jour

Ivry, place du 8-mai-1945, ce lundi matin. Autour de la rue Barbès, entre 250 et 300 clients viennent acheter chaque jour leur cannabis – Crédits : LP/Denis Courtine

Les plus gros fours du 94 en détails

1) Boullereaux à Champigny-sur-Marne, 30 000 euros en 2013

Deux frères dirigeaient le business depuis l’étranger. L’un d’eux était basé au Pays-Bas, d’où partaient les «go fast», ces livraisons de drogue par voitures rapides. Deux par semaine! La police avait pu en identifier une dizaine dans ce dossier depuis l’Espagne ou la Hollande. L’argent de la drogue coulait à flots aux Boullereaux: 30.000 euros de chiffre d’affaires par jour!

2) Longs Sillons à Ivry-sur-Seine, 10 000 euros en 2021

Situé à Ivry-sur-Seine, dans la cité des Longs Sillons, ce point de deal faisait un “chiffre d’affaires estimé, depuis juin, à 900 000 euros, ce qui est énorme”, commente une source policière.

3) Moutier à Villejuif, 8 000 euros en 2023

Ce point de deal surnommé « Caliterter », situé sur la place du Moutier à Villejuif, au sud de Paris, brassait « un chiffre d’affaires » estimé à « 8000 euros par jour » par les enquêteurs de la Sûreté territoriale du Val-de-Marne, expliquait le parquet au moment de la première grande salve d’interpellations, en juillet dernier.

4) Le « stade » Gabriel-Thibault à Villejuif, 6 000 euros en 2017

A la fin de sa journée, le bicraveur remet l’argent aux lieutenants. « Eux, ce sont les comptables même s’ils s’occupent aussi du conditionnement de la drogue, résume un connaisseur. Ce point de deal doit faire 6 000 € de chiffre d’affaire par jour. C’est beaucoup quand tu sais que tu n’as à payer ensuite que cinq de tes soldats. Il doit rester 3 000 € que se partagent les propriétaires du point de deal ».

5) Moulin à Ivry-sur-Seine, 4 000 euros en 2019

C’est le cas aussi au Moulin d’Ivry, le plus gros point de deal du département avec un chiffre d’affaires quotidien à plus de 4000 euros.

Quelques autres fours du 94

Barbusse à Choisy-le-Roi, 1 400 euros en 2020 (500 000€ / an)

Val-de-Marne : le point de deal faisait un demi-million d’euros de bénéfices par an.
Une information judiciaire a été ouverte pour déterminer précisément l’organisation de ce trafic au chiffre d’affaires colossal. Selon nos informations, il générait plus d’un demi-million d’euros de bénéfice par an.

Bois l’Abbé à Champigny-sur-Marne et Chennevières-sur-Marne, 1 000 euros en 2018 (30 000€ / mois)

La drogue était ensuite écoulée dans plusieurs points de deal situés dans la cité du Bois-l’Abbé à Champigny, un « quartier de reconquête républicaine » où l’Etat a mis en place un plan d’action. « Le réseau fonctionnait en call center, précise un enquêteur. C’est-à-dire qu’une personne recevait les appels des clients pour que la drogue soit remise. »

Selon nos informations, ce réseau vendait en moyenne 750 g par mois pour un chiffre d’affaires avoisinant les 30 000 €. Près de 6 000 € et 35 000 $ ont été retrouvés en perquisition chez un septième homme qui est en fuite.

Villejuif, lundi. Le « four », plus gros point de deal du Val-de-Marne, a été démantelé en début d’année aux abords du stade Gabriel-Thibault. Épilogue d’un long travail d’enquête – Crédits : LP/Lucile Métout

Conclusion

On peut observer que sur les 5 plus gros fours du 94, deux sont à Ivry et deux autres à Villejuif. Il s’agit de deux villes aux portes de Paris réputées pour les stup.

Mais tout en haut du mont Olympes de la gue-dro dans le Val-de-Marne, on a la cité des Boullereaux à Champigny (surnommée « Shitland« ) qui brassait des grosses sommes, c’était un des plus gros fours d’IDF début des années 2010.

La cite des Boullereaux a Champigny – Crédits : PHOTOPQR/LE PARISIEN/Julien Solonel

Les plus gros fours du 93

Top 15 des plus gros fours du 93
(basé sur les montants déclarés par les keufs)

1) Bagnolet, Capsulerie : 70 000€ / jour

2) Saint-Ouen, Michelet : 46 000€ / jour (1,4 millions d’euros par mois)

3) Aulnay-sous-Bois, Gros Saule : 34 000€ / jour

4) Sevran, Beaudottes : 30 000€ / jour *

5) Saint-Ouen, Charles-Schmidt : 30 000€ / jour

6) Sevran, Cité Basse : jusqu’à 30 000€ / jour

7) Saint-Ouen, Boutte-en-Train : 15 000 à 30 000€ / jour

8) Saint-Denis, DDF : 15 000 à 20 000€ / jour

9) Saint-Ouen, Emile Cordon : 15 000 à 20 000€ / jour

10) Stains, Clos Saint-Lazare : 18 290€ / jour (120 000 francs) **

11) Saint-Ouen, Arago : 18 000€ / jour (double le week-end)

12) Saint-Denis, Gabriel Péri : 17 000€ / jour

13) Saint-Denis, Pablo Neruda : 15 000€ à 17 000 / jour

14) Aulnay-sous-Bois, Mille Mille : 15 000€ / jour

15) La Courneuve, 4000 : 12 000€ / jour

Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). La cité alimente jusqu’à 1500 clients par jour, pour plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires par an. LP.

Les 15 plus gros fours du 93 en détail

1) La Capsulerie à Bagnolet, 70 000€ en 2014

La « Caps » reste un « four » majeur dans le département. En 2014, lors du procès de trafiquants, il avait été évalué que ce gros point de vente réalisait un chiffre d’affaires de 70 000 € par jour.

