À la suite de travaux entre la préfecture de la région d’Ile-de-France, préfecture de Paris et la ville de Paris, le ministère chargé de la Ville et du Logement a révisé la géographie des quartiers prioritaire parisiens dans la perspective de la conclusion de la nouvelle génération des contrats de ville « Engagements Quartiers 2030 ».
La révision de la géographie des quartiers prioritaires de la Ville de Paris a été établie conformément aux critères de la loi du 21 février 2014. Chaque quartier prioritaire doit ainsi réunir une population minimale de 1 000 habitants et respecter un seuil de revenu médian fixé, pour Paris, à 14 100 euros. Ce seuil était fixé à 12 800 euros lors de la précédente révision en 2015.
Certains quartiers prioritaires ayant vu, d’une part, une nouvelle population plus aisée emménager et ayant, d’autre part, bénéficié des investissements importants consentis par l’État et la Ville dans le cadre de la politique de la ville, l’INSEE a pu constater qu’ils disposaient désormais d’un revenu médian supérieur à 14 100 euros. Ces évolutions, signe des effets positifs de la politique de la ville ainsi que de la plus grande mixité de ces quartiers, devaient conduire à la sortie de 11 quartiers prioritaires du soutien apporté par la politique de la Ville. Pourtant, afin de maintenir une intervention dans ceux de ces quartiers continuant à présenter malgré tout des signes de fragilité, un travail de redéfinition des quartiers prioritaires « rue par rue » a été effectué. Cet exercice a permis la réalisation d’une cartographie des quartiers prioritaires, plus fine, au plus près des réalités locales.
La nouvelle géographie prioritaire parisienne comprend désormais 21 quartiers prioritaires de la Ville sur 9 arrondissements pour une population d’environ 121 000 habitants.
Auparavant, le département de Paris comptait une population de 139 300 habitants répartis sur 8 arrondissements au sein de 20 quartiers prioritaires de la ville.
Deux nouveaux quartiers prioritaires ont été créés dans le 15è arrondissement, deux quartiers ne sont plus prioritaires au regard des critères de taille et du revenu médian dans les 13è et 19è arrondissements, le quartier du Grand-Belleville est scindé en trois quartiers distincts, le quartier de Bédier-Boutroux est fusionné avec celui de Villa d’Este et les autres quartiers voient leur tracé redessiné.
Liste des 21 Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV) du 75 en 2024
Kellermann – Paul Bourget (13e)
Bédier – Boutroux –Villa d’Este (13e)
Oudiné – Chevaleret (13e)
Didot – Porte de Vanves (14e)
Porte de Brançion – Périchaux (15e)
Falguière (15e )
Porte De Saint-Ouen – Porte Pouchet (17e )
Porte Montmartre – Porte Des Poissonniers – Moskova (18e)
Goutte D’Or (18e)
Blémont (18e)
La Chapelle – Evangile (18e)
Porte De La Chapelle – Charles Hermite (18e – 19e)
Michelet – Alphonse Karr – Rue de Nantes (18e – 19e)
Chaufourniers (19e)
Stalingrad Riquet (19e)
Danube – Solidarité – Marseillaise (19e)
Algérie (19e)
Les Portes Du Vingtième (20e)
Amandiers (20e)
Grand Belleville (11e – 20e)
Petit Belleville (10e)
Cette nouvelle cartographie entre en vigueur le 1er janvier 2024 et servira de cadre au prochain contrat de Ville 2024-2030 qui sera élaboré au premier trimestre 2024.
Cette nouvelle géographie servira de cadre à l’intervention de la politique de la ville à Paris. Cette politique permet d’apporter des concours financiers complémentaires de l’État conséquents : en 2022 et 2023, se sont 11 M€ consacrés par la préfecture de la région d’Île-de-France, préfecture de Paris à financer près de 900 actions dans les quartiers et 220 postes d’adultes-relais. Ces crédits ont notamment servi à financer les appels à projets « Ville Vie Vacances » et « Quartiers d’Été » mis en œuvre par les associations de quartier.
Il n’y a pas de gros changement hormis le 15ème arrondissement qui fait une entrée fracassante avec l’insertion de deux quartiers en QPV (Les Périchaux et Falguière).
Deux quartiers sont également sortis de cette nouvelle version des QPV, la zone « Compans (cité 247, Place des fêtes, 19ème) / Pelleport » (20ème) et la zone « Jeanne d’Arc / Clisson » (15.9 / Clisson, Dunois) dans le 13ème.
Falguière (15ème) – Crédits : Mu
Liste des QPV de Paris 2024 classés par arrondissement
10ème
– Belleville (Buisson Saint-Louis)
11ème
– Belleville (Fontaine au Roi / Orillon)
13ème
– Bédier – Boutroux – Villa d’Este
– Kellermann – Paul Bourget = Brillat Savarin / Impasse – Paul Bourget
– Oudiné – Chevaleret
14ème
– Didot – Porte de Vanves
15ème
– Porte de Brancion – Périchaux
– Falguière
17ème
– Porte de Saint-Ouen – Porte Pouchet
18ème
– Blémont(Clignancourt)
– Porte de Montmartre- Porte des Poissonniers – Moskova = HBM Porte de Clignancourt, 3 tours, Talus (Clignancourt)
– La Chapelle – Évangile = Porte de la Chapelle – Marx Dormoy
– Goutte d’or
– Porte de la Chapelle (cité Valentin Abeille) – Charles Hermite (Porte d’Aubervilliers)
19ème
– Chauffourniers = Cité Rouge
– Riquet – Stalingrad
– Michelet – Alphonse Karr – Rue de Nantes = Cambrai – Rue de Nantes
– Danube – Solidarité – Marseillaise
– Algérie = Niz (Place des fêtes)
20ème
– Les portes du Vingtième = Fougères / Dulaure – Python – Félix Terrier – Saint-Blaise – Paganini
– Belleville (Piat / Ramponeau / Couronnes)
– Les Amandiers = La Banane
À l’issue d’une opération de dépoussiérage général des QPV tricolores, Paris comptera 21 quartiers, contre 20 auparavant, mais moins de bénéficiaires : 121.000 contre 139.300. Si ces deux quartiers du 15e entrent, deux autres sortent, dans les 13e et 19e, et le périmètre du 10e est rogné.
La ville ne conteste pas la loi, qui conditionne le passage en QPV à un revenu médian de 14.100 euros par an et par habitant. Elle dénonce le recours à des statistiques d’avant-Covid, jugées obsolètes pour présager des six années à venir. Porte de Vincennes, le Covid a fragilisé 2.000 personnes, mais avec des chiffres datant de 2019, cela ne se voit pas.
Autre grief municipal : le quadrillage des périmètres à gros traits, par tranche de 200 mètres, là où la densité urbaine et les écarts de richesse parisiens exigeaient un travail d’horloger. Le 10e arrondissement, où les lofts bobos voisinent avec les hébergements d’urgence et les hôtels sociaux, est qualifié de « point noir ». « Parfois, la sortie d’un QPV signe une amélioration, une bonne nouvelle. Mais ce n’est pas le cas ici, où plus aisés invisibilisent les plus pauvres », martèle Mélody Tonolli.
Pour la ville, c’est aussi là que le bât blesse : le critère de revenu médian, retenu en 2014 dans un souci de simplification, est aujourd’hui imparfait. La ville en établi douze autres, qui vont du nombre de bénéficiaires du RSA au pourcentage de familles monoparentales ou de jeunes sans qualification. Passée à la Moulinette par l’agence parisienne d’urbanisme, cette nouvelle géographie prioritaire municipale fait ressortir 35 quartiers et 433.000 habitants.
Sur cette base, Paris complétera le nouveau contrat de ville signé en mars, avec son propre plan pour les quartiers populaires. Présenté en mai au Conseil de Paris, il portera sur des thématiques plus larges (environnement, santé, alimentation, affaires scolaires, famille…). Le montant de l’enveloppe n’est pas encore connu.
Quartiers Prioritaires et Quartiers Populaires de Paris en 2024
Source :
Texte d’introduction en italique : Prefectures-regions.gouv.fr
Cet article dresse une liste de 15 quartiers de Paris (hors géographie prioritaire) qui posent des difficultés similaires aux Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV) et aux Quartiers de Veille Active (QVA).
Voici la liste des 15 quartiers
– Nord 10e « RCL, La Chapelle, GDN » (10ème) – La Roquette (11ème) – Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) – Bourgon (13ème) – Daviel « Glacière » (13ème) – Olympiades (13ème) – Porte d’Orléans (14ème) – Les Périchaux (15ème) – Les Epinettes « La Fourche, la Jonquière » (17ème) – Porte d’Asnières « Saussure » (17ème) – Belleville 19e « Rébeval » (19ème) – Ourcq – Léon Giraud (19ème) – Place des fêtes « Compans, la Place, 6 tours, RDB » (19ème) – Rigoles – Olivier Métra (20ème) – Saint-Fargeau – Borrégo – Télégraphe (20ème)
Carte des 15 quartiers hors géographie prioritaire
On peut constater que les arrondissements les plus représentés sont le 13ème, le 19ème et le 20ème, avec chacun 3 quartiers. Ensuite vient le 17ème avec 2 quartiers, puis le 10ème, le 11ème, le 12ème, le 14ème et le 15ème qui ont chacun un quartier de recensé.
Le grand absent de cette liste des 15 quartiers problématiques hors géographie prioritaire, est le 18ème arrondissement. Cependant il faut préciser tout de même que c’est normal puisque le 18ème a peu de quartiers sensibles et qu’ils sont tous en ZSP, en QPV ou QVA.
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Deux quartiers comparables aux Quartiers Prioritaires
– Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) – Les Périchaux (15ème)
Ainsi que des microquartiers également comparables aux Quartiers Prioritaires :
– La Roquette : entre la rue Gerbier et le boulevard Ménilmontant (11ème) – Glacière : nord de la rue Daviel (13ème) – Les Olympiades : secteur rue Nationale et tour Tokyo (13ème) – Ourcq : entre la rue Léon Giraud et l’avenue Jean Jaurès (19ème) – Place des fêtes : cité Compans (19ème) – Télégraphe : à l’ouest du passage Gambetta (20ème)
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Des quartiers comparables aux Quartiers de Veille Active
– Olympiades (13ème) – Porte d’Orléans (14ème) – Porte d’Asnières « Saussure » (17ème) – Belleville 19e « Rébeval » (19ème) – Place des fêtes « les tours de la Place, les 6 tours, la RDB » (19ème)
– Nord 10e « RCL, La Chapelle, GDN » (10ème) – Bourgon (13ème) – Les Épinettes « la Fourche, la Jonquière » (17ème)
Les secteurs en difficultés en quelques chiffres (APUR)
Analyse détaillée par secteur
APURPlan du quartier Nord 10e (10ème)
Le secteur Nord du 10ème arrondissement comprends la Rue du Château Landon (RCL), le quartier indien La Chapelle (Rue Cail), la Gare du Nord (GDN), la Gare de l’Est et va jusqu’à Louis Blanc.
Rue Louis Blanc (10ème) – Crédits : ZantastikAPURAPUR
Rue du Château Landon (10ème) – Crédits : Chabe01
Rue Cail (10ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
APURAPURPlan de La Roquette (11ème)
Quartier représentant la cité de la Roquette (11ème) avec un microquartier problématique entre la rue Gerbier et le boulevard de Ménilmontant.
La Roquette (11ème) – Crédits : Change.org
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Le microquartier compris entre la rue Gerbier et le boulevard de Ménilmontant accueille une population moins favorisée, dans des proportions parfois similaires à la moyenne des Quartiers Prioritaires.
Square de la Roquette (11ème) – Crédits : Céline Carez (Le Parisien)APURAPURPlan de la Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème)
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème)
La cité des Arcades située Porte de Vincennes et à cheval sur deux arrondissements (12ème et 20ème) est comparable aux yeux des statistiques à un Quartier Prioritaire (QPV).La partie du 20ème arrondissement est celle qui concentre le plus de difficultés cependant elle tend à s’améliorer, tandis que la partie du 12ème arrondissement se dégrade.
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) – Crédits : Portedevincennes.frAPURAPUR
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) secteur Godin dans le 20ème – Crédits : SEMAPA
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) – Crédits : Portedevincennes.frPorte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) square Cristino Garcia dans le 20ème – Crédits :CauePorte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) – Crédits : Guilhem Vellut
Au loin, les bâtiments HLM de l’avenue Lamoricière à Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème) – Crédits : LPLT
APURAPURPlan du quartier Bourgon (13ème)
Bourgon est un quartier situé à proximité des cités « Brillat-Savarin » et « Impasse » dans le 13ème arrondissement et est délimité par les rues Bourgon, Tolbiac, du Tage, Damesme ainsi que l’avenue d’Italie.
Rue Bourgon (13ème) – Crédits : Besopha
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Rue du Tage (13ème) – Crédits : Ordifana75
APURAPURPlan du secteur Daviel (13ème)
Le secteur Daviel représente la cité Glacière et les HBM aux alentours.
Cité Glacière, rue de la Glacière (13ème) – Crédits : Mbzt
Le sous-quartierau nord de la rue Daviel, dans la cité Glacière, affiche des difficultés similaires aux Quartiers Prioritaires.
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Cité Glacière (13ème) – Crédits : Paris Habitat (Batiactu)
Cité Glacière (13ème) – Crédits : Paris Habitat
APURAPURPlan de la cité Olympiades (13ème)
La partie est du quartier des Olympiades (rue Nationale et tour Tokyo) montre une situation plus défavorisée, similaire à celle des Quartiers Prioritaires.
Olympiades (13ème) – Crédits : Jacques Leroy / Ville de Paris
APURLes Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comLes Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comLes Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comLes Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comLes Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comLes Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comLes Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comCité des Olympiades (13ème) – Crédits : Paris la douceCité des Olympiades (13ème) – Crédits : Paris la douceAPURAPURPlan du quartier Porte d’Orléans (14ème)Porte d’Orléans (14ème) – Crédits : APUR
Le quartier de la Porte d’Orléans correspond aux HBM de la cité Ernest Reyer.
Cité Ernest Reyer à Porte d’Orléans (14ème) – Crédits : Ralf.treinenAPURAPURAPURAPURPlan de la cité des Périchaux (15ème)Cité des Périchaux (15ème) – Crédits : Mairie du 15
Plan Périchaux / Porte de Brancion (15ème) – Crédits : APUR
Groupe HLM Lefèbvre – Brancion Nombres de logements : 829 Construction : 1969
Porte de Brancion (15ème) – Crédits : APUR
Groupe HLM Porte Brancion Nombres de logements : 272 Construction : 1955
Porte de Brancion (15ème) – Crédits : APUR
La cité des Périchaux (et les immeubles au sud du boulevard Lefebvre) dans le 15ème concentre toutes les caractéristiques d’un Quartier Prioritaire selon les statistiques.
