En janvier 2004, le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy avait déclaré :
« Nous allons répertorier les vingt villes et les vingt quartiers les plus criminogènes, ceux dans lesquels les violences urbaines sont les plus fréquentes et où la gendarmerie et la police ont le plus de mal à pénétrer ».
Une liste des 23 quartiers les plus sensibles a été effectivement établie.
Édition du mardi 27 janvier 2004
Voici la liste des 23 – dont 8 en Île-de-France – quartiers ou villes « exposés de façon récurrente aux violences urbaines » sélectionnés par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy qui a demandé, lundi, aux dix-huit préfets concernés d’y mener des actions « nouvelles et globales de lutte contre la délinquance« .
Dans son ouvrage 36, Quai Des Orfèvres22, le commissaire Roger Le Taillanter, grande figure de la police d’après-guerre consacrait le début de son ouvrage aux difficultés majeures que la police parisienne a dû affronter depuis la création du Quai des Orfèvres au XVIIe siècle. Ce récit permet aussi de découvrir les « zones de non-droit » célèbres de l’histoire de France depuis quatre siècles. La plus renommée, la Cour des miracles qui se trouvait en plein Paris n’avait rien à envier aux « quartiers les plus chauds » du début du XXIe siècle.
Ainsi au XVIIe siècle, il y avait à Paris des rues entières où régnaient les truands, véritables caïds avant l’heure, qui s’étaient organisés pour que la police n’entre pas sur leur territoire. Boileau écrivait alors : « Le bois le plus funeste et le moins fréquenté est, au prix de Paris, un lieux de sûreté ».
Quand en 1665, Gabriel Nicolas de la Reynie est nommé premier lieutenant de police de l’histoire de France une « zone de non-droit » concentre en plein Paris les malfrats qui terrorisent les habitants de la capitale, dès la nuit tombée. « Installé sur l’emplacement actuel du passage Sainte Foy, écrit Le Taillanter, du passage du Caire et du passage de la rue du Nil, elle constitue un véritable petit royaume hiérarchisé. Académie du crime, école de tous les vols, tanière des bandits les plus incorrigibles et de plusieurs milliers de mendiants, de prostituées et de faux infirmes, la Cour des miracles était jusque-là interdite à la Police ».23La Reynie, accompagné de dizaines d’hommes, fera trois brèches dans la muraille. Il proposera aux habitants de la Cour des miracles de s’échapper par ces issues, en précisant que les douze derniers trouvés sur place seront pendus. En quelques minutes la police récupèrera cette parcelle de territoire.
Deux siècles plus tard, si la Cour des miracles a disparu Le Taillanter décrit le Paris de 1808 comme une ville où les quartiers en « sécession » persistent : « La population délinquante s’est, elle aussi, considérablement accrue dans ce grouillement urbain où foisonnent les bouges, les tripots, les venelles toujours obscures propices à tous les traquenards».24
Dans son ouvrage Classes laborieuses, classes dangereuses, Louis Chevallier dresse lui aussi un tableau particulièrement sombre du Paris du début du XIXe siècle : « Criminel ce Paris de la première moitié du XIXe siècle l’est d’abord par l’accroissement du nombre de faits criminels qu’enregistrent les statistiques, maisqu’évoquent bien plus nettement encore d’autres documents (…) Criminel aussi par la marque du crime sur l’ensemble du paysage urbain. Pas de lieux qu’alors il ne hante : les barrières où les bandits de grands chemins prolongent (…) les quartiers du centreeux- même, où la croissance complexe et désordonnée de la capitale, enchevêtrant ruelles, passages, cul de sac, a juxtaposé, en en un paysage que nous avons du mal à lire, les zones d’ombres et de lumières, les rues ensoleillées et les cloaques (…). »
S’en suit une litanie des quartiers les plus dangereux : « Pour risquer sa vie (…) point n’est besoin de hanter les environs de la place Maubert et de la Cité, ou de pousser jusqu’aux sinistres boulevards qui bordent le faubourg Saint- Jacques et le faubourg Saint- Marcel ».25
Cette nouvelle criminalité urbaine apparaît vite dans les romans de Balzac à travers la population des faubourgs, mais surtout dans Les Misérables de Victor Hugo puis dans Les Mystères de Paris d’Eugène Sue. On y voit une population nomade où se côtoient le meilleur et le pire, vivant de ce que l’on commence à appeler les bas- fonds et semant la terreur à la nuit tombée. Jules Janin décrit, avec dramaturgie, ces nouvelles inquiétudes qui apparaissent quand on approchent des ces « quartiers relégués » avant la lettre : « Ces pas que vous entendez retentir tout bas, sur ce pavé fangeux, c’est la patrouille grise qui commence sa chasse acharnée…Dans ces recoins affreux que Paris dissimule derrière ses palais et ses musées…habite une population grouillante et suintante à laquelle on ne peut rien comparer (…) On parle une langue faite au bagne ; on ne s’y entretient que de larcins, de meurtres, de prisons, d’échafauds. Vil monde, bohème, affreux monde, purulente verrue sur la face de cette grande ville. » 26
Dans les années 1930 enfin, avec à Marseille l’apparition du milieu, la Police apprend à vivre avec des groupes d’individus qui s’approprient des quartiers entiers.
« La redoutable fratrie Corse des Guérini va jeter l’ancre dans le Vieux Port. Sa réussite, après qu’elle ait « déboisé » la concurrence, selon le mot réaliste et cruel de l’un des frères, va attirer vers le continent et bientôt vers les lumières de la capitale et ses profits faciles, des hommes, des clans, des bandes, qui vont progressivements’emparer, par la persuasion et le revolver, des domaines où coule l’argent. La possession du monde de la nuit, des boîtes, la maîtrise de la prostitution, du racket, du jeu, puis du trafic de la drogue, vont devenir les enjeux d’un conflit sanglant ».27
Certaines rues de Paris, comme la rue de la Goutte d’or, célèbre dans les années 1960, pour les crimes qui pouvaient s’y dérouler « en plein jour » sont traditionnellement des zones à haut risque. Reste que ces parcelles de territoires étaient très isolées et ne se multipliaient pas de manière inquiétante, comme on peut le constater depuis le début des années 1980.
2) Caractéristiques de ces quartiers
Dans une note des SCRG, datant de 1993, on trouve en annexe une chronologie des quartiers qui ont subi des violences de degré 7 (mini-émeute) et 8 (émeute) depuis 1983. Si ces violences existaient dans les années 1980- notamment celles de l’été 1981 aux Minguettes dans la banlieue de Lyon où durant plusieurs jours « jeunes » et force de l’ordre s’étaient affronté- elles étaient néanmoins très exceptionnelles. Elles se sont généralisées de manières inquiétantes à partir de 1990.
Le 13 juillet 1983 à la Courneuve dans la cité des 4000 : après la mort du petit Toufik Ouanes, 9 ans, tué d’un coup de carabine pendant qu’il faisait éclater des pétards une émeute éclaté. Un incendie prend dans la librairie, des vitrines sont brisées, des voitures de police sont attaquées.
En 1989, le 13 juillet à Cluses en Haute- Savoie, après la mort de Yousef Brakia, tué d’un coup couteau lors d’une rixe opposant un clan de Maghrébins à un clan de Calabrais, la gendarmerie de Cluses est attaquée et le centre-ville saccagé.
Dans la seule année 1990, on compte plus d’émeutes que pendant toute la décennie précédente.
Les 6, 7 et 8 octobre 1990 à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue Lyonnaise, le décès accidentel de Thomas Claudio, passager d’une moto, au cours d’une tentative d’interception par la police, déclenche une réaction de plusieurs dizaines de jeunes de la cité du Mas du Taureau et des cités environnantes (commerces brûlés, pillages de magasins, affrontements avec les policiers).