2) Michelet à Saint-Ouen, environ 46 000€ en 2020/2021

Avenue de Michelet, à Saint-Ouen, le juteux trafic de cannabis et de cocaïne a même connu un chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros seulement sur une courte période d’un mois de décembre 2020 à janvier 2021.

3) Gros Saule à Aulnay-sous-Bois, 34 000€ en 2013

Le trafic demeure et cela, Manuel Valls n’en disconvient pas. « C’est sans doute l’un des trafics les plus dur du département et donc d’Ile-de-France », admet-il en faisant allusion au 26-28 Schweitzer, une adresse où il n’a pas fait de halte hier. Selon nos informations, le point de deal continuerait de rapporter 34000€ par jour aux trafiquants.

4) Les Beaudottes à Sevran, 30 000€ en 2009 *

C’est un calme trompeur. En ce début de soirée à la cité des Beaudottes, des familles cultivent leur lopin de terre au pied des tours HLM. Des papys disputent une partie de pétanque sous un ciel cotonneux. Chacun profite du printemps… Ou presque. À cent mètres de là, au 1, allée de La Pérouse, un jeune fait le guet, dissimulé sous une capuche noire. Ici, glisse un voisin, « le trafic de cannabis, c’est les trois-huit, 24 heures sur 24 ». Fin décembre, les services de police estimaient qu’à cette adresse précise, les trafiquants réalisaient un chiffre d’affaires de 30.000 euros par jour!

5) Charles-Schmidt à Saint-Ouen, 30 000€ par jour en 2021

Un supermarché de la drogue « indéboulonnable » et « lucratif ». Le point de deal de la cité Charles-Schmidt, à Saint-Ouen, prospère depuis une trentaine d’années. La colère des habitants a redoublé dernièrement à la lecture d’un tweet du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui se félicitait du « démantèlement » du site, l’un des plus gros « fours » d’Île-de-France qui rapporte 30 000 euros par jour, selon une source policière locale.

6) Cité Basse à Sevran, jusqu’à 30 000€ en 2011

Sa ville est en état de siège. Depuis plus de dix ans, le trafic de drogue – du cannabis à 90% – prospère à Sevran, plaque tournante d’Ile-de-France. Tout se passe dans les halls d’immeubles de deux des quartiers nord de cette ville de 52 000 habitants au centre plutôt coquet: les Beaudottes et Montceleux. Certains coins, comme le 1, allée Lapérouse, ou le 4, rue Jan-Palach, peuvent dégager jusqu’à 30000 euros de chiffre d’affaires par jour.

7) Boutte-en-Train à Saint-Ouen, 15 000 à 30 000€ en 2018

Un marché local estimé par les enquêteurs entre 15 000 et 30 000 euros de chiffre d’affaires par jour. Soit entre 700 et 1500 clients journaliers, qui viennent acheter leur dose d’herbe ou de cannabis à 20 euros en moyenne. Soit encore un chiffre d’affaires annuel de dix millions d’euros !

8) DDF à Saint-Denis, 15 000 à 20 000€ en 2019

La police de sécurité du quotidien a recueilli de nombreuses plaintes d’habitants. Sur le terrain, les enquêteurs continuaient les investigations, interpellant les acheteurs d’abord, pour remonter le fil jusqu’aux organisateurs présumés. Montant estimé des ventes journalières : 15 000 à 20 000€.

9) Émile Cordon à Saint-Ouen, 15 000 à 20 000€ en 2015

Cette opération a permis de démanteler le réseau local qui alimente en drogue la cité Cordon », se félicite une source proche de l’enquête. Située en plein centre-ville et classée en zone de sécurité prioritaire (ZSP) depuis 2012, la cité Cordon, et plus largement Saint-Ouen, est une des plaques tournantes du trafic de drogue en Ile-de-France. Ce point de deal, considéré comme l’un des plus gros points de vente de Saint-Ouen, générait 15 000 à 20 000 euros de chiffre d’affaires par jour.

10) Clos Saint-Lazare, Stains, 18 290€ en 1995 **

Au milieu des années 90, quand Rico, le caïd, tenait le quartier, les services de police estimaient à près de 120 000 francs (18 290 euros) les profits quotidiens tirés de la revente de drogue. Chaque jour, 400 à 600 clients venaient chercher leurs doses d’héroïne, «pure à 98%» selon un laboratoire missionné par les stups. Les guetteurs qui travaillaient alors pour Rico gagnaient jusqu’à 30 000 francs (4 570 euros) par mois.

11) Arago à Saint-Ouen, 18 000€ en 2009

Dans cette même cité Arago de Saint-Ouen, le 26 septembre dernier, deux dealers se sont entretués à coups de pistolet automatique. Leurs clans se disputaient – et se disputent encore – ce marché en or (sale), plaque tournante majeure de la région parisienne, qui génère 18 000 euros de chiffre d’affaires et attire 600 clients par jour, le double le week-end.

12) Gabriel Péri à Saint-Denis, 17 000€ en 2015

les acteurs d’un trafic assez prospère à en juger par les estimations de son chiffre d’affaires : 17 000 € jour, nets d’impôts. Les clients, 200 toxicomanes venus de toute l’Ile-de-France, arrivaient dès le matin pour acheter cocaïne et héroïne presque exclusivement, à 40 ou 50 € le gramme. Ironie de la situation : le trafic se déroulait à moins de 500 m du commissariat de Saint-Denis.

13) Pablo Neruda à Saint-Denis, 15 000 à 17 000€ en 2015

Certains jours, surtout le week-end, des files d’attente se forment pour acheter les produits. En novembre dernier, suite à une importante opération policière, le trafic avait été estimé à 17 000 euros par jour à Péri (1). Selon une source, Neruda génère environ 15 000 euros.