Les Périchaux (15ème) – Crédits : Mairie du 15
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Square des Périchaux (15ème) – Crédits : Guilhem Vellut
Porte de Brancion (15ème) – Crédits : APUR
Porte Brancion (15ème) – Crédits : APUR
Porte Brancion (15ème) – Crédits : APUR
APURAPURPlan du quartier des Épinettes (17ème)
Le secteur des Épinettes représente les quartiers la Fourche et la Jonquière.
Rue de la Jonquière (17ème) – Crédits : John-Grégoire
Rue Davy (17ème) – Crédits : Tom Hilton
APURAPURRue Legendre (17ème) – Crédits : MbztRue Émile-Level (17ème) – Crédits : Benoît PrieurAPURAPURPlan du quartier Porte d’Asnières (17ème)
Le quartier de la Porte d’Asnières représente la cité Saussure ainsi que les immeubles HBM aux alentours.
Saussure (17ème) – Crédits : DR. (Le Parisien)
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Saussure (17ème) – Crédits : DR. (Le Parisien)
Saussure (17ème) – Crédits : DR. (Le Parisien)
Saussure (17ème) – Crédits : Diocèse de Paris
Saussure (17ème) – Crédits : Jimdo.comAPURAPURPlan du quartier de Belleville (19ème)
Le quartier de Belleville côté 19ème correspond à la cité Rébeval.
Le quartier Place des fêtes est un quartier compliqué car c’est un très grand quartier (divisé en plusieurs sous-quartiers) et d’une zone à l’autre, il y a de grandes disparités au niveau de l’économie ou de la sécurité.
Ainsi, on y trouve le secteur le plus défavorisé de Paris, il s’agit du QPV « Algérie » qui représente le sous-quartier de la Niz à côté du métro Pré Saint-Gervais et qui est également, de nos jours, la zone la plus sensible de PDF.
Il a également un autre secteur en QPV, la cité 247, non loin du métro Télégraphe.
Ensuite, il y a la cité Compans qui montre des niveaux comparables à la moyenne des Quartiers Prioritaires.
Enfin, il y a les tours de la Place, le secteur de la RDB (Rue des Bois) et les « 6 tours » rue de Bellevue qui sont des zones plus calmes et moins problématiques. A noter tout de même que la RDB était la zone la plus sensible de Place des fêtes dans les années 90’s début 2000.
Plan d’une partie du quartier Place des fêtes (19ème)
Le secteur concerné dans cette étude représente plusieurs sous-quartiers de Place des fêtes (19ème). A savoir, les tours de la Place, la cité Compans, les « 6 tours » et la RDB (Rue des Bois).
Les HBM de la RDB (Rue des Bois), ici depuis la rue du Docteur Potain (19ème) – Crédits : Paris Habitat
HLM de la Rue des Bois (19ème)
Les « 6 tours » à Place des fêtes (19ème)
A gauche, les « 6 tours », à droite la cité Compans (19ème)
Le microquartier « Compans – Rozier- Crimée » appelé plus couramment cité Compans présente des difficultés similaires à la moyenne des Quartiers Prioritaires selon de nombreux indicateurs.
Cité Compans (19ème) – Crédits : Atelier Sylvos
Cité Compans (19ème) – Crédits : Atelier Sylvos
Cité Compans (19ème) – Crédits : Atelier Sylvos
Cité Compans (19ème) – Crédits : Atelier Sylvos
Cité Compans (19ème) – Crédits : Atelier Sylvos
APURAPURAPURAPURAPURPlan du quartier des Rigoles (20ème)
Le quartier Rigoles – Olivier Métra correspond à la cité des Rigoles dans le 20ème.
Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Augusto Da Silva/Graphix-images (Nomade Architectes)Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Augusto Da Silva/Graphix-images (Nomade Architectes)Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Augusto Da Silva/Graphix-images (Nomade Architectes)Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Augusto Da Silva/Graphix-images (Nomade Architectes)Cité des Rigoles avec son stade rue Olivier Métra (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comCité des Rigoles (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rue des Rigoles (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comAPURAPURCité des Rigoles (20ème) – Crédits : ParisculteursCité des Rigoles (20ème) – Crédits : ParisculteursCité des Rigoles (20ème) – Crédits : ParisculteursCité des Rigoles (20ème) – Crédits : ParisculteursAPURAPURPlan du quartier Saint-Fargeau – Télégraphe
Le quartier « Saint-Fargeau – Borrégo – Télégraphe » correspond à la « Villa des Hauts de Belleville », une cité HLM appelée plus couramment Télégraphe (« Graphetel ») dans le 20ème.
La cité « Télégraphe », rue du Borrégo (20ème) – Crédits : FlatlookerLa « villa des Hauts de Belleville », rue du Borrégo (20ème) – Crédits : Mon petit 20eLa « villa des Hauts de Belleville », rue du Borrégo (20ème) – Crédits : Mon petit 20e
Le microquartierà l’ouest du passage Gambetta, majoritairement composé d’un ensemble HLM accueille des populations fragiles dans une mesure comparable à la moyenne des Quartiers Prioritaires.
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Classement des 15 quartiers sensibles de Paris (hors géographie prioritaire)
1- Les Arcades (12ème et 20ème) 2- Les Périchaux (15ème) 3- Place des fêtes « Compans, la Place, RDB, 6 tours » (19ème) * 4- Olympiades (13ème) 5- Télégraphe (20ème) 6- Glacière (13ème) 7- La Roquette (11ème) 8- Ourcq (19ème) 9- Porte d’Orléans (14ème) 10- Porte d’Asnières « Saussure » (17ème) 11- Rigoles (20ème) 12- Belleville 19e « Rébeval » (19ème) 13- Nord 10e « RCL, la Chapelle, GDN » (10ème) 14- Bourgon (13ème) 15- Epinettes « la Fourche, la Jonquière » (17ème)
* ce classement ne prend pas en compte l’ensemble du quartier Place des fêtes car je n’inclus pas la Niz et la cité 247 qui sont 2 sous-quartiers de PDF classés en QPV.
Logements sociauxImmeubles à risqueStructures d’hébergement spécifiquesEvolution de la part de foyers à bas revenusPart des ouvriers et employés parmi les actifsTaux de chômageCollèges en réseau d’éducation prioritaire
Globalement la capitale a été épargné, on ne compte pas beaucoup de destruction de bâtiments comme en banlieue parisienne. L’Etat évite de détruire à Paris et préfère réhabiliter, rénover, grillager, restructurer et installer des caméras de surveillance. Mais il existe tout de même quelques lieux marquants qui ont été détruit à petite ou grande échelle comme l’îlot Chalon (12ème), la cité 140 Ménilmontant (20ème), la Porte de Saint-Ouen (17ème), la cité Python-Duvernois (20ème), la Porte de Clignancourt (18ème) le quartier Quai de la Gare (13ème) ou encore la cité Paul Bourget (13ème).
Bizarrement le 19ème arrondissement, point noir de la capitale, n’a pas (encore) été impacté par ces démolitions, contrairement aux 12ème, 13ème, 17ème, 18ème et 20ème arrondissements.
Voici un bref récapitulatif, par ordre chronologique, des cités de Paname qui ont subi des destructions d’immeubles.
Ilot Chalon (12ème)
Ilot Chalon, que l’on pourrait qualifié de « Bronx parisien », a été un quartier très malfammé dans les années 80’s, un lieu où se mêlait drogue dure, violence, prostitution et règlements de compte. On va jusqu’à parler d’une agression toutes les 10 minutes! Pour un quartier en plein Paris, à quelques encablures de la Gare de Lyon, c’était intolérable. Mais c’est seulement à partir de 1984, suite à 2 meurtres survenus dans le quartier qui ont choqué l’opinion publique, que le gouvernement envisage de détruire ce quartier insalubre et gangréné pour totalement le repenser et le réhabiliter, cela va même jusqu’à changer le nom du quartier pour faire table rase. Aujourd’hui, l’Ilot Chalon n’est plus, il ne reste que son histoire et sa mémoire.
Destruction de bâtiments (700 petits logements détruits), réhabilitation de certains immeubles, création d’un jardin et implantation d’un commissariat.
Date des destructions : 1984
L’îlot Chalon était un quartier d’environ 7 hectares situé dans le 12e arrondissement, délimité par la rue de Chalon, l’avenue Daumesnil, le boulevard Diderot et la rue de Rambouillet, à proximité de la gare de Lyon. L’îlot est devenu connu au cours des années 1980 à cause du trafic et de la consommation de drogue qui avaient lieu dans ses rues. Aujourd’hui, le quartier a été rénové, et il ne porte plus son ancienne dénomination.
Îlot Chalon (12ème), des policiers qui font leur ronde passage Brunoy – Crédits : Francis Campiglia (via VICE)
À la fin des années 1970 ont surgi les premiers squats dans des bâtiments désaffectés de la SNCF. Au tournant des années 1980, le trafic de haschich marocain a été remplacé par des drogues plus dures, et pendant les années suivantes la dégradation du quartier s’est accentuée. En mai 1984, l’opinion publique avait été choquée par les deux meurtres liés à la drogue survenus dans l’îlot. Ces événements ont été vécus comme un traumatisme par les habitants du quartier, qui avaient vu l’attention des médias sur leur environnement de vie s’intensifier.
La Ville de Paris avait déjà décidé la rénovation du quartier en 1980, mais c’est seulement à partir de 1984 que l’aménagement a été confié à société d’économie mixte Semea-Chalon, devenue la Semaest. La rénovation consistait principalement en la démolition de bâtiments (700 petits logements), la conservation et réhabilitation de certains immeubles, la création de nouveaux logements et d’un jardin, et l’implantation du commissariat du XIIe.
Ce projet fut rejeté par une majorité d’habitants, qui accusèrent certaines autorités publiques de laisser pourrir le quartier, pour faire fuir les habitants et préparer ainsi la rénovation urbaine.
Cette rénovation aurait conduit au déplacement des populations marginalisées vers le nord-est de Paris, et à un déplacement du trafic de drogue de l’espace privé (squats) vers l’espace public dans le quartier. La présence de consommateurs de drogue dans la rue à ce moment-là avait fait l’objet d’une forte mobilisation policière.
La rénovation réalisée dans les années 1980 et 1990 a entrainé le déplacement et la mise en souterrain de la rue de Chalon, la création de la Place Henri-Frenay devant un hall de la gare de Lyon, des rues Chrétien-de-Troyes et Roland-Barthes et du petit square Philippe-Farine. Le tracé historique de la rue Jean-Bouton, des passages Raguinot et Gatbois a été maintenu ainsi que les immeubles à l’extrémité de ces passages donnant sur l’avenue Daumesnil.
Îlot Chalon (12ème) – Crédits : Francis Campiglia (via VICE)
Qualifié dans les médias de « cancer urbain de la drogue », comparé par Paris Match à Cholon, le quartier chinois de Saigon réputé pour son marché de l’opium et ses « ruelles lépreuses » désertées par la police, nommé le « Lower East Side » parisien par Libération, cette cour des miracles contemporaine a frappé les consciences avec ses images de saleté, de violence et de mort : trafic et shoots collectifs au « brown sugar » en pleine rue, violences (on va jusqu’à parler d’une agression toutes les dix minutes) et prostitution se manifestent en plein jour dans les passages Brunoy, Gatbois ou encore Raguinot, tandis que les entrepôts abandonnés servent de refuges pour des centaines d’immigrés clandestins et de lieu de stockage de stupéfiants et que les vieux habitants du quartier, terrorisés et cloîtrés dans leurs appartements, doivent enjamber chaque jour les toxicomanes dans le hall de leur immeuble délabré.
Une friche urbaine, un quartier pauvre et pluriethnique Bien avant d’être désigné au début des années 1980 par les élus du 12e comme une « honte pour Paris et pour l’arrondissement », l’îlot Chalon était déjà considéré depuis le début du siècle comme un îlot d’insalubrité à rénover impérativement. Comme son nom l’indique, ce bout de quartier de 9 hectares, né en 1847 avec la gare et aujourd’hui détruit, était enclavé entre les chemins de fer, l’avenue Daumesnil et les rues de Rambouillet et Chalon.
Îlot Chalon (12ème) – Crédits : Francis Campiglia (via VICE)
L’îlot Chalon était aussi un quartier d’immigration, nourri pendant plus d’un siècle par plusieurs vagues différentes : de « quartier italien » à la fin du XIXe siècle, l’îlot devint pendant l’entre-deux-guerres le premier « quartier chinois » de Paris, réputé pour ses salles de ma-jong et aussi quelques petites fumeries d’opium clandestines. Par la suite, des Maghrébins vinrent s’installer et prendre, comme les autres, la relève des petits commerces (épiceries, restaurants, cafés et dépôt d’artisanat destinés au commerce ambulant), qui animaient les rues de Chalon et Hector-Malot. Enfin, à la fin des années 1960, l’îlot Chalon commença à se métamorphoser en « quartier africain » avec une importante immigration de Sénégalais qui occupèrent des hôtels meublés et se spécialisèrent dans le colportage d’objets d’art et de pacotille.
En 1982, à l’époque où se manifestent les problèmes de drogue, l’îlot Chalon est la zone de Paris où se concentre le plus d’étrangers : leur part est passée de 14,5% en 1958 (« Musulmans » d’Algérie compris) à 75,3% en 1982, pour une population de 5000 habitants (33,3% de Sénégalais, 13,1% d’Algériens, 7,3% de Tunisiens, 6% de Vietnamiens, 5,9% de Marocains, 5,1% de Chinois, 2,5% de Maliens, 2,5% de Yougoslaves, 1% d’Espagnols, et 2,3% d’autres nationalités). Mais aux premiers commerçants sénégalais qui se sont insérés sans mal dans les sociabilités et les activités commerciales semi-légales semi-clandestines du quartier, se sont ajoutés au cours de la décennie 1970 de nouveaux immigrés africains, ouvriers ou chômeurs, réguliers ou clandestins à la recherche d’un logement bon marché. L’opération de régularisation exceptionnelle des sans-papiers effectuée par les socialistes au pouvoir en 1982 a permis de recenser officiellement 900 Africains, mais leur nombre est sans doute plus proche de 1500. (Dussolier C. L’îlot Chalon, histoire d’une rénovation : ses acteurs, ses enjeux, mémoire de maîtrise de géographie, Paris VII, 1982, publié en 1983 par le comité de défense des habitants de l’îlot Chalon).
Îlot Chalon (12ème) – Crédits : Francis Campiglia (via VICE)
L’îlot fut longtemps un quartier populaire, cosmopolite et pittoresque apprécié de ses habitants et même des Parisiens, sa dégradation sur le long terme (qui a pu donner naissance à l’économie informelle et lucrative de la drogue) est le fruit de la négligence de bon nombre d’acteurs.