Le 18 novembre 1990 à Argenteuil (Val d’Oise) : une bande d’une cité voisine ne s’étant pas présentée pour une bagarre annoncée alors que les médias et la police étaient présents, une centaine de jeunes du Val d’Argent jettent des cocktails Molotov et saccagent un centre commercial.
Dans l’année 1991, on compte douze émeutes du même acabit.
A Sartrouville le 26 mars 1991, après que le vigile d’une cafétéria ait abattu Djamel Chettouh, un « jeune » de la cité des Indes, des petits groupes affrontent les forces de police.
Aux Ulis le 8 mai 1991, une trentaine de casseurs prennent en embuscade une dizaine de vigiles du Centre Commercial Régional situé près de leur quartier. Trois vigiles sont blessés par armes à feu.
A Mantes la Jolie, les 25 et 26 mai 1991, suite au refus qui leur est opposé d’entrer dans une patinoire où a lieu une fête privée, plusieurs dizaines de « jeunes » du Val Fourré brûlent des voitures de France Télécoms et saccagent plusieurs magasins d’un centre commercial. Des malfaiteurs plus âgés profitent des circonstances pour dévaliser une bijouterie. Le jeune Aissa Ihich interpellé lors des affrontements avec les forces de l’ordre décède d’une crise d’asthme à l’issue de sa garde à vue. L’intervention personnelle du premier ministre auprès de la famille permet que ce décès ne déclenche pas de nouvelles émeutes.
A Meaux en Seine-et-Marne les 4 et 5 juin 1991, une vingtaine de « jeunes » brisent plusieurs vitrines, incendient une voiture et un bureau de l’office des HLM à la suite de la noyade accidentelle d’un jeune beur qui voulait échapper à une patrouille de police en traversant la Marne.
A Garges les gonesse, le 27 juin, 200 « jeunes » du quartier des Doucettes affrontent les forces de l’ordre qui les empêchent de lyncher un riverain qui, excédé par le bruit, leur avait tiré dessus.
A Aulnay-sous-Bois, le 17 juillet, des « jeunes » de la Cité Emmaüs dégradent et incendient des voitures, à coups de cocktails Molotov, quatre nuits durant, parce que ceux de la cité limitrophe de la Rose-des-Vents leur avaient interdit d’assister à leur concert de rap.
A Pont-de-Claix, les 7 et 8 septembre, 200 « jeunes » descendent dans la rue, incendient les voitures et jettent des pierres sur les gendarmes.
Dans le quartier du Pigeonnier à Amiens les 11 et 12 novembre, plusieurs dizaines de « jeunes » édifient des barricades, y mettent le feu et s’opposent à la police durant plusieurs heures.
A Epinay-sur-Seine le 17 novembre, ceux d’Orgemont, envahissent le centre-ville, brisent les voitures à la batte de base-ball et blessent deux riverains.
Aux Francs Moisins, à Saint-Denis le 28 décembre, après la mort accidentelle d’un jeune motocycliste, la famille brutalise le chirurgien qui a tenté de le sauver. Le quartier s’enflamme.
En 1992 et dans les années qui suivent, les émeutes de quartiers ne vont pas cesser de se multiplier pour devenir dans certaines villes de France, comme à Strasbourg chaque 31 décembre, un phénomène qualifié par certains commentateurs de traditionnel, voire « ludique ».
En 1998, Sophie Body-Gendrot, américaniste et politologue, professeur à la Sorbonne et à Sciences-Po, et spécialiste des violences urbaines citait des statistiques des renseignements généraux qui, trois ans plus tôt, faisaient état de 18 quartiers où la violence atteignait l’échelon 8 (saccages et pillages, agressions de particuliers, affrontements avec les forces de l’ordre, Guérilla, émeute). 28
Dans l’édition 2001 du Que sais-je ? sur les violences urbaines, les auteurs font le même constat : « La France comptait un seul de ces quartiers (« zones de non-droit ») en 1993, en 1999 il y en avait dix neuf. »29
En 2001 ces violences dans les quartiers sensibles n’ont cessé de prendre de l’ampleur.
A tel point que le 15 octobre 2001, aux lendemains des émeutes de Thonon-les-bains (à la suite de la mort accidentelle de quatre « jeunes » qui tentaient d’échapper à un contrôle de police, des dizaines de leurs amis avaient dévasté le centre-ville et tenté d’investir le commissariat ; voir III, 2) le syndicat de police Alliance, l’un des deux principaux syndicats, publiait un communiqué affirmant : « Aujourd’hui, la guérilla urbaine est généralisée à toute la France ». 30 De ces quartiers on peut dégager un certain nombre de points communs. Jean-Paul Gourevitch les résume ainsi : « Ils comportent de 15 à 30% de chômeurs connus, entre 40 et 70% de résidents d’origine étrangère, l’origine étant ici différente de la nationalité, un taux d’échec scolaire massif avec des établissements comptant entre 30% et 80% d’enfants issus de familles non francophones, une consommation de drogue touchant près d’un tiers de la population adolescente, toutes caractéristiques qui s’écartent notablement des moyennes de la France métropolitaine. Ces cités sont caractérisées par l’absence de service public et la présence d’une minorité de jeunes en rébellion- souvent larvée, parfois explosive- considérant leur cité comme un territoire et leur bande comme une patrie. » 31
3) Géographie des quartiers difficiles
En février 1999, un quotidien régional publiait « la carte des cités interdites en Ile-de-France. » 32 Le journal avait mené une enquête auprès des médecins, des postiers, des pompiers, des policiers, des livreurs de pizzas et des distributeurs de prospectus pour tracer les contours des endroits où, à certains moments de la journée, de nombreuses professions se trouvent interdites de séjour. Au total on trouvait 84 quartiers répartis dans 61 villes sur les 1281 communes que compte l’Ile-de-France. Il y a onze millions d’habitants dans cette région et les 84 cités interdites accueillent environ 350 000 habitants. Selon cette étude, il y a donc 3% des franciliens qui, sur leur lieu de vie, ne bénéficient pas de la protection de la loi républicaine. Sans compter ceux qui, habitant près de ces quartiers, en subissent une partie des violences.
En mars 2002, Olivier Foll, avançait ces chiffres : «Il y a 834 zones de non- droit sur notre territoire. Des quartiers dits » sensibles ». 834 ghettos dans lesquels la hiérarchie administrative recommande aux forces de police de ne plus intervenir de manière à ne pas provoquer de remous. » 33
L’état des lieux des quartiers réalisé en mars 1999 par la DCRG faisait état de 174 quartiers où ont eu lieu dans l’année des «violences plus ou moins graves, plus ou moins préméditées, contre la personne des policiers ».34
De même, Lucienne Bui-Trong affirmait : «De 106 points chauds identifiés en 1991, on est passé à 818 quartiers sensibles en 1999 ». 35
Selon Xavier Raufer : « En 1993, la Direction Centrale des Renseignements Généraux annonçait que 485 quartiers étaient « sérieusement touchés par les violences urbaines ». En 1998, c’était 818 quartiers. Fin 2000 (officieusement) des experts du ministère de l’Intérieur disaient le cap des 1000 franchi. On en était à plus de 1100 en 2001. »36
En 2000, un hebdomadaire publiait un document croisant les données fournies par la DIV (Délégation Interministérielle de la Ville), les services de police (Renseignements Généraux et Sécurité Publique) et la RATP qui établissait la liste des cents points « les plus chauds » de France. Pour établir ce classement, le journal avait suivi cette caractéristique : « là où à une dérive mafieuse constatée ( trafic de stupéfiants, économie parallèle, criminalité organisée…) s’ajoute une violence systématique contre les forces de l’ordre ».37
On peut ainsi définir une géographie des zones de non-droit en France. Elles sont d’abord situées dans les parties urbaines du territoire. On les trouve sur deux axes : l’un qui part de Roubaix, passe par Paris et Lyon et va jusqu’à Marseille, l’autre qui est presque parallèle au premier et relie Strasbourg, Grenoble et Nice. A l’ouest du pays, seules la Seine-Maritime, l’Eure et l’Eure-et-Loir sont touchées ; au sud les Pyrénées-Atlantiques. On remarquera que les zones à fort taux de criminalité se confondent ou sont proches de ces zones à hauts risques.