14) Mille Mille à Aulnay-sous-Bois, 15 000€ en 2012

Par l’ampleur des profits illicites qu’il génère et par son mode d’organisation, ce trafic sape les bases même de notre société, il corrompt tout dans son sillage », s’emporte la magistrate en évoquant cette « entreprise de destruction froide et cynique de la jeunesse ». Et de rappeler quelques chiffres : « Un point de deal de hall d’immeuble peut rapporter jusqu’à 15000 € par jour. Les guetteurs mineurs sont rémunérés à hauteur de 100 € ou 150 € par jour… Comment écarter ces gamins du danger de ces profits immédiats et faciles? »

15) Les 4000 à La Courneuve, 12 000€ en 2009

Christian Lambert l’affirme: «Quelques gros bonnets de la drogue en Seine-Saint-Denis croient s’acheter une virginité de l’autre côté de la Méditerranée, mais nous ne les lâcherons pas», prévient-il. L’action ira-t-elle jusqu’à la saisie des villas ou des parts d’hôtels qu’ils détiennent en Algérie ou dans les pays voisins? Avec l’argent dépensé dans l’Hexagone par les «B», les «H» et leurs avatars, la police a déjà beaucoup à faire… Jusqu’à 12.000 euros par jour pour les trafiquants

Aux Beaudottes, plaque tournante du trafic de stupéfiants, les guetteurs se sont même installé un canapé – Crédits : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Conclusion

On peut voir que la majorité des plus gros points de deal du 93 sont concentrés d’un côté à Saint-Ouen et Saint-Denis, et de l’autre, du côté de Sevran et Aulnay-sous-Bois. Seulement 3 fours ne sont pas de ces 4 villes, la Capsulerie, le Clos Saint-Lazare et les 4000.

Malgré tout, le plus gros four de la région est à la Capsulerie à Bagnolet. Il est également considéré comme le plus gros four de France.

La Capsulerie à Bagnolet

Le 14 septembre 2017, « Complément d’enquête » sur l’industrie du shit en Seine-Saint-Denis. Un secteur florissant, avec ses supermarchés très bien achalandés… comme dans cet extrait. Bienvenue dans le plus gros « four » (point de vente) du 93… et de France.

Bagnolet, quartier de la Capsulerie. LP/T.P.

En ce qui concerne Saint-Ouen, sur les 15 plus gros fours du 93, la ville en a connu 5, c’est-à-dire qu’un tiers des plus gros point de deal de la Seine-Saint-Denis proviennent de Saint-Ouen. On peut dire que c’est la ville de la drogue de la région parisienne.

Saint-Ouen, samedi 7 mai. Le point de deal de l’avenue Michelet était ouvert 24 heures sur 24. Il en reste quelques traces écrites. LP/Nathalie Revenu

* il s’agit juste d’un four des Beaudottes et pas l’entièreté du tiékart.

** pour le cas du Clos Saint-Lazare, il faut se remettre dans le contexte, 120 000 francs en 1995 c’était vraiment énoooorme, ça valait beaucoup plus que 18 290 euros. On ne peut pas comparer deux époques différentes avec deux monnaies différentes, sans tenir compte de l’époque en question, de la hausse des prix, de l’inflation… Juste transposer la somme en euros n’a aucun sens. Tout coûtait beaucoup beaucoup moins cher avant, 100 francs (10 keus) pour ceux qui ont connu le franc, c’était déjà une belle somme, 500 francs (un scalpa) t’étais riche avec ça. 🤣 Alors je vous laisse imaginer 120 000 francs. Pour moi, il ne fait aucun doute que le business de Rico au Clos a été un des plus lucratif que le 9.3. est connu, toutes époques confondues. En vrai, c’est de la même trempe que la Caps ou de la cité Michelet.

Les 30 cités qui ont marqué le ghetto parisien IDF

Les 30 cités qui ont marqué le ghetto en Ile-de-France

1) Les 4000 – La Courneuve (93)

La cité des 4000 (qui doit son nom aux 4000 logements à la création de la cité) a été la tess la plus emblématique d’île de France. Avec ses immenses barres de 15 étages, cette impressionnante cité que l’on se prenait en pleine gueule lors d’un trajet en RER B, a tout simplement traumatisé toute une génération. Des histoires sombres et violentes à foison, elle sera la première cité à connaître des destructions dès 1986 (barre Debussy). Aujourd’hui la cité des 4000 n’existe pratiquement plus, elle a été détruite au fur et à mesure des années, mais tout le monde garde en mémoire le temps où elle alimentait sans cesse les légendes urbaines et la rubrique des faits divers. Malgré les destructions, les « 4keus » restent aujourd’hui encore une cité sensible, même si ça n’a plus rien à voir avec les années 80, 90 et 2000.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (cannabis)

Cité des 4000 à La Courneuve (93)

2) Le Val Fourré – Mantes-la-Jolie (78)

Le Val Fourré est une immense cité des Yvelines, certains affirment qu’il s’agit d’ailleurs de la plus grande cité d’Europe (on parle bien de cité, pas de quartier ou de grand ensemble). Véritable ghetto de la banlieue ouest parisienne, le « VF » est connu pour ses violences urbaines comme par exemple l’émeute mythique de Mai / Juin 1991 où une condée s’est fait canée. Divisée en plusieurs secteurs (Godeau, Frag, Garennes, Écrivains, Centrale, Phyz, Laurencin, Clems, Téref…), cette immense cité apparaît dans toutes les listes de l’Etat depuis les années 80. C’est aujourd’hui encore une des cités les plus sensibles d’IDF malgré les nombreuses destructions. Le Val Fourré est et restera à jamais une des pires tess que le ghetto français est connu.