Dans les années 1990, la cité Bonnier appelée plus communément 140 Ménilmontant était jugée impénétrable. Véritable labyrinthe de 30 bâtiments de 6 étages et disposant d’une entrée unique au numéro 140 rue Ménilmontant, d’où la cité tire son nom, il a fallu détruire 8 bâtiments afin de créer une rue pour la désenclaver du reste de la ville.La cité 140 surnommée le « Karcent » était l’une des zones les plus dangereuses de Paris et un gros problème pour le gouvernement puisque la police ne pouvait pas y pénétrer et qu’à l’intérieur de la cité se déroulait des choses pas très nettes, à l’abri des regards, dont un gros trafic de drogues. Problème radical, solution radicale, l’Etat décide donc de détruire de nombreux bâtiments comme dans les tess les plus sombres de banlieues (les 4000, les Bosquets, la Pierre-Collinet…) et ceci dès 1993 ! C’était et ça reste exceptionnel pour une tess en plein Paris.
Cité Bonnier « 140 Ménilmontant » (20ème) à sa construction – Crédits : Atelier Cambium
Cité Bonnier « 140 Ménilmontant » (20ème) à sa construction – Crédits : Atelier Cambium
Destruction de 8 bâtiments, création d’un square et d’une rue en plein milieu de la cité.
Date des destructions : de 1993 à 1999
La cité 140 Ménilmontant avant sa réhabilitation. On voit clairement la grille qui séparait la cité du monde extérieur et qui faisait du Karcent un labyrinthe impénétrable – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.
Plan de la cité Bonnier, 140 Ménilmontant avant et après sa réhabilitation – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.
Conçue par Louis Bonnier entre 1920 et 1928, la Cité est constituée d’un ensemble de résidences organisé autour de cours privatives.
Croquis de la cité Bonnier « 140 Ménilmontant » (20ème) – Crédits : Atelier Cambium
La cité 140 Ménilmontant (20ème) surnommée le « Karcent » après réhabilitation. On voit clairement la rue qui a été créée et qui passe désormais en plein milieu de la cité – Crédits : Paname-city-street (blog)
A nouveau sollicité par la ville, Bonnier est chargé de construire le plus grand ensemble de HBM (584 logements) de l’entre-deux-guerres. Les travaux durent de 1922 à 1928. Le projet n’est pas facile compte tenu du fort dénivelé de la parcelle de 12.000 m2. Autour d’un square central, une trentaine de bâtiments sont construits parallèlement à la rue de Ménilmontant et implantés en peignes pour une bonne circulation de l’air (...)
La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com
Malheureusement, l’architecte est tombé dans le piège d’avoir pensé un espace clos : les bâtiments sont cernés de murs et fermés par une grille ! Les habitants s’y sentent retranchés et isolés du reste du quartier.
La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com
« Dans l’univers fermé de Bonnier, les activités illicites avaient cours à l’abri de tous dans les innombrables culs-de-sac : pas de passants, pas de circulation automobile, pas de regards extérieurs à part ceux des habitants des lieux réduits au silence de peur de représailles. Pas de présence policière non plus puisqu’on était dans une enceinte privée. Pour entrer, la police avait besoin d’une autorisation expresse du bailleur », résume Michel Benoît, du cabinet Ausia, qui a restructuré la cité Bonnier, après être intervenu sur d’autres sites sensibles, notamment à Roubaix.
Dans ce groupe d’immeubles du haut de Ménilmontant, l’espoir en question a été éveillé par des travaux lourds de réhabilitation et une tentative de faire reculer l’insécurité par un traitement urbain «sur mesure». Le chantier a duré six ans. «Avant, on se sentait abandonnés à nous-mêmes, oubliés. La réhabilitation a fait du bien au moral des gens. Ils ont démoli des bâtiments, ouvert la cité, créé un square, installé des ascenseurs, modernisé les appartements», énumère Fatima, une femme d’une quarantaine d’années.
Deux ans après l’achèvement des travaux, les problèmes de fond liés aux trafics et à l’économie illégale demeurent. Mais le percement d’une rue pour désenclaver la cité a atténué le sentiment d’insécurité. «Quand on rentre chez soi, on arrive par la rue. Ça rassure un peu», explique une autre locataire. La réhabilitation a permis de ressusciter un tissu associatif moribond. «Ici, c’est l’avenir de nous tous qui est en jeu», affirme Fatima Hebal. Son association tente de recréer des liens, en organisant des réunions d’habitants, des ateliers de dessin ou de peinture pour les plus petits.
La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com
Dédale. «Avant» (les travaux), la Cité Bonnier ressemblait à une forteresse avec ses immeubles disposés en forme de labyrinthe et un réseau complexe de ruelles intérieures. Une seule entrée desservait cette petite ville dans la ville, 597 logements regroupant plus de 2 000 habitants. Encore aujourd’hui, les gens du quartier désignent Bonnier par cette entrée unique en parlant du «140, rueMénilmontant».
La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com
Porte de Saint-Ouen (17ème)
Le quartier de la ZAC Pouchet (Porte de Saint-Ouen / Porte Pouchet) appelé plus simplement Porte de Saint-Ouen est un tiékart sensible situé au nord de la capitale dans le 17ème arrondissement. C’est le premier quartier parisien à avoir subi des démolitions totales ou partielles de tours et de barres HLM. Tout d’abord la destruction totale de la tour Borel, puis la destruction partielle de la barre Borel ainsi qu’une réhabilitation de celle-ci, et enfin une totale réhabilitation de la tour Bois-le-Prêtre.
La Zac Pouchet (sans la tour Borel qui a été détruite) – Crédits : Infime
Destruction de la tour Borel, suivi de la barre Borel détruite sur un tiers de sa longueur puis réhabilitée, et enfin la tour Bois-le-Prêtre entièrement réhabilitée.
Date des destructions : 2013/2014
La tour Borel
La grande tour emblématique du quartier, la Tour Borel ou Tour Casio surnommée également « La Tour » par les jeunes du quartier a été détruite en 2013 / 2014.
La tour Borel – ou tour Casio en raison de l’enseigne qui trônait sur son toit – fut construite dans le cadre de l’urbanisation du nord des 17e et 18e arrondissements de Paris (entre les boulevards des Maréchaux et le Périphérique).
Implantée à proximité immédiate du Périphérique, à la hauteur de la sortie de la Porte de Saint-Ouen, l’édifice comptait 96 logements sociaux.
Dans le cadre du GPRU (Grand projet de rénovation urbaine) de la Porte Pouchet engagé en 2003, il a été décidé la démolition de cette tour, jugée bien trop proche du Périphérique pour envisager une réhabilitation durable à l’image de la tour Bois-Le-Prêtre voisine.
C’est ainsi qu’après une phase de désamiantage, la tour a été démolie par grignotage entre fin 2013 et février 2014, ainsi qu’un tiers de la barre Borel voisine.
La tour Borel – Crédits : Atd démolition
La tour Borel en démolition – Crédits : Sergio Grazia
La barre Borel
La barre Borel, construite dans le cadre de l’urbanisation des quartiers du nord de Paris à la fin des années 50, fut réhabilitée une trentaine d’années après sa livraison.
Longtemps appelée « Bouygues Télécom » dans le quartier du fait de la publicité lumineuse qui a orné son sommet pendant des années, cet immeuble est aujourd’hui en pleine réhabilitation.
En effet dans le cadre du projet de rénovation de la Porte Pouchet, un tiers de la barre -le plus proche du périphérique- a été détruit, les deux-tiers restants sont en pleine restructuration et une extension au sud de l’immeuble est en construction.
La barre Borel (17ème). A gauche, l’ancienne barre, à droite la nouvelle barre après réhabilitation – Crédits : Batiserf
La barre Borel en travaux – Crédits : Batiserf
Barre Borel en travaux – Crédits : Clément Guillaume (Flickr)
La barre Borel après réhabilitation – Crédits : Batiserf
La barre Borel après réhabilitation – Crédits : Batiserf
La barre Borel après réhabilitation – Crédits : Q_DC
La tour Bois-Le-Prêtre
Construite entre 1959 et 1961 sur les plans de l’architectes Raymond Lopez – assisté de Claude Berson, A. Cadot et Jean Lepinte – la tour Bois-le-Prêtre fut la première tour construite dans le cadre de l’urbanisation du nord des 17e et 18e arrondissements de Paris (entre les boulevards des Maréchaux et le périphérique, inexistant à l’époque, puisque son premier tronçon ne sera ouvert qu’en 1966.
Elle fut sommairement réhabilitée en 1990 avec notamment une colorisation assez regrettable de ses façades.
Dans la première moitié des années 2000, face à la dégradation avancée de la tour, une démolition est dans un premier temps envisagée, puis finalement abandonnée pour un projet de réhabilitation.
En 2007, l’équipe de maîtrise d’œuvre emmenée par Frédéric Druot (mandataire) associé à Lacaton & Vassal remporta le concours pour la transformation de cet immeuble, mandatée par l’OPAC de Paris (devenu Paris Habitat).
La complexité de ce chantier résidait notamment dans le fait que les travaux se sont déroulés en site occupé. Achevée en 2011, cette restructuration spectaculaire a obtenu la même année le prestigieux Prix de l’Équerre d’Argent distribué par Le Moniteur.
La tour Bois-le-Prêtre – Crédits : Frédéric Druot, Anne Lacaton, Jean-Philippe Vassal
La tour Bois-le-Prêtre après réhabilitation – Crédits : Q_DC
Porte de Clignancourt (18ème)
Destruction de la tour située tout près du périphérique à hauteur de la porte de Clignancourt.
Date de destruction : 2016
Porte de Clignancourt (18ème), la tour orange tout à gauche, qui a été détruite en 2016 et la grande barre bleue/verte juste à côté, qui a été conservée.
La barre d’immeuble de la porte de Clignancourt (XVIIIe) n’en a plus pour très longtemps à dominer le périphérique. Murés depuis plusieurs mois, les premiers étages ont été ouverts ces derniers jours pour commencer le chantier de démolition. Résultat, les tagueurs ont attaqué la façade. « Les travaux vont rapidement commencer », affirme-t-on en mairie du XVIIIe.
Autour de ce chantier, situé rue Ginette-Neveu, c’est un plus vaste projet de rénovation de l’îlot Francis-de-Croisset qui est à l’étude par la Ville. « A la place des logements, nous voulons édifier des hébergements non pérennes Il est d’abord prévu de construire une auberge de jeunesse et un hôtel sur le site », indique la mairie.
Tour de Clignancourt- Crédits : kikidu93450 (Pinterest)
La tour Clignancourt, construite dans les années 1960 par l’architecte Raymond Lopez pour le compte de l’OPHLM de Paris (tout comme d’autres tours bordant le Boulevard Périphérique entre les portes de Saint-Ouen et des Poissonniers), comptait 84 logements sociaux répartis à travers 14 étages. Cette tour était située à proximité immédiate d’une bretelle donnant accès au Périphérique.
Dans le cadre du GPRU Porte Montmartre – Porte de Clignancourt – Porte des Poissonniers, il a été décidé la démolition de cette tour, jugée bien trop proche du Périphérique. Les habitants subissaient en effet d’énormes nuisances sonores, plus de 200 000 véhicules par jour (soit environ 80 millions par an) passant sur le tronçon Porte de Saint-Ouen – Porte de Clignancourt.
En raison de son emplacement, il fut impossible de démolir la tour par dynamitage, mais plutôt par « grignotage » aux petits engins et marteaux-piqueurs.
Le chantier de démolition de cette tour de 14 étages s’est achevé mi-novembre 2016.
Rue Ginette-Neveu (XVIIIe). Les mois sont comptés pour cette haute barre d’immeuble de la porte de Clignancourt qui va être démolie avant un réaménagement complet du quartier – Crédits : E. L. M. (Le Parisien)
La cité Paul Bourget est l’une des rares cités parisiennes à avoir subi autant de démolition. Elle donne sur le périphérique à hauteur de la Porte d’Italie dans le 13ème arrondissement et est composée de bâtiments HLM dont une grande barre en forme de « L » qui a été détruite lors de la réhabilitation de la cité et remplacée par de nouveaux bâtiments plus modernes.
La cité Paul Bourget (13ème)
Plusieurs bâtiments détruits dont la grande barre en L, un magasin Bricorama, des parkings…
Date des destructions : 2016 à 2018
La cité Paul Bourget (13ème)
La cité Paul Bourget (13ème)
Cité Paul Bourget (avec la grande barre en L) – Credits : SEMAPA – ParispaulbourgetCité Paul Bourget (après la réhabilitation) – Credits : SEMAPA – ParispaulbourgetCité Paul Bourget (après la réhabilitation) – Credits : SEMAPA – Parispaulbourget
Cité Paul Bourget (13ème), les décombres du Bricorama, décembre 2016 – Crédits : citepaulbourget (WordPress)
Cité Paul Bourget (13ème), janvier 2017 – Crédits : citepaulbourget (WordPress)
Cité Paul Bourget (13ème), février 2017 – Crédits : citepaulbourget (WordPress)
Cité Paul Bourget (13ème), août 2018 – Crédits : citepaulbourget (WordPress)
La cité Paul Bourget
Une partie des nouveaux immeubles de la cité Paul Bourget – Credits : Ludovic Gutierrez – Construction 21
La cité Paul Bourget
Python-Duvernois (20ème)
Cité parisienne à hauteur de la Porte de Bagnolet, à deux pas du périphérique dans le 20ème arrondissement, la cité Python-Duvernois est souvent considérée comme étant le quartier le plus pauvre de Paris. En plus des trafics, des guerres de bandes et des rodéos urbain, la cité avait beaucoup de problèmes de vétustés et d’insalubrités. Pour remédier à tout ça, l’Etat a décidé de démolir dernièrement 3 barres d’immeubles. Et ce n’est que le début…
Cité Python-Duvernois (20ème)
Cité Python-Duvernois (20ème)
Destructions des barres E et F en 2022, puis de la barre I en 2023.D’autres destructions sont à venir dans les années qui arrivent : démolition du bâtiment A1, puis des bâtiments G et H.