Pau, Ousse-des-Bois – Crédits : DR
D’après leQue sais-je? édition 2001 dont les derniers chiffres disponibles sur ces quartiers remontent à 1999 on comptait donc dix neuf zones de non-droit réparties dans toute la France.
La liste des zones de non-droit de France en 200138
Toulouse (31) : Bagatelle, Le Mirail, La Reynerie, Bellefontaine, Empalot
Hem (59) : Les Hauts-Champs
Roubaix (59) : Alma-Gare, Epeule
Pau (64) : La Ousse-des-Bois
Mulhouse (68) : ZUP de Bourtzviller, cité Brossolette
Dammarie-les-Lys (77) : La Plaine-du-Lys
Mantes-la-Jolie (78) : Val Fourré
Amiens (80) : ZUP nord
Corbeil- Essonnes (91) : Les Tarterêts
Grigny (91) : La Grande Borne
Antony (92) : Grand Ensemble
Bagneux (92) : Les Blagis, Les Tertres
Montfermeil (93) : Les Bosquets
Fontenay-sous-Bois (94) : La ZUP
Cergy (95) : Saint-Christophe
Il y a donc 10 zones de non-droit en région parisienne !
Dammarie-les-Lys, La Plaine-du-Lys (77) – Crédits : LP/Sophie Bordier
Cette liste ne comprend que les quartiers en état de sécession quasi- permanente, c’est à dire où, à aucun moment de la journée, la police, les pompiers ou même un livreur de pizzas ne peuvent entrer sans risquer de se faire agresser.
Fontenay-sous-Bois, la ZUP (94) – Crédits : Collections La Documentation française/Interphotothèque/Photo : Verney, Jean-Pierre/ECPAD/Défense
Sans employer le terme de « zone de non- droit », une note de la DCRG de Mars 1999, elle, dégageait 174 quartiers ayant connu dans l’année « des violences visant la personne des policiers. » En 2002, les chiffres variaient entre 200 pour les plus optimistes et plus de 1000 pour les plus pessimistes.
Bagneux, Tertres (92) – Mémoire2ville / Guy
Répartition des zones de non-droit en IDF par département
77 : 1 78 : 1 91 : 2 92 : 3 93 : 1 94 : 1 95 : 1
Annotations :
22 Grancher, Mai 2001 23 op. cité p. 23 24 Quai des Orfèvres op. cité p.62 25 Classes laborieuses, classes dangereuses, 1978, Hachette, p34- 35. 26 Un hiver à Paris, 1845. 27 op. cité, Quai des Orfèvres, p. 212 28Les villes face à l’insécurité, Bayard éditions, 1998, p 204 29 op. cité, Violences Urbaines, p 25 30 AFP 31 op. cité, L’Economie informelle, p. 137 32 op. cité Le Parisien Seine-Saint-Denis, 17 février 1999 33 La France au bord de la rupture, Le Figaro, 19 mars 2002 34 Rappel de l’état des lieux annuel des quartiers réalisé en mars 1999. Note de la DCRG du lundi 29 novembre 1999 35 Le Figaro, 1 février 2002 36 L’explosion criminelle, Valmonde éditions, 2002, p 52 37 L’Express, 11- 18 octobre 2000 38 Op. cité. Violences Urbaines p 25
DRMCC, Diplôme universitaire de 3ème cycle, Université Paris II « Les zones de non-droit » dans la république française, mythe ou réalité ? par Vincent Trémolet de Villers, 2001/2002 (sous la direction de Xavier Raufer et François Haut)
Les 172 « cités interdites » de France en 1999/2000
Le Figaro Magazine du 17 juin 2000 avait publié une liste de 172 « cités interdites » recensées par les Renseignements généraux en 1999.
LES VIOLENCES URBAINES
Selon les Renseignements Généraux, les violences urbaines peuvent être définies comme des actes juvéniles collectifs commis de manière ouverte ou provocatrice et créant dans la population un fort sentiment d’insécurité. Ils peuvent être commis contre des personnes, des biens, les symboles des institutions par un groupe généralement jeune, qu’il soit structuré ou non. Ces actes ont souvent lieu sur un territoire donné et revendiqué par ce groupe comme étant sous sa domination.
CLASSIFICATION
C’est le Commissaire BUI-TRONG (qui dirige la section « Villes et Banlieues » à la Direction Centrale des Renseignements Généraux) qui est à l’origine d’une échelle qui porte son nom et qui sert à quantifier le degré de violence atteint dans les cités.
Ci-dessous, l’échelle des six degrés de violences urbaines de la classification du commissaire Lucienne Bui-Trong.
Il existe six degrés :
Degré 1 : Racket, coups et blessures, rixes, règlements de compte, dépouille, vols avec violence, razzias visant les commerçants, incendies de voitures, de conteneurs à ordure, de locaux communs des immeubles des cités, etc… *
Degrés 2 et 3 : Amplification du 1er degré : mêmes violences mais exercées en réunion et de plus en plus souvent.
Degré 4 : Lapidation des véhicules de police et attroupements hostiles aux forces de l’ordre.
Degré 5 : Violence physique aggravée contre les policiers
Degré 6 : Emeutes
* Ces violences de première catégorie ont augmentées (en valeur absolue) de 1 000 % entre 1993 et 1998
REMARQUE
Il faut qu’il y ait eu au moins cinq faits de même nature dans l’année pour que les R.G. classent un quartier dans l’un des degrés ci-dessus.
Metz, Borny (57) – Crédits : RL /Karim SIARI
LES LIEUX
70 % des actes de violence connus affectent 11 départements :
Nord, Oise, Rhône, Seine-Maritime, Seine et Marne, Yvelines, Essonne, Hauts de Seine, Seine Saint Denis, Val de Marne, Val d’Oise.
C’est dans ces départements que les niveaux 4 à 6 de violences urbaines sont atteints dans certains quartiers.
Nogent-sur-Oise, La Commanderie (60) – Crédits : MAGE
Liste des 172 « cités interdites » en France en 1999/2000
Province
Amiens : Nord – Flesselles – Pigeonnier – Fafet
Angoulême : Basseau
Arras : Blancs Monts – Baudimont
Audincourt : Champs Montants
Avignon : Monclar
Avion : République
Bayonne : Hauts de Sainte-Croix
Beauvais : Saint-Jean
Belfort : Résidences
Blois : Zup de Blois
Bourg-en-Bresse : Centre
Bourges : Gibjoncs – Chancellerie
Caen : La Guérinière
Carcassonne : La Conte
Castres : Laden – Petit Train
Chalon-sur-Saône : Cité du Stade – La Fontaine aux Loups
440 phénomènes recensés contre 413 enregistrés en 2023, six décès contre quatre l’année précédente, les violences entre bandes dans l’agglomération parisienne ont augmenté en 2024 selon la préfecture de police de Paris.