Problème majeur du quartier : Violence urbaine

Le Val Fourré à Mantes-La-Jolie (78) – Crédits : Mémoire2ville

3) La Goutte d’or – Paris 18ème (75)

Le quartier de la Goutte d’or dans le 18ème arrondissement de Paris a été le premier tieks de France à connaître une émeute en 1955. « Bezbar » a également fait parti des premiers tieks classés en Politique de la Ville dès les années 80. Ça a longtemps été le pire tiékart de la capitale, avec beaucoup de logements délabrés et des histoires sombres comme dans les pires cités de la banlieue parisienne, oubliant même que c’était un quartier situé dans la ville lumière. La Goutte d’or a toujours été le point noir de la capitale avec des trafics en tout genre (dont du crack), vendeurs à la sauvette, contrebande de cigarettes, émeutes, prostitution et j’en passe. Besbar est un quartier légendaire d’IDF au même titre que les 4000, Bosquets, Francs-Moisins, Pierre-Co’, Tarterêts… et aujourd’hui encore, malgré toutes les réhabilitations, ça reste un des pires tieks de la région parisienne.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (crack) et violence urbaine

La Goutte d’Or (18ème)

4) Les Tarterêts – Corbeil-Essonnes (91)

La cité des Tarterêts est la cité interdite aux keufs par excellence. Véritable coupe gorge pour les forces de l’ordre, c’est une cité où les violences urbaines sont une normalité. Sur toutes les listes noires de l’Etat depuis les années 90 jusqu’à nos jours, le « Zoo » comme on l’appelle, a été durant des années la pire tess de la région parisienne, et reste aujourd’hui encore une des cités les plus sensibles d’IDF, malgré toutes les destructions dont les tours de la célèbre « rue de la mort ». Également connue pour son embrouille face à la cité des Pyramides d’Évry, qui a certainement été la pire guerre de tess en IDF toutes époques confondues, la cité des Tarterêts reste une référence du ghetto français.

Problème majeur du quartier : Violence urbaine

Les Tarterêts à Corbeil-Essonnes (91) – Crédits : Les40kartierslesplusdif2 (blog)

5) Les Bosquets – Montfermeil (93)

Grande cité de Montfermeil, la cité des Bosquets, a été décrite comme étant la cité la plus sensible de France au début du nouveau millénaire. C’était une cité totalement à l’abandon, avec des immeubles très délabrés tout comme les tess de la ville voisine Clichy-sous-Bois (Forestière, Chêne Pointu, Pama…) avec laquelle elle forme le Grand Ensemble de CSB / Montfermeil. Il faut l’avoir vu de ses propres yeux pour se rendre compte à quel point la misère avait élu domicile dans cette zone sinistrée. Ce n’est pas une coïncidence si les émeutes de 2005 sont parties de Clichy-sous-Bois / Montfermeil pour ensuite enflammer toute la France. Aujourd’hui, la cité des Bosquets, qui a énormément été détruite et réhabilitée, n’a plus rien à voir avec la cité terrifiante des années 1990 / 2000, mais ça reste le 93 et ça restera à jamais un grand nom du ghetto français.

Problème majeur du quartier : Violence urbaine et agression

Les Bosquets à Montfermeil (93) – Mémoire2ville (Twitter)

6) Les Francs-Moisins – Saint-Denis (93)

La cité des Francs-Moisins a connu une situation quasi identique à la cité voisine des 4000. Les deux cités, qui se trouvent à proximité l’une de l’autre, ont en effet partagé la même délinquance durant la même période. La cité des Francs-Moisins a été une des premières cités à être considéré comme un « ghetto urbain ». Aujourd’hui le quartier a connu des démolitions, la délinquance a chuté, mais c’est toujours une cité sensible de la région parisienne et « la grande époque du Franc » restera gravée dans la mémoire collective des mecs de tess.

Problème majeur du quartier : Vols avec violence

Les Francs-Moisins à Saint-Denis (93) – Crédits : Ph. Guignard / air-images.net – Plaine commune

7) Le Luth – Gennevilliers (92)

Cité emblématique des années 80/90, la cité du Luth a connu une époque très sombre du temps de la barre Gérard-Philipe surnommée « le Gérard ». Gros point de deal d’héroïne de la région parisienne, la cité a connu beaucoup de restructurations pour la désenclaver du reste de la ville avec entre autres la destruction de la barre Gérard-Philipe en 2001/2002 et le percement de plusieurs autres barres du quartier. Connu également pour son embrouille sanglante avec les Quartiers Nord d’Asnières, le Luth garde les stigmates d’une cité dangereuse des 80/90’s et reste aujourd’hui encore une tess sensible de la région parisienne.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (héroïne et cannabis)

Le Luth à Gennevilliers (92) – Crédits : MaxPPP

8) Les Indes – Sartrouville (78)

La cité des Indes à Sartrouville est la première cité de la banlieue parisienne à avoir connu une véritable émeute en Mars 1991. C’était une cité vraiment très violente dans les années 90, après ça s’est un peu calmé, même si aujourd’hui c’est toujours une tess déter en violences urbaines, habituée à faire des guet-apens sur les schtars ou à cramer des bus. Il y a eu pas mal de tours qui ont sautées, mais malgré ça, les Indes restent un tieks très sensible, respecté et légendaire des Yvelines.

Problème majeur du quartier : Violence urbaine

Les Indes à Sartrouville (78) – Crédits : Mémoire2cité

9) Pierre Collinet – Meaux (77)

Le quartier Beauval / Pierre Collinet a longtemps été le tieks le plus sensible de la Seine et Marne et la Pierre Collinet était le côté le plus sombre et ghetto du 77 et l’une des pires zones d’IDF dans les années 90 / 2000. Les agressions, guet-apens sur la police, violences urbaines, rodéos, voitures volées brûlées et j’en passe, rythmaient le quotidien de cette cité sensible qui était une véritable zone de non-droit, classée parmi les 20 cités les plus sensibles de France. À l’époque, les pompiers et les keufs se font caillassés systématiquement, SOS médecins ne se déplace plus, les feux tricolores deviennent clignotants pour éviter aux conducteurs d’être dépouillés au feu rouge, les agressions se systématisent. Telle était la réalité de cette cité légendaire de la Seine-et-Marne. De nos jours, le quartier n’existe plus, il a été entièrement détruit puis renommé pour tenter d’oublier son lourd vécu, mais la Pierre Collinet restera à jamais un grand nom du ghetto français.