Date des destructions : 2021 à 2028
Démolition d’un bâtiment de la cité Python-Duvernois (20ème) en Septembre 2021 – Crédits : Alain Guilhot (Divergence Images)
Démolition d’un bâtiment de la cité Python-Duvernois (20ème) en Septembre 2021 – Crédits : Alain Guilhot (Divergence Images)
Plan d’urbanisme de la cité Python (20ème) 2021-2022 – Crédits : Mairie du 20ème
Plan d’urbanisme de la cité Python (20ème) 2023-2024 – Crédits : Mairie du 20ème
Plan d’urbanisme de la cité Python (20ème) 2025-2026 – Crédits : Mairie du 20ème
Plan d’urbanisme de la cité Python (20ème) 2027-2028 – Crédits : Mairie du 20ème
Sources : Wikipedia, Swaps n° 68 (trouvé sur vih.org par Alexandre Marchant), Pss-archi
1- La Banane (20ème) 2- Riquet – Stalingrad (19ème) 3- Saint-Blaise (20ème) 4- Porte de Vanves (14ème) 5- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème) 6- Place des Fêtes (19ème) 7- Barbès – La Goutte d’or (18ème) 8- Cambrai (19ème) 9- Danube (19ème) 10- Porte de Saint-Ouen (17ème)
Bonus : 156 Losserand (14ème)
Dans les violences urbaines
1- Barbès – La Goutte d’or (18ème) 2- Riquet – Stalingrad (19ème) 3- Porte de Vanves (14ème) 4- Place des Fêtes (19ème) 5- Paul Bourget (13ème) 6- Marx Dormoy / Porte de la Chapelle (18ème) 7- Olympiades (13ème) 8- La Banane (20ème) 9- Cambrai (19ème) 10- Les Arcades / Paganini (12ème et 20ème)
Bonus : Passerelle (12ème), Porte d’Orléans (14ème), Balard « Cité Modigliani » (15ème), Les Périchaux (15ème), Falguière (15ème), Porte de Saint-Cloud (16ème), Porte de Saint-Ouen (17ème), Danube (19ème), Télégraphe (20ème), Belleville (Couronnes, Rébeval, Ramponeau)…
Dans le trafic d’armes à feu
1- Cambrai (19ème) 2- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème) 3- Riquet – Stalingrad (19ème) 4- Place des Fêtes (19ème) 5- Python (20ème) 6- La Banane (20ème) 7- Saint-Blaise (20ème) 8- Barbès – La Goutte d’or (18ème) 9- Porte de Vanves (14ème) 10- Danube (19ème)
Dans le grand banditisme
1- La Banane (20ème) 2- Riquet – Stalingrad (19ème) 3- Saint-Blaise (20ème) 4- Barbès – La Goutte d’or (18ème) 5- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème) 6- Cambrai (19ème) 7- Place des Fêtes (19ème) 8- Danube (19ème) 9- Porte de Vanves (14ème) 10- Laumière « Cité Reverdy » (19ème)
Bonus : La Passerelle (12ème), Joseph Bédier (13ème), Cité Rouge (19ème)
Dans les affrontements avec la police
1- Barbès – La Goutte d’or (18ème) 2- Cambrai (19ème) 3- Riquet-Stalingrad (19ème) 4- Porte de Vanves (14ème) 5- La Banane (20ème) 6- Marx Dormoy – Porte de la Chapelle (18ème) 7- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème) 8- Danube (19ème) 9- Falguière (15ème) 10- Les Arcades (12ème et 20ème)
Bonus : Grange aux Belles (10ème), Olympiades (13ème), Paul Bourget (13ème), Porte de Saint-Ouen (17ème), Place des Fêtes (19ème), Paganini (20ème)
1- Cité Rouge (19ème) 2- Cambrai (19ème) 3- Riquet « Orgues de Flandre » (19ème) 4- Python (20ème) 5- Paganini « Tour du Pin » (20ème) 6- Laumière « Cité Reverdy » (19ème) 7- Belleville « Ramponeau » (20ème) 8- La Grange aux Belles (10ème) 9- La Banane (20ème) 10- Brillat-Savarin (13ème)
Bonus : Belleville « Orillon » (11ème), Les Arcades (12ème et 20ème), 15.9 (13ème), Paul Bourget (13ème), Danube (19ème), Ourcq (19ème), Place des Fêtes « Niz » et « Cité Compans » (19ème), Orteaux (20ème), Belleville « Rue Piat » et « Couronnes » (20ème)
Place des Fêtes « Cité Compans » (19ème) – Crédits : Ateliersylvos
Dans la prostitution
1- Strasbourg Saint-Denis (2ème et 10ème) 2- La Goutte d’or (Château Rouge) – Marcadet-Poissonniers (18ème) 3- Les Arcades (Porte de Vincennes) (12ème et 20ème) 4- Belleville (10ème et 19ème) 5- Masséna (Villa d’Esté) / Olympiades (13ème) 6- Clignancourt (boulevard Ney / avenue de la Porte des Poissonniers) (18ème) 7- Porte de la Chapelle (boulevard Ney) (18ème) 8- Porte de Clichy – Porte d’Asnières (17ème) 9- Porte d’Aubervilliers (boulevard Ney, boulevard Macdonald) (18ème et 19ème) 10- Porte Dorée / Porte de Charenton (12ème)
Bonus : Porte des Lilas (19ème et 20ème), Porte de Bagnolet (20ème)
Les principaux lieux de prostitution à Paris – Crédits : Le Parisien (Manon Meye)
Dans la vente à la sauvette
1- Barbès – La Goutte d’or (18ème) 2- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème) 3- Marx Dormoy – La Chapelle (10ème et 18ème) 4- Porte de Clignancourt – Porte de Montmartre (18ème) 5- Gare du Nord (10ème) 6- Strasbourg Saint-Denis – Château d’eau (10ème) 7- Porte de Clichy (17ème) 8- Porte de Montreuil (20ème) 9- Masséna (13ème) 10- Porte de Vanves (14ème)
Dans les vols de Rolex, Cartier, Fred…
1- Danube (19ème) 2- Marx Dormoy – Porte de la Chapelle (18ème) 3- Riquet – Stalingrad (19ème) 4- Barbès – La Goutte d’or (18ème) 5- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème) 6- Place des Fêtes (19ème) 7- Cambrai (19ème) 8- Saint-Blaise (20ème) 9- La Banane (20ème) 10- Python (20ème)
Dans la multitude des guerres de bandes
1- Place des Fêtes (19ème) 2- Marx Dormoy – Porte de la Chapelle (18ème) 3- Porte de Vanves (14ème) 4- La Banane (20ème) 5- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème) 6- Barbès – La Goutte d’or (18ème) 7- Riquet – Stalingrad (19ème) 8- Montholon (9ème) 9- Clignancourt (18ème) 10- Fougères (20ème)
Bonus : Grange aux belles (10ème), La Roquette (11ème), Olympiades (13ème), Chevaleret (13ème), Commerce (15ème), Porte de Saint-Ouen (17ème), Orteaux (20ème), Python (20ème), Saint-Blaise (20ème)…
Dans les bécanes, cross, quads…
1- Porte de Saint-Ouen (17ème) 2- Python (20ème) 3- Place des Fêtes (19ème) 4- 140 Ménilmontant (20ème) 5- La Banane (20ème) 6- Cambrai (19ème) 7- Riquet – Stalingrad (19ème) 8- Clignancourt (18ème) 9- Saint-Blaise (20ème) 10- Les Arcades (12ème et 20ème)
Les quartiers sensibles du 75 où il y a eut le plus de destructions de bâtiments
1- Îlot Chalon (12ème) 2- 140 Ménilmontant (20ème) 3- Python-Duvernois (20ème) 4- Paul Bourget (13ème) 5- Porte de Saint-Ouen (17ème)
Bonus : Quai de la Gare (13ème), Clignancourt (18ème)
Cité Paul Bourget (13ème), février 2017 – Crédits : citepaulbourget (WordPress)
Laumière « Cité Reverdy » (19ème) – Crédits : Le Point
Classement des tess de Paname (75) spécialisées dans le trafic de drogue
1- Riquet – Stalingrad (19ème) 2- Barbès – La Goutte d’or (18ème) 3- Laumière « Cité Reverdy » (19ème) 4- Saint-Blaise (20ème) 5- Danube (19ème) 6- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème) 7- La Banane (20ème) 8- Place des Fêtes (19ème) 9- Marx Dormoy – La Chapelle – Porte de la Chapelle (18ème) 10- Orteaux – Rue des Haies (20ème) 11- 140 Ménilmontant (20ème) 12- Python (20ème) 13- Cambrai (19ème) 14- Cité Rouge (19ème) 15- Paganini – Les Arcades (12ème et 20ème) 16- Balard « Cité Modigliani » (15ème) 17- Curnonsky (17ème) 18- Olympiades – 15.9 (13ème) 19- Saussure (17ème) 20- Porte d’Aubervilliers (18ème et 19ème) 21- Ourcq (19ème) 22- Porte de Saint-Ouen (17ème) 23- Place Souham (13ème) 24- Clignancourt (18ème) 25- Porte de Vanves (14ème) 26- Chevaleret (13ème) 27- Fougères – Dulaure (20ème) 28- Joseph Bédier (13ème) 29- Porte de Saint-Cloud (16ème) 30- Falguière (15ème) 31- Les Périchaux (15ème) 32- La Roquette (11ème) 33- Moulin de la Vierge (14ème) 34- Passerelle (12ème) 35- Paul Bourget (13ème) 36- Les Cases (12ème) 37- La Jonquière (17ème) 38- Télégraphe – Saint-Fargeau (20ème) 39- 137 Oberkampf (11ème) 40- Square Contenot (12ème)
Manifestation de riverains dans le quartier de Stalingrad en Mai 2021 – Crédits : Erez Lichtfeld/SIPA
Les quartiers parisiens spécialisés dans le crack
1- Riquet – Stalingrad (19ème) 2- Laumière « Cité Reverdy » (19ème) 3- Barbès – La goutte d’or (18ème) 4- Marx Dormoy – La Chapelle – Porte de la Chapelle (18ème) 5- Porte d’Aubervilliers – Porte de la Villette (18ème et 19ème)
Les 5 principaux lieux de consommation de crack à Paris – Crédits : C.B. (Le Parisien)
Barbès – La Goutte d’or (18ème) / 8 000€ par jour en 2022 « Les employés du four étaient organisés autour de deux groupes qui alternaient les vacations du matin et de l’après-midi. Ils ouvraient leur commerce de 10 heures à 2 heures du matin et accueillaient pas moins de cinq cents clients par jour pour un chiffre d’affaires quotidien estimé à 8 000 euros. »
Laumière « Cité Reverdy » (19ème) / 8 000€ par jour en 2018
« Pendant des années, la cité a vu défiler jusqu’à trois cents clients par jour, toxicomanes, SDF, squatteurs mais aussi « extérieurs lambda ». Le point de vente, surnommé le « four », était un porche au 14, de la rue Pierre-Reverdy, géré par une famille malienne qui rapportait près de 8 000€ par jour. Des mineurs cagoulés, en situation précaire, sans papier et paumés, étaient employés comme dealeurs ou guetteurs. Les habitants vivaient un cauchemar. Par peur des représailles, ils n’osaient rien dire. »
« Trois frères du quartier des Amandiers, dans le XXe, sont soupçonnés d’avoir monté une centrale d’appel téléphonique où les consommateurs commandaient des produits stupéfiants, livrés à domicile dans toute l’Île-de-France. Cette formule leur aurait rapporté 47 000 euros par semaine. »
La Banane (20ème) / entre 4 000 et 7 000 euros par jour en 2024
« Professionnel de la route pour le crime organisé, ce gaillard est surnommé « le gros » ou « Waldo ». Âgé de 33 ans, il a été remis en liberté, mardi 12 mars par la chambre de l’instruction de Paris. Il avait été mis en examen en octobre 2022 avant d’être écroué, dans le cadre d’une vaste affaire d’importation et de trafic de stupéfiants, dirigée par une fratrie originaire du quartier des Amandiers, situé dans le XXe arrondissement de la capitale, aussi appelée « La Banane ».
« Waldo » est soupçonné d’être le chauffeur attitré du « call center » de ce quartier qui abritait cette équipe d’ingénieux contrebandiers. Selon les enquêteurs du deuxième district de police judiciaire, qui ont sorti leur calculette, ce juteux business aurait permis de récolter entre 1,2 et 2,1 millions d’euros en dix mois d’activités. »
Voici un petit récapitulatif de ce qui s’est passé dans les quartiers sensibles de la capitale suite à la bavure policière qui a causé la mort de Nahel à Nanterre (92), paix à son âme.
Châtelet les Halles et rue de Rivoli : pillages de magasins.
Paris, France Vendredi 30 juin 2023 Après une nuit d’émeute à la suite de la mort du jeune Nahël, le magasin Nike du Forum des Halles à Paris a été saccagé. Les policiers font des prélèvements et des constatations sur place. Crédits : Le Parisien
Dans le 10e arrondissement, rue du Faubourg Saint-Denis, un bar-tabac a été pillé et d’autres pillages ont eu lieu à Barbès (18e).
De nombreux heurts avec la police ont aussi eu lieu cette nuit dans la capitale, les 20e, 12e, 14e, 15e et 17e arrondissements étant les plus touchés.
À Paris, une source policière fait état à BFMTV de violences urbaines « d’une intensité inédite, difficilement contenues » par les forces de l’ordre. Les secteurs de Porte d’Orléans dans le 14e arrondissement et le 19e arrondissement ont été fortement touchés. De nombreux feux de poubelles et des tentatives de dégradation de caméras de vidéo-surveillance ont été constatés.
Les tensions et dégradations ont également touché Paris : dans le nord-est de la capitale, des jeunes ont affronté de manière sporadique les forces de l’ordre pendant plus de trois heures, a constaté un journaliste de l’AFP. La police a utilisé des lanceurs de balles de défense (LBD) pour tenter de disperser les manifestants qui bloquaient des rues avec des poubelles incendiées dans les 18e et 19e arrondissements.
À la Porte d’Orléans (XIVe) et dans les quartiers Flandres et Archereau (XIXe), une cinquantaine de personnes hostiles ont jeté des mortiers et divers objets sur les policiers. Les fonctionnaires ont aussi reçu des objets lancés depuis les fenêtres des immeubles.
Des tirs de mortiers ou encore des feux de véhicules se sont notamment produits dans les 13e, 14e, 15e, 18e, 19e et 20e arrondissements. La situation a été particulièrement vive dans le 19e arrondissement.
20ème
La Banane (Amandiers), Belleville, Télégraphe, 140, Python, Félix Terrier, Saint-Blaise, Paganini, Les Arcades
Un centre des impôts aurait été attaqué dans le 20e arrondissement de Paris. Tirs de mortiers d’artifice, voitures et scooters brûlés, commerces incendiés…
Des violences principalement constatées dans les quartiers les plus populaires de l’arrondissement : Amandiers, Belleville, Télégraphe, Pelleport, boulevard Davout…
Plusieurs témoins ont également fait état de tirs de feux d’artifice dans de nombreux arrondissements, notamment le 20e, boulevard de Belleville.
19ème
Cambrai
Le magasin Boulanger de Rosa Park dans le XIXe arrondissement a également été pillé cette nuit.
Les émeutiers fuient ensuite vers les rues Curial et Cambrai. Plusieurs feux sont allumés sur la voie publique. À 3 heures, la police interpelle l’auteur d’un vol par effraction au préjudice d’un magasin « Boulanger » à Rosa Parks. À 4h50, d’autres voleurs sont détectés à l’intérieur du magasin. Des groupes de jeunes prennent la fuite en direction de la rue Cesaria Evora. Trois nouveaux suspects sont interpellés en sortant de l’enseigne.
Place des fêtes
Un cocktail Molotov a été tiré contre un commissariat, place des Fêtes, dans le 19e arrondissement.
Des dizaines d’individus ont bloqué la rue des Bois en montant une barricade qui était rapidement démise.