Au 1er janvier 2025, 45 bandes sont répertoriées dans l’agglomération parisienne (17 à Paris, 5 dansles Hauts-de-Seine, 14 en Seine-Saint-Denis et 8 dans le Val-de-Marne, auxquelles s’ajoute une bande intervenant sur plusieurs départements) et inscrites dans le plan de prévention et de lutte contre les violences liées aux bandes et aux groupes informels, a ajouté la PP, la préfecture de police de Paris dans son communiqué.
Entre 2022 et 2023, les phénomènes de bandes avaient déjà progressé de 10% dans l’agglomération parisienne, atteignant 413 faits contre 375, selon les éléments de la PP. Le nombre de décès est en hausse avec 6 morts, après quatre enregistrés en 2023 et trois en 2022.
Dans la seule capitale, selon le parquet de Paris, il y a eu en 2024« 17 rixes impliquant des groupes« , qui ont fait « 63 blessés et deux morts« , dont le dernier, un adolescent de 16 ans, tué le 17 décembre à proximité d’un lycée du XIIIe arrondissement de Paris.
L’usage d’armes, toute nature confondue, a été constaté en 2024 dans « 192 évènements (48% des faits enregistrés) », selon la PP.
En 2023, cet usage d’arme avait déjà augmenté de 22,5% par rapport à 2022. En revanche, si en 2023 le nombre de blessés avait augmenté fortement de 26%, en 2024, celui-ci a été en baisse de 6,5% (329 contre 352).
La préfecture de police de Paris tient toutefois à souligner « la progression de l’action de la policeavec 88 affrontements évités (+8,6%) et des interpellations en hausse de 13,9% (1.196 contre 1.050). »
« Pour 2024, le phénomène des bandes est en légère augmentation, puisqu’avec l’affrontement d’hier (mardi), sur toute l’agglomération parisienne, nous sommes à 98 affrontements entre bandes« , contre « 93 l’année dernière« .
« Rien que pour Paris, on a eu 25 affrontements entre bandes depuis le début de l’année« , a ajouté le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez.
« Environ 20 % »des affrontements dans l’agglomération parisienne (Paris, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne), « soit 1 sur 5, touchent un établissement scolaire. Ce sont le plus souvent des lycéens ou des individus qui ne sont pas déscolarisés », a-t-il dit.
Le préfet a souligné que l’âge moyen des membres des bandes était cette année de « 16 ans et 10 mois« , contre « 17 ans et 10 mois« l’an dernier. Les services de la préfecture de police suivent « environ 45 bandes sur toute l’agglomération parisienne« , dont « 17 à Paris« .
Selon le parquet de Paris, ces bandes sont localisées notamment dans le 17ème, le 13ème, le 15ème, le 19ème et le 20ème arrondissement.
Depuis le début de l’année, « 370 jeunes ont été déférés« devant la justice dans le cadre de ces affrontements entre bandes.
Les personnes interpellées sont « souvent armées« précise de son côté le parquet de Paris. En 2024 comme en 2023, la moitié d’entre elles étaient en possession d’une arme blanche.
Des policiers se tiennent devant l’école Rodin dans le 13ème arrondissement de Paris après la mort d’un adolescent lors d’une bagarre entre gangs rivaux des cités Amiral Mouchez et Glacière – Crédits : AFP
Selon le parquet de parquet de Paris, on déplore 17 rixes à Paris en 2024, dont 8 dans le 13e arrondissement, pour 2 morts et 63 blessés. Le phénomène des règlements de comptes entre bandes rivales inquiète plus que jamais.
Le nombre de morts dans les rixes entre bandes rivales dans l’agglomération parisienne (75, 92, 93, 94)
2024 : 6 morts 2023 : 4 morts 2022 : 3 morts
Le nombre de bandes violentes dans l’agglomération parisienne (75, 92, 93, 94) en 2025
En 2024/2025, Paris est donc l’endroit où il y a le plus de bandes violentes dans l’agglomération parisienne (75, 92, 93, 94). Carrément, il y a plus de bandes dans le 75 que dans le 92 et le 94réunis. Et il y a également désormais plus de bandes dans la capitale que dans le 93.
On constate aussi que le nombre de morts a doublé en deux ans dans l’agglomération parisienne passant de 3 à 6 morts.
Dans la capitale, le 13ème arrondissement est celui qui a concentré le plus de rixes au cours de l’année 2024.
À travers cet article, je vais tenter de montrer l’évolution des logements sociaux à Paris en m’appuyant sur des données fiables et officielles.
Historique
1914 : création de l’office Paris Habitat
A la demande du conseil municipal de Paris, Raymond Poincaré, président de la République, fonde l’Office public d’habitations à bon marché pour la Ville de Paris (OPHBMVP), qui deviendra l’Opac (Office public d’aménagement et de construction) en 1987, puis Paris Habitat en 2008.
1920 : les premiers programmes
Le 10 octobre 1920, un petit immeuble en brique de 43 logements sort de terre au 34, rue Damesme (XIIIe), une voie tranquille derrière l’avenue d’Italie. Il s’agit, avec celui de la rue Ernest-Roche (XVIIe), des premiers programmes livrés par l’office. En tout, 144 familles sont logées sur les deux sites. Après la brique et la pierre utilisées pour bâtir ces «maisons populaires », le béton apparaît très vite, à partir de 1930, boulevard de l’Hôpital (XIIIe).
1933 : un ascenseur rue Malet
Le premier ascenseur de l’office a été mis en service le 15 avril 1933, rue Albert-Malet (XIIe). Un élément de confort qui va se systématiser. Aujourd’hui, le parc social de Paris, tous bailleurs confondus, compte plus de 8 000 appareils. Autre changement important, les chauffages individuels au charbon, fréquents jusque dans les années 1950, disparaissent au profit de chauffage collectif, notamment au fioul.
1956 : des tours à l’horizon
A l’époque, on les trouvait « modernes » Quatre tours de douze étages, soit 500 logements, sortent de terre en 1956, rues Georges- Contenot, Claude-Decaen et Gravelle (XIIe). Le projet est inspiré d’un modèle suédois des années 1940, avec des logements traversants.
Square Contenot (12ème) – Crédits : Pavillon de l’Arsenal
L’époque est alors à la réalisation de grands ensembles, comme la cité Michelet dans le XIXe arrondissement, bâtie à la fin des années 1960.
Dans la foulée, les plus grandes tours d’habitation (90 m et 105 m) voient le jour dans le quartier Saint-Blaise (XXe).
Saint-Blaise (20ème) – Crédits : Sinha
« Un urbanisme révolu, estime Stéphane Dambrine, l’actuel directeur de Paris Habitat. Maintenant, on construit plus petit et on veille à la mixité sociale. » Dans les années 1980- 1990, sous les mandatures Jacques Chirac et Jean Tiberi, on a beaucoup démoli des maisons de ville, immeubles faubouriens et haussmanniens. A cette époque, les associations de riverains ne faisaient pas encore ou alors très peu de résistance.
De 2001 à 2023
De 2001 à 2023, 123868 logements sociaux ont été financés : – 33663 logements PLAI – prêt locatif aidé d’intégration – (27%) ; – 51992 logements PLUS – prêt locatif à usage social – (42%) ; – 38213 logements PLS – prêts locatifs sociaux – (31%).
Paris compte 25,5% de logements sociaux en 2023 en intégrant les logements sociaux financés non encore livrés. Dans un contexte de crise du logement abordable, le nombre de demandeurs reste élevé avec 277000 ménages inscrits comme demandeurs de logement à Paris.
La demande de logement social qui s’exprime à Paris est principalement le fait de ménages aux ressources faibles : 70% des ménages inscrits comme demandeurs de logement à Paris ont un niveau de revenus inférieur aux plafonds PLAI.