Problème majeur du quartier : Vols avec violence

Pierre Collinet à Meaux (77) – Crédits : Pierre Berdoy

10) La Grande Borne – Grigny & Viry-Châtillon (91)

Grande cité emblématique du 91, la Grande Borne est une des cités les plus connues et sensibles de la région parisienne. Divisée en plusieurs sous-quartiers comptant différents secteurs, la GB est une cité qui a fait la mentalité du 91 (avec les Tarterêts) ambiance violences urbaines et anti-keufs à la mort, c’est une cité quasi impénétrable pour les schtars. Avec ses longs bâtiments en forme de serpentins, cette belle cité doit son architecture à Émile Aillaud qui a aussi réalisé les Courtillières, la Noé, l’Abreuvoir ou encore Pablo Picasso (Tours Nuages). Mais ne vous fiez pas à l’architecture, c’est une vraie zone de non-droit où la délinquance est quotidienne et omniprésente. Une des pires zones d’IDF et de France, la Grande Borne c’est la rue, la vraie.

Problème majeur du quartier : Violence urbaine

La Grande Borne à Grigny et Viry-Châtillon (91) – Crédits : Planet.fr

11) Les Lochères – Sarcelles (95)

Les Lochères est un immense quartier de Sarcelles regroupant de nombreux secteurs (Secte Abdoulaye, Cam city, Coop Killer, C4, MJC, 4 murs…). C’est un tieks légendaire de la banlieue nord et de l’Ile de France, avec une architecture qui ne passe pas inaperçue. Longtemps considérée comme l’exemple type de la « cité-dortoirs » et véritable zone de non-droit, la ville de Sarcelles et plus précisément les Lochères, ont toujours fait parti des listes des pires quartiers d’IDF et aujourd’hui encore malgré les rénovations, ça reste un des tiekarts les plus sensibles de la région parisienne.

Problème majeur du quartier: Vols avec violence

Les Lochères à Sarcelles (95) – Crédits : S. F. (Les Échos)

12) Les Beaudottes – Sevran (93)

La cité des Beaudottes a toujours été une cité sensible depuis les années 90, mais elle a pris une tournure encore plus dramatique à partir de la fin des années 2000 / début des années 2010, à l’époque de la tour de la Pérouse aujourd’hui détruite. Véritable plaque tournante de l’Ile-de-France, les « Dotbo » ont subit et subissent encore, de violents règlements de compte liés au trafic de drogues (3 morts en 48h en Mai 2024) comme au Clos ou dans les Quartiers Nord de Marseille. Le tieks des Beaudottes (composée de la cité Blanche, des Chalands et de la Roseraie) est également connue pour ses embrouilles violentes, notamment face aux Rougemonts ou aux 3000. Les Beaudottes est sans aucun doute une des pires tess de la région parisienne (voir même de France) à l’heure actuelle et sa réputation n’est plus à faire, c’est désormais une cité légendaire du 93.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (cocaïne et héroïne) et règlement de compte

Les Beaudottes à Sevran (93) – Mémoire2ville (Twitter)

13) Les 3000 – Aulnay-Sous-Bois (93)

Grosse cité du 9.3, la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois, a sans doute été la cité qui a causé le plus de dégâts lors des émeutes de 2005. Quartier connu de tout Paname, les « 3 keus » est une grosse cité sensible divisée en plusieurs secteurs (Edgar, les Snoop, KDF, la Bourd, RBS, Jupiter, Vini, la Paul 1, 2 et 3…). Même après avoir subit beaucoup de destructions, les 3000 restent un point noir de la région parisienne où la délinquance est omniprésente.

Problème majeur du quartier: Violence urbaine

Cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois (93)

14) Le Clos Saint-Lazare – Stains (93)

Le Clos Saint-Lazare est une cité qui a connu une période très sombre des années 90 à 2007. En effet, à la base la cité était gérée par Rico qui avait ramené l’héroïne du 19ème arrondissement jusqu’au Clos, où il avait formé « ses » petits soldats au business de l’héro. Mais un jour, ses tipeu l’ont tué pour reprendre le rainté et depuis la cité a connu une vendetta, c’est-à-dire une série de règlements de compte, faisant une trentaine de morts, pour le contrôle du trafic de drogue alimentant le quartier. De nos jours, même si ça s’est un peu calmé, la cité est parfois à feu et à sang, comme le prouve les homicides de 2014 et 2019. Cité interdite du 93, le Clos Saint-Lazare est une véritable zone de non-droit. C’est sans aucun doute la cité la plus meurtrière de la région parisienne.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (héroïne) et règlement de compte

Le Clos-Saint-Lazare à Stains (93) – Crédits : Nathalie Perrier / LP

15) Orgemont – Epinay-sur-Seine (93)

Orgemont est une grosse cité sensible d’Epinay-sur-Seine dans le 93, reconnaissable, entre autres, avec ses tours alignées et sa fameuse tour obélisque. Réputée depuis les années 90, la cité de Busta Flex, est surtout connue pour être un « supermarché de la drogue » du 9.3. où l’on trouve de tout, ainsi qu’une véritable plaque tournante d’héroïne, notamment à la rue de Marseille dite la « rue du crime ». Beaucoup de règlements de compte et de morts dû au trafic de drogue et aux rixes entre bandes rivales. La tess d’Orgemont est en guerre avec le quartier « Super M » de la même ville, une grosse embrouille qui dure depuis des années. La cité est également opposée aux Raguenets à Saint-Gratien (95) dans une guerre sanglante. Orgemont est de loin la pire té-ci d’Epinay et c’est également une des pires du Quatre-vingt treize.