Une partie des commerces de la place des Fêtes dans le 19e arrondissement de Paris ont été saccagés. Il s’agit du Monoprix et du magasin d’optique voisin. En face, la pharmacie Lafayette a aussi été touchée et le bar tabac voisin a brûlé.
Place des fêtes, 19ème
Bar tabac de la Place des fêtes (19ème)
Place des Fêtes, dans le XIXe arrondissement de Paris, les habitants aux yeux cernés découvrent les dégâts après une nuit de tirs de mortiers et de cocktails Molotov. Et ne comprennent pas cette violence qualifiée «d’inouïe».
Place des fêtes (19ème) devant le bar tabac – Crédits : Cécile Bourgneuf
Dans le XIXe, à Paris, un bureau de tabac cramé et des habitants sidérés. Sur la Place des Fêtes, dans le XIXe arrondissement de Paris, les habitants se sont réveillés groggys après une nuit de tirs de mortiers assourdissants dans le quartier. «Non mais regardez madame !», lance un monsieur élégant en tendant son téléphone. «C’était en bas de mes fenêtres», ajoute-t-il en désignant le dixième étage d’une des grandestours surplombant la place. Sur sa vidéo pourtant de mauvaise qualité, on discerne parfaitement les tirs de feu d’artifice qui fusent dans tous les sens et les flammes qui s’échappent du bureau de tabac, juste en bas et totalement détruit. Les passants s’arrêtent devant, l’air désolé pour la jeune propriétaire qui ne sait plus quoi faire. «C’est la période de l’année où on bosse le plus et tout est détruit. Il n’y a plus rien», glisse-t-elle les yeux fatigués en montrant un cocktail molotov posé sur un muret. «C’est pas des jeunes, c’est des abrutis, crie une dame qui habite au 15e étage d’une des tours et discute avec une autre qu’elle ne connaît pas. Je comprends qu’on soit touchés par la mort de Nahel mais là c’est pas de la colère. Ils veulent tuer la France !» Une trentenaire qui n’a pas dormi de la nuit à cause de tirs et des cris ajoute «ça a été la porte ouverte pour foutre le bordel». En face du bureau de tabac, un Monoprix vandalisé. L’entrée est tant bien que mal fermée par un amas de caddies. Six femmes en boubou se sont retrouvées devant en colère. Elles n’ont pas fermé l’œil de la nuit non plus, terrifiées par les incendies, les vitres brisées, les cris. Comme chacun des habitants croisés, elles ne comprennent pas cette violence qualifiée d’«inouïe», s’interrogent sur les parents qui «laissent leurs gosses dehors faire n’importe quoi». Et se demandent «pourquoi viser nos quartiers, là où on vit déjà difficilement ? C’est pas comme ça qu’on rendra justice à Nahel.»
18ème
Barbès / Goutte d’or et Marx Dormoy / Porte de la Chapelle
Des tirs de mortiers d’artifice ainsi que des feux de barricades sont signalés au 130, rue des Poissonniers dans le secteur Saint-Luc, Saint-Bruno, rue Championnet, Léon et Myrha. Les locaux du commissariat ont été visés et des voleurs arrêtés boutique de la rue Lauth.
Dans le XVIIIe arrondissement, le commissariat de la Goutte-d’Or a notamment été la cible de tirs de feu d’artifice. Des barricades en feu ont été disposées à proximité. Des affrontements avec les forces de l’ordre ont également eu lieu aux abords de la Porte de la Chapelle.
Porte de la Chapelle / Marx Dormoy
Dans le secteur Raymond Queneau (XVIIIe), les locaux de la BAPSA, la brigade d’assistance aux sans-abri a été incendiée par une trentaine de personnes.
17ème
Les émeutes touchent plusieurs points de la capitale comme ici Boulevard Bessieres dans le 17ème arrondissement de Paris. Les forces de l’ordre interviennent avec de nombreux tirs de gaz lacrymogène.
Porte de Saint-Ouen
Sur le boulevard, à la hauteur de la porte de Saint-Ouen, plusieurs feux d’artifice ont été tirés sur des pompiers en intervention.
16ème
Porte de Saint-Cloud
Seize véhicules sont incendiés, rue Charles Tellier, rue Boileau, rue du Général Maleterre et avenue du Maréchal Manoury. À 2h37, le feu d’un scooter et d’une voiture se propage à la façade d’un immeuble d’habitation résidence Charles Tellier. Seize personnes, dont deux enfants, sont évacuées. Six incendiaires sont interpellés pour destructions volontaires.
15ème
Balard (Cité Modigliani), Beaugrenelle et Falguière
Dans le XVe arrondissement, « il y a eu trois véhicules brûlés rue Saint-Charles, deux autres rues Saint Bartholomé et Castagnary.
Dans le XVe, dans les quartiers de Balard, Beaugrenelle et Falguière. Il s’agit de tirs de mortiers, de feux de poubelle, de terrasses de cafés vandalisées et de caméras de vidéoprotection détériorées.
Périchaux / Porte de Brancion
De 23 heures à 4 heures, porte de Brancion, des individus se sont regroupés en mettant en place une barricade sur la voie publique. Six personnes ont été interpellées. Nouveau regroupement sur le secteur de la Rue Emériau et de la rue du Théâtre, une barricade en feu est disposée. Quatre hommes cagoulés et gantés sont arrêtés au niveau du boulevard de Grenelle.
14ème
Porte de Vanves
La police est prise à partie porte de Vanves par des tirs de mortiers et un suspect est interpellé. Boulevard Brune, une soixantaine personnes est rassemblée sur la chaussée et tire des mortiers d’artifice sur la police.
Des voitures ont aussi été incendiées le long du tramway entre Porte de Vanves et Cité universitaire à Paris.
13ème
Olympiades
Deux policiers de la BAC ont été blessés par des tirs d’arme à feu dans la nuit de samedi à dimanche dans le 13e arrondissement de Paris.
Les faits se sont produits peu après deux heures du matin. Selon une source proche du dossier à franceinfo, les policiers intervenaient alors dans le quartier Olympiades, où des détonations avaient été signalées, correspondant à des tirs de mortiers d’artifice.
Selon leur récit, un premier policier a été touché dans le dos, au niveau de son gilet pare-balle, avant que le second subisse lui aussi un tir dans le bas du ventre, alors qu’il protégeait son collègue avec son bouclier. Ce dernier décrit une plaie d’un centimètre de diamètre et dit avoir entendu d’autres sifflements faisant penser qu’il avait été visé par d’autres tirs depuis les immeubles alentour.
12ème
Violences urbaines: le commissariat du 12ème arrondissement attaqué pendant la nuit.
Passerelle / Montgallet
De 22h50 à 1 heure, rue Hénard des regroupements d’individus se forment à proximité du siège de l’IGPN. Une centaine de tirs de mortiers sont tirés.
Conclusion :
Les arrondissements qui ont été touché par les émeutes :
Danube, Paris (XIXe), rue de Périgueux, 30 Avril 2023. Le corps d’un jeune de 24 ans a été découvert ce samedi soir dans le hall de cet immeuble parisien – Crédits : Le Parisien (Denis Courtine et Julien Constant)
Top 50 des cités les plus sensibles de Paname en 2023
1- Riquet – Stalingrad (19ème)⬆️
2- Barbès – Goutte d’or (18ème)⬇️
3- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)⬆️
4- Marx Dormoy – La Chapelle – Porte de la Chapelle (10ème et 18ème)⬆️⬆️⬆️
5- Porte de Saint-Ouen (17ème)⬆️⬆️
6- Place des Fêtes (19ème)⬇️
7- Danube (19ème)⬆️
8- Cambrai (19ème)⬇️⬇️
9- La Banane (20ème)⬇️
10- Porte de Vanves (14ème)⬆️
11- Clignancourt (18ème)⬇️⬇️
12- Saint-Blaise (20ème)⬇️⬇️⬇️
13- Ourcq – Laumière – Rue Petit (19ème)⬆️⬆️
14- Chevaleret – Passage (13ème)⬇️
15- Porte d’Aubervilliers (18ème et 19ème)⬆️
16- Marcadet-Poissonniers (18ème)⬆️
17- Paganini – Les Arcades (12ème et 20ème)⬆️⬆️⬆️
18- Python – Fougères – Dulaure (20ème)⬇️
19- Orteaux – Rue des Haies (20ème)⬆️⬆️
20- Olympiades – 15.9 (13ème)↔️
21- Les Périchaux (15ème)⬆️
22- Falguière (15ème)⬆️⬆️⬆️
23- Paul Bourget (13ème)⬇️
24- La Roquette (11ème)↔️
25- Porte de Saint-Cloud – Boulainvilliers (16ème)⬆️⬆️⬆️
26- Grange aux belles (10ème)⬆️
27- Balard – Cité Modigliani (15ème)⬆️⬆️
28- Jaurès – Colonel Fabien (19ème)⬇️⬇️
29- La Passerelle (12ème)⬆️
30- 140 Ménilmontant (20ème)⬇️⬇️
31- Télégraphe – Saint-Fargeau (20ème)⬆️
32- Félix Terrier (20ème)⬇️⬇️⬇️
33- Brillat-Savarin – Impasse (13ème)⬇️⬇️⬇️
34- Moulin de la Vierge (14ème)⬆️
35- Amiral Mouchez (13ème)⬆️
36- Les Cases (12ème)↔️
37- La Jonquière (17ème)⬆️
38- Cité Bleue (15ème)⬆️
39- Saussure (17ème)↔️
40- Curnonsky (17ème)↔️
41- Square Contenot (12ème)↔️
42- Joseph Bédier (13ème)⬇️⬇️
43- Glacière (13ème)↔️
44- Rue de Nantes (19ème)⬇️⬇️
45- 156 Losserand (14ème)⬇️⬇️
46- Porte d’Orléans (14ème)⬆️
47- Les Rigoles (20ème)↔️
48- RD4 – Beaugrenelle (15ème)⬆️
49- Les Tourelles (19ème et 20ème)↔️
50- Cité de l’Eure (14ème)↔️
Bonus : Bourgon (13ème)
Boulainvilliers (16ème) – Crédits : Radio France – Nathalie Doménégo
Ci-dessous, deux classements des cités sensibles de Paris par arrondissement, le premier est le classement actuel en 2023, le second est un classement dans les années 90.
(Les arrondissements ne sont pas classés).
Classement des cités sensibles de Paris par arrondissement en 2023
20ème
1- Belleville (Rue Piat, Ramponeau, Couronnes)⬆️ 2- La Banane↔️ 3- Saint-Blaise *⬇️⬇️ 4- Les Arcades (côté 20ème) / Paganini⬆️⬆️ 5- Orteaux / Rue des Haies⬆️ 6- Python / Félix Terrier⬇️ 7- Fougères / Dulaure⬇️ 8- 140 Ménilmontant⬇️⬇️ 9- Télégraphe / Saint-Fargeau⬆️ 10- Les Rigoles⬆️ 11- Les Tourelles (côté 20ème)⬇️ 12- Pelleport / Pixérécourt↔️
* si le classement avait été fait entre 2012 et 2016, Saint-Blaise aurait été premier du classement.
Les Rigoles – Crédits : NOMADE Architectes, GTM
Ci-dessus, la cité des Rigoles dans le 20ème, qui est composée de 9 bâtiments (8 tours et une grande barre). La cité est située entre la rue des Rigoles, la rue Frederick Lemaître, la rue Olivier Métra et la rue de l’ermitage. Au milieu des immeubles, se trouve le petit stade du tiékart accessible via la rue Olivier Métra. Le quartier s’étend également à un petit ensemble HBM situé de l’autre côté de la rue Olivier Métra, en face des tours. En dehors de la cité, ça squatte aussi la Place des Grandes Rigoles (renommée Place Henri-Malberg).
19ème
1- Riquet / Stalingrad↔️ 2- Place des fêtes⬆️ 3- Danube⬆️ 4- Cambrai **⬇️⬇️ 5- Ourcq / Laumière / Rue Petit↔️ 6- Porte d’Aubervilliers (côté 19ème)⬆️ 7- Jaurès / Colonel Fabien (Rue de Meaux, 15 keus, Cité Rouge, Cité Blanche, Cité Henri Turot)↔️ 8- Belleville (Rébeval, Cité Blanche)⬇️⬇️ 9- Rue de Nantes↔️ 10- Les Terrasses du Parc (bd Macdonald)↔️ 11- Les Tourelles (côté 19ème)↔️ 12- Crimée↔️ 13- Botzaris↔️
** si le classement avait été fait entre 2008 et 2018, Cambrai aurait été 2ème, juste derrière Riquet.
Les Terrasses du Parc – Crédits : Paris Promeneurs
Ci-dessus, un tieks pas très connu du 19ème, c’est la raison pour laquelle je le mets en avant. Il s’agit des Terrasses du Parc, un petit ensemble qui se trouve à hauteur du boulevard Macdonald, juste à côté des arrêts de bus de la Porte de la Villette (sur la photo, on a une vue depuis l’intérieur de la Villette, de l’extérieur on voit juste une grande barre grise).
18ème
1- Barbès / Goutte d’or↔️ 2- Marx Dormoy⬆️ 3- La Chapelle (côté 18ème)⬆️⬆️⬆️ 4- Porte de la Chapelle↔️ 5- Clignancourt (Clicli, Talus, Blémont)⬇️ 6- HBM Porte d’Aubervilliers (cité Charles Hermite)↔️ 7- Marcadet-Poissonniers↔️ 8- Guy Môquet⬇️
Ci-dessus la cité Blémont, son appellation officielle est la « cité Messager » du nom de la rue André Messager, mais tout le monde l’appelle Blémont par rapport à la rue Émile Blémont. Les rues Blémont et Messager sont les deux rues principales du tiékart. C’est une cité HBM offrant une très belle architecture. Elle fait partie du quartier de Clignancourt et c’est un secteur qui peut être sensible par moment comme en témoigne la fusillade mortelle de 2010.
17ème
1- Porte de Saint-Ouen↔️ 2- Saussure / Porte d’Asnières⬆️⬆️ 3- La Jonquière / Porte de Clichy⬆️ 4- Curnonsky / Porte de Champerret⬆️ 5- La Fourche⬇️⬇️
Saussure – Crédits : Le Parisien (Éric Le Mitouard)
Ci-dessus la cité Saussure aussi appelée « 164 » car elle se trouve au 164 rue de Saussure. C’est une cité HLM proche de la Porte d’Asnières qui connaît des problèmes de stup’ et des guerres de bandes notamment face à la Porte de Saint-Ouen. Le tiékart s’étend à l’ensemble HLM Paray / Pisan, aux nouveaux HLM des Hauts-de-Malesherbes, ainsi qu’aux HBM de la Porte d’Asnières.