(source : APUR)
Pourcentage et nombre de logements sociaux par arrondissement en 2023
La part de logements sociaux à Paris en 2023 – Crédits : Le Parisien
Paris 1er : 12,4% soit 1 236 logements sociaux Paris 2ème : 6,4% soit 845 logements sociaux Paris 3ème : 8,8% soit 1 771 logements sociaux Paris 4ème : 15% soit 2 451 logements sociaux Paris 5ème : 10,4% soit 3 198 logements sociaux Paris 6ème : 4,4% soit 949 logements sociaux Paris 7ème : 2,3% soit 652 logements sociaux Paris 8ème : 4,3% soit 894 logements sociaux Paris 9ème : 7,7% soit 2 557 logements sociaux Paris 10ème : 17,1% soit 8 327 logements sociaux Paris 11ème : 14,9% soit 12 707 logements sociaux Paris 12ème : 26,7% soit 19 559 logements sociaux Paris 13ème : 43% soit 38 616 logements sociaux Paris 14ème : 30,9% soit 21 914 logements sociaux Paris 15ème : 20,3% soit 25 519 logements sociaux Paris 16ème : 7,3% soit 6 209 logements sociaux Paris 17ème : 19,1% soit 16 600 logements sociaux Paris 18ème : 25,6% soit 24 777 logements sociaux Paris 19ème : 44,5% soit 37 555 logements sociaux Paris 20ème : 40,6% soit 38 518 logements sociaux
L’Atelier parisien d’urbanisme a publié ce jeudi un document qui montre l’évolution des logements sociaux quartier par quartier. Entre 2001 et 2019, la part de logements sociaux est passée de 13,44% à 21,4% en 2019.
La loi du 13 décembre 2000 relative à la Solidarité et au renouvellement urbains (SRU), fixe pour Paris un objectif de 25% de logements locatifs sociaux parmi les résidences principales à atteindre au plus tard à la fin de l’année 2025.
42,4% de logements sociaux dans le 19ème contre 2,1% dans le 7ème
Les trois quartiers concentrant le plus de logements sociaux sont les 19ème (avec 42,4% du total des résidences principales), le 13ème (39,5%) et le 20ème (36,2%).
Les trois arrondissements détenant le moins de logements sociaux sont le 7ème (avec 2,1% du total des résidences principales), le 8ème (3,4%) et le 6ème (3,7%).
La carte ci-dessus, réalisée par l’APUR, représente la part des logements sociaux par rapport aux résidences principales à Paris. Plus la zone est rouge, plus la concentration de logements sociaux est importante – Crédits : APUR
Top 10 des arrondissements de Paris par rapport au pourcentage de logements sociaux
–Impasse / La Brillat-Savarin / Paul Bourget (13ème) : 749
– Chevaleret / Oudiné (13ème) : 399
* chiffres trouvés sur « De la construction de l’abri à l’humanisation du logement dans deux quartiers populaires iranien et français » de Sepideh Parsapajouh, page 57
Top 3 des quartiers avec le plus de logements sociaux sur Paname 1- Clignancourt (18ème) 2- Riquet / Stalingrad (19ème) 3- Cambrai / Alphonse Karr / RDN (19ème)
Notes : J’ai pas trouvé l’ensemble des logements sociaux pour Place des Fêtes (19ème) car ils ont pris en compte uniquement deux petits secteurs (Niz et cité 247), mais je pense que ça doit être en dessous de Riquet et Cambrai.
Pareil, j’ai pas les chiffres pour d’autres tieks comme Périchaux / Porte Brancion (15ème), Falguière (15ème), l’ensemble Arcades / Paganini (12ème et 20ème) mais je ne pense pas qu’ils fassent parti du top 5.
Pour la Porte de Vanves (14ème), ça comprend uniquement la cité du Square de la Porte de Vanves, le 10 boulevard Brune et le secteur Humbert (la première partie des HBM). Tout le quartier n’est pas compris mais il y a tout de même la plus grande partie des logements sociaux.
Enfin, pour Belleville, il manque le côté 19ème (Rébeval, cité Blanche) et les chiffres trouvés comprennent la Banane, le tout inclus dans un grand fourre-tout nommé « Grand Belleville« .
Conclusion
Les 3 arrondissements concentrant le plus de logements sociaux sont le 13ème, le 19ème et le 20ème.
Le 19ème est l’arrondissement qui a le pourcentage le plus élevé de logements sociaux à Paris, tandis que 13ème arrondissement est celui qui a le plus grand nombre de HLM.
En dehors du trio de tête (13ème, 19ème, 20ème), les autres arrondissements ayant le plus de logements sociaux (en pourcentage et/ou en nombre) sont les arrondissements suivants : 12ème, 14ème, 15ème et 18ème. Viens ensuite le 17ème puis le 10ème.
18ème Blémont (Clignancourt) Goutte d’Or La Chapelle – Évangile (Porte de la Chapelle – Marx Dormoy) Porte de la Chapelle (Cité Valentin Abeille) – Charles Hermite (Porte d’Aubervilliers) Porte de Montmartre – Porte des Poissonniers – Moskova (Clignancourt)
19ème Algérie (Place des Fêtes) Danube – Marseillaise Cambrai – Rue de Nantes Chaufourniers (Cité Rouge) Riquet – Stalingrad
20ème Piat – Ramponeau – Couronnes (Belleville) Les Amandiers (La Banane) Les Portes du Vingtième (Fougères, Python, Félix Terrier, Saint-Blaise, Paganini)
Porte des Poissonniers, Clignancourt dans le 18ème (75) – Crédits : AFP PHOTO BORIS HORVAT
77 – Seine-et-Marne
Avon Les Fougères
Champagne-sur-Seine Cœur de Champagne
Champs-sur-Marne – Noisiel Les Deux Parcs Luzard
Chelles La Grande Prairie Schweitzer – Laennec
Coulommiers Les Templiers
Dammarie-les-Lys La Plaine de Lys – Bernard de Poret
Lagny-sur-Marne Orly Parc
La Ferté-sous-Jouarre Résidence Montmirail
Le Mée-sur-Seine Les Courtilleraies – Le Circé Plein Ciel
Meaux Beauval Dunant Plateau de Corbeil
Melun L’Almont Les Mezereaux
Moissy-Cramayel Lugny Marronniers – Résidence du Parc
Montereau-Fault-Yonne Surville
Nemours Mont Saint-Martin
Ozoir-la-Ferrière Anne Franck
Provins Champbenoist
Roissy-en-Brie La Renardière
Savigny-le-Temple Centre ville – Quartier de l’Europe
Torcy L’Arche Guedon Le Mail
Villeparisis Normandie – Niemen – Poitou Quartier République Vilvaudé
Les Fougères à Avon (77) – Crédits : CIM
78 – Yvelines
Carrières-sous-Poissy Fleurs Oiseaux
Carrières-sur-Seine Alouettes
Chanteloup-les-Vignes Noé – Feucherets
Coignières Les Acacias
Guyancourt Pont du Routoir 2
La Verrière Bois de l’Etang – Orly Parc
Les Clayes-sous-Bois L’Avre
Les Mureaux Cinq Quartiers Cité Renault – Centre Ville
Limay Centre-Sud
Mantes-la-Jolie Val Fourré
Mantes-la-Ville Domaine de la Vallée Merisiers Plaisance
Maurepas Friches
Plaisir Valibout
Poissy Beauregard Saint Exupéry
Sartrouville Plateau
Trappes Jean Macé Merisiers – Plaine de Neauphle
Vernouillet Cité du Parc
Bois de l’Etang à La Verrière (78) – Crédits : 78actu.fr
91 – Essonne
Arpajon Quartier Sud