Problèmes majeurs du quartier : Trafic de drogue (héroïne)

Orgemont à Epinay-sur-Seine (93) – Crédits : AM/Actu Seine-Saint-Denis

16) Pablo Picasso – Nanterre (92)

La cité Pablo Picasso aussi appelée « Tours nuages » ou « Tours Aillaud » (nom de l’architecte) est l’une des cités les plus sensibles du 92. Connue pour être la cité d’où sont parties les émeutes 2023, la cité Pablo Picasso est avant tout une tess réputée pour son trafic de stup’ depuis les années 90. Avec son architecture bien reconnaissable, on ne peut pas se tromper. Cependant, ne vous fiez pas à ces tours nébuleuses, ici c’est le côté sombre des Hauts-de-Seine.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue

Pablo Picasso « Les Tours Nuages » à Nanterre (92) – Crédits : Éric Beracassat / Hans Lucas via Reuters

17) ZAC du Roplat – Les Mureaux (78)

La ZAC du Roplat (5 quartiers) aux Mureaux est l’un des tiékarts à avoir posé le plus de problèmes durant les émeutes de 2005 (avec les 3000). Les 5 quartiers des Mureaux (Musiciens, Vigne Blanche, Bougimonts, Bècheville, Ile-de-France) ont été médiatisé suite à un guet-apens sur les forces de l’ordre (2009), une scène qui s’est depuis reproduite plusieurs fois au fil des années (2015, 2021) aux Mureaux. C’est une des zones les plus sensibles d’Ile-de-France et le 2ème tieks le plus dangereux des Yvelines derrière le Val Fourré à Mantes-la-Jolie.

Problème majeur du quartier : Violence urbaine

La Vigne Blanche aux Mureaux (78) – Crédits : Renaud Epstein

18) La ZAC – Villiers-le-Bel (95)

La ZAC à Villiers-le-Bel a connu une émeute vraiment hardcore en 2007, qui a causé beaucoup de dégâts (15 jours d’émeutes, 119 policiers blessés). Il s’agit de la 3ème plus grosse émeute d’IDF après les célèbres émeutes de 2005 et 2023 qui ont enflammé la France entière. L’émeute de VLB a été considéré comme étant une guerre déclarée aux forces de l’ordre. La ZAC est un tiékart à haut risque pour toute personne représentant l’Etat.

Problème majeur du quartier : Violence urbaine

La ZAC à Villiers-le-Bel (95) – Crédits : Mémoire2ville (Twitter)

19) 140 Ménilmontant – Paris 20ème (75)

La cité 140 Ménilmontant (20ème) surnommée le « Karcent » est une tess légendaire de la capitale. Jugée impénétrable dans les années 90, il a fallu détruire 8 bâtiments et créer une rue au milieu de la cité pour la désenclaver du reste de la ville, et ça dès les années 90. Une solution extrême comme pour les pires tess de banlieue de l’époque (4000, Bosquets, Pierre Collinet…). Véritable zone de non-droit et connu pour son trafic de stupéfiants, la cité 140 est aujourd’hui beaucoup plus calme, mais elle reste un grand nom du ghetto parisien.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue

La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.

20) La Noé – Chanteloup-les-Vignes (78)

Cité reconnue des Yvelines, la Noé est une tess très sensible depuis les années 90 où ses violences urbaines lui avaient valu le surnom de « Chicago-en-Yvelines ». C’est d’ailleurs les « émeutes » de Mars 1990 à CLV qui avait inspiré le film « La Haine » dont le tournage a justement été réalisé dans la cité de Chanteloup. Si la cité s’est fait connaître via un long métrage, ça réputation n’est pas usurpée, la Noé est une des tess les plus sensibles du 78 et de l’Ile de France. Malgré les destructions et les réhabilitations, la ZAC de la Noé reste aujourd’hui encore une cité très sensible de la région parisienne. Là-bas ça fait pas semblant, c’est la rue, la vraie.

Problème majeur du quartier : Violence urbaine

Zac de La Noé à Chanteloup-les-Vignes (78) – Crédits : Bistoukeight

21) La Banane – Paris 20ème (75)

La cité des Amandiers appelée plus couramment « la Banane » est une tess du 20ème arrondissement gangrenée par le grand banditisme. C’était déjà une cité sensible dans les années 90, mais ça s’est empiré début 2000, puis s’est monté encore d’un cran dans les années 2010 via la guerre sanglante entre les « Benbou » et les Cheambi qui s’est intensifiée. Aujourd’hui encore, les morts continuent de s’empiler, Novembre 2024, Mounir Chérifi, figure du grand banditisme, s’est fait cané dans un hall d’immeuble de la Banane. C’est vraiment une cité à part dans Paname et c’est aussi ce qui fait sa réputation. Une tess qui connaît des histoires aussi sombres que les 4keus à sa grande époque, mais en plein Paris. Ca peut paraître surprenant. Quoiqu’il en soit, la Banane entre dans la légende par la grande porte. « Bienvenue à la Banane, ici ça vend d’la came, ici ça tire, ça t’pète ton crâne« . Tout est dit.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue et règlement de compte

Rue des Panoyaux à la Banane (20ème) Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com

22) Balzac – Vitry-sur-Seine (94)

Dans les années 90 / 2000, le 94 était réputé pour être le pays des braquos, Vitry était sa capitale et Balzac son épicentre. Dans cette cité, on formait aux braquages dès le plus jeune âge et naturellement c’est de Balzac d’où sortait les plus gros braqueurs. La tess a été entièrement détruite comme bon nombre de cités sensibles de cette époque. Mais aujourd’hui encore, tous les vrais connaissent le vécu qui a fait la réputation de cette cité vitriote. « Tout l’monde lève les bras. Considérez ça comme un cage-bra« .