15ème
1- Les Périchaux / Porte Brancion⬆️ 2- Falguière⬇️ 3- Balard (cité Modigliani)⬆️ 4- Cité Bleue (cité des Frères-Voisin)⬇️ 5- RD4 / Beaugrenelle↔️ 6- Commerce↔️ 7- Dupleix↔️
Les Périchaux – Crédits : Mairie du 15 (Twitter)
La cité des Périchaux est une cité sensible du 15ème arrondissement, près de la Porte Brancion. On la surnomme « 119 » car elle dispose d’une entrée au niveau du 119 boulevard Lefebvre. C’est une cité bien reconnaissable avec sa grande barre segmentée. Le quartier s’étend à la Porte Brancion et ses barres HLM que l’on nomme « cité Blanche ». Il y a aussi des logements HBM à la Porte Brancion et également des HLM rue de Dantzig et des HBM rue de la Saïda de l’autre côté du tieks. C’est un grand quartier, un peu sous-estimé, car il est situé dans le 15ème, mais c’est une tess sensible qui abrite toutes sortes de faits de délinquances : rixes, deal, nuisances, règlements de compte, violences urbaines…
14ème
1- Porte de Vanves↔️ 2- Moulin de la Vierge⬆️ 3- 156 Losserand⬇️ 4- Porte d’Orléans (cité Ernest Reyer)⬆️⬆️ 5- Cité de l’Eure⬇️ 6- Moulin des Lapins⬆️ 7- Les Jonquilles⬆️ 8- Les Villas⬆️ 9- Didot↔️ 10- Rue des Plantes⬇️ 11- Les Colonnes⬇️ 12- Brancusi (Gaîté)↔️
Moulin de la Vierge – Crédits : Le Parisien (Céline Carez)
La cité du Moulin de la Vierge que l’on surnomme MDLV est située près des voies de chemin de fer de la gare Montparnasse au niveau des rues Vercingétorix, de l’Ouest, de Gergovie et du Moulin de la Vierge qui se termine en impasse. Le quartier s’étend jusqu’au Passage de Gergovie ainsi qu’à la grande barre rue Vercingétorix. Un pont sépare le 14ème (MDLV) du 15ème (Falguière) avec lequel ils sont en guerre depuis des années. Les quartiers du Moulin de la Vierge, de la cité de l’Eure, du Moulin des Lapins et des Colonnes forment un ensemble que l’on surnomme « l’association des Moulins ».
13ème
1- Chevaleret / Passage⬆️⬆️ 2- Olympiades / 15.9 / Place Souham / Simone Weil / Villa d’Esté↔️ 3- Porte d’Italie (Paul Bourget / Keufer / La Barrière / AMC / Palatino)⬆️⬆️ 4- Joseph Bédier⬆️ 5- La Brillat / Impasse⬇️⬇️ 6- Glacière / Croulebarbe ⬆️ 7- Amiral Mouchez⬆️ 8- Quartier Nationale⬆️ 9- Quai de la Gare↔️ 10- BDH (12.2 et 13.7)⬇️
Cité Glacière – Crédits : Augosto Da Silva – Graphix-Images
La cité du Square Contenot est une cité composée de 4 tours en forme de « double Y » qui s’apparente à des osselets. Ces 4 tours sont encadrées par 4 barres d’immeubles rue Claude Decaen, rue de Gravelle et rue de la Brèche aux Loups. C’est un ensemble HLM de 500 logements qui a été construit en 1954. Le Square Contenot est associé à la cité des Cases, rue Édouard Robert, qui se trouve juste à côté. Le quartier s’étend aussi aux HBM rue Tourneux.
11ème
1- Belleville (Fontaine au roi, Orillon)↔️ 2- La Roquette↔️ 3- Saint-Bernard↔️ 4- Barro / Beauharnais⬆️ 5- 137 Oberkampf⬇️ 6- OCD / Richard Lenoir↔️ 7- Émile Lepeu↔️
Cité Beauharnais – Crédits : Chabe01
10ème
1- La Chapelle (côté 10ème)⬆️⬆️⬆️ 2- Belleville (Buisson Saint-Louis)↔️ 3- Grange aux Belles⬇️ 4- RCL / Stalingrad (côté 10ème)⬇️ 5- ZAC Valmy-Villemin↔️ 6- Jacques Bonsergent↔️ 7- Château d’eau↔️
Le Square Montholon est un square du 9ème arrondissement où il y a une bande qui traîne. Il y a notamment des problèmes de racket, de deal et des guerres de bandes.
5ème
1- Patriarches↔️ 2- HBM Larrey↔️ 3- Santeuil↔️
3ème
1- Zeart↔️ 2- Quartier de l’horloge↔️
Classement des cités sensibles de Paris par arrondissement dans les années 90
Ci-dessus, Les Arcades, une cité à cheval sur le 12ème et le 20ème, à hauteur de la Porte de Vincennes. Le quartier est assez grand et se divise en plusieurs sous-quartiers : Cristino (rue Cristino Garcia), Godin (tour portant une pub du nom de l’enseigne Godin), les tox (jardin de la Porte de Vincennes où il y a des crackers), les Ours (les bâtiments avenue Lamoricière, côté 12ème), le 23 et le 24 (les 2 grandes barres ainsi que des petits bâtiments de l’autre côté du périph’). Les Arcades sont en association avec la cité Paganini.
19ème
1- Place des Fêtes 2- Riquet / Stalingrad 3- Danube 4- Cambrai 5- Belleville (Rébeval, Cité Blanche) 6- Ourcq / Laumière / Rue Petit 7- Jaurès / Colonel Fabien (Rue de Meaux, 15 keus, Cité Rouge, Cité Blanche, Cité Henri Turot) 8- Porte d’Aubervilliers (côté 19ème) 9- Rue de Nantes 10- Les Tourelles (côté 19ème) 11- Les Terrasses du Parc (Bd Macdonald) 12- Crimée 13- Botzaris
Cité Ourcq – Crédits : K2del (Flickr)
Ci-dessus, il s’agit de la cité Léon Giraud qu’on appelle plus communément la cité Ourcq. Les petits l’appellent aussi « 22 bats » (comprendre 22 bâtiments) et ceux extérieurs au tieks l’appellent la « Cité Bleue ». Le quartier s’étend aussi aux HBM d’à côté que l’on nomme la Cité de l’Oise et qu’on appelle couramment « le 51 ». C’est les deux seules vraies cités à Ourcq. Ensuite il y a d’autres bâtiments un peu partout : rue des Ardennes, rue de Thionville, la rue des tags (rue Germaine Tailleferre), le 195 (allée de la Garance). Les tess sont petites, mais le quartier dans son ensemble est assez grand.
18ème
1- Barbès / Goutte d’or 2- Clignancourt (Clicli, Talus, Blémont) 3- Porte de la Chapelle 4- Marx Dormoy 5- HBM Porte d’Aubervilliers (cité Charles Hermite) 6- Guy Môquet 7- Marcadet-Poissonniers 8- La Chapelle (côté 18ème)
Cité Charles Hermite – Crédits : Jmrenard
La cité Charles Hermite est une grande cité HBM située à la Porte d’Aubervilliers côté 18ème. Dans les années 90, c’était vraiment une zone glauque, délaissée et isolée de tout, en proie à de la prostitution de rue dès la nuit tombée. Aujourd’hui encore, malgré la réhabilitation du gigantesque entrepôt du boulevard Macdonald, la Porte d’Auber’ reste un des quartiers les plus pauvres de Paris et concentre des problèmes de crack.
17ème
1- Porte de Saint-Ouen / La Tour 2- La Fourche 3- La Jonquière / Porte de Clichy 4- Curnonsky / Porte de Champerret 5- Saussure / Porte d’Asnières
Curnonsky – Crédits : L’Obs
La cité Curnonsky surnommée « Cucur » est une cité du 17ème arrondissement à la limite du 92. D’ailleurs, les bâtiments de la cité de Levallois (92) et ceux de Curnonsky sont tellement proche que l’on pourrait penser qu’il s’agisse d’un même et seul ensemble. Mais la cité du 17ème, dont le nom officiel est « Pitet-Curnonsky » se situe au niveau des rues Raymond Pitet et Curnonsky. Il y a surtout des problèmes de stup’ et des guerres de bandes.
15ème
1- Falguière 2- Cité Bleue (cité des Frères-Voisin) 3- Les Périchaux / Porte Brancion 4- Balard (cité Modigliani) 5- RD4 / Beaugrenelle 6- Commerce 7- Dupleix
ZAC Dupleix – Crédits : Jean-Christophe Marmara / Le Figaro
La ZAC Dupleix est un ensemble de logements mixtes dont une partie en HLM (500 logements) au niveau de la rue Georges Bernard Shaw et de la rue Desaix. Dans les années 2006/2009, il y avait une guerre sanglante avec la cité Commerce, mais aujourd’hui ça s’est calmé. Néanmoins il y a toujours une petite équipe dans le tiékart et ça reste un des Quartiers Populaires (QP) du 15ème.
14ème
1- Porte de Vanves 2- 156 Losserand 3- Moulin de la Vierge 4- Cité de l’Eure 5- Porte d’Orléans (cité Ernest Reyer) 6- Moulin des Lapins 7- Les Jonquilles 8- Rue des Plantes 9- Didot 10- Les Colonnes 11- Les Villas 12- Brancusi (Gaîté)
156 Losserand – Crédits : Leptitludeparlemonde
Le 156 Losserand est une petite cité HBM du 14ème peuplée par une importante communauté gitane sédentarisée. Elle a été en guerre durant des décennies face à la cité Porte de Vanves qui se trouve juste à côté. Une des guerres de bandes les plus violentes de la capitale avec de nombreux règlements de compte causant plusieurs décès.
13ème
1- La Brillat-Savarin / Impasse 2- Olympiades / 15.9 / Place Souham 3- Simone Weil / Villa d’Esté 4- Chevaleret / Passage 5- Joseph Bédier 6- Porte d’Italie (Paul Bourget / Keufer / La Barrière / AMC / Palatino) 7- Quai de la Gare 8- Glacière / Croulebarbe 9- Quartier Nationale 10- Amiral Mouchez 11- BDH (12.2 et 12.7)
Cité Simone Weil – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comCité Simone Weil – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comCité Simone Weil – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comCité Simone Weil – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comCité Simone Weil – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Ci-dessus, la cité Simone Weil, une tess légendaire du sud de la capitale dans les années 90. Située dans le 13ème arrondissement, juste à côté de la cité des Olympiades, c’était une cité très dure à l’époque, aujourd’hui ça c’est beaucoup calmé.
*** si on remonte début des années 80, l’îlot Chalon aurait été le quartier le plus sensible du 12ème, car c’était un des pires quartiers de Paris (voir même le pire) très touché par des problèmes de drogue, de prostitution ainsi que des violences physiques (on parle d’une agression toutes les 10 minutes). Des démolitions ont eu lieu en 1984 et les dealers se sont déplacés vers le nord de la capitale notamment vers Barbès / Goutte d’or et Stalingrad.
La cité de la Roquette est une grande cité sensible de l’Est de la capitale, séparée en deux parties, par la rue de la Roquette. D’un côté, on retrouve ce que l’on nomme le « carré » rues Servan et Duranti, ainsi que le square de la Roquette, de l’autre les HBM et HLM rue de la Folie-Regnault, les HLM rue Léon Frot, la rue Gerbier, ainsi que la cité Mercoeur. C’est un très gros quartier sensible, connu et respecté depuis les années 90.
10ème
1- Grange aux Belles 2- Belleville (Buisson Saint-Louis) 3- RCL / Stalingrad (côté 10ème) 4- La Chapelle (côté 10ème) 5- Jacques Bonsergent 6- Terrage (ZAC Valmy-Villemin) 7- Château d’eau
La Grange aux Belles – Crédits : Foursquare
Ci-dessus, la Grange aux Belles, une cité emblématique du 75 des années 90’s, qui s’est bien calmée, mais qui reste sensible malgré tout. Elle est située au métro Colonel Fabien dans le 10ème. Régulièrement confrontée à des guerres de bandes violentes notamment contre la cité voisine, la « Cité Rouge » dans le 19ème.
Le Square d’Anvers est un square connu du 75 pour ses problèmes de délinquances. Il est situé juste en bas de la butte Montmartre dans le 9ème, on le surnomme également « la cage d’Anvers ». C’est un square où il y a une bande qui traîne et qui deal un peu. Il était réputé dans les années 90, aujourd’hui ça s’est un peu calmé.
5ème
1- Patriarches 2- HBM Larrey 3- Santeuil
3ème
1- Zeart 2- Quartier de l’horloge
Quartier de l’horloge (3ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.comQuartier de l’horloge (3ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Quartier de l’horloge (3ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Ci-dessus, le Quartier de l’horloge, une petite cité en plein milieu de la capitale, dans le 3ème arrondissement, au niveau du métro Rambuteau, pas loin des Halles. Un petit ensemble, assez calme, rien de fou, mais ça reste étonnant qu’il y ait un petit tiekart en plein Paname.
Le quartier de la Goutte d’or a été le premier quartier de France à connaître une émeute (en 1955). Véritable ghetto avec ses logements délabrés et insalubres dans les années 90’s, la Goutte d’or était la pire zone du 75 (une des pires de France également) et aujourd’hui encore, 30 ans après, ça reste un des 15 quartiers les plus sensibles de l’hexagone (1ère vague de ZSP). C’est un secteur populaire où l’on trouve toutes sortes de choses : drogue (dont du crack), contrebande de cigarettes, prostitution… Et c’est aussi un coin où ça peut partir en vrille et dégénérer en émeutes à la suite de bavures policières comme en 1999 (Souleymane Fofana), en 2001 (Mamadou Diaw) ou en 2005 (Balé Traoré).
Vue d’ensemble du quartier Barbès – La Goutte d’or (18ème) – Crédits : les40quartierslespkusdif2
La Goutte d’Or (18ème)
HLM rue de la Goutte d’or (18ème)
Rue de la Goutte d’Or (18ème)
Square Léon – Crédits : Martivisites
Métro Barbès – crédits : Martivisites
A gauche le boulevard Barbès, à droite la rue des Poissonniers (18ème)
Rue des Poissonniers (18ème)
2- Riquet – Stalingrad (19ème)
Le quartier Riquet – Stalingrad est un des pires coins de la capitale depuis les années 1990, regroupant la cité Riquet, encore appelée les « Orgues de Flandre », et le quartier de Stalingrad surnommé « Stalincrack » car il s’agit en effet du plus gros point de vente de crack à Paris. Le quartier est surtout connu pour son trafic de drogues (dont du crack) et pour la guerre de bandes la plus violente du 75 (et l’une des plus violentes d’Ile-de-France) avec la cité voisine Cambrai également du 19ème arrondissement. Une embrouille qui a été un véritable bain de sang durant des années et qui a connue beaucoup de morts.
Riquet (19ème)Riquet (19ème)Riquet – La cité rose (19ème)Stalingrad – Cité Tanger (19ème)Stalingrad – Cité du Maroc (19ème)
3- La Banane (20ème)
La cité des Amandiers surnommée « la Banane » est une cité située dans le 20ème arrondissement près de Ménilmontant. C’est l’une des cités les plus sensibles de Paname. Elle est surtout connue pour son trafic de stupéfiants (notamment à la rue Duris) et ses règlements de compte violents qui en découlent. En effet, la cité a subit une guerre sans merci entre les 4 frères Benbouabdellah et la famille Cheambi, qui a fait de nombreux morts. C’est la guerre la plus sanglante du 75 liée à la drogue.