Athis-Mons Clos Nollet Édouard Vaillant Le Noyer Renard
Brétigny-sur-Orge Collénot – Marinière – Mouchotte Les Ardrets – Branly
Brunoy Les Hautes Mardelles
Chilly-Mazarin Saint-Eloi
Corbeil-Essonnes La Nacelle – Papeterie Les Tarterêts Montconseil Rive Droite
Draveil Les Bergeries Les Mazières
Egly La Longue Mare
Epinay-sous-Sénart Plaine – Cinéaste
Etampes La Croix de Vernailles Plateau de Guinette
Evry-Courcouronnes Champtier du Coq – Champs Élysées – Petit Bourg Le Canal Le Parc aux Lièvres Les Aunettes Les Épinettes Les Passages Pyramides – Bois Sauvage
Fleury-Mérogis Les Aunettes – Les Résidences – Joncs Marins
Grigny Grigny 2 La Grande Borne
Les Ulis Quartier Est Quartier Ouest
Longjumeau Bel Air – Rocade
Massy Opéra Poterne – Zola
Montgeron La Forêt La Prairie de l’Oly
Morsang-sur-Orge Léo Lagrange
Quincy-sous-Sénart Le Vieillet
Ris-Orangis Gare La Rénovation Le Plateau
Saint-Germain-lès-Arpajon Pré Barallon
Saint-Michel-sur-Orge L’entre Bois des Roches
Sainte-Geneviève-des-Bois La Grange aux Cerfs Les Aunettes
Savigny-sur-Orge Grand Vaux
Vigneux-sur-Seine La Croix Blanche La Prairie de l’Oly Les Bergeries
Viry-Châtillon Plateau – Grande Borne
Les Pyramides à Evry-Courcouronnes (91) – Crédits : LP/PAULINE DARVEY
92 – Hauts-de-Seine
Antony Noyer Doré
Asnières-sur-Seine Hauts d’Asnières
Bagneux Abbé Grégoire – Mirabeau – Lincoln Cité des Musiciens Les Blagis
Bourg-la-Reine Les Blagis
Châtenay-Malabry Cité Jardins
Colombes Audra – Musiciens Fossés Jean Petit Colombes
Fontenay-aux-Roses Les Blagis
Gennevilliers Agnettes Les Grésillons Luth – Fossé
Nanterre Chemin de l’île Le Parc (comprend Pablo Picasso) Petit Nanterre Secteur Anatole France Université I Université II
Sceaux Les Blagis
Villeneuve-la-Garenne Cap Villeneuve
Cité Jardins de la Butte Rouge à Châtenay-Malabry (92) – Crédits : France 3 Paris Ile-de-France
93 – Seine-Saint-Denis
Aulnay-sous-Bois Balagny Duclos-Sausset (Rose des Vents « 3000 », Merisier, Étangs, Emmaus) Savigny (comprend Gros Saule et Mille-Mille)
Bagnolet La Capsulerie Le Plateau – Malassis
Bobigny Abreuvoir Les Courtillières – Pont-de-Pierre Gaston Roulaud – Centre ville
Bondy Bondy Nord – Bondy Centre – Pont de Bondy – La Sablière – Secteur Sud Blanqui La Sablière
Clichy-sous-Bois Haut Clichy – Centre ville
Drancy Cité du Nord – Butte Paul Vaillant-Couturier – Allende – Neruda Quartier Avenir Parisien Quartier Salengro Quartiers Économie – Les Oiseaux Quartiers La Muette – Village Parisien
Afin de se rendre compte des quartiers sensibles de la capitale selon les différentes périodes, je propose un récapitulatif des cités les plus sensibles de Paris à chaque période où il y a eu des changements dans la hiérarchie.
Bien entendu y avait d’autres quartiers sensibles, mais là on va s’attarder uniquement sur les tess les plus sensibles du 75 à chaque époque.
Les cités les plus sensibles du 75 selon les différentes périodes
Cité Compans à Place des fêtes (19ème) fin des années 90 / début 2000 – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
De 2004 à 2007
1- Barbès / Goutte d’or (18ème)
2- Place des Fêtes (19ème)
3- Riquet / Stalingrad (19ème)
4- La Banane (20ème)
5- Cambrai (19ème)
Bonus : Porte de Vanves (14ème)
De 2008 à 2013
1- Barbès / Goutte d’or (18ème)
2- Riquet / Stalingrad (19ème)
3- Cambrai (19ème)
4- Saint-Blaise (20ème)
5- La Banane (20ème)
Bonus : Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
De 2014 à 2016
1- Saint-Blaise (20ème)
2- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
3- Riquet / Stalingrad (19ème)
4- Barbès / Goutte d’or (18ème)
5- Cambrai (19ème)
Bonus : La Banane (20ème)
Square de la Salamandre à Saint-Blaise (20ème) – Crédits : Alain Delange
De 2017 à 2022
1- Riquet / Stalingrad (19ème)
2- Barbès / Goutte d’or (18ème)
3- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
4- Cambrai (19ème)
5- Porte de Saint-Ouen (17ème)
Bonus : Place des Fêtes (19ème)
Les Orgues de Flandre à Riquet (19ème) – Crédits : Archdaily – Laurent Kronental
De 2023 à aujourd’hui
1- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
2- Marx Dormoy / Porte de la Chapelle (18ème)
3- Barbès / Goutte d’or (18ème)
4- Riquet / Stalingrad (19ème)
5- Clignancourt (18ème)
Bonus : Saint-Blaise (20ème)
Rue Piat, Belleville (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Voilà, on peut dire que tous les tiékarts qui apparaissent dans cet article sont les pires tieks que la capitale est connue, selon les différentes périodes.
Hormis l’îlot Chalon, la Porte de Vanves, la Brillat-Savarin et la Porte de Saint-Ouen, tous les tieks font partis du trio du Nord-Est parisien (18ème / 19ème / 20ème).
Bien entendu, la capitale regorge de tiékarts sensibles qui n’ont pas été cité et qui ont également contribué à faire la rue dans le 75. Mais là c’est vraiment les plus sensibles selon chaque période, grosso modo le top 5, cependant tous les tieks à avoir été top 10, top 15 ou top 20 restent très sensibles malgré tout. Je ne vais pas les citer car y en a trop, mais on les connaît.
Les quartiers sensibles de Paris à avoir été classé #1 le quartier le plus sensible du 75 à une période
– Îlot Chalon (12ème)
– Barbès / Goutte d’or (18ème)
– Place des Fêtes (19ème)
– Saint-Blaise (20ème)
– Riquet / Stalingrad (19ème)
– Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
On ne parle pas beaucoup de l’Ilot Chalon (12ème) qui était le pire quartier de la capitale desannées 70 à 1984, année de la destruction du tiékart. Il était surnommé le « Bronx » parisien et était un véritable ghetto en plein cœur de Paris.
Le quartier Barbès / Goutte d’or (18ème) est le seul tiekart à avoir été numéro #1 à plusieurs reprises et il l’a été à 4 reprises c’est-à-dire à 4 périodes différentes. Il a toujours fait parti des plus sensibles de la capitale, peu importe la période, et ce depuis les années 50. C’est sans conteste, le tieks le plus emblématique et légendaire de Paris.
Concernant Place des Fêtes (19ème), c’est un tiékart qui a commencé à devenir très chaud dans les années 90 et qui trouve son apogée au début du millénaire avec les secteurs de la Rue des Bois (RDB) et de la cité Compans. Aujourd’hui encore, ça reste une tess solide, surtout le secteur de la Niz, même si globalement ça a un peu chuté.