Problème majeur du quartier : Braquage

Balzac à Vitry sur Seine (94) – Crédits : Devillers et associés

23) Les Baconnets – Antony (92)

La cité des Baconnets dans le quartier du Noyer Doré était la partie la plus sensible du grand ensemble de Massy-Antony. Avec son emblématique bâtiment surnommé « le grand L » (car il était en forme de L), la cité des Baconnets, située à Antony, entra dans la légende des quartiers sombres des années 90. Ce bâtiment était le lieu central du trafic de drogue dans le quartier, bâtiment ghetto et impénétrable, aucune descente ni des autres quartiers, ni des condés. Agressions, vols, stup, meurtres, le « grand L » était un bâtiment long de plusieurs centaines de mètres avec des longues coursives qui couraient tout le long du bâtiment, et dans lesquelles ça faisait du cross jour et nuit à l’intérieur même du bâtiment. Aujourd’hui le « Grand L » n’existe plus, il a été détruit (askip on aurait retrouvé des cadavres dans le chantier à sa démolition) mais tous les vrais connaissent l’histoire de ce bâtiment hors norme qui semait la terreur dans ce secteur.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue et rodéos sauvages

Les Baconnets à Antony (92) – Crédits : Noobax
(j’ai pas trouvé de photo du Grand L)

24) Riquet / Stalingrad – Paris 19ème (75)

Le quartier Riquet / Stalingrad a toujours fait parti des tieks les plus sensibles du 75, mais c’est surtout dans les années 2000 (vers 2007/2008) qu’il est devenu encore plus dangereux, avec la guerre sanglante face à la cité voisine Cambrai (19ème). En dehors de la guerre de tess face à Cambrai, le tiékart Riquet / Stalingrad est réputé pour être une grosse plaque tournante de crack depuis les années 90. On appelle d’ailleurs le quartier de Stalingrad « Stalincrack », ça veut tout dire. Aujourd’hui encore, l’ensemble Riquet / Stalingrad fait parti des tieks les plus durs de la capitale, c’est une zone qui n’a rien à envier aux pires tess de la banlieue parisienne, les vrais savent.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue (crack)

Riquet (19ème) – Crédits : Christophe Jacquet – Ville de Paris

25) Les Tilleuls – Blanc-Mesnil (93)

La cité des Tilleuls est une grande cité de Blanc-Mesnil divisée en plusieurs secteurs (Vachet, Architectes, Barrière, Azur, Espace, Bournonville…). La gare de « Blankok » était une des pires gares de la région parisienne dans les années 90 et la cité des Tilleuls a toujours eu une grosse réputation dans le 93. Les Tilleuls ont été en embrouille avec d’autres tess de la ville (212, 4 tours, KZA…) et également face au 3000, aux tess de CSB, au 4keus ou face aux Beaudottes. La cité des Tilleuls a toujours été opé et là-bas ça blague pas, c’est la vraie rue, c’est le 9.3.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue

Les Tilleuls au Blanc-Mesnil (93) – Crédits : Romain Mailliu / Prendstadose.fr

26) Dame Blanche – Garges-lès-Gonesse (95)

La cité de la Dame Blanche à Garges est considérée d’après l’Insee comme faisant partie du grand ensemble des Lochères de Garges-Sarcelles. Mais pour tout le monde c’est une tess de Gegar. Il s’agit du tiékart le plus grand et le plus sensible de la ville, et également l’un des plus sensible d’Ile-de-France. La cité est divisée en plusieurs secteurs : Zone 4, West Park, CDI… Quartier réputé depuis les années 90 pour sa délinquance, il a été un des principaux épicentres de plusieurs émeutes : 1994, 2005 et surtout 2007 avec de nombreuses tentatives de meurtres par armes à feu contre les forces de l’ordre. La Dame Blanche est également un haut lieu du trafic de drogue dans la région. Pas la peine de s’éterniser ni de déblatérer, tout le monde sait que la zone Garges-Sarcelles est la pire zone du Val d’Oise et une des pires d’IDF. Et aussi que « les rates aiment les lascards, lascards de Celles-sar, lascards de Ge-gar » mais ça c’est un autre sujet.

Problèmes majeurs du quartier : Violence urbaine

La Dame Blanche à Garges-lès-Gonesse (95) – Crédits : Cité de France (Twitter)

27) Bois l’Abbé – Champigny-sur-Marne & Chennevières-sur-Marne (94)

La cité du Bois l’Abbé a toujours été l’une des zones les plus sensibles du 94. Grand quartier, qui est en majeure partie sur la commune de Champigny, le Bois l’Abbé est aujourd’hui le tieks le plus sensible du Val-de-Marne. C’est d’ailleurs le seul tiékart du 94 à être classé en QRR. Grosse réputation dans la rue depuis les années 90, le Bois l’Abbé est surtout connu pour être un important point de deal de la région. Il a longtemps été en guerre face à la cité des Hautes Noues à Villiers-sur-Marne, une guerre violente qui a duré plus de 20 ans, mais qui est aujourd’hui terminée. Au Bois l’Abbé, ça rigole pas, c’est le côté sombre du 94 en 2024 et c’est une des cités les plus sensibles d’IDF à l’heure actuelle.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue et guerres de bandes

Le Bois l’Abbé à Champigny-sur-Marne et Chennevières-sur-Marne (94) – Crédits : DR / Le Parisien

28) Les Merisiers – Trappes (78)

Le quartier des Merisiers à Trappes est divisé en plusieurs secteurs qui sont des squares (Maurice Thorez, Léo Lagrange, La Commune, Castiglione, Henri Wallon, Gérard Philippe, Yves Farges, Paul Langevin, Henri Barbusse…). Tous les squares de Trappes ne sont pas solidaires entre eux, sinon ça ferait des dégâts. Malheureusement c’est tout le contraire, beaucoup de guerres entre certains squares avec de violents règlements de compte. Trappes est l’une des villes les plus jeunes de la région parisienne et également l’une des plus sensibles. La ville de Trappes s’était fait remarquer en 2013 suite à un contrôle abusif sur une femme portant un niqab et ça avait ensuite embrasé les Merisiers durant plusieurs jours d’émeutes. Aujourd’hui c’est le square Léo Lagrange qui est le plus sensible des Merisiers, mais tous les squares sont sensibles, que ça soit le square de la Commune, le square Henri Wallon, le square Maurice Thorez ou encore le square Yves Farges. Grosse cité réputée dans tout l’IDF, les Merisiers et ses squares n’ont pas volé leurs réputations, là-bas c’est la rue, la vraie.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue

Les Merisiers à Trappes (78) – Crédits : Renaud Epstein

29) Val d’Argent – Argenteuil (95)

La cité du Val d’Argent est une énorme cité d’Argenteuil composée du Val d’Argent Nord et du Val d’Argent Sud, le tout divisé en un tas de secteurs (la Dalle, les Musiciens, la Haie, FLG, Coudray, Sisley, 4 tours, Clémenceau, Henri Wallon, Cité Jaune, PF, Cité Carter, SAP, Cité Bleue, Cité Marron, la Poste, Cité des Roses…). C’est l’une des cités les plus sensibles du Val d’Oise depuis les années 90 jusqu’à aujourd’hui. Souvent appelé à tord « Val d’Argenteuil », son nom est bien le « Val d’Argent ». Ne pas confondre la ZUP et le nom de la gare du Val d’Argenteuil. Grand ensemble, grosse réputation, grosses équipes, ici c’est la rue, la vraie. Bienvenue dans la ZUP.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue

Le Val d’Argent à Argenteuil (95) – Crédits : Renaud Epstein

30) Les Courtillières – Pantin (93)

La cité des Courtillières conçue par Émile Aillaud est composée d’un long serpentin de plus d’un kilomètre de long, de 16 tours en étoiles et de 6 bâtiments bas. Grosse cité du Neuf Trois réputée pour son trafic de stupéfiants avec notamment le four du « 36 », la cité des Courtillières a toujours fait parti des tess les plus dures du 93. En guerre durant des années face au quartier Hoche à Pantin, les « Courti » c’est un tiékart dangereux depuis les années 90 et là-bas ça fait pas semblant, c’est vraiment la rue.

Problème majeur du quartier : Trafic de drogue

Les Courtillières à Pantin (93) – Crédits : Renaud Epstein

J’ai fait le choix de mettre ces 30 cités, mais franchement à partir de la 20ème place, ça aurait pu être d’autres cités. Y a beaucoup de cités qui ont fait le ghetto parisien, mais dans un classement on est obligé de faire des choix. Quoiqu’il en soit, les vrais tieks on les connaît.

Les quartiers les plus réputés d’IDF
(classés par département et par ordre alphabétique)

75
140 Ménilmontant (20ème)
Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
Cambrai (19ème)
Goutte d’or (18ème)
La Banane (20ème)
Place des Fêtes (19ème)
Porte de la Chapelle (18ème)
Porte de Vanves (14ème)
Riquet / Stalingrad (19ème)
Saint-Blaise (20ème)

77
Dammarie-les-Lys : Plaine-du-Lys
Emerainville : Clos d’Emery
Meaux : Beauval, Pierre Collinet
Melun : Quartier Nord
Monterault-Fault-Yonne : ZUP de Surville
Savigny-le-Temple : Droits de l’Homme
Torcy : Le Mail

78
Chanteloup-les-Vignes : La Noé
Les Mureaux : 5 Quartiers
Mantes-la-Jolie : Val Fourré
Poissy : Beauregard, Coudraie
Sartrouville : Les Indes
Trappes : Merisiers
Versailles : Bernard de Jussieu

91
Athis-Mons : Noyer Renard
Corbeil-Essonnes : Montconseil, Tarterêts
Courcouronnes : Canal
Etampes : Plateau de Guinette
Évry : Pyramides
Grigny : Grande Borne, Grigny 2
Les Ulis : Quartiers Ouest
Massy : Grand ensemble
Montgeron : Prairie de l’Oly
Sainte-Geneviève-des-Bois : Saint-Hubert

92
Antony : Les Baconnets
Asnières-sur-Seine : Quartiers Nord
Bagneux : Blagis, Tertres
Boulogne-Billancourt : Pont de Sèvres
Clichy-la-Garenne : Sanzillon
Colombes : Fossé Jean, Grèves
Gennevilliers : Le Luth
Nanterre : Canibouts, Pablo Picasso
Villeneuve-la-Garenne : La Caravelle, Sablière

93
Aulnay-sous-Bois : 3000
Blanc Mesnil : Les Tilleuls
Bondy : Quartier Nord
Clichy-sous-Bois : Forestière
Épinay-sur-Seine : Orgemont
La Courneuve : 4000
Montfermeil : Les Bosquets
Neuilly-sur-Marne : Les Fauvettes
Pantin : Les Courtillières
Pierrefitte-sur-Seine : Cité Rose
Saint-Denis : Francs-moisins
Sevran : Beaudottes
Stains : Clos-Saint-Lazare

94
Champigny-sur-Marne : Bois l’Abbé, Mordacs
Choisy-le-Roi : Jacques Cartier
Créteil : Mont-Mesly
Fontenay-sous-Bois : ZUP
Orly : Les Saules, Aviateurs
Villejuif : Alexandre Dumas
Villiers-sur-Marne : Hautes-Noues
Vitry-sur-Seine : Balzac, Marronniers, Camille Groult, Robespierre

95
Argenteuil : Val d’argent
Beaumont-sur-Oise : Boyenval
Cergy : Croix-Petit, Saint-Christophe
Garges-lès-Gonesse : Dame Blanche, La Muette
Gonesse : Orly Parc
Goussainville : Ampère, Grandes Bornes
Persan : Le Village
Pontoise : Hauts de Marcouville
Sarcelles : Grand ensemble
Saint-Gratien : Les Raguenets
Villiers-le-Bel : ZAC

Note : article inspiré, remixé, amélioré et mis-à-jour de celui du Skyblog Banlieu-de-lidf