Vue d’ensemble de la cité des Amandiers « La Banane » (20ème) sans la barre de la rue Duris – Crédits : Paname-city-street (blog)Rue des Amandiers (20ème)Rue Duris (20ème)Rue des Panoyaux (20ème)
Les 2 tours de la rue Sorbier (20ème)
4- Place des fêtes (19ème)
Le quartier de Place des fêtes a été un des quartiers les plus sensibles de la capitale dans les années 90’s et la RDB (Rue des Bois) une des rues les plus dangereuses de Paris. Drogues, armes, bécanes, des tours et barres en pagaille, cette grande cité a connu une des plus grosses embrouilles de quartiers du 75 dans les années 90’s début 2000 face à la cité voisine Danube, également située dans le 19ème arrondissement, avec des dizaines et des dizaines de règlements de compte. Beaucoup de fusillades également face à certains coins de Belleville (20ème et 11ème) début 2000. Les guerres de bandes n’ont pas cessé puisqu’en 2008, un jeune (Zadou) est retrouvé mort poignardé à la Niz’, tandis qu’en 2018 un autre jeune de PDF est décédé lors d’une descente dans une cité du 20ème (cité des Fougères) un fait divers qui a fait grand bruit avec le déplacement de Castaner à Place des fêtes. De nos jours, certains coins de PDF restent sensibles comme la cité Compans, la Niz’ ou la cité 247.
Place des fêtes (19ème) – Crédits : Paname-city-street (blog)Place des fêtes (19ème) – Crédits : Yaplusk
Place des fêtes (19ème) – Crédits : EELV
La grande barre rue du Docteur Potain (19ème)La cité 247
La cité 247
Les HBM de la RDB (Rue des Bois)
HLM de la RDB (19ème). Cet immeuble est situé juste en face des logements HBM.
La cité Compans (19ème)
HBM de la Niz boulevard Sérurier (19ème)
Les HLM et HBM de la Niz’ (19ème)
Rixes: Castaner veut « une cartographie des lieux occupés par les bandes, cage d’escalier par cage d’escalier » – Crédits : BFM TV
5- Belleville (10ème, 11ème, 19ème et 20ème)
Le quartier de Belleville est divisé en 4 arrondissements avec à l’intérieur des zones sensibles : 10ème (Buisson Saint-Louis), 11ème (L’orillon, Fontaine au roi), 19ème (Rébeval, Cité Blanche) et 20ème (Couronnes, Rue Piat, Ramponeau). A Belleville, c’est un peu comme à la Goutte d’or, on y trouve de tout : drogues, armes, prostitution, faux papiers… Le quartier de Belleville servit de scène de l’héroïne durant une quinzaine d’années (1975-1990). Tandis que la rue Piat dans le 20ème a été dans les années 90 / début 2000 une des rues les plus chaudes de Paris et un gros point de deal. La zone Ramponeau / Bisson (20ème) également. La cité Rébeval dans le 19ème a, pour sa part, eut une « saisie historique » de 1.3 tonnes de résine de cannabis en 2009. Certaines zones de Belleville sont également proies aux guerres de bandes, notamment celles du 11ème et 20ème arrondissements qui au début des années 2000 s’affrontaient régulièrement avec la cité Place des fêtes (19ème). Plus récemment il y eut Belleville côté 11ème face à la Grange aux Belles dans le 10ème ou encore Belleville opposé à Barbès ou Marx Dormoy, deux quartiers du 18ème. Aujourd’hui encore certains coins de Belleville restent sensibles pour ce quartier dont la réputation n’est plus à faire.
Vue d’ensemble de la cité Rue Piat (20ème) – Crédits : Paname city street (blog)
Rue Piat (20ème)
Vue d’ensemble Ramponeau (20ème)
Ramponeau (20ème)
Ramponeau (20ème) – Crédits : Paname city street (blog)
Fontaine au Roi (11ème)
L’Orillon (11ème)
Cité du Buisson Saint-Louis (10ème)
Cité du Buisson Saint-Louis (10ème)
6- 140 Ménilmontant (20ème)
La cité 140 surnommée le « karcent » (son nom d’origine étant la cité Bonnier) a été une cité légendaire de Paname dans les années 90. Véritable labyrinthe de 30 bâtiments refermés sur elle-même et disposant d’une seule entrée, la cité 140 était jugée « impénétrable ».Très gros trafic de stupéfiants et gros point noir de la capitale, il a fallu détruire 8 bâtiments et créer une rue pour la désenclaver du reste de la ville. Des méthodes similaires aux cités les plus sombres d’IDF comme les 4000, la Pierre Collinet ou encore les Bosquets, pour une cité en plein Paris c’était exceptionnel. Aujourd’hui encore la cité 140 reste une zone sensible de la capitale mais c’est surtout son aura et sa légende urbaine durant les années 90 qui font de cette cité un grand nom du ghetto parisien.
La cité 140 Ménilmontant avant sa réhabilitation. On voit clairement la grille qui séparait la cité du monde extérieur et qui faisait du Karcent un labyrinthe impénétrable – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.Plan de la cité Bonnier, 140 Ménilmontant avant et après sa réhabilitation – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.
Le « Karcen » après les destructions et la réhabilitation de la cité – Crédits : Cronos-conseil
La cité 140 Ménilmontant (20ème) – Crédits : Paris-promeneurs.com
La cité 140 Ménilmontant (20ème) – Crédits : Paris-promeneurs.com
7- Saint-Blaise (20ème)
La cité Saint-Blaise a toujours été une zone sensible du 75, des années 90 à aujourd’hui. Connu pour son trafic de stupéfiants, c’est surtout à partir de 2012 et des nombreux règlements de compte liés à la drogue, que les choses ont pris une tournure dramatique et ont fait de ce quartier du 20ème arrondissement, un des quartiers les plus dangereux de France (ZSP 3ème vague). Saint-Blaise a été le pire tiekart de Paname entre 2012 et 2016 et le Square de la Salamandre une véritable zone de non-droit.
La cité Cambrai (aussi appelée Curial ou encore cité Michelet) est une très grande cité du nord de la capitale dans le 19ème arrondissement. Depuis de nombreuses années, le quartier Cambrai qui regroupe les 16 tours mais aussi les HBM d’Alphonse Karr et la cité des Eiders, a tous les symptômes d’un quartier sensible : agressions, trafics de stup, vols de voitures / bécanes, guet-apens sur la police… Mais si le quartier s’est fait connaître de tout L’IDF, c’est surtout dû à la guerre de bandes qui l’a opposé à la cité voisine Riquet (19ème). En effet, depuis 2007 cette guerre entre ces deux cités sensibles de Paris a connu un nombre impressionnant de morts et en a fait une des rixes les plus violentes d’Ile-de-France.
Cité Michelet en 1975 – Crédits : APUR – Cité Michelet : Paroles d’habitants – Evolution de la population de 1975 à 1999Cambrai (19ème) – Crédits : Paname-city-street (blog)
Les HBM d’Alphonse Karr (19ème)Cité des Eiders (19ème) – Crédits : Paname city street (blog)
Cité des Eiders (19ème) – Crédits : Xavier de Jauréguiberry
9- Porte de Vanves (14ème)
Le quartier de la Porte de Vanves dans le 14ème a toujours été la zone la plus sensible du sud de Paris et aujourd’hui encore c’est le cas. Dans les années 90 début 2000, c’était une des cités les plus sensibles de la capitale et la guerre de bandes opposant la « bande du Boulevard Brune » (Porte de Vanves) à la communauté gitane sédentarisée de la cité 156 Losserand (14ème) a été l’une des plus violentes (voir peut-être la plus violente) de cette période avec des morts et des règlements de compte en pagaille. Très grand quartier composé de nombreux bâtiments HBM mais également de blocks HLM, la Porte de Vanves est aussi connue pour être une zone de trafics de drogue important du sud de Paname.
Vue aérienne de Porte de Vanves – Crédits : Citedeparis-75 (blog)
Porte de Vanves (14ème) – Crédits : Paris Habitat
Le 10 boulevard Brune, le QG de Porte de Vanves (14ème)
HBM Porte de Vanves (14ème)
HBM Porte de Vanves (14ème)
Résidence Brune
Résidence Brune
Cité HLM du Square de la Porte de Vanves à la limite de Malakoff
10- Danube (19ème)
Danube a toujours été une cité sensible de Paname. Dans les années 90, la rue de la Solidarité et la rue Gaston Pinot était réputées dans tout Paris. Connu entre autres pour son trafic de stup’ et ses vols de Rolex, le quartier qui est étendu, comprends la cité Blanche et un nombre conséquent de bâtiments HBM. Mais si la cité Danube est connue de tout Paris, c’est sans doute pour ses guerres de bandes dont celle contre le quartier voisin Place des fêtes (19ème) qui a été une des rixes les plus violentes durant les années 90 début 2000 avec des règlements de compte à la pelle. Aujourd’hui encore, Danube reste une cité sensible de la capitale.
Vue aérienne Danube – Crédits : citedeparis-75
Danube – cité blanche (19ème)
Danube – cité blanche (19ème) – Crédits : LP/A.- L. A.
HBM rue de la Solidarité (19ème) – Crédits : jmrenard
HBM rue Gaston-Pinot (19ème) – Crédits : jmrenard
HBM Danube (19ème)
HBM Danube (19ème)
11- Clignancourt (18ème)
Le quartier de Clignancourt surnommé « Clicli » est un grand quartier divisé en plusieurs sous-quartiers réunissant les HBM de Porte de Clignancourt, les 3 tours, la zone du Talus / Moskova et la cité HBM Blémont. Très réputée dans les années 90 pour son marché aux puces, lieu incontournable de l’époque, pour tout mec de tess qui se respecte, la « bande de Clignancourt » n’hésitait pas à dépouiller nombres de banlieusards venus y faire leurs achats (moufles, gooses en cuir, baskets…) comme un droit de passage à payer pour être entrés sur leur territoire. Le quartier de Clignancourt est également connu pour ces guerres de bandes, notamment celle face à la Porte de Saint-Ouen (17ème) qui a été très violente, mais également d’autres rixes contre Marx dormoy / Porte de la Chapelle (18ème), Saussures (17ème) ou encore Porte de Saint-Cloud (16ème). Très grosse équipe, la « bande de Clignancourt » est l’une des plus hardcore de la capitale.
Une partie du quartier Clignancourt (18ème) – Crédits : Paname city street (blog)
La grande barre à côté des 3 tours
HBM Clignancourt (18ème)
Les 3 Tours – Porte de Clignancourt (18ème)Les 3 Tours – Porte de Clignancourt (18ème)Rue Bernard Dimey dans le 18ème, c’est le QG du Talus
Rue Bernard Dimey dans le 18ème, c’est le QG du Talus
HBM cité Blémont (18ème)
HBM cité Blémont (18ème)
12- Porte de Saint-Ouen (17ème)
Le quartier de la Porte de Saint-Ouen dans le 17ème est un secteur connu du nord de Paname et est composé d’un grand nombre de bâtiments HBM mais aussi de tours et barres HLM. La grande époque de « La Tour » est encore dans toutes les mémoires, même si la tour Borel (également appelée tour Casio) n’existe plus aujourd’hui, ayant été détruite fin 2013/ début 2014. Le quartier de la Porte de Saint-Ouen est l’un des rares quartiers du 75 à avoir subit autant de destruction et de réhabilitation. En plus de la tour Borel, la grande barre Borel a été détruite sur un tiers de sa longueur et les deux tiers restants ont été entièrement réhabilité. Tout comme la tour Bois-le-Prêtre qui a elle aussi été réhabilité, tout est aujourd’hui beaucoup plus propre et moderne. Néanmoins, la Porte de Saint-Ouen reste de nos jours encore, un des quartiers les plus sensibles de la capitale et le 2ème quartier le plus pauvre de Paris. A cela se rajoute les fréquentes guerres de bandes, qui ont fait tant de blessés et de morts ces dernières années, notamment face à la Porte d’Asnières (17ème), la Porte de Clignancourt (18ème) ou encore la Porte de la Chapelle (18ème). Gros vécu, beaucoup de trafic de drogue et de bécanes, PSO est le quartier le plus sensible du 17ème arrondissement.
La Zac Pouchet (sans la tour Borel qui a été détruite) – Crédits : Infime
La tour Borel – Crédits : Atd démolition
La tour Borel en démolition – Crédits : Sergio Grazia
La barre Borel. A gauche, l’ancienne barre, à droite la nouvelle barre après réhabilitation – Crédits : Batiserf
La barre Borel en travaux – Crédits : Batiserf
La tour Bois-le-Prêtre – Crédits : Frédéric Druot, Anne Lacaton, Jean-Philippe Vassal
La tour Bois-le-Prêtre après réhabilitation – Crédits : Q_DC
HBM Porte de Saint-Ouen (17ème)
HBM Porte de Saint-Ouen (17ème)
HLM Porte de Saint-Ouen (17ème)
13- Les Olympiades (13ème)
Dans les années 80’s et 90’s, le 13ème arrondissement avait des cités légendaires comme Simone Weil, la Brillat-Savarin, la cité 15.9 ou encore la cité des Olympiades surnommée « les Olymp ». Les membres des bandes de « chasseurs de skins » comme les Ducky Boys ou les Red Warriors, étaient pour beaucoup originaires du 13ème. OG Kim (ancien Ducky Boys puis Red Warriors) du groupe de rap « Southcide 13 » traînait parfois sur la dalle des Olympiades et son groupe était originaire de la cité Simone Weil. Tandis que les précurseurs du rap en français Destroy Man et Johnny Go venaient des Olympiades, tour Tokyo. Si j’ai choisi de mettre en avant les Olympiades plutôt qu’une autre cité du 13ème, c’est que c’est la cité la plus réputée de cet arrondissement. Les Olymp’, qui comporte 8 tours et 3 barres, a traversé les générations et reste aujourd’hui encore, un coin emblématique du 13ème, même si ça s’est tout de même bien calmé. Mais il y a toujours du trafic de stup’ et des guerres de bandes notamment face à la cité Chevaleret (13ème) et ça reste une des zones les plus sensibles du sud de la capitale.
Les Olympiades (13ème) – Crédits : Paname-city-street (blog)
Vue d’ensemble de la cité Les Olympiades – Crédits :Vivre Paris
Les Olympiades (13ème) – Crédits : Fabienne Ponsolle
Les Olympiades (13ème) –Crédits : Paristoric
Les Olympiades (13ème) – Crédits : Paris la douce
Tour Tokyo (31 étages, 320 logements) – Crédits : Nicolas Janberg
Les cités sensibles de Paris des années 1980 / 1990 à 2007
Afin de savoir quels quartiers étaient classés à l’époque parmi les plus sensibles en termes de délinquance, de guerres de bandes ou de drogue, j’ai repris ci-dessous quelques passages d’articles de presse ou d’extraits de livres qui détaillent les endroits où la violence et la drogue y étaient particulièrement concentrés.