On continue avec Saint-Blaise (20ème), une cité qui est en place depuis les années 90, mais qui commence à être vraiment chaud dansles années 2000 pour connaître son apothéose entre2014 et 2016 où c’était une vraie zone de non-droit, surtout au square de la Salamandre.
En ce qui concerne le quartier Riquet / Stalingrad (19ème) très sensible depuisles années 90 et a toujours été un haut lieu du crack à Paname, mais qui devient vraiment hyper sensible à partir de 2008 (avec la guerre contre Cambrai) et qui trouve son apogée entre 2017 et 2022.
Pour finir, Belleville, un tiékart qui a pratiquement toujours été dans les pires tieks de Paname et ce depuis les années 80, surtout grâce au côté 20ème (Piat et Ramponeau en particulier). Aujourd’hui, en 2024, c’est pour moi le tiékart le plus sensible de Paris à peu près à égalité avec Porte de la Chapelle / Marx Dormoy (18ème).
Les autres tiékarts qui ont été parmi les plus sensibles à une époque
La cité 140 Ménilmontant (20ème) surnommée le « Karcent » a été une tess légendaire dansles années 90, obligeant l’Etat à détruire 8 bâtiments et créer une rue qui ouvre la cité sur le monde extérieur, car c’était à cette époque un véritable ghetto impénétrable et coupé du reste de la ville.
La cité la Brillat-Savarin (13ème) est une cité légendaire du 13ème arrondissement et était au début des années 90, une des pires zone de Paris, quasi « impénétrable » également.
La cité Cambrai (19ème) a toujours fait parti des quartiers les plus sensibles de la capitale. Déjà dans les années 90, c’était une tess sensible, mais elle est rentrée dans le top 3 / top 5, dans les années 2000, et aujourd’hui encore ça reste une des pires cités de Paris.
La Porte de Vanves (14ème) est un quartier très sensible depuis les années 90 jusqu’à aujourd’hui. Son apogée se situe grossièrement de 1995 à 2005, mais aujourd’hui encore ça reste un des quartiers les plus sensibles du 75. Ça a longtemps été le pire tieks du sud de Paname.
La cité de la Banane (20ème) est également sensible depuis les années 90. C’est une cité qui a toujours été parmi les plus sensibles de Paris et qui a atteint son paroxysme durant la guerre entre les « Benbou » et les Cheambi dans les années 2010.
Le quartier de Clignancourt (18ème) était un des tiékarts les plus réputésdans les années 90, quartier incontournable de l’époque, avec son célèbre marché aux puces. C’est aujourd’hui encore une des zones les plus sensibles de Paris.
L’ensemble Marx Dormoy / Porte de la Chapelle (18ème) est aujourd’hui une zone sinistrée et sensible du 75, une des pires zones de la ville lumière en 2024. Mais tout ça ne date pas d’hier, déjà dans les années 90, c’était un des tiékarts les plus glauques de Paname, mêlant des problèmes de prostitution et de crack. En plus de 30 ans, rien à changer.
Et pour finir la Porte de Saint-Ouen (17ème), un tiékart qui est en place depuis les années 90 / 2000 avec le célèbre secteur de « la Tour » (tour Borel, aujourd’hui détruite). C’est un quartier qui empire d’années en années, et qui reste très sensible de nos jours encore.
13) Saint-Ouen (93), Arago : 18 000€ / jour (le double le week-end)
14) Saint-Denis (93), Gabriel Péri : 17 000€ / jour
15) Saint-Denis (93), Pablo Neruda : 15 000€ à 17 000 / jour
16) Aulnay-sous-Bois (93), Mille Mille : 15 000€ / jour
17) Longjumeau (91), Rocade / Bel Air : 15 000€ / jour
18) Bezons (95), Colombier (Impressionnistes) : 13 000€ / jour
19) La Courneuve (93), 4000 : 12 000€ / jour
20) Saint-Ouen-l’Aumône (95), les Brouillards : 11 450€ / jour (80 000€ / semaine)
Bonus : Ivry-sur-Seine (94), Longs Sillons : 10 000€ / jour (900 000€ en 3 mois)
Bagnolet. Pour lutter contre le trafic de drogue à la Capsulerie, la ville réclame le renfort d’une brigade spécialisée de terrain – Crédits : LP/A.D.
Conclusion
Le 93 domine très largement ce top 20 des plus gros fours d’Ile-de-France puisque le top 5 est uniquement composé de fours du Neuf Trois.
Dans le top 10, il y en 8 et dans le top 20, il y en a 15. C’est dire la domination de la Seine-Saint-Denis dans ce classement.
Le tout avec une prédominance des fours de Saint-Ouen, Saint-Denis, Sevran et Aulnay-sous-Bois.
Devant un immeuble de la cité des Beaudottes, à Sevran (Seine-Saint-Denis), en 2013 – Crédits : FRED DUFOUR/AFP
Dans le top 10, on a également un four du 94 (Boullereaux à Champigny-sur-Marne) et un autre du 77 (Quartier de l’Almont à Melun).
Melun : à cause du deal dans l’Almont, un bailleur social réclame l’aide de l’Etat – Crédits : Archives/P.V/RSM77
Dans le top 20, il y a en plus un four du 91 (Rocade / Bel Air à Longjumeau), ainsi que deux fours du 95, les Impressionnistes à Bezons et « les Brouillards » à Saint-Ouen-l’Aumône.
En tant que bonus on retrouve un four du 94 avec les Longs Sillons à Ivry-sur-Seine.
Longjumeau, février dernier. Plusieurs opérations sont menées régulièrement par la police nationale et la police municipale dans le quartier de la Rocade-Bel-Air – Crédits : LP/Gérald Moruzzi
Pour finir, encore une fois, je précise que ce classement se base sur les chiffres déclarés par les condés dans les articles de presse, du coup évidemment y aura pas tous les plus gros fours d’IDF, mais bon, ça donne une idée globale. Je pense carrément que le top 5 est réel et que le top 10 est très proche de la réalité.
* il s’agit juste d’un four des Beaudottes et pas l’entièreté du tieks
Les plus gros fours du 77 (basé sur les montants déclarés par les keufs)
1) Melun, Quartier de l’Almont : 20 000€ / jour
2) Noisiel, Bois de la Grange : 3 000 à 10 000€ / jour
3) Champs-sur-Marne, Cité des Deux Parc : 5 000 à 8 000 € / jour
4) Meaux, Beauval : 4 000€ / jour
5) Le Mée-sur-Seine : 4 000€ / jour
6) La Ferté-sous-Jouarre, Square Montmirail : 4 000€ / jour (120 000€ / mois)
Melun. Les policiers ne ménagent pas leurs efforts pour tenter d’endiguer le trafic de drogue à Melun, notamment rue Claude-Bernard dans le quartier de l’Almont – Crédits : DR
Les plus gros fours du 77 en détails
1) Quartier de l’Almont à Melun : 20 000 euros en 2021
En décembre dernier, les policiers du commissariat d’agglomération de Melun Val de Seine, assisté du Raid, avaient déjà donné un grand coup de pied dans la fourmilière. Une dizaine de milliers d’euros ont été saisis, ainsi que plusieurs kilos de cannabis et des armes. « On estimait qu’il y avait 600 à 700 clients par jour pour un chiffre d’affaires quotidien de 20 000 euros, confie un policier. Aujourd’hui, il y a moins de clients et les quantités de drogues saisies sont moins importantes. C’est le signe que notre travail porte ses fruits. »
2) Bois de la Grange à Noisiel : 3 000 à 10 000 euros en 2018
A Noisiel, « le trafic s’est déplacé place des Genêts depuis la mise en place de la vidéoprotection cours des Roches. Il peut y avoir 100 à 150 consommateurs et un chiffre d’affaires entre 3 000 et 10 000 euros par jour », indique le commissaire divisionnaire, chef du district, Eric Slangen.
3) Cité des Deux Parc à Champs-sur-Marne : 5 000 et 8 000 euros en 2019
Sur ce point de deal très fréquenté, actif 7 jours sur 7, de 11 h 30 à minuit, le gramme de résine se vendait 5 euros et le gramme d’herbe 10 euros. Selon la police, la recette quotidienne pouvait grimper entre 5000 et 8000 euros. Et atteindre les 250 000 euros par mois.
4) Beauval à Meaux : 4 000 euros en 2023
Le lundi 20 mars, ces derniers ont la mauvaise surprise de se retrouver avec les menottes aux poignets. Lors des perquisitions menées dans la foulée, les forces de l’ordre saisissent une somme d’environ 3 500 euros, ainsi qu’une arme de poing et quelques centaines de grammes de cannabis. Selon leur estimation, le point de deal leur rapportait environ 4 000 euros par jour.
5) Le Mée-sur-Seine : 4 000 euros en 2014
Les policiers de la sûreté départementale de Seine-et-Marne ont démantelé un trafic de cannabis près de la gare RER du Mée-sur-Seine, qui aurait rapporté à ses auteurs environ 700.000 euros en six mois, a-t-on appris vendredi 10 octobre de sources concordantes.
Une dizaine de personnes ont été arrêtées au terme d’une enquête menée par un juge d’instruction de Melun, du guetteur aux organisateurs du réseau en passant par les vendeurs de rue. « Pas loin de 400 clients par jour » fréquentaient leurs points de vente, non loin du RER D, a déclaré une source policière. Le trafic leur rapportait environ 4.000 euros par jour.
6) Square Montmirail à La Ferté-sous-Jouarre : 4 000 euros en 2023
La présidente Florentin-Dombre et ses deux juges assesseurs ont consacré huit heures à y voir clair, avec minutie et attention. Valentine Géraud aussi qui, convaincue par l’enquête et l’ampleur d’un trafic « ayant rapporté 120 000 € par mois » selon les gendarmes, a requis de lourdes peines. Contre Kevin, cinq ans dont quatre ferme ; Jordan : 30 mois, 18 avec sursis. Et des amendes, respectivement de 10 000 et 7 000 €. Ils sont les instigateurs d’un « modèle économique, institutionnalisé. Ils sont ceux qui ont choisi ».
Noisiel. Une opération de police anti-drogue est menée par une quarantaine d’effectifs (police nationale, effectifs départementaux, canine et police municipale de Noisiel), Place des Genêts, dans la cité du Bois de la Grange – Crédits : DDSP77 LP/Julie Olagnol
Quelques autres fours du 77
Surville à Montéreau-Fault-Yonne : 3 333 euros (bénéfices*) en 2020
Écoutes, surveillances : les enquêteurs découvrent les contours de ce réseau qui apparaît comme l’un des plus actifs du département. « Le point de vente pouvait recevoir jusqu’à 300 clients par jour avec un bénéfice estimé à plus de 100 000 € par mois », souligne un enquêteur.
* il s’agit du bénéfice et non du chiffre d’affaires, donc le four doit brasser un peu plus que 3 333€
Grande Prairie à Chelles : 1 666 à 3 333 euros en 2021
Deux frères résidant Chelles, âgés de 26 et 30 ans, auraient mis en place ce trafic, qui selon la police a rapporté entre 50 et 100 000€ par mois.
Lagny-sur-Marne : 3 000 euros en 2023
Il aura fallu plus de trois mois de travail aux enquêteurs pour démanteler ce point de deal. Le 13 juin, six appartements ont été perquisitionnés et deux premiers individus interpellés. Plusieurs kilos de cannabis ont été saisis lors de cette intervention. Toujours selon “La Marne“, ce réseau a pu générer jusqu’à 3 000 euros par jour.
Quartier de l’Ocil à Pontault-Combault : 1 500 à 2 000 euros en 2019
La petite entreprise tourne bien : entre 1 500 et 2 000 € de chiffre d’affaires par jour. Sachant que le point de vente est ouvert tous les jours de l’année, de midi à minuit.
Square des Sorbiers « Bronxland » au Mée-sur-Seine – Crédits : La Rep 77/archives
A savoir
Surville à Montéreau-Fault-Yonne
Saisie de drogue (cannabis et cocaïne) d’une valeur de plus d’un million d’euros et aussi des armes… en 2024.
Au total, ce sont plus de 90 kg de cannabis et 4,7 kilos de cocaïne qui ont été saisis, ainsi que 218 540 € en espèces. Sans compter 5 armes de poing, 7 armes longues (dont plusieurs armes de guerre), ainsi que 7 véhicules et 2 motos au titre des avoirs criminels.
La valeur marchande de l’ensemble des stupéfiants saisis est estimée à plus d’un million d’euros !
Melun et Mée-sur-Seine
Grossistes IDF, saisie de 41 kilos de cannabis, de cocaïne et d’armes à feu en 2015.
Selon les enquêteurs, le trafic permettait découler entre 100 et 150 kilos de résine de cannabis par mois, et entre 1 kg et 1,5 kg de cocaïne. Il alimentait non seulement les quartiers nord de Melun et la ville du Mée-du-Seine, mais aussi plusieurs communes d’Île-de-France.
Montereau, ce mercredi. Une quarantaine de policiers ont procédé à une action coup de poing contre les trafiquants de drogue présumés du quartier de Surville – Crédits : DR
Conclusion
Le plus gros four du 77 se trouve à Melun, quartier de l’Almont et il brasse vraiment beaucoup (20 000€ / jour).
En dehors de Melun, y a d’autres fours qui tournent bien comme à Noisiel (Bois de la Grange) ou à Champs-sur-Marne (cité des Deux Parcs).
Y a aussi « Bronxland » au Mée-sur-Seine qui brasse bien, mais j’ai pas trouvé de chiffres.
Après y a d’autres fours encore où ça brasse pas mal de tals comme à Lagny-sur-Marne, Pontault-Combault (Ocil), Meaux (Beauval)…
On peut aussi rajouter des villes comme Lognes, Savigny-leTemple, Emerainville (Clos d’Emery), Gretz-Armainvilliers, Chelles, Nemours etc… dont j’ai pas trouvé de chiffres mais qui charbonnent aussi.
Sans oublier la ZUP de Surville à Montéreau-Fault-Yonne, j’ai pas trouvé le chiffre d’affaires journalier mais là-bas ça blague pas. Y a qu’à voir la saisie de drogue en 2024 avec pour valeur totale de plus d’un million d’euros.
Toute façon les « 3M » (Melun, Meaux, Montéreau) ça a toujours été les zones les plus sombres de la Seine-et-Marne, ça a fait la réput’ déjà depuis les années 90.
Dans le 77, on va pas se mentir y a beaucoup de campagne et une liste interminable de petits patelins, mais comme partout en IDF y a des vraies zones où c’est vraiment la rue et où ça charbonne vraiment bien. Les gens ont souvent tendance à sous-estimer le Sept Sept, mais franchement y a pas de quoi, y a des vrais bails là-bas aussi, aujourd’hui rien que Melun ça en met beaucoup à l’amende.
Malgré l’arrestation de 13 personnes par la brigade de police des stupéfiants, les 18 et 19 janvier 2022 à Beauval B, le trafic continue deux mois après à Meaux – Crédits : Louis Gohin / La Marne