Les bandes sensibles de Paris dans les années 1990
Le phénomène de bandes gagne la capitale
Par PHILIPPE BROUSSARD ET PASCAL CEAUX Publié le 19 janvier 1999
LA BANDE de la Banane, la bande du Chevaleret, la bande du boulevard Brune, sans oublier celles de la place des Fêtes, des Epinettes ou de la cité Henri-Brisson : la capitale, à l’image de ses banlieues, vivrait-elle à l’heure des bandes ? Sans pour autant remonter aux « apaches » du début du siècle, le phénomène n’est pas vraiment nouveau. Le sujet revient même régulièrement sur le devant de la scène médiatique. Mais les policiers spécialisés dans ce type de délinquance notent une évolution importante depuis 1994. Les violences urbaines, longtemps confinées dans les départements voisins, se sont bel et bien immiscées dans Paris…
L’émergence des scènes ouvertes de la drogue à Paris dans les années 1980-1990.
Concernant Paris, les grandes scènes de la toxicomanie «visible» sont concentrées dans le nord-est: la rue Myrha, le quartier de Belleville, la place des Fêtes, la Cité Piat-Envierges, Barbès ou Bonne-Nouvelle. Les squats ne sont pas oubliés : rue Pajol, place de Torcy, rue de Tanger, le secteur de la Rotonde-La Villette, la rue d’Aubervilliers, le passage Goix…
Après un mois d’interventions, près de 560 personnes ont été interpellées.
(source : « L’émergence des scènes ouvertes de la drogue à Paris dans les années 1980-1990 » par Alexandre Marchant)
Marché de l’héroïne à Paris dans les années 1968 à 2000
Premier trait tout d’abord, ces marchés illégaux extrêmement protéiformes ne cessent de varier. Les consommateurs en décrivent trois grands types. Ils distinguent des plans éphémères, volatiles à proportion de la vigilance policière, hébergés par un café, le recoin d’une grande gare, tel secteur d’un jardin public une ou deux heures par jour, ou un quai de métro qui s’anime le soir. Mais également des scènes fixes en activité continue, plus visibles, souvent bien connues de tous et ouvertes parfois 24h sur 24, comme le furent divers squats proches de Montparnasse dans les années 1970 (14e arr.), quelques voies fameuses de l’îlot Chalon au début des années 1980 (12e arr.) ou les squats de l’avenue de Flandre où pouvait se trouver du crack nuit et jour dix ans plus tard (19e arr.). Et chacun a connu ces quartiers entiers où l’on savait pouvoir trouver « en tournant », soit qu’on finisse par trouver dans un café ce qu’on cherchait, soit qu’on arpente les rues jusqu’à repérer un revendeur ou à défaut un « rabatteur » susceptible de vous y conduire. Belleville servit ainsi de scène de l’héroïne pendant près de quinze ans (1975-1990), Stalingrad de scène du crack la décennie suivante (1989-2003), et la Goutte d’Or a connu de longues années de marchés de rue, offrant différents produits, plus ou moins mobiles et plus ou moins discrets à mesure du temps.
Publiée dans Vacarme 83, printemps 2018, pp. 112-122.
En 2005, éclats de violence menés en bandes dans la capitale
Par Claudine Proust Le 4 novembre 2005
Paris n’échappe pas toujours aux éclats de violence, menés en bande. Mais ces incidents, sans commune mesure avec la flambée qui embrase actuellement la Seine-Saint-Denis, sont rarement le fait de bandes ou de cités parisiennes. « Les casseurs dont la capitale peut souffrir n’en sont généralement pas issus », confirme un policier. Il y a bien régulièrement des bagarres entre bandes, du côté de la place des Fêtes, des expéditions punitives, frictions de territoire ou de « parts de marchés » liées à la drogue, sur les franges intérieures du périphérique…
En 2006, la préfecture veut sécuriser six secteurs
Le 5 décembre 2006
IL Y A UN AN, lors de la préparation du budget 2006, la préfecture de police de Paris a soumis à la ville un projet de « développement de la vidéo surveillance urbaine » en suggérant plusieurs nouveaux sites d’implantation pour la circulation, mais aussi pour la lutte contre la délinquance.
Ce projet, resté lettre morte, avait identifié plusieurs sites prioritaires pour un éventuel équipement en caméras : la place Jacques-Rueff pour surveiller la tour Eiffel et le Champ-de-Mars, l’esplanade de Beaubourg, le parvis du Sacré-Coeur, le croisement de l’avenue de Flandre et de la rue Riquet (XIXe), la place des Fêtes (XIXe), le boulevard de Belleville et le boulevard de la Villette (XIXe).
La bataille des cités à Paris en 2007 selon les Renseignements Généraux
Un rapport des Renseignements généraux dresse la liste des lieux où les jeunes s’affrontent en Ile-de-France. Malgré les derniers incidents, Paris semble plutôt épargnée.
Par Jean-Marie Pontaut et Publié le 12/09/2007 à 15:58
La capitale deviendrait-elle le «terrain de jeu», voire le «champ de bataille» des bandes de banlieue? C’est la question qui taraude les responsables de l’ordre public depuis la récente série d’incidents violents qui ont notamment opposé, à Paris, les GDN (Gare du Nord) aux Def’Mafia, place Pigalle et gare du Nord.
10% de la violence collective en Ile-de-France a lieu à Paris. Un rapport confidentiel des Renseignements généraux de la préfecture de police de Paris (RGPP), dont L’Express a eu connaissance, se révèle plus nuancé. Selon les policiers des RGPP, très proches du terrain, les rixes de jeunes à Paris ont diminué, passant de «23 faits recensés pour les huit premiers mois de 2006 à 15 depuis le début de l’année».
10% des actes de violence collective enregistrés en Ile-de-France ont lieu dans la capitale, note le rapport, qui recense les endroits de Paris où les jeunes aiment se regrouper le soir ou en fin de semaine. Les Champs-Elysées, bien sûr. Mais aussi les Halles, dans le Ier, le quartier de la Goutte-d’Or, dans le XVIIIe, la place des Fêtes, dans le XIXe. Les gares, lieux évidents de passage, sont très prisées. Mais des établissements de nuit peuvent aussi servir de détonateur, comme l’a montré l’exemple des récentes bagarres qui ont démarré aux Folie’s Pigalle ou à la Casa 128, rue La Fayette (…)
Conclusion :
On peut voir que le quartier Place des fêtes (19ème) est cité dans pratiquement tous les articles ci-dessus et peut par conséquent être considéré comme étant un des quartiers les plus problématiques des années 1990 à 2007.
Ensuite il y a également 3 autres quartiers qui sont présents beaucoup plus que les autres : Belleville, Barbès / La Goutte d’or et Riquet / Stalingrad (la Rotonde, passage Goix…), et qui peuvent donc être considérés comme trois autres quartiers parisiens posant d’énormes difficultés durant ces années là.
Enfin, il y a d’autres quartiers qui sont également énumérés mais à moindre mesure comme Cambrai, La Banane, Chevaleret, la Porte de Saint-Ouen (Epinettes), la Porte de Clignancourt (Henri Brisson), Marx Dormoy / La Chapelle (place de Torcy, rue Pajol), Colonel Fabien / Jaurès (boulevard de la Villette) ou encorela Porte de Vanves (boulevard Brune).
Voilà, ça donne une petite idée des quartiers sensibles durant les années 1990 à 2007 environ. Bien sûr, toutes les cités sensibles de Paname n’ont pas forcément été cité, je pense notamment aux cités suivantes : 140 Ménilmontant (20ème), La Brillat (13ème), les Olympiades (13ème), Falguière (15ème) ou encore Danube (19ème) qui étaient également des quartiers emblématiques de la capitale dans les années 90.
Pour faire le classement ci-dessous, j’ai pris en compte les articles mentionnés plus haut mais surtout ma connaissance des cités sensibles de Paris durant cette période qui s’étend des années 90 à 2005.
Classement des cités sensibles de Paris de 1990 à 2005
1- Barbès – La Goutte d’or (18ème)
2- Place des fêtes (19ème)
3- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
4- Riquet – Stalingrad (19ème)
5- 140 Ménilmontant (20ème)
6- Porte de Vanves (14ème)
7- Danube (19ème)
8- La Banane (20ème)
9- Grange aux Belles (10ème)
10- La Brillat-Savarin (13ème)
11- Cambrai (19ème)
12- Porte de Clignancourt (18ème)
13- Les Olympiades (13ème)
14- La Chapelle – Marx Dormoy – Porte de la Chapelle (10ème et 18ème)
15- Falguière (15ème)
16- Chevaleret (13ème)
17- Porte de Saint-Ouen (17ème)
18- Ourcq – Laumière – Rue Petit (19ème)
19- Saint-Blaise (20ème)
20- Paganini « Tour du Pin » (20ème)
21- La Roquette (11ème)
22- Cité 15.9 (13ème)
23- Python – Fougères – Dulaure (20ème)
24- Porte d’Aubervilliers (18ème et 19ème)
25- 156 Losserand (14ème)
26- Jaurès / Colonel Fabien : Cité Rouge, 15keus, Rue de Meaux… (19ème)
27- Simone Weil (13ème)
28- Orteaux / Rue des Haies (20ème)
29- Marcadet-Poissonniers (18ème)
30- Joseph Bédier (13ème)
Bonus : Moulin de la vierge (14ème)
Légendes :
Niveau 1 : ultra sensibles
Niveau 2 : hyper sensibles
Niveau 3 : super sensibles
Niveau 4 : très très sensibles
Niveau 5 : très sensibles
Niveau 6 : sensibles
Cités impénétrables
Dans les années 90’s, il y avait des cités à Paris (75) qui étaient légendaires comme la cité 140 Ménilmontant aussi appelée cité Bonnier (20ème) qui était impénétrable et dans laquelle le trafic de drogue coulait à flot. Le « Karcent » disposait de 30 bâtiments de 6 étages et d’une entrée unique. Il a fallu détruire 8 bâtiments afin de créer une rue pour désenclaver la cité du reste de la ville.
La cité 140 Ménilmontant avant sa réhabilitation. On voit clairement la grille qui séparait la cité du monde extérieur et qui faisait du Karcent un labyrinthe impénétrable – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.
Plan de la cité Bonnier, 140 Ménilmontant avant et après sa réhabilitation – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.
La cité 140 Ménilmontant (20ème) surnommée le « Quarcent » après réhabilitation. On voit clairement la rue qui a été créée et qui passe désormais en plein milieu de la cité – Crédits : Paname-city-street (blog)
A nouveau sollicité par la ville, Bonnier est chargé de construire le plus grand ensemble de HBM (584 logements) de l’entre-deux-guerres. Les travaux durent de 1922 à 1928. Le projet n’est pas facile compte tenu du fort dénivelé de la parcelle de 12.000 m2. Autour d’un square central, une trentaine de bâtiments sont construits parallèlement à la rue de Ménilmontant et implantés en peignes pour une bonne circulation de l’air (...)
La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com
Malheureusement, l’architecte est tombé dans le piège d’avoir pensé un espace clos : les bâtiments sont cernés de murs et fermés par une grille ! Les habitants s’y sentent retranchés et isolés du reste du quartier.
La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com
« Dans l’univers fermé de Bonnier, les activités illicites avaient cours à l’abri de tous dans les innombrables culs-de-sac : pas de passants, pas de circulation automobile, pas de regards extérieurs à part ceux des habitants des lieux réduits au silence de peur de représailles. Pas de présence policière non plus puisqu’on était dans une enceinte privée. Pour entrer, la police avait besoin d’une autorisation expresse du bailleur », résume Michel Benoît, du cabinet Ausia, qui a restructuré la cité Bonnier, après être intervenu sur d’autres sites sensibles, notamment à Roubaix.
Dans ce groupe d’immeubles du haut de Ménilmontant, l’espoir en question a été éveillé par des travaux lourds de réhabilitation et une tentative de faire reculer l’insécurité par un traitement urbain «sur mesure». Le chantier a duré six ans. «Avant, on se sentait abandonnés à nous-mêmes, oubliés. La réhabilitation a fait du bien au moral des gens. Ils ont démoli des bâtiments, ouvert la cité, créé un square, installé des ascenseurs, modernisé les appartements», énumère Fatima, une femme d’une quarantaine d’années.
Deux ans après l’achèvement des travaux, les problèmes de fond liés aux trafics et à l’économie illégale demeurent. Mais le percement d’une rue pour désenclaver la cité a atténué le sentiment d’insécurité. «Quand on rentre chez soi, on arrive par la rue. Ça rassure un peu», explique une autre locataire. La réhabilitation a permis de ressusciter un tissu associatif moribond. «Ici, c’est l’avenir de nous tous qui est en jeu», affirme Fatima Hebal. Son association tente de recréer des liens, en organisant des réunions d’habitants, des ateliers de dessin ou de peinture pour les plus petits.
La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com
Dédale. «Avant» (les travaux), la Cité Bonnier ressemblait à une forteresse avec ses immeubles disposés en forme de labyrinthe et un réseau complexe de ruelles intérieures. Une seule entrée desservait cette petite ville dans la ville, 597 logements regroupant plus de 2 000 habitants. Encore aujourd’hui, les gens du quartier désignent Bonnier par cette entrée unique en parlant du «140, rueMénilmontant».
La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com
Il y avait également la cité Brillat-Savarin (13ème), entièrement composée de logements HBM, qui était une cité connue de tout Paname dans les années 1990 avec uniquement 2 accès pour y entrer / sortir et qui était en quelque sorte impénétrable.
La cité Brillat-Savarin (13ème) composée de logements HBM – Crédits : Paname-city-street (blog)
La capitale regorgeait aussi d’endroits vraiment coupe-gorges comme la rue des Bois (RDB) et la cité Compans à Place des fêtes, la cité Piat (rue Piat, rue des Envierges… ) et la zone de Ramponeau (Ramponeau, Bisson, Alphonse Allais…) à Belleville, le quartier de Stalingrad ou encore celui de la Goutte d’or.
Les HBM de la Rue des Bois à Place des fêtes (19ème). La RDB est composée de logements HBM et HLM.
Une partie de la cité Compans à Place des fêtes (19ème).
La cité Piat (20ème) à Belleville – Crédits : Paname-city-street (blog)
Certaines cités étaient réputées comme la GAB (Grange aux Belles), Danube (Solidarité, Gaston-Pinot), la Porte de Vanves (boulevard Brune), Falguière ou bien encore la cité des Olympiades. Certaines de ces cités ce sont aujourd’hui bien calmées, d’autres sont toujours très sensibles.
Lapierre (Eric), Guide d’architecture Paris 1900-2008, Paris, Pavillon de l’Arsenal, 2008. Martin (Hervé), Guide de l’architecture moderne à Paris, Paris, Alternatives, 2010.
Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.